Tout va bien, ça continue…

Posté par jacques LAUPIES le 21 février 2018

 

D’évidence point n’est besoin d’une grande imagination pour faire un commentaire sur ce blog qui a une connotation politique. Il suffit de prendre en exemple  un article qui évoque une question d’actualité et d’y adjoindre une vision plus personnelle des évènements et faits qu’il décrit.

Parfois le déroulement d’une journée nous rappelle que la politique est présente dans nos moindres gestes et cela suffit à nous inspirer. 

En décrivant une journée faite de simples gestes et préoccupations quotidiennes et sans grande portée on peut mettre en évidence ce mal être qui s’installe dans notre environnement et les causes qui le génèrent !

Je l’ai fait hier mais facile de reproduire cela chaque jour.

Aujourd’hui est un autre exemple.

Après le réveil rituel accompagné de l’écoute des infos du jour, lesquelles ne diffèrent guère de ce que j’ai entendu hier tout au long de la journée, je fais le même constat sur l’exploitation des faits divers, l’insistance sur les déclarations de Wauquiez  à qui l’on accorde la primeur sur les antennes, ce qui confirme que la pseudo maladresse de l’intéressé lui permet de se constituer une certaine popularité tout en mettant à l’écart la concurrence interne dont on peu considérer  qu’il n’a plus rien à en faire !

Ce n’est pas sans risque pour lui mais cela entre dans les processus actuels de recomposition politique et il serait bien naïf de croire  que la bourgeoisie de ce pays se désintéresse de la manœuvre en cours. Pour ce qui est de la réaction de ses « compères » de droite de LREM au FN en passant par ceux de son propre parti les Républicains évidemment le « crime » ne leur profite guère ! Mais l’avenir se prépare y compris pour le MEDEF malgré les égratignure du leader de LR.

Passons et revenons à une autre réalité. En ballade de fin de marché je rencontre un tarasconnais qui m’interpelle car il est en difficulté avec la banque postale qui le relance pour un prélèvement mensuel de 140 euros lequel ajouté à d’autres prélèvements (environ 370 €) ampute son revenu mensuel avoisinant les 1000 € ce qui lui laisse a peine de quoi payer logement et nourriture. Impuissant je constate ce qui au fond devient banal !

Il me faut prendre rendez-vous avec mon cardiologue. Son secrétariat d’accueil me propose le 22 mai, impossible avant pour ce qu’il considère comme un contrôle. Trois mois d’attente ! Le Secrétaire me dit : voyez avec le gouvernement ! Autrement dit si entretemps j’ai un accident cardiaque je recommande à ma famille de porter plainte pour défaut de prévention imputable à quelque Ministre qui ne forme plus assez de médecins et maintien le fameux « numérus clausus »

L’après midi se passe et me voila en réunion avec des communistes  de ma Section pour faire le point sur notre activité, notre stratégie, notre organisation et son renforcement.

Très important mais pas simple du tout. On en reparlera ! 

 

Hôpital public. L’action, remède à la souffrance

Sylvie Ducatteau
Mardi, 20 Février, 2018
L’Humanité
À Lyon, les services d’urgences des deux CHU sont en grève. Guillaume Atger/Divergence<br /><br /><br /><br />

À Lyon, les services d’urgences des deux CHU sont en grève. Guillaume Atger/Divergence
 

Ici, c’est un service qui se mobilise. Ailleurs, une profession, praticiens hospitaliers, soignantes, secrétaires médicales…Grèves, pétitions, lettres ouvertes se multiplient contre l’austérité imposée aux hôpitaux publics et à leurs personnels.

«En l’absence de rendez-vous, nous envisagerons toutes les actions utiles pour être reçus et entendus ! » Cet avertissement très ferme vient d’être adressé à Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, par 1 300 médecins hospitaliers de toutes disciplines signataires d’un courrier resté lettre morte depuis plus de six mois. Le 18 septembre, soutenus par l’ensemble de la commission médicale d’établissement, 168 médecins de l’un des plus grands établissements psychiatriques de France, le Vinatier, à Lyon, avaient lancé un cri d’alarme face à la dégradation des établissements publics, très vite relayé par leurs confrères des hôpitaux généraux de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Et puis ce cri s’est répandu partout, repris « de Colmar à Pointe-à-Pitre », précise le docteur Bruno Caron, l’un des porte-parole de la pétition des praticiens hospitaliers, qui se réjouit « de l’élargissement du mouvement » pour un moratoire sur les fermetures de lits et de services ainsi que sur les regroupements hospitaliers.

