Faï de ben a Bertrand , te lou rendra en caguant

Posté par jacques LAUPIES le 22 août 2017

 

La reconnaissance n’est certainement pas la qualité première de nombre de personnes. S’y substitue souvent l’inverse : une critique acerbe quand ce n’est pas une sorte d’hostilité, voire de haine, à l’égard de ceux à qui cependant l’on doit, quelles qu’en soient les raisons, une action qui a contribué à nous aider.

Bien sur ce comportement a des explications d’ordre psychologique qui relèvent de frustrations subies qui conduisent à recourir à quelque bouc émissaire pour s’en soulager.

Le proverbe provençal « Faï de ben a Bertrand , te lou rendra en caguant* (Fais du bien à Bertrand, il te le rendra en chiant) résume l’affaire. La cause première de ce phénomène est plus à rechercher dans le fait que l’assistanat génère chez certains démunis le rejet y compris de ceux qui font tout ce qu’ils peuvent pour contribuer à un changement favorable de leur situation sur le plan économique et social !

Ils ne discernent plus les différences même notables dans les offres politiques et cela se traduit par un ralliement à l’abstention. Le défaut d’éducation auquel s’ajoute la manipulations par les classes et catégories dominantes suffisent pour transformer l’ami, celui qui aide, en ennemi.

C’est bien connu, la plupart des droits sociaux sont acquis grâce à la mobilisation populaire résultant du travail syndical et politique. Mais dès lors qu’ils deviennent un droit, les générations qui succèdent à celles qui se sont battues pour l’obtenir, se trouvent à la merci d’interprétations fausses de l’histoire, de manipulations politiques qui ne manquent pas d’avoir des résultats analogues à celui que déclenche sur le plan individuel ce besoin d’en découdre avec son bienfaiteur.

Le plus insupportable pour un militant communiste, souvent très impliqué dans les luttes syndicales, est de se voir jugé par certains – hors ceux qui, irrécupérables,  sont inspirés d’un anti communisme de tradition – comme étranger à tous les progrès sociaux et sociétaux dont on peut jouir dans la béatitude, comme s’ils tombaient du ciel !

 

Contrats aidés. Les victimes de la précarité basculent dans le néant

Cécile Rousseau
Lundi, 21 Août, 2017
Humanite.fr

Le gouvernement a annoncé la réduction drastique des enveloppes allouées aux contrats aidés, laissant des milliers de bénéficiaires brutalement sur le carreau et mettant à mal un secteur associatif sacrifié aux économies budgétaires.

Le coup de massue a surpris tout le monde. Le 9 août, Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, déclarait que les contrats aidés étaient « coûteux » et « pas efficaces dans la lutte contre le chômage ». Le gouvernement a rapidement mis son plan d’économie drastique à exécution. Dans la foulée, la direction de Pôle emploi en Île-de-France a reçu l’ordre de la délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle (DGEFP) de geler toutes les prescriptions de CUI (contrats uniques d’insertion) et de CAE (contrats d’accompagnement dans l’emploi). Une mesure brutale qui concerne aussi bien les renouvellements que les nouveaux contrats. Les seules exceptions admises étant notamment dans le domaine de l’éducation nationale et pour les adjoints de sécurité. Les premières lueurs d’inquiétude ont commencé à poindre chez les titulaires de ces contrats, réservés aux allocataires du RSA, aux personnes éloignées de l’emploi ou sans formation.

