Vous ne voulez pas du FN, alors faites jusqu’au bout ce qui est nécessaire !

Posté par jacques LAUPIES le 27 avril 2017

 

 

Un tour sur le marché, quelques rencontres ici où là, des appels téléphoniques et la presse, la télé je constate un vent d’incertitudes pour ce deuxième tour où il va bien falloir choisir la bonne position dans l’affrontement Macron-Le Pen !

Les incertitudes en politiques ça conduit souvent dans le mur ! Si l’on considère que le danger est grand de voir  des éléments d’extrême droite, ceux que l’on ne montre pas et qui ne se montrent pas, mais qui ont quelques ficelles à tirer, il faut sans hésiter leur barrer la route. Et surtout ne pas leur ouvrir la porte qui donne sur  l’appareil d’état.

Alors quand on est convaincu de cette nécessité on ne mégote pas ! Du genre : je m’abstiens, je vote nul, je met par exemple un bulletin de Mélenchon (pour rire un peu). Mais s’il est possible de jouer à ce jeu dans une élection locale, histoire de rappeler aux pompiers pyromanes (du PS, du LR ou des « En marche ») que nous n’éteindrons pas le feu à leur place, il en va autrement dès lors qu’il s’agit du pouvoir d’état. 

Nous connaissons bien ceux qui par leur politique font monter d’un cran le FN à chaque élection, nous ne votons pas pour eux. Non on vote pour celui qui un temps va jouer les pompiers. En l’occurrence il s’appelle Macron et en charge pour l’instant d’empêcher que tout brûle. Ce pompier là, on le jugera après pour les forfaits de sa politique anti sociale mais après… On peut même lui rafraichir la mémoire avant ! Faire campagne contre celui pour qui l’on vote.

Un temps je me suis dit tu fermes ta gueule et les électeurs, les amis, les camarades, ils font ce que bon leur semble.

J’ai même pensé qu’après tout ce serait plus confortable de ne pas intervenir, de faire confiance au bon sens de chacun Je n’ai pas changé sauf que la liberté de voter selon sa conscience, le « bon sens » cela ne peut exister sans le débat d’idées, échanger, peser le pour et le contre. Et donc le devoir élémentaire lorsqu’on a une conviction c’est de la faire connaître. La mienne étant que je ne m’aventurerai jamais en faisant la main de ceux qui dirigent le FN, même si je connais évidemment des braves gens qui se sont fourvoyés dans cette galère !

Quant à Macron, banquier, mandaté par les oligarchies financières, les multinationales, copain comme cochon avec la bourgeoisie française, qui a tous les médias trompeurs et parfois menteurs à son service eh bien je voterai pour lui.

Et déjà je le dis, c’est le plus mauvais service que je peux lui rendre.

Je voterai pour lui parce que le combat de classe le commande, parce que je considère qu’il en est assez de 21 % plus les coquins qui vont la rejoindre et la faire monter – c’est ce que l’on dit – à 40 %

 

 

 

 

Pierre Khalfa : « Jamais l’extrême droite n’a quitté le pouvoir dans une alternance tranquille »

 

Entretien réalisé par Audrey Loussouarn
Mercredi, 26 Avril, 2017
L’Humanité

Le coprésident de la Fondation Copernic, fournit une explication au désarroi des électeurs de gauche face à la perspective du second tour. Il donne à voir le danger que serait le FN au pouvoir après le 7 mai.

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Tout d’abord, que révèle selon vous le décalage, en termes de mobilisation contre le Front national, entre le soir du premier tour de 2002 et celui de 2017 ?

Pierre KhalfaCoprésident de la Fondation CopernicPierre Khalfa Nous sommes dans une situation radicalement différente. Le fait que Marine Le Pen soit au second tour est annoncé depuis des mois, et est donc tout sauf une surprise. Ensuite, nous pouvons dire qu’elle a réussi son pari, d’une part en étant au second tour, de l’autre en réussissant son processus de dédiabolisation. Un processus évidemment complètement superficiel qui ne touche pas aux racines du projet politique de ce parti. Il n’empêche que, pour une partie des citoyens, le FN est devenu un parti comme les autres. Il existe une troisième explication, plus inquiétante pour ce second tour : une partie des électeurs de gauche qui ont voté pour Jacques Chirac en 2002 ont eu l’impression de s’être fait avoir et, visiblement, penchent cette fois-ci pour l’abstention. Ils renvoient dos à dos Marine Le Pen et Emmanuel Macron. La combinaison de ces trois éléments pourrait expliquer cette absence de mobilisation.