Samedi dernier, accueillis par la sénatrice communiste Laurence Cohen, une cinquantaine des signataires de la lettre à Agnès Buzyn se sont retrouvés au palais du Luxembourg, à Paris, plus remontés que jamais : « Face à la situation catastrophique des hôpitaux, nous considérons que les annonces du 13 février faites par Édouard Philippe sont une poursuite de la politique du rouleau compresseur qui écrase l’hôpital public et a motivé notre mobilisation. Il est nécessaire de mettre un coup d’arrêt à cette politique qui ne nous permet pas de prendre en charge correctement nos patients », écrivent-ils dans leur communiqué.

La première grève victorieuse des secrétaires médicales

L’hôpital public est en souffrance, « à bout de souffle ». Pour autant, les personnels de toutes catégories, agents techniques, administratifs, soignants et médecins, se mobilisent pour continuer à offrir des soins de qualité, voire d’excellence, pour tous. C’est le cas des secrétaires médicales de l’Institut Gustave-Roussy de Villejuif (Val-de-Marne), premier centre européen de lutte contre le cancer. Elles viennent de vivre leur première grève, victorieuse. À Digne-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence), soutenus par les patients dont une pétition a recueilli des centaines de signatures en quelques jours, les personnels dénoncent la transformation des lits de médecine interne en lits polyvalents aboutissant à la disparition de ce service. À Lyon, les services d’urgence, des deux CHU sont en grève. À Toulouse, outre les ouvriers chargés du transport des prélèvements sanguins en grève depuis octobre (voir ci-contre), les soignants des services traumato, médecine interne et infectiologie ont cessé le travail depuis plus d’un mois. Ils ont été précédés par les aides-soignantes et infirmières du pôle psychiatrie. À Lannion (Côtes-d’Armor), les soignants sont mobilisés contre l’austérité qui leur est imposée alors que le déficit de l’établissement s’envole. À Clamart (Hauts-de-Seine), les assistantes sociales de l’hôpital Antoine- Béclère étaient en grève la semaine dernière pour exiger le renforcement de leur équipe. Sous-effectifs, restructurations, fermetures de services voire d’établissements, partout les personnels posent le même constat de « mise à mal de l’hôpital ». Et ils sont de plus en plus nombreux à quitter leurs blouses blanches pour s’y opposer.

Lien coordination-nationale des hopitaux et maternité de proximité

Journaliste

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Belle journée : tout va bien : intox à tout vent !

Posté par jacques LAUPIES le 20 février 2018

 Je me  lève un peu tard. Normal car je me couche très tard. Mais comme je dors relativement bien me voilà prêt à encaisser  la première épreuve de la journée : l’actualité du jour sur l’une des chaînes d’info. Peu importe laquelle puisqu’elles  « disent » toutes la même chose 

Bref un peu d’info sur l’affaire d’héritage Johnny Halliday revue et corrigée au gré des jours qui se suivent pour  nous faire pleurer sur les déshérités et détester l’héritière privilégiée. Sordide et qu’est ce qu’on s’en fout ! Puis on nous sert les dernières mises au point concernant l’assassin Nordahl Lelandais qui, comme le non moins célèbre, sur un autre registre, Tariq Ramadan le pseudo violeur, se trouve en consultation psychiatrique. Pas de quoi s’étonner de l’évolution médicale qui va évidemment faire enrager les justiciers des cafés du commerce !

Pour clore la rubrique faits divers, nous est signalé  un accident mortel provoqué par une avalanche. Cela nous rappelle que dès qu’une mort accidentelle survient et est « exploitable » elle va hanter les médias.

Côté politique le débat « s’élève » avec la mise à l’index de Vauquiez dont certains prétendent que l’enregistrement de ses propos n’était pas aussi clandestin qu’on le dit mais qui, en tout cas nous confirme ce que tout le monde, ou presque, sait. Bref si l’on y ajoute  les hostilités entre  Le Pen et Phillipot on peut s’interroger sur le but de la médiatisation de ces querelles droitières et extrêmes droitière qui occupent un terrain que semble bouder la « droite modérée »  et le centre et que le macronisme occupe gaillardement en répondant aux vœux du patronat ! 

Enfin les infos du jours vont se consacrer, toutes télés confondues à préparer l’opinion sur la mise en pièce de la SNCF dont elles ont le culot de dire que le statut de son personnel serait la cause de sa mauvaise gestion et de ses difficultés.

Cheminots debout, debout, la déraison tonne !

Tout va bien ! Me voilà dispo pour la douche, avaler les médicaments et boire un café, prendre la route pour rendre visite à une amie qui craint de se faire arnaquer par un opérateur de téléphone qui lui a suggéré la connexion au réseau « fibre » gratuitement et lui a donné rendez-vous à cet effet. Tout va bien !

