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  • Ian Brossat chef de file des communistes aux européennes

    Le nouveau monde :
    D'un coté, on prétend "responsabiliser" les gens modestes en augmentant le prix du #carburant.
    De l'autre, on déresponsabilise les riches en baissant leurs impôts sans rien leur demander en échange.
    Moins tu as, plus tu donnes.
    Plus tu as, moins tu donnes.

MERZOUG, JEUNE RESCAPÉ DES GEÔLES ALGÉRIENNES

Posté par jacques LAUPIES le 21 avril 2019

 

 

Alger. Traits tirés mais sourire aux lèvres, Merzoug Touati s’unit à la foule aux cris de« Système dégage ! ». Photo Sofiane Bakouri.

Alger. Traits tirés mais sourire aux lèvres, Merzoug Touati s’unit à la foule aux cris de« Système dégage ! ». Photo Sofiane Bakouri.

MERZOUG, JEUNE RESCAPÉ DES GEÔLES ALGÉRIENNES

Jeudi, 18 Avril, 2019

Le militant Merzoug Touati vient de passer deux ans en prison. Affaibli, il manifeste autant que possible. À l’instar d’une jeunesse lucide, il ne veut ni émeutes ni printemps arabe mais une révolution pour imposer un État de droit. Rencontre.

Lorsqu’il relate son calvaire, ses traits se tendent, son front se barre d’une ride. Mais dans le joyeux cortège qui s’ébranle sur l’avenue de la Liberté à Alger, lorsque des milliers de voix s’unissent dans le même cri : « Système dégage ! », le visage de Merzoug Touati s’éclaire d’un sourire. Ce grand gaillard de 31 ans, qui tient un blog depuis bientôt dix ans, a passé plus de deux ans derrière les barreaux.

D’abord détenu à Bejaïa, il est ensuite passé par les prisons de Oued Ghir, Bouira, Blida, Bordj Bou Arreridj, Constantine et Skikda. Il a finalement été libéré le 4 mars, à l’issue d’un second procès en appel. Sans être acquitté pour autant. Poursuivi pour « incitation à attroupement armé », « incitation à la rébellion contre l’autorité de l’État et pour le renversement du régime » et, pire, « intelligence avec l’étranger pour nuire aux intérêts du pays », des charges habituellement réservées aux terroristes, ce jeune chômeur, diplômé en économie, avait été condamné le 24 mai 2018 à dix ans de prison ferme par le tribunal de Béjaïa.

La rhétorique de la « main étrangère »

Son crime ? Avoir diffusé sur son blog l’interview vidéo, réalisée par Skype, d’un porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères. « Les faits remontent au début de l’année 2017. Les manifestations se succédaient à Béjaïa (Kabylie) pour contester les mesures d’austérité de la loi de finances. Le ministre de l’Habitat d’alors, Abdelmadjid Tebboune, avait affirmé, le 8 janvier, que les Israéliens étaient derrière ce mouvement social pour déstabiliser l’Algérie. Je voulais répondre à ses accusations. J’ai donc contacté ce diplomate, via un défenseur israélien des droits humains, pour en savoir plus. Il a nié toute implication, affirmant que son pays entretenait, au nom d’intérêts communs, de bonnes relations avec les autorités algériennes », raconte le blogueur.

Au détour de l’interview, son interlocuteur lui assure que Tel-Aviv disposait avant 2000 d’une « ambassade secrète » en Algérie. Merzoug Touati décide de publier la vidéo in extenso. Quatre jours plus tard, le 18 janvier, il est arrêté. En pleine effervescence sociale, son procès offre au système l’occasion de parfaire la rhétorique de la « main étrangère ». Le blogueur, lui, paie ses engagements contre l’austérité et ses publications au vitriol. Les autorités n’apprécient guère sa liberté de ton ni sa dénonciation de la corruption.

Son baptême politique ? Un cauchemar. Merzoug Touati avait 13 ans lorsque la Kabylie s’est embrasée, en 2001, devenant la cible d’une répression sanglante. Collégien, il prend alors part aux grèves, aux marches, aux émeutes, voit l’un de ses cousins de 18 ans brûler vif sous ses yeux par l’explosion d’un baril de mazout dans des affrontements avec la gendarmerie. En 2010, il ouvre son blog, en langue arabe, elhogra.com, pour exprimer ses opinions et « informer les citoyens ». Un an plus tard, la révolution tunisienne le frappe, il en suit tous les ressacs. Le devenir des « printemps arabes » le désespère.