Des centaines de milliers de personnes sur le carreau

Laura, 28 ans, en CUI depuis un an dans une structure culturelle à Rennes (Ille-et-Vilaine), n’a pas tardé à recevoir un mail alarmiste de son conseiller Pôle emploi. « Il m’a demandé de renvoyer au plus vite ma convention signée pour espérer que mon renouvellement soit pris en compte. » Pour la jeune femme, les vacances deviennent source d’angoisse. « Mon prolongement ne devait pas poser de problème ; là, je suis dans l’incertitude la plus totale, sans savoir si je vais pouvoir continuer au mois de septembre. Je suis méga stressée rien qu’à l’idée de retourner au chômage. » En charge de tâches administratives, de la gestion, de la production, elle est un maillon central de la petite association. « Je suis investie sur un projet qui ne se fera pas si je ne suis plus présente ; mon départ mettrait aussi en péril le devenir de la structure. Mon employeur aurait éventuellement les moyens de me faire un CDD de deux mois, mais pas plus. » Elle ne fait pas pour autant l’apologie de ce type de contrat. « Ce CUI est clairement une béquille. Avec 1 200 euros d’indemnités par mois, on ne va pas bien loin. Mais j’ai eu la chance que les 150 heures de formation obligatoire soient respectées par l’employeur, ce qui n’est pas le cas de nombre de gens que je connais. »

Avec ces coupes claires dans les budgets, ce sont des centaines de milliers de personnes qui vont se retrouver sur le carreau. Sur l’année 2017, le gouvernement prévoit seulement 293 000 contrats aidés, dont 110 000 nouveaux contrats au deuxième semestre (dont une moitié irait à l’éducation nationale). Une chute drastique par rapport l’année 2016 qui avait vu 459 000 emplois signés.

Des bénéficiaires sans aucune solution

« Les contrats aidés sont un pis-aller en termes de politique de l’emploi, mais on s’attaque encore à l’emploi précaire, considère François Millet, du Snu-Pôle emploi Île-de-France. Je pense que toute la violence sociale de cette décision n’a pas encore eu le temps d’émerger, beaucoup de gens ne sont pas au courant. » Si le gouvernement évoque un grand plan d’investissement à venir sur la formation professionnelle et l’apprentissage en contrepartie de cette coupe massive, en attendant, les bénéficiaires privés de leurs contrats se retrouvent sans aucune solution. « Leur argument est assez creux. L’arrêt de certains CUI-CAE ne se traduira pas par des formations à la hauteur », poursuit le syndicaliste.

Ces contrats aidés, qui coûtent chaque année en moyenne 3 milliards d’euros à l’État, sont largement utilisés comme une arme antichômage à court terme depuis la création des travaux d’utilité collective (TUC), en 1984. Ils n’ont cessé de servir d’amortisseur en période de crise économique et de tenter de palier les échecs des politiques sur le front de l’emploi, comme cela a été le cas durant le quinquennat de François Hollande. À moyen terme, leur bilan est mitigé. « Une amélioration limitée de l’insertion professionnelle des bénéficiaires » est constatée par la Dares dans une étude datée de mars 2017.

« On est critique de ce genre de contrat, lance d’emblée Florian Martinez, porte-parole du syndicat Asso, les bénéficiaires ne touchent pas de prime de précarité, n’entrent pas dans les seuils sociaux de la structure, mais leur suppression ne sera pas remplacée par un emploi. C’est un vrai plan social éclaté, un drame humain qui se prépare. »

Les associations n’ont pas tardé à tirer la sonnette d’alarme. Déjà prises à la gorge par la faiblesse des subventions publiques, ces structures n’ont souvent pas d’autre choix que de recourir à ce type de contrats pris en charge par l’État à hauteur de 55 % à 80 %.

La nouvelle passe d’autant plus mal que certaines structures remplissent des missions d’utilité publique. Comme l’Association des quartiers du marché-gare, spécialisée dans l’aide aux devoirs à Montauban (Tarn-et-Garonne), qui n’a pas vu renouveler son contrat aidé. Une catastrophe pour son président, André Gréder. « Notre activité existe depuis trente ans ; comme un de nos professeurs ne peut pas rester, nous allons devoir réduire la voilure. Nous sommes une des pièces maîtresse de la vie sociale du quartier, mais nous n’avons même pas de quoi embaucher un emploi statutaire. Nous sommes tout le temps obligés de nous battre pour trouver des financements, pour chercher des fonds. Nous avons interpellé le préfet, le conseil régional, le député, nous attendons des réponses. » Tout un pan des services publics est aussi menacé de rupture par ce tour de vis. Sur l’île de La Réunion, la rentrée des classes a même dû être décalée de cinq jours faute de personnel (voir article ci-contre). Si la CGT déplore « une grosse erreur » quant à la soudaineté de la réduction des contrats aidés, elle réclame aussi que les postes habituellement en contrats de ce type dans l’éducation nationale « soient budgétés » pour des contrats normaux et que les actuels bénéficiaires du dispositif « soient ainsi recrutés sur des postes », à un moment où les besoins en service public n’ont jamais été aussi croissants.