Sur la route pas de surprise sauf que pas mal d’automobilistes me doublent à plus de cent à l’heure. Histoire sans doute de se défouler avant que la limitation portée à 80 KMH ne les appelle à plus de modération. Comme d’habitude ils n’en feront rien et je continuerai à payer pour eux si par malheur je dépasse les 85 kmh. Tout va bien !

Arrivé sur les lieux je découvre que les techniciens et moi même se sont déplacés pour rien car les boites de connexion sont trop éloignées du répartiteur téléphonique de l’immeuble. Du coup rien à faire. Tout va bien je reviendrai !

J’en profite pour aller acheter une paire de chaussures, alléché par un magasin qui solde à 50 %. Bien que l’arnaque soit évidente je dépense 58 euros pour une paire qui ne vaut guère mieux et qui est affichée à 116 euros. Tout va bien je ne suis pas dupe malgré ce que doit penser la vendeuse qui doit assurer son salaire et payer charges et loyer !

Sur le chemin du retour toujours autant de « pressés » qui se foutent bien des limitations de vitesse. Arrivé je retrouve le super marché  pour acheter des éponges. Au milieu des rayons les quatre valent 2,50 euros, en bas de l’étal les mêmes sont vendues 0.55. La caissière me dit que c’est une différence de marque. Tout va bien j’ai gagné 2 euros !

 

 

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Depuis plusieurs jours et même avant la publication du rapport sur l’état de la SNCF journalistes et commentateurs croupions ne cessent de discréditer l’entreprise et d’en rendre les cheminots coupables. Seule la CGT mène la bataille pour démentir cela !

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Depuis plusieurs jours et même avant la publication du rapport sur l’état de la SNCF journalistes et commentateurs croupions ne cessent de discréditer l’entreprise et d’en rendre les cheminots coupables. Seule la CGT mène la bataille pour démentir cela !

 

Syndicalisme. 300 luttes victorieuses en 2016 et 2017 pour la CGT

Clotilde Mathieu
Lundi, 19 Février, 2018
L’Humanité
Paris, en 2015. Manifestation des travailleurs sans papiers pour l’obtention du permis de séjour. CrowdSpark/J. Seddiki/AFP<br /><br /><br /><br />

Paris, en 2015. Manifestation des travailleurs sans papiers pour l’obtention du permis de séjour. CrowdSpark/J. Seddiki/AFP
 

Le syndicat tenait, la semaine dernière, une journée des « luttes gagnantes ». Philippe Martinez appelle à rendre partout visibles les victoires des salariés.

Après sept jours de grève, les salariées du secrétariat médical de l’Institut Gustave-Roussy de Villejuif (Val-de-Marne) ont obtenu une prime mensuelle de technicité de 60 euros brut pour les assistantes médicales et les secrétaires médico-administratives, mais aussi les aides-soignantes, plusieurs postes en CDI, le paiement des heures supplémentaires. Ce même jour, le 14 février, la CGT organisait une journée des luttes gagnantes. Une victoire de plus à mettre au compteur.

Après l’échec des dernières mobilisations contre les ordonnances ou la loi El Khomri, la CGT cherche à dynamiser, positiver l’image des luttes. Et donner à voir une « CGT qui gagne » au moment où de nombreuses batailles se préparent, dans la fonction publique, dans la santé, chez les cheminots. « On nous montre souvent l’image de salariés qui pleurent parce que leur boîte ferme et qu’ils n’arrivent pas à l’empêcher, et non ceux qui luttent et qui gagnent, a affirmé Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT. Or, lorsqu’on gagne, trop souvent, on ne le dit à personne. Car les salariés sont modestes. Alors qu’un plus, même un tout petit plus, est loin d’être misérable. »

Entre 2016 et 2017, « plus de 300 luttes » ont été gagnantes, a compté son organisation. Et ce « dans tous les secteurs d’activité ». Les nombreux témoignages qui ont jalonné cette journée, au côté des luttes emblématiques comme celles du salon de coiffure du boulevard de Strasbourg de Paris 10e, de la clinique de l’Ormeau à Tarbes (Hautes-Pyrénées), ou encore des routiers, puis de la fonction publique pénitentiaire, ont montré la diversité des modalités d’action. Comme en Haute-Garonne, où la mobilisation citoyenne, l’implication des élus locaux et le soutien de députés ont permis, au bout de six mois, la réintégration d’une femme de ménage travaillant pour Onet, sous-traitant de la SNCF. Et ce « sans aucune journée de grève », rapporte un cheminot. Idem aux douanes d’Évreux (Eure), où la mobilisation des élus syndicaux, en refusant de donner un avis dans les instances du personnel, a bloqué le processus de fermeture du bureau des douanes et a rendu possible la bataille juridique.