Que répondez-vous face à ce troisième élément ?

Pierre Khalfa La politique que propose Emmanuel Macron va aggraver considérablement la situation, résultat des cinq ans du quinquennat Hollande, et même des décennies précédentes. Ce qui rend compliqué l’appel à voter pour le candidat d’En marche ! alors même qu’il est indispensable de faire barrage à Le Pen. Il faut expliquer sans relâche que le FN est un danger pour les libertés démocratiques. Il n’y a aucun exemple historique où l’extrême droite est arrivée au pouvoir par les urnes et en est sortie dans une alternance tranquille quelques années après. Pour moi, c’est l’élément essentiel, au-delà même des questions de xénophobie, puisque les discours d’une partie de la droite rejoignent aujourd’hui ceux de Marine Le Pen dans une porosité des électorats et d’idéologie. La droite, même extrême, est différente d’une extrême droite sur le plan du respect a minima de l’État de droit. Dans le cas d’Emmanuel Macron, on peut penser qu’il y aura des élections cinq ans après dans des conditions à peu près normales. Ce qui n’est absolument pas sûr avec Marine Le Pen, surtout au vu des pouvoirs considérables qui sont donnés aux présidents de la Ve République. Rien qu’avec l’article 16 de la Constitution, elle peut faire n’importe quoi. C’est cet argument qu’il faut avancer à tous ceux qui hésitent à voter au second tour. On est au-delà, aujourd’hui, du fait d’aller voter pour un ultralibéral.

Comment lutter efficacement, sur le long terme, contre le FN ?

Pierre Khalfa L’électorat du FN est complètement hétérogène. D’un certain point de vue, c’est ce qui fait sa force. Il agglomère des demandes sociales hétérogènes, avec la recherche d’un bouc émissaire, responsable de leurs malheurs, comme ciment. C’est pour cela que la seule manière réelle de lutter contre le FN est de montrer qu’il existe une alternative et une autre politique possible, loin de la simple reproduction de la même politique, quinquennat après quinquennat. Montrer qu’il vaut mieux vivre dans une société égalitaire et juste que dans une société de concurrence de tous contre tous. C’est ce qu’a opéré Jean-Luc Mélenchon, en se projetant dans la société future. Cela a en partie fait son succès, notamment dans les quartiers populaires. En ce sens, il existe un début de reconquête de ces quartiers par un vote de gauche, à qui il a redonné une fierté.

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Comment ne pas être cocu et devenir conquérant ?

Posté par jacques LAUPIES le 26 avril 2017

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Sur le marché de Tarascon ce mardi matin l’ambiance politique était donnée par les communistes qui depuis des semaines, et pas seulement à la veille des élections, sont présents pour distribuer des tracts et surtout dialoguer avec la population.

Au menu des débats la position à adopter pour le deuxième tour. Alors là, le moins que l’on puisse dire est que les avis sont partagés. Du coup et sous notre seule responsabilité, nous avons fait le constat suivant : il y a d’une part les électeurs qui dès le premier tour ont choisi l’un des deux candidats en lice, Le Pen ou Macron et qui évidemment n’ont aucune raison, d’une manière générale de modifier leur choix.

Pour la plupart ils ne viennent pas au devant de nous et nous ignorent superbement les uns nous interpellant parfois un peu en colère pendant d’autres préfèrent jouer les anguilles (notamment les macronistes qui ne peuvent s’empêcher de culpabiliser tant ils se sentent en rupture avec leurs intérêts de classe). C’est souvent comme cela que réagissent des voisins, des amis, le temps d’une campagne électorale pendant laquelle ils se croient obligés de prendre leur distance. Certains vont même jusqu’à vous faire la gueule.

Il y a de quoi car souvent « cocus » de Hollande les voilà en passe d’être les « cocus » de Macron (dès le premier tour cela s’entend)

Enfin il y a tous ces électeurs qui se trouvent à gauche comme à droite dans un état de frustration très désagréable, que provoque un système électoral absurde, dont l’incohérence tue ce qu’il reste démocratie dans notre pays ! Il ne leur reste plus qu’à s’accrocher à une sorte de compromis sans garantie en se ralliant à des prises de positions de la famille politique qu’ils avaient déjà choisie souvent en faisant un compromis. Au mépris des règles algébriques il est évident que ce total n’est plus du tout positif.

