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Les larmes du Papé

Posté par jacques LAUPIES le 19 août 2019

 

 

Ce n’était pas à Paris certes mais à l’entrée de cette cité minière au pied des Cévennes là où s’élargit la vallée du Gardon d’Alès que j’ai deviné qu’il se passait un important événement. La scène à laquelle j’assistais ne me quittera jamais : un déferlement de véhicules chargés de dizaines de jeunes brandissant drapeaux et toutes sortes d’armes dont les cris montaient jusqu’au promontoire où mon grand père s’était installé. La où se trouvaient, surplombant la route des installations désaffectées de tri de minerai de fer…

Je n’ai aucun souvenir des paroles qu’il a pu prononcer. Sans doute quelque chose comme « ce sont les maquis qui vont libérer Alès » mais ce que je ne pourrai oublier ce sont ces larmes que je lui voyais verser pour la première fois. Ces larmes du papé que mes huit ans lui voyaient essuyer discrètement.  Ce devait-être en août 44, je n’ai pas retenu le jour ni l’heure mais je vais rechercher ça…

 

 

 
 
À gauche, 22 août 1944.<br /><br /><br />
Les Forces françaises de l’intérieur ont lancé	: «	Tous aux barricades	!	» Hommes, femmes et enfants se mettent à la tâche. Arbres abattus, pavés, sacs de sable& On en comptera 600. AFP Au centre, un groupe de résistants en embuscade. Hulton-Deutsch Collection/Corbis À droite, 17 août 1944.<br /><br /><br />
Le Comité parisien de libération, qui réunit les dirigeants de la Résistance, adopte à l’unanimité le texte de l’appel général à «	l’insurrection libératrice	». Il est rendu public et affiché sur les murs de Paris dès l’après-midi du 18 août.

À gauche, 22 août 1944. Les Forces françaises de l’intérieur ont lancé : « Tous aux barricades ! » Hommes, femmes et enfants se mettent à la tâche. Arbres abattus, pavés, sacs de sable& On en comptera 600. AFP Au centre, un groupe de résistants en embuscade. Hulton-Deutsch Collection/Corbis À droite, 17 août 1944. Le Comité parisien de libération, qui réunit les dirigeants de la Résistance, adopte à l’unanimité le texte de l’appel général à « l’insurrection libératrice ». Il est rendu public et affiché sur les murs de Paris dès l’après-midi du 18 août.
 

LIBÉRATION. LE PARIS DE L’APPEL AU PEUPLE

Lundi, 19 Août, 2019

Lorsqu’il lance l’insurrection dans une capitale devenue un chaudron, Rol-Tanguy, passant outre les réticences, mise sur les forces de la Résistance et sur la mobilisation populaire.

 

«La ville n’avait plus de signification tactique. En dépit de sa gloire historique, Paris ne représentait plus qu’une tache d’encre sur nos cartes », a pu écrire dans ses mémoires le général américain Bradley, confirmant après coup la décision qui était a priori celle de lui-même et d’Eisenhower, commandant les forces alliées, de contourner la capitale pour foncer tout de suite vers le Rhin. Comment ne pas opposer à la tache d’encre de Bradley, sur une carte d’état-major, « l’affiche qui semblait une tache de sang », celle des fusillés du Mont Valérien, les torturés dans les caves hideuses de la Gestapo ou du 93, rue de Lauriston, au siège de la milice. Le 17 août encore, 35 jeunes résistants tombés dans le piège qui leur a été tendu ont été fusillés à la cascade du bois de Boulogne. Dans sa prison, la jeune résistante et poète Madeleine Riffaud, condamnée à mort à 17 ans, attend son exécution. Voilà quatre ans, selon les mots de Paul Éluard, que « Paris a faim, Paris a froid (…) Paris a mis de vieux vêtements de vieille », voilà quatre ans que Paris est outragé, martyrisé.