Parfois, la naissance d’un syndicat CGT est une condition suffisante à l’obtention de nouveaux droits. C’est le cas dans cette usine de textile, où le patron décomptait les « RTT, les jours fériés ». « Nous sommes allés voir la CGT pour demander quels étaient nos droits, explique un jeune militant. En un mois, avec l’aide de nos structures, nous avons monté un syndicat, une liste. Nous avons tous été élus. Trois mois plus tard, un nouveau calendrier sur les RTT était négocié. Et un quart des salariés se sont syndiqués », raconte-t-il.

Autre lutte, nouvelle histoire, dans cette entreprise de la métallurgie spécialisée dans la rénovation de matériels roulants. « Nouveaux dans le syndicalisme », les cégétistes se sont rendu compte rapidement que leur organisation « était partout ». Un « véritable atout ». « Nous avions les informations avant notre patron », comme lorsque la RATP décide de mettre fin au contrat. « Nous n’avons pas fait de grève, la direction était avec nous. » Leur revendication : obtenir un contrat pour éviter la fermeture. Avec des administrateurs salariés dans les deux groupes de transport public et l’appui de la fédération syndicale auprès des ministères, ils ont obtenu « au final la rénovation des lignes 7 et 8 du métro parisien ».

Philippe Martinez appelle à multiplier la compilation de ces témoignages dans « les territoires, les départements » et à poursuivre le travail de syndicalisation. Et le dirigeant de conclure : « Imaginez si la CGT était partout. »

Journaliste à la rubrique social-économie

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Petit aperçu. La « pensée Marx » à tous les étages et de toutes les générations

Posté par jacques LAUPIES le 19 février 2018

 

https://www.facebook.com/humanite.fr/videos/10156139812133695/

 

 

 
Pierre Chaillan et Jérôme Skalski Photos de Julien Jaulin/Hanslucas
Lundi, 19 Février, 2018
L’Humanité
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Durant plus de douze heures, la trentaine d’intervenants invités par l’Humanité au Forum Marx ont nourri les échanges autour d’une pensée en mouvement. La forte affluence affirme un appétit rehaussé pour la politique. À suivre.

Plus de 2 000 personnes ont participé, dans la journée de samedi, qui avait pris des allures printanières, au Forum Marx organisé par l’Humanité en ce lieu mythique du monde du travail et de la création, la Bellevilloise. Des centaines de visiteurs par arrivées successives. Attentifs, curieux, discutant, débattant, annotant, prenant la parole, interpellant, tous s’interrogeant à la rencontre de la trentaine de personnalités intellectuelles invitées par le journal fondé par Jean Jaurès pour s’entretenir de l’actualité de la pensée de Marx. Beaucoup de jeunes aussi, qui avaient pris place jusque dans les travées de la grande salle chargée d’histoire, aujourd’hui baptisée « le loft ». Un lieu où Jean Jaurès prononça un discours en 1906. Au fil de la journée, l’événement prend la forme d’un rendez-vous populaire où un large public envahit les différents lieux de rencontre : deux salles de débat, un espace dédié aux partenaires de l’événement (1), un véritable petit « village du livre », sans oublier le stand de l’Humanité où le hors-série Marx, un coup de jeune, présenté en avant-première, et l’Humanité des débats du week-end sont partis… comme des petits pains.

Intervenant pour lancer le forum et sa dizaine de rencontres et de débats, Patrick Le Hyaric n’a pas caché sa satisfaction devant la foule rassemblée malgré l’heure matinale. Le directeur de l’Humanité, soulignant l’étonnement des organisateurs de ce premier pas d’une année Marx engagée par le journal avec le collectif Marx 2018, y a vu un encouragement « à faire preuve d’encore plus d’audace ».

Bon augure pour ce bicentenaire

De son côté, l’historien Jean-Numa ­Ducange, membre de l’animation du collectif Marx 2018, a salué cette affluence comme augure d’« une dynamique » pour ce bicentenaire. Cet élan nouveau pour Marx, qui s’est traduit en amont par la participation de nombreux jeunes ­chercheurs, se confirme et s’amplifie donc en aval par une participation aux débats digne des meilleurs crus de la Fête de l’Humanité.