Au Secours populaire de Montauban, en pointe sur les questions de solidarité et de lutte contre la pauvreté, l’impact est également redoutable : « Nous avons cinq contrats aidés, dont deux qui ne seront pas prolongés, lance Francette Noël, présidente de l’association. Ça va être très compliqué de continuer à fonctionner, à recevoir 30 à 40 familles tous les après-midi. »

Gérard, en charge de la communication au Secours populaire, est un de ces employés contraints au départ. À 57 ans, avec un statut de travailleur handicapé, il n’a pas grand espoir de retrouver un emploi. « J’ai appris ça du jour au lendemain, bim, c’était fini. Je vais rédiger des CV, aller à Cap emploi (équivalent de Pôle emploi pour les personnes en situation de handicap), mais je ne me fais pas d’illusions. » Malgré la faiblesse des revenus de son contrat aidé, 650 euros par mois, « juste une blague », précise-t-il, Gérard regrette que ces économies budgétaires frappent une nouvelle fois en priorité « des hommes et des femmes qui n’ont pas besoin de ça. Cela complique aussi la marche d’associations aux missions plus qu’utiles et qui ont déjà subi la suppression de la réserve parlementaire »…

Pour ces laissés-pour-compte, le retour au chômage ou la perspective de postes encore plus mal payés est un crève-cœur. Frédéric Martinez entrevoit déjà une entourloupe : « On n’arrête pas d’entendre que les objectifs de services civiques ne sont pas remplis ; une partie des contrats aidés pourrait basculer sur ces missions encore plus précaires (indemnisés 570 euros par mois en moyenne), alors qu’il faudrait au contraire plus de moyens pour le secteur associatif pour créer de l’emploi de qualité. Seules 53 % des personnes travaillent en CDI. » Mais avec ces tailles budgétaires à la serpe sur les contrats aidés et une réforme du Code du travail en voie de casser le CDI, la précarisation généralisée est bien en marche. 

 

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Développement du terrorisme : aussi une affaire de société et d’éducation

Posté par jacques LAUPIES le 21 août 2017

 

 

 A  la télé la plupart des hommes politiques de la droite et du centre font, à chaque attentat, de la surenchère sécuritaire réclamant plus de moyens, se renvoyant la balle en accusant  au plus fort ceux qui sont au pouvoir de n’en faire pas assez. Ces derniers ne manquant pas de rappeler que leurs prédécesseurs avaient bien moins réalisé et même réduit les moyens de la police entre autres !

D’interminables débats nous sont proposés pour nous exposer les difficultés de la tâche.

Une véritable compétition s’installe entre les différentes villes à savoir qui mettra le plus de dispositif de surveillance et de protection. On prétend multiplier les effectifs destinés à la surveillance.

Pas étonnant que les espagnols, plus modérés malgré ce qui vient de leur arriver, étonnent nos journalistes et autres commentateurs d’autant qu’apparemment les réseaux terroristes seraient fortement implantés dans la péninsule. 

« La critique est aisée, l’art est difficile ! » Nous savons tous cela mais si l’art de la surveillance et de la répression présente de sérieuses difficultés nous aimerions que l’on se penchât un peu plus sérieusement sur celui de la prévention qui consiste avant tout à se donner les moyens de l’éducation de la jeunesse.