Sans nous préoccuper des « souffrances » de l’électorat de droite qui, féru de libéralisme économique, se voit le cul entre la chaise du capitalisme « patriote et tricolore » et celle du capitalisme « mondialiste occidental », préoccupons  nous   de l’électorat de gauche qui se trouve lui carrément placé devant le même choix.

C’est évidemment insupportable pour nombre d’électeurs de cette catégorie qui voient s’agglutiner autour d’un candidat qui se dit ni de droite ni de gauche, tout ce que notre pays comporte de vrais ou pseudos sociaux démocrates, de centristes et de  droitistes affolés par leur échec. Un candidat qui couche avec les milieux bancaires et qu’on présente comme un pis aller  contre ce qu’il enfante de part sa relation avec le capitalisme en général et financier en particulier !

Merde, on se passerait bien  d’avoir à dire qu’il y a une peste pire que le choléra et qu’il faut en éradiquer l’un avant d’éradiquer l’autre. Ce que nous avons tenté de rappeler à tous ces électeurs de Mélenchon dont nous avons contribué à ce qu’ils soient plus nombreux et plus unis. Et, ce qui nous réchauffe le cœur, qui viennent en débattre avec nous !

Dans une société ou l’infidélité politique nous est imposée il n’y a qu’une solution pour ne pas être éconduit et trompé : il faut changer les termes du contrat social…C’est encore possible en se dotant d’un parlement le permettant !

 

Battre le Front national, combattre les politiques libérales, rendre le progrès social majoritaire

 Le deuxième tour de l’élection présidentielle mettra aux prises deux options politiques qui ne présentent pas de piste d’avenir pour le pays. Au bout d’un quinquennat catastrophique pour notre peuple, le résultat est calamiteux.

 Il n’y a hélas rien de bon à attendre des politiques libérales qui nous sont promises par Emmanuel Macron et contre lesquelles nous nous sommes battus ces cinq dernières années comme les dix années précédentes. Mais nous sommes déterminés à ne laisser aucune chance à l’extrême droite de mettre en oeuvre sa politique. A ce parti qui assume des positions contraires à celles qui nous unissent dans la République, et dont le vrai visage est de nouveau apparu ces dernières semaines, il faut faire barrage au deuxième tour. C’est faire oeuvre utile pour notre pays et pour le monde.

 Pour nous la bataille continue. Car pour faire reculer vraiment l’extrême droite, il faut redonner du sens à un projet commun. Une formidable dynamique a vu le jour autour d’une perspective de transformation sociale à gauche, elle s’est manifestée avec la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Je veux saluer sa campagne et celle de l’ensemble des militantes et militants qui ont fait lever ce grand espoir populaire. Cet espoir est là, il est en route. Il doit prendre confiance et prendre force.

 La séquence n’est pas terminée. Nous appelons notre peuple à se saisir de chaque occasion qui lui est donnée de se faire entendre, pour écrire librement la suite de son histoire. Les élections législatives seront l’occasion de faire résonner nos voix plus fort encore. Ce sera le moment décisif pour faire valoir le choix d’un véritable changement, loin des logiques de marketing imputables à la présidentielle et de la tactique engendrée par les sondages. Dans ces institutions hyperprésidentielles, nous aurons l’occasion en juin de redonner du poids au Parlement, et au peuple de la force. Le Parti communiste assumera toutes ses responsabilités dans la période, toujours fidèle à sa volonté d’être utile au changement. Portés par cet élan, nous appelons l’ensemble des forces disponibles à se rassembler pour donner à notre pays une majorité de progrès social écologique et démocratique.

 Pierre DHARREVILLE

Secrétaire départemental PCF 13

Membre du CEN

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Communiqué Section PCF de Tarascon

Posté par jacques LAUPIES le 25 avril 2017

Beaucoup de ceux qui soutenaient Jean Luc Mélenchon sont évidemment déçus qu’il n’ait pu être qualifié pour le deuxième tour. La présence de Marine Le Pen et tout ce qu’elle représente d’inquiétant  pour l’avenir implique que la route lui soit barrée.