« Ce qui se passe ici n’est pas du tout de même nature. Sur le plan politique, on n’importe rien. On fait notre propre révolution, spécifiquement algérienne, elle ne connaîtra pas le même épilogue, insiste-t-il. On a tiré les leçons de notre propre expérience, de celles des autres, on sait comment conduire le mouvement. Et le plus important, c’est que ça reste pacifique, même si le pouvoir cherche à pousser le peuple à la violence. Les émeutes, on en a déjà fait beaucoup. C’est de l’oxygène pour les régimes dictatoriaux, ça leur permet d’imposer leur loi. »

Onze grèves de la faim

Sa condamnation est un choc pour ses proches, ses parents. « Ma mère est au foyer, mon père travaille comme ouvrier, en France, sur des chantiers de BTP. Ils sont très loin de la politique. Mais ils m’ont apporté un soutien sans faille. » Très vite, la solidarité s’organise, les solides réseaux militants de Béjaïa lancent une campagne pour sa libération : elle trouve un écho international. La peine dont il écope est jugée inique. Rassemblements et veillées pour sa libération se multiplient. Ses soutiens rappellent que des journalistes algériens se sont déjà rendus en Israël et que Bouteflika lui-même a donné une chaleureuse accolade à Ehoud Barak, alors premier ministre d’Israël, aux obsèques du roi du Maroc, en 1999.

En appel, la condamnation de Merzoug Touati est confirmée et sa peine, réduite à sept ans. Mais la Cour suprême finit par casser ce verdict et l’affaire est transférée à Skikda, où il est détenu. Première victoire. Entre-temps, l’expérience de la prison le brise. « Je me suis retrouvé avec des islamistes et des condamnés à mort. Les conditions de détention étaient très difficiles. J’ai fait 11 grèves de la faim, dont la plus longue a duré 41 jours. J’ai cessé de me nourrir durant un tiers de ma détention », soupire-t-il. Durant ces jeûnes, les gardiens l’empêchent sciemment de dormir. Il se retrouve souvent dans des cellules surpeuplées, contraint de dormir à même le sol, sans matelas ni couverture. Alors que l’ultime audience approche, les échos des premières manifestations lui parviennent. « Ça m’a donné beaucoup de courage, beaucoup d’espoir », confie-t-il.

 

La carte de la répression

Les juges le condamnent finalement à cinq ans de prison, dont deux ferme, une peine qu’il a déjà purgée. Il reste les trois ans de sursis, comme une épée de Damoclès au-dessus de la tête du blogueur toujours sous surveillance. « Je retrouve le terrain, ce n’est pas facile. J’ai perdu des capacités. Mais le combat continue ! » sourit-il. L’Algérie de demain, Merzoug Touati l’imagine comme « un État de droit, une démocratie où régneraient la liberté et la justice sociale ». « On a des ressources. C’est sur le plan économique qu’il faut changer les choses, pour faire reculer le chômage, créer des emplois pour les jeunes », remarque-t-il. Le militant respire l’air du large et se fond dans la foule immense qui envahit les rues de sa ville chaque vendredi. Il défile avec les portraits de militants encore emprisonnés pour délit d’opinion.

Le soir même, la police annoncera avoir procédé, à Alger, à l’arrestation de 180 personnes et procédera, les jours suivants, à des dizaines d’arrestations dans les sit-in et rassemblements. Ébranlés par un mouvement populaire puissant, profond, déterminé à les déraciner, les hommes du système s’accrochent et jouent leur dernière carte : celle de la répression.

Rosa Moussaoui

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IAN BROSSAT VEUT EN FINIR AVEC LES « RÈGLES ABSURDES DE L’EUROPE DU FRIC»

Posté par jacques LAUPIES le 21 avril 2019

Le 18 avril 2019, Orly, Aeroport, manifestation la Privatisation de ADP avec Ian Brossat, Fabien Roussel, Christian Favier... Environ 700 manifestants. Photo Guillaume CLEMENT.

Le 18 avril 2019, Orly, Aeroport, manifestation la Privatisation de ADP avec Ian Brossat, Fabien Roussel, Christian Favier… Environ 700 manifestants. Photo Guillaume CLEMENT.