Marx à tous les étages, dans tous ses états et sur tous les fronts des débats actuels. Au forum (rez-de-chaussée), c’est la découverte du philosophe à la plume littéraire acérée souvent méconnue, grâce à Pascale Fautrier, Jean Quétier et Jean-Pierre Lefebvre (2). De profil sur la couverture de plusieurs parutions et rééditions de référence au stand des Éditions sociales ou du Temps des cerises, c’est encore Marx qui est mis en discussion dans les ouvrages présentés par la librairie de la Renaissance qui donne au « sas » de la Bellevilloise des allures de « village du livre ». Au loft (deuxième étage), Jean Marie ­Harribey, Michael Löwy et Alain Obadia argumentent sur les analyses marxistes d’aujourd’hui, ainsi que sur la nécessité, pour le mouvement social, d’une prise en compte de la nature et des enjeux environnementaux. Lors de la table ronde intitulée « Marx et la France », Françoise Blum, Marie-Cécile Boujou, Jean-Numa Ducange et Stéphanie Roza explorent la « pensée Marx », entre hier et aujourd’hui pour construire « demain au présent ». La puissance de la critique du capitalisme par Marx et les ressources à y puiser pour comprendre les évolutions du travail et du capital traversent aussi les interventions de Frédéric Boccara, Anne Eydoux et Bernard Friot ou encore l’échange, fructueux, sur les luttes des classes, entre Pierre Khalfa, Saliha ­Boussedra et Nasser ­Mansouri. Et toujours, des jeunes à la tribune ou dans la foule, même si ce sont toutes les générations qui investissent les salles archicombles.

Le temps des révolutions ?

Au regard de ce succès éclatant, ce moment fort de rencontres pourrait bien décrire un appétit rehaussé pour la politique. Marx et le communisme retrouvent des couleurs, une pertinence dans les enjeux actuels (crise écologique, sociale et financière) et la recherche d’« une visée » qui s’appuie sur la pensée de Marx, comme l’explique le philosophe Lucien Sève dans son entretien filmé, présenté en primeur. Le temps des révolutions serait-il dépassé ? Mathilde Larrère, Guillaume Roubaud-Quashie et Pierre Serna, en tout cas, mettent en garde tous ceux, momifiés dans leurs préjugés, qui souhaiteraient imposer une date de péremption aux aspirations révolutionnaires. Un peu auparavant, Jacques Bidet, Isabelle Garo et Michèle Riot-Sarcey avaient ouvert l’atelier « Penser un monde nouveau avec Marx ». Un chantier à ciel ouvert des révolutions à comprendre et à mener.

À tous, maintenant, d’en faire autant pour cette année Marx. « Vous vous demandez sans doute comment je suis arrivé jusqu’ici ? » demande le Marx d’Howard Zinn aux spectateurs médusés. « Il est des morts qui font germer les fleurs des champs », chantait Léo Ferré.

(1) Espaces Marx, la Fondation Gabriel-Péri, l’Institut CGT d’histoire sociale, la Fondation Copernic, les revues Cause commune, la Pensée et Économie & Politique, les Cahiers d’histoire, Livres en lutte. (2) Raoul Peck, le réalisateur du Jeune Karl Marx, et le philosophe Étienne Balibar se sont fait excuser.

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Pourquoi Marx rajeunit au présent et au futur

Posté par jacques LAUPIES le 18 février 2018

Pierre Chaillan
Vendredi, 16 Février, 2018
L’Humanité
  Pourquoi Marx rajeunit au présent et au futur

Le hors-série exceptionnel de 84 pages édité par l’Humanité est proposé avec en cadeau la dernière traduction du Manifeste du Parti communiste.  Commander en ligne

Dix ans après le « retour de Marx » lors de la crise de 2008, un récent rapport de la banque Natixis explique en quoi son analyse des crises du système capitaliste se trouve avalisée. Quelle actualité ! Déjà, depuis le coup de maître du cinéaste Raoul Peck, c’est un jeune Karl Marx qui s’affiche. Jeune et très actuel, Marx l’est en raison de sa grille de lecture de classes ! Face aux réponses austéritaires et inégalitaires des pouvoirs politiques et aux semeurs de divisions et de guerre, l’économiste des crises, l’historien de la lutte des classes et le philosophe de l’émancipation humaine revient totalement rajeuni dans les débats qui agitent la vie politique, économique et sociale.