La barbarie de la Gestapo et des SS n’a pas cessé

Faudra-t-il attendre encore ? Que les nazis tuent avec toute la rage d’un monstre à l’agonie. Qu’ils détruisent Paris, comme l’a ordonné Hitler au commandant de la place, le général Dietrich von Choltitz. « Il ne faut pas que Paris passe aux mains de l’ennemi ou alors sous la forme d’un champ de ruines. » Il veut que la résistance allemande à Paris soit à l’égal de celle des Soviétiques à Stalingrad, espérant ­inverser ainsi le cours de la guerre. Les images de liesse que l’on peut voir aujourd’hui, celles mêmes du cinéma avec des succès populaires – justifiés – comme Paris brûle-t-il ?, au-delà des distances prises avec la réalité – von Choltitz y apparaît presque, contre toute réalité, comme un brave homme rondouillard –, tendent à nous donner une version un brin idéalisée de ces journées qui vont du 18 au 25 août, quand bien même on ne boude pas notre plaisir.

On ne peut que tenter d’imaginer ces heures qui vont précéder la décision que prendra Henri-Rol Tanguy, le commandant en chef des Forces françaises de l’intérieur (FFI), pour la région parisienne. Il n’y a pas de modèle, ce n’est pas écrit dans les manuels d’instruction militaire. Le risque est énorme. L’insurrection de Varsovie, le 1er août, sera impitoyablement écrasée après deux mois de terribles combats. L’Armée rouge pouvait-elle intervenir ? Question ouverte pour certains historiens.

Sans doute, un peu plus de deux mois après le Débarquement, la Bataille de Normandie est gagnée, même si la poche de Falaise, qui est le lieu d’une bataille d’une rare violence où les Allemands vont perdre plus de 5 000 hommes, tués, et 40 000 blessés dans ce qui sera appelé « le couloir de la mort », ne sera réduite que le 21 août. Leurs troupes sont partout sur le recul, mais elles opposent une résistance acharnée à l’avancée des Alliés. La barbarie de la Gestapo et des SS – les massacres de Tulle et d’Oradour l’ont amplement prouvé – n’a pas faibli. Une division SS est en marche vers Paris. Des artificiers de la Luftwaffe sont arrivés sur place avec la mission de miner les ponts et les grands bâtiments publics.

Depuis plusieurs semaines, « la peur a changé de camp »

L’armée allemande est encore constituée dans la capitale de 16 000 hommes équipés de 80 chars. Pourtant, comme le notait Maurice Kriegel-Valrimont, l’un des trois dirigeants du comité d’action militaire des FFI avec Pierre Villon et Jean de Vogüé, depuis plusieurs semaines, « la peur a changé de camp ». Le 14 juillet, 20 000 personnes ont manifesté à Belleville, encadrées par des Francs-tireurs et partisans en armes (FTP), émanation du PCF, sans que les Allemands interviennent. Paris est un chaudron. Le 10 août, les cheminots se mettent en grève, puis c’est le métro et, trois jours plus tard, la gendarmerie. Le 15, c’est au tour de la police, dans un spectaculaire retournement. Ce sont des policiers français qui ont procédé à la rafle du Vél’d’Hiv. Le 17, 500 détenus parviennent à s’évader de la Santé.

Rol-Tanguy en appelle à toute la Résistance

Au sein du Comité parisien de libération, l’insurrection ne fait pas l’unanimité, les gaullistes Jacques Chaban-Delmas et Alexandre Parodi y sont opposés face aux communistes Rol-Tanguy ou André Tollet qui sont déterminés. La divergence est sans doute plus profonde. Pour les gaullistes, la Résistance est une force d’appoint militaire.Pour les communistes, elle est, elle doit être davantage, la levée en masse du peuple. Chaban, après un bref aller-retour à Londres où il a rencontré de Gaulle, trouve un tel climat à Paris qu’il se rallie à l’insurrection et à l’analyse, le pari peut-être, de Rol-Tanguy qui est d’en appeler à toute la Résistance, mais aussi à appeler les citoyens aux armes. Les communistes comme André Tollet le savent. Le Paris populaire, ouvrier, immigré est résistant dans sa masse : « L’influence des ­communistes y était considérable, comme le rôle des syndicats clandestins et des milices patriotiques qu’ils développèrent dans les entreprises. » Le 18, jour où Rol-Tanguy lance l’appel, les premières barricades s’élèvent à Ivry. Dans la nuit, des affiches couvrent les murs : « Nous appelons le peuple de Paris et de la banlieue à l’insurrection libératrice ».