IAN BROSSAT VEUT EN FINIR AVEC LES « RÈGLES ABSURDES DE L’EUROPE DU FRIC»

Vendredi, 19 Avril, 2019
« Journée marathon » ce jeudi dans le Val-de-Marne pour la tête de liste communiste aux européennes, Ian Brossat. Au programme,  incarner « l’Europe des gens » face à « l’Europe de l’argent », aux côtés des salariés et citoyens mobilisés du département. 
Faire le tour d’un département et de ses luttes: un challenge pour un candidat en campagne. Un défi qu’a voulu relever Ian Brossat, la tête de liste communiste pour les européennes, avec une « journée marathon » dans le Val-de-Marne ce jeudi. Première étape, le centre d’hébergement de migrants d’Ivry-sur-Seine. L’endroit n’est pas choisi au hasard. « Ce lieu est emblématique de l’accueil digne des migrants que nous défendons », explique Philipe Bouyssou, le maire communiste de la ville, peu avant le démarrage de la visite du candidat accompagné de ses colistiers, d’élus et parlementaires du département de ce centre qui en 2 ans a accueilli 3200 personnes. Le seul à disposer d’un centre de soin si développé et d’une école intégrée, rappelle Bruno Morel, directeur général d’Emmaüs, entre les allées de chalets qui composent les « six villages » du centre. Ici, Ian Brossat a un message à envoyer : « Depuis 2000, l’UE a consacré 5 milliards d’euros a renforcé les frontières. Non seulement ça ne fonctionne pas  mais si cet argent avait été utilisé pour l’accueil nous n’en serions pas là », défend le candidat, en référence aux campements où des migrants vivent dans des conditions déplorables, et plaidant également pour l’ouverture de « voies légales et sûres ». 
 
Un passage par le centre de soins et l’école, où le dialogue se noue avec quelques uns des 74 salariés, puis le cortège prend la direction de l’aéroport d’Orly. En route, le passage en tram devant Rungis donne l’occasion d’évoquer une autre lutte. En effet,  le train de Perpignan qui dessert le marché d’intérêt national  est menacé de suppression au risque de mettre 250 camions de plus sur les routes, dénonce Fabien Guillaud Bataille, secrétaire fédéral du PCF et élu régional. En cause, les 25 millions d’investissements nécessaires. « La banque centrale européenne a déversé 3000 milliards d’euros en 10 ans aux banques sans condition, réplique Ian Brossat. Nous, nous proposons  que cet argent serve à un fonds de financement de la transition énergétique et des services publics ». C’est d’ailleurs le leitmotiv de la journée : l’argent est le nerf de la guerre. 
 
C’est la même logique que dénonce le candidat quelques minutes plus tard après avoir rejoint le cortège des salariés mobilisés contre la privatisation d’ADP (lire ici). « Ce n’est plus un président que nous avons c’est un commissaire priseur, il veut tout vendre », fustige-t-il avant de prendre la direction de Limeil-Brévannes. Là aussi des salariés sont en lutte : « L’austérité tue l’Hôpital. En grève », peut-on lire sur les grilles de l’établissement, principalement gériatrique, où 150 lits sont menacés. A l’initiative de la CGT et de Sud, les soignants mobilisés ont organisé un pique-nique. « On a de plus en plus de personnes âgées et de moins en moins de places pour accueillir. Il est hors de question de laisser la main au privé », tempête une syndicaliste CGT. Les événements des derniers jours ont encore fait grimper l’exaspération d’un cran, explique Barbara Filhol en marge du rendez-vous : « Quand je suis arrivée à la maison de retraite hier, raconte la candidate également cadre en Ehpad, mes collègues avaient toutes mis un gilet jaune. Alors qu’on nous dit qu’il n’y a pas d’argent, elles sont en colère de voir qu’en quelques minutes des centaines de millions ont été débloqués par les milliardaires et les grandes entreprises pour Notre-Dame. Il faut reconstruire, mais il y a encore une fois une forme de mépris à dégager si vite des thunes pour des pierres quand il n’y a jamais rien pour nous ». « Il n’y a pas une ville, un département, une région où je me suis rendu où je n’ai pas croisé de luttes pour défendre les services publics », constate Ian Brossat mettant en cause les « règles absurdes », comme celle des 3% de déficits « imposée par le traité de Maastricht », au nom desquelles « on casse les hôpitaux, les écoles, les gares, les maternités… ». 
 