Cela conduit sous une forme appropriée à un vote qui favorise son adversaire  Emmanuel Macron. Un adversaire dont on sait que la politique qu’il entend pratiquer sera néfaste sur le plan social, et dans bien d’autres domaines contraire à l’intérêt des françaises et des français. Une politique qui va accentuer le risque d’une nouvelle progression du Front National sous l’effet du dépit, à court terme, qu’elle va provoquer, y compris chez ceux qui ont voté pour le candidat de « En marche » au premier tour.

Passée la nécessité de mettre en déroute le dangereux nationalisme de Marine Le Pen, malgré les accents de social dont elle tente de se parer – qui ne résistent pas à une critique et analyse sérieuse de ses propositions – il faut s’orienter d’ores et déjà vers le rassemblement de toutes les forces qui ont combattu les politiques libérales et socio libérales d’austérité conduites dans notre pays au cours des derniers quinquennats.

Les communistes de Tarascon estiment que l’occasion en sera donnée lors de la prochaine élection législative de juin. A cet effet ils estiment que les bons résultats obtenus par Jean Luc Mélenchon dans leur  ville mais également sur l’ensemble de la 16ème circonscription ouvrent la possibilité de doter la population d’un député défendant au parlement une politique de progrès économique et social ainsi qu’une politique étrangère de coopération et de paix sur le plan international.

Porteur des propositions exprimées par Jean Luc Mélenchon auxquelles  peuvent être jointes celles  d’autres forces républicaines de progrès ce candidat sera en capacité de combattre efficacement la candidature du FN.

Les communistes de Tarascon contribueront à désigner des candidat(es) issu(e)s de ces forces. Ils  considèrent que les communes d’Arles et de Miramas, toutes deux animées par des élus communistes socialistes et républicains progressistes, constituent un appui non négligeable dont il faut se prévaloir. Bien évidemment ils proposeront des candidat(e)s issus de leur rang.

Les communistes de Tarascon appellent donc tous ceux qui ont marqué leur soutien à Jean Luc Mélenchon en lui accordant leur suffrage à se rapprocher d’eux pour mener efficacement le combat politique local.

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Déclaration de Pierre Laurent – 1er tour de l’élection présidentielle – 23 avril 2017

Posté par jacques LAUPIES le 25 avril 2017

 

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Le second tour de l’élection présidentielle opposera la candidate de l’extrême-droite raciste et xénophobe, Marine Le Pen, à Emmanuel Macron, candidat que les milieux financiers se sont choisi pour amplifier les politiques libérales dont notre pays souffre depuis 40 ans.

 

C’est une situation extrêmement grave pour notre pays. L’extrême-droit est au second tour et la gauche est éliminée. Pourtant, pour la première fois depuis des décennies, des millions de
citoyen-e-s, qui aspirent à la transformation sociale, ont presque réussi à hisser leur candidat Jean-Luc Mélenchon au second tour. Tous ceux qui ont été trahis par les politiques menées par Hollande et Valls et se sont mobilisés pour la présence de Jean-Luc Mélenchon au second tour éprouvent ce soir des sentiments mêlés et contradictoires. A l’heure où nous nous exprimons et au vu des premiers résultats à notre disposition, nous leur disons que les près de 20 % obtenus par Jean-Luc Mélenchon lèvent un espoir nouveau pour l’avenir, pour réinventer la gauche nouvelle qu’attend notre pays, pour déverrouiller le système politique et la démocratie. C’est un score remarquable et inédit pour un candidat de transformation sociale depuis 1981.

 

Le combat continue pour ces millions de jeunes, de femmes et d’hommes qui aspirent à une nouvelle société  débarrassée des logiques de rentabilité, à une véritable politique de gauche, de justice  et de progrès social tournant le dos à l’austérité, au chômage et à la précarité.

 

Nous entrons dans une période totalement nouvelle et inédite de l’histoire politique de notre pays. Même si elle est dévoyée par les pièges de la présidentialisation, la secousse est forte : les deux partis, le Parti socialiste et les Républicains, qui ont dominé la vie politique française depuis 40 ans, sont éliminés au soir du premier tour.

 

L’aspiration au changement, à un nouveau choix de société, continuera de pousser inexorablement. La mobilisation de la jeunesse et des quartiers populaires est une promesse pour l’avenir.