Franchement : deux mois d’été à observer ce qui se passe dans beaucoup de famille, notamment  celle que l’on dit recomposée, mais pas seulement bien entendu, apporte la preuve, la pauvreté aidant tout autant que les frustrations dont parle ONFRAY dans les vidéos copiées dans ce blog, que les choses ne vont pas en s’améliorant !

 

La femme du jour. Ada Colau, maire de Barcelone

Gaël De Santis
Lundi, 21 Août, 2017
L’Humanité
PHOTO JAVIER SORIANO/AFP
PHOTO JAVIER SORIANO/AFP

La maire de Barcelone a choisi de ne pas ­répondre aux attentats de jeudi dans sa ville et vendredi à Cambrils par une surenchère sécuritaire.

Dans une première déclaration, jeudi, elle a rappelé que Barcelone était une « ville de paix » et que « la terreur ne parviendra pas à ce que nous cessions d’être ce que nous sommes : une ville ouverte au monde, courageuse et solidaire ». Barcelone, qui a accueilli en début d’année une manifestation énorme en faveur de l’accueil des réfugiés, est « fière de sa diversité », a-t-elle fait valoir. Dans le week-end, un grand nombre d’articles ont été publiés s’étonnant de l’absence de bornes anti-intrusion. « Les auteurs de l’attentat voulaient tuer et, s’ils n’avaient pas pu entrer par les Ramblas, ils l’auraient fait par un autre endroit, nous ne pouvons pas emplir une ville comme Barcelone de ­barrières », a-t-elle déclaré. Ada Colau a été élue l’an dernier maire de la capitale catalane grâce à une coalition comprenant Podemos, les communistes et d’autres formations de gauche

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Profitons de l’été pour écouter le philosophe

Posté par jacques LAUPIES le 20 août 2017

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L’enterrement

Posté par jacques LAUPIES le 19 août 2017

 

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  • L’enterrement
  •  
  • Au pied des forêts et des serres
  • Coule joyeuse la rivière
  • Dont l’eau claire glisse et encense
  • Les galets de sa transparence
  • Je vais cherchant un cimetière
  • Où une vie rejoint sa terre
  •  
  • Un hameau calme et silencieux
  • Me ramène au temps des aïeux
  • Les murs chauds au soleil de juin
  • Evoquent ce passé lointain
  • Et je vois marchant devant nous
  • Le père et les enfants qui jouent
  •  
  • Dans ce siècle entamé trop vite
  • Meurent peu à peu les élites
  • Dont l’âme a bercé ma jeunesse
  • Vous seigneurs qui n’avez de cesse
  • Sur tous ces écrans maquillés
  • De paraitre et de briller
  • Jamais vous n’aurez la couleur
  • De ces bouquets d’herbe et de fleur
  • Qui dans une aube difficile
  • Ont gardé les champs les villes
  •  
  • Quand tombe l’ultime pétale
  • Je sens un parfum qui s’exhale
  • Quand s’avance ce cercueil frêle
  • Comme dans le vent doux une aile
  • Chacun sait ce qu’il accompagne
  • une mère, une compagne
  • Et pour ceux qui rêvent encore
  • La résistante qu’ils honorent
  •  
  •  
  • Et je pleure dans ce moment
  • De voir les larmes des enfants
  • Celles naissant de l’émotion
  • De l’amour et la dévotion
  • Espérant que dans le futur
  • De leurs yeux embués et purs
  • Naitra un hommage plus vaste
  • Celui des mots portant les actes
  •  
  • Le souvenir des disparus
  • Dans le nouveau qui se construit
  • Est la seule arme qui nous suit
  • Quand surgit la bête vaincue

 

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Où sont ceux qui arment les bras criminels ?

Posté par jacques LAUPIES le 19 août 2017

 

 

Moi que voulez-vous quand je vois à la télé Chefs d’états, Ministres et même rois, venir se recueillir avec une population  émue par ces victimes que le hasard a placé un mauvais jour au mauvais endroit à la merci de fanatiques fabriqués pour tuer, cela ne m’inspire pas de partager avec ces « notables » une solidarité quelconque.