Au pied du chantier du Grand Paris express à Champigny, il n’est pas question d’autre chose. « On a le chantier, on veut aussi un métro qui fonctionne correctement à la fin », explique Fabien Martin, membre d’un collectif d’habitants pendant le rassemblement qui s’est formé autour de la délégation communiste. « Cinq ans après la décision et 3 ans après le début du chantier, on remet en cause les dessertes voire le tracé de la ligne 15 sous prétexte de réduire de 3 milliards le coût total du Grand paris express. Or c’est un enjeu aussi bien pour la vie quotidienne des habitants, des salariés, que pour l’environnement », précise Christian Favier, président communiste du département. 
 
« Tous les jours, à chaque fois que nous réclamons des services publics supplémentaires ou un coup de pousse pour une aide social, on nous dit ce n’est pas possible il n’y a pas d’argent.  C’est comme cela que la France en 20 ans a perdu 40% de ses maternités. Sauf que la réalité c’est que de l’argent il y en a beaucoup », abonde Ian Brossat à Villejuif, devant la LCL dont le groupe, Crédit agricole, est « une des 30 banques systémiques qui font la pluie et le beau temps », précise Denis Durand, économiste du PCF. Un meeting s’organise en pleine rue. Reprendre le pouvoir dans les entreprises comme sur l’argent est ici au menu.  Après l’intervention d’une syndicaliste CGT, le vice-président du département, Pierre Garzon prend l’exemple du budget du Val-de-Marne : pour financer de nouvelles places en crèche ou encore les collèges « il a fallu emprunter. Les intérêts de cette dette représentent 17 millions pour 2019 seulement. C’est inacceptable, c’est une contre-partie non nécessaire à des dépenses indispensables. » Pour réorienter les crédits de la  BCE vers les services publics et la transition énergétique comme le propose le PCF, « il faudra  changer les traités européens, rappelle Denis Durand, mais cette bataille se mène aussi dans chacune de nos luttes ».
 
Après cinq rendez-vous en à peine sept heures, comment résumer le fil rouge de la journée ? « C’est celui de notre liste, on veut l’Europe des gens pas l’Europe de l’argent, on est au diapason du monde du travail, des luttes et des exigences de justice sociale », assure Benjamin Amar, candidat val-de-marnais. Malgré le seuil des 5% qui n’est pas encore attend dans les sondages,  ce prof d’histoire géo engagé à la CGT garde confiance : « pour le moment, notre voix passe certes au second rang mais il y a encore quelques temps on ne l’entendait pas du tout, elle pourrait finir par devenir un cri. » Pour mobiliser, Ian Brossat a encore un argument : « Saisissez-vous du bulletin rouge pour mettre un carton rouge à Macron et à l’ensemble des politiques libérales. »

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Depuis sa prestation au débat télévisé de France 2, la tête de liste des communistes aux européennes fait frémir les sondages. Les militants croient que la barre des 5% est atteignable.

Posté par jacques LAUPIES le 19 avril 2019

 

Relevé dans libération

Ian Brossat à Ivry-sur-Seine, le 18 avril, avec Philippe Bouyssou, maire de la ville. Photo Rémy Artiges pour Libération

Ian Brossat à Ivry-sur-Seine, le 18 avril, avec Philippe Bouyssou, maire de la ville.

  •  Autour de Brossat, «il est en train de se passer quelque chose»

Les communistes ont la banane. Jeudi matin, une quinzaine d’entre eux patientent à l’entrée du centre humanitaire d’Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), qui accueille 400 migrants et leurs familles, sous la responsabilité d’Emmaüs Solidarité. Leur tête de liste aux européennes, Ian Brossat, se fait attendre pour cette visite de terrain. L’adjoint en charge de logement à la mairie de Paris est rentré tard, la veille au soir, d’un meeting à Jarny (Meurthe-et-Moselle). Il a fait salle comble, attirant plusieurs centaines de personnes. «Ça marche encore, les vieilles villes coco !» rigole un conseiller de Brossat, ravi. Le maire d’Ivry, Philippe Bouyssou, grille une clope sous le soleil : «Ian fait une très belle campagne. Il montre le sérieux, la combativité, la pertinence de sa candidature. Le tout est maintenant de le faire connaître.» Non loin de là, Laurence Cohen, sénatrice du Val-de-Marne, n’a pas de mots assez doux pour son jeune collègue : «dynamisme»«disponibilit黫empathie»«aisance»