 

C’est pour nous la leçon essentielle de cette campagne : rien n’est plus urgent que de continuer à ouvrir à ces nouvelles aspirations, à une véritable démocratie citoyenne, les voies de leur  rassemblement pour construire une nouvelle République sociale, écologique, solidaire, respectueuse de la diversité et des attentes de notre peuple.

 

Ce combat, le Parti communiste entend le poursuivre avec toutes les forces politiques, sociales et   citoyennes disponibles. Nous avons des atouts inédits pour cela.

 

Nous saluons la campagne de Jean-Luc Mélenchon, tous les militants communistes, du Front de gauche, de la France insoumise, les élus communistes et Front de Gauche, les citoyens qui s’y sont investis et qui ont voté. Ce résultat est le leur.

 

L’engagement de notre parti, de ses militantes et militants, des élu-e-s communistes et républicains  dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon a permis des rassemblements prometteurs. Jean-Luc Mélenchon obtient de très bons résultats dans les villes, les cantons, les circonscriptions où le Parti communiste est bien implanté et dispose d’un réseau important de militant-e-s et d’élu-e-s .

 

 

Le résultat de Jean-Luc Mélenchon marque un désir profond  de changement  vers plus d’honnêteté en politique, de justice sociale, de solidarité, de démocratie réelle, de paix et de respect de l’environnement.

 

C’est une nouvelle page de la gauche française qui a commencé à s’écrire dans cette campagne. La gauche  change d’époque. Le Parti communiste est totalement investi dans cette réinvention, avec son projet, La France en commun, et entièrement tourné vers les défis du XXIè siècle.

 

Dans l’immédiat, conscients des immenses batailles qui sont à venir et des responsabilités qui incombent à notre parti, nous appelons le 7 mai, lors du second tour de l’élection présidentielle, à barrer la route de la Présidence de la République à Marine Le Pen, à son clan et à la menace que constitue le Front national pour la démocratie, la République et la paix, en utilisant le seul bulletin de vote qui lui sera malheureusement opposé  pour le faire. 

 

Marine Le Pen veut une société de haine, du rejet de l’autre, du racisme et de la xénophobie, une société qui divisera ceux qui ont des intérêts communs au profit de son clan et des puissances d’argent, qui substituera aux principes fondamentaux d’égalité et de fraternité dans la République des principes de discrimination entre Français, entre ceux qui vivent et travaillent dans notre pays selon leur origine et leur nationalité. Nous n’en voulons pas.

 

Marine Le Pen veut un monde dangereux où toutes les aventures guerrières deviendraient possibles, où toutes les rivalités nationalistes seraient encouragées. Avec Donald Trump, Vladimir Poutine, Bachar El Assad, et les extrêmes droites européennes comme alliés, elle menacerait la sécurité du monde si elle présidait la France, un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU. Nous ne le voulons pas.

 

Nous avons le devoir, pour aujourd’hui comme pour les générations futures, d’empêcher son accession à la Présidence de la République, qui signifierait la prise en main par l’extrême-droite de tous les instruments d’État.

 

Notre appel pour le 7 mai n’est évidemment en aucun cas un soutien au programme libéral anti-social d’Emmanuel Macron, que nous avons combattu quand il était ministre et que nous combattrons demain sans concession, chaque fois qu’il portera atteinte  au  monde du travail, à ses droits, à nos services publics.

 

Nous appelons, dans le respect des appels qui seront lancés le 1er mai par les organisations syndicales, à faire de cette grande journée sociale du 1er mai un  moment de lutte et de mobilisation sociale contre l’extrême-droite, pour la paix, la démocratie et le progrès social. 

 

Face à un tel second tour de l’élection présidentielle, les élections législatives des 11 et 18 juin prennent désormais une importance cruciale. Les citoyen-nes qui ont porté à un haut niveau l’élan de la transformation sociale avec le vote pour Jean-Luc Mélenchon, doivent maintenant transformer l’essai lors des prochaines élections législatives. L’Assemblée nationale peut devenir un contre-pouvoir à la politique qui sera conduite à la suite du résultat du second tour de l’élection présidentielle le 7 mai prochain.