Grâce aux travaux universitaires récents, il devient même pertinent pour répondre à des questions dont il semblait éloigné tels les défis environnementaux, les enjeux humains et sociétaux. Pour souffler ses 200 bougies, l’Humanité, journal de Jean Jaurès, a donc décidé d’éditer un hors-série. Notre directeur-fondateur aimait dialoguer avec le penseur, à qui il attribuait l’expression « l’évolution révolutionnaire », qu’il a faite sienne. Démarche moderne s’il en est pour qui veut transformer le monde. Marx, le coup de jeune fait donc la part belle à la jeune génération d’universitaires avec les contributions des doctorants en philosophie Saliha Boussedra, Jean Quétier et Guillaume Fondu, de l’historien Jean-Numa Ducange, du professeur de philosophie Florian Gulli, des philosophes Emmanuel Renault et Franck Fischbach ou encore de l’économiste Frédéric Boccara. Et parce que Marx et le marxisme ne sont pas conçus comme une icône à vénérer ou comme la recette magique qu’il faudrait de façon mécanique appliquer à la lettre, ce numéro donne de la place au débat dans une table ronde avec l’écrivaine Pascale Fautrier, auteure des Rouges, Alain Bergounioux, président de l’Office universitaire de recherche socialiste (Ours), et Guillaume Roubaud-Quashie, le directeur de la revue Cause commune. C’est aussi une formidable invitation à (re)découvrir Marx, à savoir d’où il parle, en suivant le récit des grandes périodes de sa vie d’intellectuel, de mari, de père et d’ami. Son dialogue avec Friedrich Engels est ainsi retracé par Mohamed Moulfi, professeur de philosophie à l’université d’Oran. Plusieurs autres spécialistes de Marx, au travers d’articles de référence, apportent leur pierre à une pensée toujours en construction.

Au-delà des idées reçues, le philosophe Lucien Sève aborde la question de l’individu. Le sociologue et philosophe franco-brésilien Michael Löwy relève le gant du débat sur Marx écologiste. Tel un hommage rendu à Gramsci et à André Tosel, la réflexion de la philosophe Isabelle Garo définit les idées comme « langage de la vie réelle ». Débat actuel encore sur la démocratie et le communisme, avec les contributions des philosophes Étienne Balibar et Yvon Quiniou et du secrétaire national du PCF, Pierre Laurent. La vitalité des concepts marxiens sera rappelée dans des domaines inattendus ou plus connus avec onze pages, « Les mots pour dire Marx de A à Z », concoctées par Maurice Ulrich et Pierre Ivorra. Le docteur en philosophie Claude Morilhat revient sur la pertinence de la théorie de la plus-value. Enfin, deux pépites : un extrait du texte fondateur du philosophe Daniel Bensaïd sur le vol de bois et le poème Karl Marx blues de Jean-Pierre Lefebvre. Si l’historien Raymond Huard revient sur le centenaire en 1918, le philosophe Jacques Bidet s’interroge, lui, sur la « trace féconde » de Marx, évoquant Foucault, Althusser et Bourdieu. L’entretien de Raoul Peck place ce hors-série dans le faisceau de lumière du film le Jeune Karl Marx. Un numéro à se procurer absolument.

Tribunes & idées

 

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Et si le coupable c’était lui : l’électeur imbécile

Posté par jacques LAUPIES le 17 février 2018

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En 1968 on disait bien : « élections pièges à cons » Que dire aujourd’hui ?

Comme il serait confortable, chaque fois que nos gouvernants nous roulent dans la farine, de s’en prendre même pas aux bourgeois qui tirent les ficelles mais à ceux qui gesticulent à leur extrémité !

Douce tentation que d’aller, non pas  engueuler le politique du coin qui, comme un perroquet, répète inlassablement que la dette et les immigrés nous ruinent et hypothèquent l’avenir de nos enfants mais plutôt, de s’en prendre à celui qui se fait cocufier à chaque élection croyant qu’un nouvel arrivant va solutionner ce que précisément il dit impossible à réaliser.

Vaine tentation que de traiter d’imbécile celui  qui prétend qu’on ne l’y prendra plus et que désormais il n’ira plus voter puisque « c’est tous pareil  » car il est incapable d’un retour en histoire qui lui prouverait que le « tous pareil » est constitué des pareils et de leurs contraires. Des contraires qui existent et grâce à qui il survit.

Vaine  tentation que de lui rappeler que son smic, son RSA, ses allocs, c’est juste pour qu’il ferme sa gueule, que la télé et ses faits divers ou les histoire de cul côtoient les crimes les plus abominables, triés, sélectionnés au beau milieux d’autres c’est pour faire oublier les guerres et les génocides mais aussi les révoltes ou révolutions salutaires ou simplement ses droits !

Vaine tentation que de lui dire  : « au fond tu as peur car tu doutes » Ce serait déjà pardonner  son imbécillité maladive. 

A quoi bon, avec lui verser dans la philosophie ou la psychologie ? Ce qu’il espère d’où que cela vienne c’est que son sort soit amélioré ! Il en sera peut-être reconnaissant à celui qui n’a que deux solutions à lui proposer pour le soulager : la charité ou l’instigation  à la lutte bien ciblée.