Combats et bombardements feront 1 500 morts

Les FTP ont déjà pris la mairie de Montreuil, ils prennent celle d’Ivry. La CGT a décrété la grève générale insurrectionnelle. Les policiers occupent la préfecture le 19. Une brève trêve est négociée avec l’occupant. Elle ne tient pas devant l’élan qui soulève la capitale. La mairie est occupée à son tour. Un groupe de journalistes prend le contrôle de l’Office français d’information de Vichy et crée l’AFP, qui publie son premier communiqué : « Les premiers journaux libres vont paraître. » L’état-major de Rol lance : « Tous aux barricades ! » Hommes, femmes et enfants se mettent à la tâche. Arbres abattus, pavés, sacs de sable… On en comptera 600.

Mais il faut absolument tenir. Le commandant Gallois, un des adjoints de Rol-Tanguy, parvient à rejoindre le QG de Bradley et rencontre le général Leclerc, à la tête de la 2e DB, qui reçoit enfin l’ordre attendu de rouler sur Paris. Il y a un arrière-plan politique. Les Américains avaient le projet de placer la France sous leur administration, l’Amgot. L’insurrection parisienne, de fait, va les en empêcher.

Au-dessus des tours de Notre-Dame, un petit avion largue un message : « Tenez bon, nous arrivons. » Les Allemands ne lâchent pas et l’issue des affrontements, qui font de nombreux morts et blessés, est incertaine. On lit aujourd’hui encore les noms de combattants morts ces jours-là, dans les rues de la capitale. Les premiers chars arrivent dans la soirée du 24. À leur bord, les républicains espagnols de la Nueve intégrés dans la 2e DB, qui compte également 25 % de combattants maghrébins. Rien n’est encore joué. Depuis Longchamp, des batteries allemandes tirent sur la capitale. Combats et bombardements feront 1 500 morts.

Le 25, la 2e DB entre dans Paris. Les combats durent encore, mais Leclerc et Roll-Tanguy reçoivent à la préfecture de police la reddition de Dietrich von Choltitz. On sait que, déjà, les calculs politiciens auraient voulu écarter de la reddition allemande celui qui fut le chef de l’insurrection, mais en ce moment, les cloches de Notre-Dame sonnent à toute volée, les drapeaux tricolores remplacent les croix gammées. La liesse populaire est indescriptible malgré les morts, les blessés et les terribles cicatrices de quatre années. De Gaulle va entrer en scène : « Mais Paris libéré… »

Maurice Ulrich

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Après avoir pompé les voix socialistes, Macron nous dit-on siphonne les voix de la droite. Certains prétendent même qu’il prend appui pour cela sur l’électorat catholique. Rien d’étonnant à cela car ces différentes tendances se retrouvent dans l’endormissement général, entretenu par la droite dite « libérale » et la social démocratie qualifiée de la même façon ! Ce n’est pas nouveau et il est n’est pas étonnant que la gauche – de moins en moins authentique et de plus en plus « cafouilleuse » – aidant, l’extrême droite et l’abstention progressent !

Posté par jacques LAUPIES le 18 août 2019

 

 

 

Le président de la République passe en revue les troupes lors du<br /><br /><br /><br />
75e anniversaire du débarquement, à Saint-Raphaël. Yann Coatsaliou/AFP<br /><br /><br /><br />

Le président de la République passe en revue les troupes lors du 75e anniversaire du débarquement, à Saint-Raphaël. Yann Coatsaliou/AFP
 

EXÉCUTIF. MACRON PROFITE DE L’ÉTÉ POUR SOIGNER SA DROITE

Vendredi, 16 Août, 2019

Bien avant la rentrée du gouvernement, mercredi, le chef de l’État a multiplié les messages politiques.

 

Pas d’allusion à l’actualité politique dans son discours commémorant, hier, le 75e anniversaire du débarquement de Provence, à Saint-Raphaël (Var). Tout juste a-t-il lancé un appel « aux maires de France » pour que les rues honorent mieux les soldats africains de la Libération. Un appel qui ne mange pas de pain et tranche surtout avec sa politique ­envers les migrants : pas de quoi le réconcilier avec la gauche. C’est que le chef de l’État regarde, en fait, ailleurs.