 

Fort du résultat obtenu ce dimanche, nous pouvons élire un grand nombre de députés honnêtes, proches de vous,  fidèles aux intérêts populaires, comme l’ont été les députés communistes pendant 5 ans, notamment  contre les lois Macron ou El Khomri. Des députés qui résisteront à la droite et à l’extrême-droite, qui ne s’allieront pas  avec les députés macronistes pour voter des lois anti-sociales.  Des députés porteurs de résistance et d’espoir face aux appétits de la finance et contre la haine et les divisions.

 

 

Les communistes sont déjà pleinement investis dans cette bataille législative que nous savions essentielle depuis le premier jour, à l’égal de l’élection présidentielle.  Le PCF présente et soutient une nouvelle génération de candidat-e-s à parité pour faire  entrer le peuple à l’Assemblée nationale.

 

Dès ce soir, et dans les quarante-huit heures qui viennent, le Parti communiste appelle les forces de gauche et de progrès, les équipes de Jean-Luc Mélenchon et de la France insoumise, toutes les forces engagées dans la campagne, celles de Benoît Hamon, des socialistes et des écologistes, des femmes et des hommes désireux de reconstruire une gauche de combat et de transformation sociale et à se réunir, à débattre publiquement et préparer ensemble les échéances décisives à venir, celles du second tour de l’élection présidentielle, du 1er mai, et celles des élections législatives des 11 et 18 juin.

 

Pour sa part, le PCF s’engage sans attendre dans toutes ces mobilisations.

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Le Parti communiste appelle à battre Le Pen

Posté par jacques LAUPIES le 24 avril 2017

Dimanche, 23 Avril, 2017
Humanite.fr

Le PCF a dénoncé, a l’issue du premier tour, « une situation extrêmement grave pour notre pays » et appelle à poursuivre la lutte lors des prochaines élections législatives.

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Dans une déclaration, le Parti communiste a dénoncé a l’issue du premier tour « une situation extrêmement grave pour notre pays. » Pour le PCF, soutien de Jean-Luc Melenchon, le second tour de l’élection présidentielle « opposera la candidate de l’extrême-droite populiste et xénophobe, Marine Le Pen, à Emmanuel Macron, candidat que les milieux financiers se sont choisi pour amplifier les politiques libérales dont notre pays souffre depuis 30 ans. » Le PCF considère cependant, que « Marine Le Pen veut un monde dangereux où toutes les aventures guerrières deviendraient possibles, où toutes les rivalités nationalistes seraient encouragées. » Les communistes, « conscients des immenses batailles qui sont à venir et des responsabilités qui incombent à notre parti, nous appelons le 7 mai, lors du second tour de l’élection présidentielle, à barrer la route de la Présidence de la République à Marine Le Pen, à son clan et à la menace que constitue le Front national pour la démocratie, la République et la paix, en utilisant le seul bulletin de vote qui lui sera malheureusement opposé  pour le faire. »

« Un espoir nouveau pour l’avenir »

Le parti communiste, qui a activement participé à la campagne de Jean Luc Mélenchon, qui réalise entre 19 et 20% de suffrages, salue également  « la campagne de Jean-Luc Mélenchon, tous les militants communistes, du Front de gauche, de la France insoumise, les élus communistes et Front de Gauche, les citoyens qui s’y sont investis. Ce résultat est le leur. » Cette campagne bien qu’échouant à atteindre le second tour visé, « lève un espoir nouveau pour l’avenir, pour réinventer la gauche nouvelle qu’attend notre pays, pour déverrouiller le système politique et la démocratie. » « L’engagement de notre parti, de ses militantes et militants, des élu-e-s communistes et républicains dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon a permis des rassemblements prometteurs. » ajoute le PCF.

Poursuivre la lutte ce 1er mai et aux législatives

Enfin, selon le Parti communiste, la leçon essentielle de cette campagne est que «  rien n’est plus urgent que de continuer à ouvrir aux nouvelles aspirations, à une véritable démocratie citoyenne, les voies de leur rassemblement pour construire une nouvelle République sociale, écologique, solidaire, respectueuse de la diversité et des attentes de notre peuple. » Cette lutte de longue haleine commencera dès le 1er mai et se prolongera lors des élections législatives où le PCF compte faire élire  des « députés qui résisteront à la droite et à l’extrême-droite, qui ne s’allieront pas avec les députés macronistes pour voter des lois anti-sociales.  Des députés porteurs de résistance et d’espoir face aux appétits de la finance et contre la haine et les divisions. »

Journaliste à l’Humanité dimanche

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