On peut toujours combiner les deux…C’est bien là un risque !

Mais attention il lui faudra  apprendre à reconnaître les siens car sa maladie chronique : l’ingratitude est sujette à rechute !

 

Transports. Le rapport Spinetta, scénario catastrophe pour le ferroviaire

Clotilde mathieu
Vendredi, 16 Février, 2018
L’Humanité
Dans le cas des lignes régionales, celles-ci seraient regroupées en lots, et plusieurs opérateurs devront répondre à un appel d’offres. Jacky Naegelen/Reuters<br /><br /><br /><br /><br /><br />

Dans le cas des lignes régionales, celles-ci seraient regroupées en lots, et plusieurs opérateurs devront répondre à un appel d’offres. Jacky Naegelen/Reuters
 

L’ex-PDG d’Air France a lancé une bombe contre le service public et la SNCF : transformation en société privatisable, ouverture à la concurrence, fermeture de lignes, fin du statut de cheminot… Décryptage des dangers.

Le premier ministre a sifflé le départ de la bataille du rail, en rendant public, jeudi, le rapport de mission confié à Jean-Cyril Spinetta et visant à préparer la « refonte du transport ferroviaire ». Avec 43 propositions, le rapport de l’ex-patron d’Air France est une véritable bombe contre le service public et l’entreprise nationalisée. Pour le gouvernement, il représente « un diagnostic complet et lucide », alors que, pour la CGT cheminot et SUD rail, il signe la fin du « système public ferroviaire ». Fin du statut, transformation de la SNCF en société anonyme privatisable, ouverture à la concurrence et fermetures de lignes, abandon du fret au privé… les inquiétudes sont grandes. « Ces propositions doivent désormais faire l’objet d’un examen approfondi par le gouvernement et d’un dialogue avec l’ensemble des acteurs concernés », a expliqué le premier ministre, promettant qu’une « première phase de concertation aura lieu dès la semaine prochaine » avec les acteurs, dont les organisations syndicales, « afin de recueillir leurs réactions à la suite de ce rapport ».

Pour la CGT cheminots, ces préconisations « constituent une attaque inédite contre le transport ferré public et contre celles et ceux qui, au quotidien, font le choix du train, quelle que soit la région ou le territoire.(…) Le gouvernement s’apprête à confisquer à la nation son entreprise publique ferroviaire ». L’Unsa ferroviaire anticipe de son côté un « séisme pour les secteurs du rail, ses salariés, ses usagers (…) au détriment du service public ».

1. La vertu de la concurrence, un dogme indiscutable

Pour Jean-Cyril Spinetta, l’ouverture à la concurrence n’est pas sujette à débat. Même si « le système français ne semble toujours pas prêt pour la concurrence », il s’agit désormais de définir « les conditions de la réussite » de l’ouverture du marché du transport de voyageurs, prévue à partir de 2019 et jusqu’en 2023 pour les TER et Intercités (subventionnés par l’État et les régions), et, à partir de 2020, pour les TGV (qui dépendent directement de la SNCF). Car, promet, l’ex-PDG d’Air France, « l’ouverture à la concurrence apportera une partie de la réponse aux difficultés du système ferroviaire français ». À condition, insiste-t-il, que la concurrence soit « préparée et organisée », à la différence de ce qui s’est passé pour le fret ferroviaire, cité comme contre-exemple. Le dogme du privé comme modèle vertueux est donc bien ici le préalable. Car aucune piste d’amélioration du système, en dehors du cadre d’une mise en concurrence, n’est envisagée. Or, selon la CGT cheminots, celle-ci n’a rien d’inéluctable, le gouvernement ayant le pouvoir de la refuser (voir l’Humanité du 8 février).

Pour organiser le passage à la concurrence, les auteurs du rapport préconisent deux systèmes. Dans le cas des lignes régionales, celles-ci seraient regroupées en lots, et plusieurs opérateurs devront répondre à un appel d’offres. Celui retenu sera sur cette portion en situation de monopole. Pour le TGV, le rapport opte pour une concurrence en accès libre (ou open access), où plusieurs opérateurs différents pourront exploiter la même ligne.