Ian Brossat débarque, reposé, élégant : chino vert et veste bleue, chemise blanche et bottines marron. Il distribue les bises et les poignées de main. Dans le Val-de-Marne, le Parti communiste (PCF) est chez lui. La petite troupe s’enfonce dans le centre d’accueil des migrants, venus pour la plupart de la Corne de l’Afrique et d’Afghanistan. Un «village» de yourtes et de bâtiments modulaires, doté en son sein d’une école et d’un centre médical, posé sur le terrain d’une ex-usine d’eau de la ville de Paris. Le lieu est d’une surprenante tranquillité. «Quand on organise l’accueil, les choses se passent très bien», constate Brossat, qui veut «multiplier» les initiatives de ce type sur «le parcours migratoire». Quelques échanges avec les 74 salariés du centre, deux ou trois mots face à une caméra pour les réseaux sociaux et l’agrégé de lettres modernes prend la direction de l’aéroport d’Orly, où les syndicats opposés à la privatisation d’ADP manifestent. La journée-marathon qui débute doit se terminer tard par l’enregistrement de Salut les Terriens, l’émission d’Ardisson. La nouvelle réjouit la compagnie, qui ne cesse de regretter la trop faible présence du PCF dans les médias.

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Un langage clair des communistes : ça fait du bien !

Posté par jacques LAUPIES le 19 avril 2019

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La gangrène des méthodes libérales pénètre l’univers de l’économie sociale…

Posté par jacques LAUPIES le 19 avril 2019

 

Pas un jour sans qu’apparaisse ici ou là – et pas seulement dans les médias – les ravages provoqués par la main mise de particuliers sur des fonds publics, sur des services publics, soit en les détruisant, les amoindrissant, soit en les soustrayant à la nation.

Sur le terrain ce sont des travailleurs qui ne peuvent plus vivre de leur travail, des chômeurs que l’on culpabilise,  des familles (souvent monoparentales) qui se voient contrainte de renoncer à assurer le minimum que peut espérer un enfant ou un adolescent. Pour qui observe, et parfois est impliqué dans ces situations dramatiques qui aboutissent, pas seulement à des révoltes totalement justifiées mais parfois à des soumissions de ceux qui les subissent, cela devient intolérable !

Ce qui est d’autant plus déprimant est de voir que l’esprit libéral corrompt toute une société et malheureusement des lieux où l’on espérerait trouver compassion et solidarité et ou l’on découvre intégration et collaboration à des formes de gestions semblables à celle ou règne la loi du profit à tout prix !

Certes ce n’est pas nouveau et durant toute une part de ma vie où j’ai pu évoluer dans le milieu associatif et mutualiste j’ai pu constater à cette transformation d’une attitude de combat, de lutte contre les comportements de mimétismes du modèle plus ou moins imposés par le libéralisme allègrement conduits par un encadrement recruté à cet effet et bien dans le moule de « la libre entreprise » !

A tel point que sauf, que demeure le principe – essentiel certes – d’économie sociale, toute la gestion se confond de plus en plus avec celle chère au capitalisme avec course à la compétitivité en fusionnant les entreprises ou en les abandonnant, réduisant les effectifs en personne, les réseaux de distribution, au prétexte qu’ils seraient complètement envahis et dépassés  pas les pseudos incontournables techniques nouvelles de communication ! Sans pour autant prendre la précaution de protéger les salariés

S’il y a du vrai dans cela est ce une raison  pour sacrifier ce qui est le plus précieux : l’humain ? Réformistes de droite et de gauche se complaisent dans cette gangrène qui pénètre tous lecteurs de la vie économique. Jusqu’à quand ? Au coup de balai peut-être !

Jacques LAUPIES ex-militant et responsable mutualiste !

 

LOI PACTE. LES URNES CONTRE LA PRIVATISATION D’AÉROPORTS DE PARIS

Environ 700 manifestants entouraient Laurence Cohen, Pierre Laurent, Ian Brossat, Pascal Savoldelli, Fabien Roussel et Christian Favier, à Orly, jeudi 18 avril. Guillaume Clément<br /><br />

Environ 700 manifestants entouraient Laurence Cohen, Pierre Laurent, Ian Brossat, Pascal Savoldelli, Fabien Roussel et Christian Favier, à Orly, jeudi 18 avril. Guillaume Clément
 

LOI PACTE. LES URNES CONTRE LA PRIVATISATION D’AÉROPORTS DE PARIS

Vendredi, 19 Avril, 2019

Une trentaine d’élus sont allés à la rencontre des salariés en grève de l’aéroport d’Orly. Ils se mobilisent pour faire aboutir le référendum d’initiative partagée.