Installé au fort de Brégançon depuis trois semaines, Emmanuel Macron n’a toutefois pas cessé d’envoyer des cartes postales aux Français. Au cours d’un séjour évidemment « studieux », a fait savoir l’Élysée, Emmanuel Macron a sacrifié au ­rituel du ­président-comme-un-autre avec une escapade pour ­savourer une pizza et un colonel en dessert, là encore en toute simplicité très travaillée.

Visite de Vladimir Poutine

Ce samedi, Emmanuel Macron doit également participer à une cérémonie plus informelle, célébrant la libération de Bormes-les-Mimosas, occasion d’un moment « convivial » avec les habitants, selon l’Élysée. Les vacances du président prendront fin la semaine prochaine, avec une rentrée diplomatique en recevant, lundi, au fort de Brégançon, le président russe Vladimir Poutine.

Il s’est pourtant agi, hier, de la ­première sortie officielle depuis le début de ses vacances, hormis un bref aller-retour à Tunis pour ­assister aux funérailles du prési­dent tunisien Béji Caïd Essebsi, et une visite le 28 juillet à l’abbaye du ­Thoronet. Là encore, une discrète « carte postale », adressée cette fois à l’électorat catholique. Un sondage Ifop réalisé pour la Croix au ­lendemain des élections européennes signalait un bascu­lement de l’électorat catholique, délaissant la droite pour voter majoritairement (37 %) pour la liste de la ­majorité (LaREM-Modem), portée par ­Nathalie Loiseau. Un taux qui ­montait même à 43 % chez les pratiquants.

Soigner l’électorat catholique

Avec le discours au collège des Bernardins en avril 2018, puis la rencontre avec le pape François deux mois plus tard, jusqu’à son implication personnelle après l’incendie de Notre-Dame en avril dernier, Emmanuel Macron s’est montré régulièrement attentif à un catholicisme pourtant en perte de vitesse, « zombie » même selon l’expression d’Emmanuel Todd. Mais tout ce qui lui permet de ­siphonner l’électorat de droite est bon à prendre. En témoigne, incidemment, l’invitation faite à ­Nicolas Sarkozy d’assister hier à la commémoration. Les deux hommes s’étaient déjà affichés ensemble sur le plateau des Glières en mars dernier.

Lionel Venturini

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Difficile de se faire une opinion sur une situation qui concerne la Chine ! La société chinoise a une histoire et sans doute est-il difficile de se livrer à des comparaisons avec nos sociétés occidentales. Je me méfie comme de la peste des commentaires de nos médias qui sont préoccupés plus par une stigmatisation de Pékin que par le fondement de la révolte « populaire » qui semble marquer Hong Kong et dont une annalyse plus approfondie parait nécessaire…

Posté par jacques LAUPIES le 17 août 2019

 

Selon le sinologue Jean-Louis Rocca, «	la crise du logement n’est pas née de la rétrocession, mais de la nature du capitalisme hongkongais	». John Warburton-Lee/Photononstop<br />

Selon le sinologue Jean-Louis Rocca, « la crise du logement n’est pas née de la rétrocession, mais de la nature du capitalisme hongkongais ». John Warburton-Lee/Photononstop
 

HONG KONG. LE FOSSÉ SE CREUSE ENTRE CHINOIS DES DEUX RIVES

Vendredi, 16 Août, 2019

Les scènes de violence à l’aéroport ont illustré l’incompréhension grandissante entre Chinois du continent et de la région autonome. Au-delà du sentiment national, c’est un rapport différent à l’avenir qui est en cause.

 

À Hong Kong, les manifestants qui ont occupé l’aéroport jusqu’à mardi soir semblent avoir pris conscience des contradictions inhérentes à leur mouvement et de l’impact désastreux des images de violence contre des Chinois du continent. Plusieurs échanges musclés ont en effet eu lieu entre des voyageurs et des Hongkongais. Mais le paroxysme a été atteint lorsque le journaliste chinois Fu Guohao a été molesté, insulté et ligoté. Ces scènes, reprises à l’envi par les médias officiels, ont poussé certains manifestants à s’excuser sur les réseaux sociaux.