2. 9 000 km de lignes à abattre au nom de la rentabilité

Le rapport propose de recentrer le réseau ferré sur « son domaine de pertinence », à savoir les agglomérations et le TGV entre les principales métropoles françaises. Jean-Cyril Spinetta tient dans sa ligne de mire les petites lignes, en agitant l’argument selon lequel elles « coûtent 1,7 milliard d’euros par an », soit 16 % des concours publics du secteur ferroviaire, « pour 2 % des voyageurs ». Ainsi, « chaque kilomètre parcouru par un voyageur coûte 1 euro à la collectivité », insiste le rapport. Le rapport préconise donc un audit complet du réseau, afin que la SNCF puisse sélectionner les lignes à abattre. Charge ensuite aux régions de reprendre ou non ces lignes. Dans un communiqué, ces dernières ont estimé, jeudi, qu’« elles s’opposent à leur fermeture par l’État et à leur transfert unilatéral aux régions ».

Les auteurs du rapport estiment, quant à eux, que « l’économie liée à la fermeture des petites lignes pour le système s’élèverait au minimum à 1,2 milliard d’euros annuels (500 millions d’euros sur l’infrastructure et 700 millions sur l’exploitation des trains) ». Une somme qui pourrait être redéployée vers « la partie la plus circulée du réseau ». Les usagers concernés par les fermetures n’auront qu’à trouver d’autres moyens de se déplacer…

3. « Départs volontaires » et fin du statut de cheminot

Transferts obligatoires, fin du statut pour les nouveaux entrants, plans de départs volontaires : les cheminots sont clairement mis à l’amende. Là encore, les dogmes libéraux priment sur toute recherche d’alternative. Face aux futurs concurrents, anticipant un futur dumping social, Jean-Cyril Spinetta cible les agents. « À la recherche d’un accroissement de la compétitivité de l’entreprise », les auteurs du rapport, citant les cas d’Orange et de La Poste, préconisent qu’il soit « mis un terme au recrutement au statut des nouveaux » embauchés. Le statut de cheminot s’éteindrait ainsi « naturellement » dans une trentaine d’années. Reste que, pour l’ex-PDG d’Air France, la mesure n’est pas suffisante. Il suggère de redéfinir un « nouveau contrat social » à la SNCF, afin de permettre une « évolution du statut ». Pis encore, pour un « gain de compétitivité rapide », Jean-Cyril Spinetta suggère la suppression de 5 000 postes, en recourant pendant deux ans à la « procédure des plans de départs volontaires ». Des « attaques contre les conditions sociales des cheminots inacceptables ! » a réagi la CGT cheminots, l’Unsa ferroviaire estimant pour sa part que ces préconisations visent à « stigmatiser des salariés (…) dévoués au service public ».

Dans le cadre de l’ouverture à la concurrence des TER, des transferts de personnels sont envisagés vers les nouveaux opérateurs. Les cheminots concernés pourront refuser, mais à la condition d’accepter une nouvelle affectation, sous peine d’être considérés comme démissionnaires.

4. Des préconisations floues sur le problème de la dette

La dette de la SNCF a augmenté de 15 milliards d’euros entre 2010 et 2016, pour atteindre près de 45 milliards d’euros fin 2016, décrit le rapport. Et, tous les ans, celle-ci se creuse de 3 milliards. À cela s’ajoute le 1,5 milliard d’intérêts d’emprunt versé chaque année aux marchés financiers. Pour le rapport, « le traitement de la dette est une condition préalable et nécessaire à un retour à l’équilibre du gestionnaire d’infrastructures ». Jean-Cyril Spinetta estime que l’État devrait reprendre « une part » du passif de SNCF Réseau. Le rapport reste cependant particulièrement flou. Pour les syndicats, la dette est le résultat des politiques de l’État. « Ce n’est pas aux cheminots d’en payer le prix aujourd’hui », a réagi le secrétaire général de la CFDT, Didier Auber.

5. La SNCF changée en société anonyme privatisable

La SNCF est, depuis la réforme ferroviaire de 2014, composée de trois établissements publics à caractère industriel et commercial (Epic) : l’Epic SNCF de tête, SNCF Mobilités (les trains) et SNCF Réseau (les rails). Pour se conformer prétendument aux exigences européennes, Jean-Cyril Spinetta souhaite « faire de SNCF Mobilités » une société anonyme « à capitaux publics détenue en totalité par l’État ». Une faible garantie, car cette SA sera bel et bien privatisable, si une nouvelle loi en décide ainsi. Mais, l’ancien haut fonctionnaire ne s’arrête pas là et préconise également la transformation de SNCF Réseau. Car, le statut d’Epic permettant de disposer d’un taux d’intérêt plus faible et d’une capacité d’endettement plus élevée, celui-ci serait une incitation au surendettement. Alors même que, au vu des besoins de financements, il serait sans aucun doute plus intéressant de bénéficier des avantages du statut d’Epic.

A lire :

Le rapport Spinetta sur l’avenir de la SNCF

Journaliste à la rubrique social-économie

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