Ce jeudi matin, n’est pas un jour comme un autre à l’aéroport d’Orly. Le premier ministre, Édouard Philippe, inaugure le nouveau terminal numéro 3. L’État a investi 500 millions d’euros dans l’opération. Il y a tout juste une semaine, les députés de la majorité, isolés, ont voté la loi Pacte, qui privatise Aéroports de Paris, ainsi qu’Engie et La Française des Jeux (FDJ). « Ce nouveau terminal est sans doute un cadeau de bienvenue aux futurs actionnaires et propriétaires d’ADP », entendait-on dans les conversations des salariés d’Orly qui s’apprêtaient à manifester. Face à la porte 45 du terminal 4, ils étaient environ 700 à avoir répondu à l’appel de l’intersyndicale CGT, Unsa, FO, CFDT, Solidaires. La plupart ont revêtu leur veste de travail, d’un orange vif, les militants syndicaux y ont superposé les gilets de leurs organisations et un badge, le même pour tous « Non, à la privatisation ». Le premier ministre n’a pas daigné les rencontrer. Ils n’y croyaient d’ailleurs pas. Ils ont pu, en revanche, entendre et échanger avec des élus et responsables politiques en première ligne de l’opposition à la privatisation d’un « fleuron national ».

Ainsi, à mesure de l’avancée de la manifestation dans différents secteurs de l’aéroport, les écharpes tricolores se sont faites plus nombreuses au sein du cortège. Celles des parlementaires communistes Pierre Laurent, Laurence Cohen, Pascal Savoldelli, Christian Favier, de la sénatrice socialiste Marie-Noëlle Lienemann, du député Éric Coquerel (FI).

Une large majorité de la population contre la privatisation

La semaine dernière, l’opposition parlementaire avait ouvert un espoir en parvenant à réunir 250 sénateurs et députés pour obtenir un référendum d’initiative partagée (RIP). « C’est une première sous la Ve République. Il fallait obtenir le soutien de 185 élus au minimum, nous en avons mobilisé 250 de gauche, mais également de droite. C’est maintenant au Conseil constitutionnel de statuer sur notre demande (ce dernier doit rendre sa décision le 10 mai – NDLR) », rappelle Fabien Roussel, secrétaire national du PCF. Selon lui, le référendum ne manquera pas d’entraver le projet de privatisation : « Le gouvernement aura du mal à le faire aboutir si un référendum est en cours. Cette zone d’incertitude peut freiner les investisseurs. » Le député du Nord se félicite que politiques, élus, syndicalistes et salariés se retrouvent : « Quand on travaille ensemble, on a plus de chance de gagner. » À ses côtés, Ian Brossat est lui aussi venu apporter son soutien aux salariés. La tête de liste PCF aux élections européennes a dénoncé « l’obsession de l’Union européenne pour les 3 % de déficit public qui pousse à vendre les bijoux de famille. Macron vend tout. Ce n’est pas un président mais un commissaire-priseur ».

C’est donc un mini-meeting qui s’est organisé après deux heures de déambulation. « À ce stade, rien n’est joué. Car dans notre pays, une large majorité de la population est contre la privatisation », a souligné Christian Favier, président communiste du conseil départemental du Val-de-Marne. 4,5 millions d’électeurs sont en effet nécessaires pour faire aboutir le projet de référendum. Dans ce département, on sait ce que représente un aéroport en termes économique, social mais également environnemental. Parmi les manifestants, on mesure l’angoisse générée par l’annonce de la privatisation. Le sénateur Pascal Savoldelli (PCF) a pointé de son côté les ravages d’une autre privatisation, celle des autoroutes : « 24 % des emplois ont disparu en dix ans. » Éric Coquerel (FI) a interrogé l’assistance sur les raisons profondes de cette privatisation coûteuse pour l’État. « À qui profite le crime ? » a insisté le député. Mais rien est joué, rappelle Stéphanie Daumin, maire PCF de Chevilly-Larue (94) : « Il y a dix ans, la lutte contre la privatisation du marché de Rungis avait été gagnante. »

Sylvie Ducatteau

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