Elles illustrent toutefois le fossé politique et culturel qui s’est peu à peu creusé entre sociétés continentale et hongkongaise. « Ces images posent problème car elles prouvent d’une part que la population du continent désapprouve les revendications et les méthodes des Hongkongais, d’autre part qu’il existe une animosité assez forte entre les deux sociétés », soulève le sinologue Jean-Louis Rocca, professeur à Sciences-Po. D’autant plus problématique, pour les autorités locales et nationales, que la Région autonome spéciale (RAS) est censée revenir dans le giron chinois à l’horizon 2047. Selon un sondage réalisé en 2018 par l’université de Hong Kong, seuls 38 % des habitants de l’île se disaient fiers d’être chinois. Une proportion qui tombait à 16 % pour les 18-29 ans. Ces chiffres illustrent au mieux l’ambivalence des Hongkongais vis-à-vis de la Chine, au pire, la résistance qui court depuis 2003 contre toute remise en cause du haut degré d’autonomie.

La jeunesse se débat dans une société de plus en plus inégalitaire

Mais, selon Chan Chi Kit, professeur à l’université Hang Seng de Hong Kong, le mal est plus profond. « Les Hongkongais semblent avoir fait de la Chine un “autre” rétrograde et inférieur ». Un sentiment de supériorité en partie hérité de la colonisation britannique, qui classait les peuples en fonction de leur prétendu degré de civilisation. L’incompréhension entre les deux rives vient également du fait que, du point de vue des continentaux, les Hongkongais ont « tous les avantages d’être chinois sans les inconvénients », selon Jean-Louis Rocca. « Avant la mise en place de restrictions, nombre de Chinoises cherchaient à accoucher de l’autre côté afin que leur enfant bénéficie des soins, de la citoyenneté et du passeport hongkongais, exempté de visa dans 150 pays », détaille le chercheur. La génération née en Chine après 1949 et la proclamation de la République populaire est « très politisée et dévouée à la nation », explique Jean-Louis Rocca. « Ils observent néanmoins une certaine distance vis-à-vis de la politique, tiennent à l’ordre et à la sécurité car ils ont traversé des événements comme la Révolution culturelle et Tian’anmen. » Leurs enfants ont ainsi été éduqués dans l’idée que la stabilité était garante du niveau de vie et de son amélioration. Sur le continent, la jeunesse, qui a bénéficié des chiffres de croissance insolents des dernières décennies, a confiance en l’avenir et soutient incontestablement le pouvoir actuel. « Ils rêveraient d’un régime démocratique qui exclue le désordre dont ils ont peur. Une sorte de système à la Napoléon III qui n’est pas vraiment une démocratie, mais permet de défendre ses droits. »

Alors que, sur le continent, 20 ans semble l’âge des possibles, les jeunes Hongkongais voient au contraire les perspectives se réduire. Extrêmement préoccupée par son avenir, la jeune génération se débat dans une société de plus en plus inégalitaire. « Les jeunes Hongkongais focalisent beaucoup sur les questions politiques et ont tendance à lier tous leurs problèmes à Pékin. Or, l’exploitation et la crise du logement ne sont pas nées de la rétrocession, mais bien de la nature du capitalisme hongkongais », note encore Jean-Louis Rocca. La jeunesse voit par ailleurs la Chine continentale, qu’elle dépréciait tant, multiplier les réussites. Les universités hongkongaises, auparavant si cotées par les étudiants asiatiques, sont délaissées au profit des établissements de Shanghai. Sur le plan des affaires, Hong Kong subit en outre la concurrence de Singapour. Pour Jean-Louis Rocca, « cela nourrit le sentiment d’échec et de dépréciation », le ressentiment vis-à-vis du continent et l’incompréhension des Chinois de l’autre rive.

Lina Sankari

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Vente d’ADP…et du reste !

Posté par jacques LAUPIES le 16 août 2019

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Pour le repos : Verdi

Posté par jacques LAUPIES le 15 août 2019

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