Nous n’avons pas la même responsabilité dans la terreur qui s’abat sur des innocents. Que font depuis des décades les hommes de gouvernement ou à qui l’on attribue un pouvoir de droit divin, pour éviter ce mal que sont les guerres ou sont engendrés, comme toujours les pires criminels ? Certes chaque catégorie sociale  a les siens – d’innocents  – mais s’y trouvent des indifférents, des passifs et parfois même des complices par omission de critique.

Et on fait comme si tout ce monde devait se prosterner et pleurnicher sans se poser la question essentielle : Comment en finir avec cette planète ou les uns ont faim et les autres gaspillent ou on  consomme inutilement  des objets de luxe ou parfois de misère ? Un monde ou la force de travail est dévaluée, ou les corps ne sont plus respectés pas plus que les esprits. Bref ou tout n’est que consommation stupide sur fond de profit et d’exploitation, au prétexte de liberté par dessus le marché. Insupportable…

Quand la mort frappe un homme ou une femme, quel qu’il soit, le recueillement s’impose, un temps ! Mais la cause de cette mort ne peut être oubliée, pas seulement celle de la maladie ou de l’arme qui tue mais du virus coupable et de celui qui fournit l’arme du crime et se trouve parfois au cœur de la foule qui pleure. 

Sans quoi l’épidémie guette tout autant que le génocide ! 

 

 

Les policiers espagnols remontent la piste des attentats meurtriers

avec afp
Vendredi, 18 Août, 2017
Humanite.fr
Photo Josep Lago/AFP
Photo Josep Lago/AFP
Les policiers espagnols tentent ce vendredi de remonter la piste d’auteurs d’attentats qui ont ensanglanté Barcelone et la Catalogne, faisant 13 morts et plus de cent blessés en fonçant dans la foule avec leurs véhicules.
 
Avant le lever du soleil, cinq « terroristes présumés » avaient été abattus par les forces sécurité dans la station balnéaire de Cambrils, à 120 km au sud de Barcelone. Trois autres avaient été arrêtés dans deux autres localités de Catalogne, une région autonome qui dispose de sa propre police, selon les autorités. L’hypothèse des enquêteurs est que tous sont liés à l’attaque de jeudi après-midi à Barcelone, revendiquée par le groupe jihadiste Etat islamique, qui a déjà revendiqué des attentats similaires à Nice, Londres et Berlin.
Une camionnette blanche a descendu à toute allure l’allée centrale des Ramblas, une longue avenue bondée de touristes, fauchant les passants par dizaines et percutant un kiosque à journaux.
Le conducteur est descendu du véhicule et s’est enfui en courant, sans dire un mot et la police n’a pas annoncé l’avoir retrouvé. Le bilan est lourd: 13 morts et plus d’une centaine de blessés et pourrait encore s’aggraver, a prévenu le responsable de l’Intérieur de Catalogne, Joaquim Forn. Les autorités étaient toujours en train de recenser les victimes, d’au moins 24 nationalités différentes, selon la protection civile quand l’alerte à été donnée à Cambrils peu après minuit. Une Audi A3 fonçait sur la promenade de bord de mer, renversant les passants.
Elle a percuté une voiture des Mossos d’Esquadra, la police catalane, et une fusillade a éclaté, selon le gouvernement régional. Quand l’opération a pris fin, « cinq terroristes présumés » étaient morts, un policier et six civils blessés, dont un dans un état critique. Des ceintures d’explosifs que portaient les « terroristes pérsumés » abattus à Camrils étaient faux, a annoncé le chef du département de l’Intérieur Joaquim Forn, à la radio Onda Cero.
Les Mossos d’Esquadra ont annoncé dans la nuit avoir arrêté un troisième homme, à Ripoll, à une centaine de kilomètres au nord de Barcelone, où un Marocain, Driss Oukabir, avait déjà été appréhendé. Un autre suspect, né à Melilla, une enclave espagnole au Maroc, a été arrêté à 200 km au sud de Barcelone, après l’explosion mercredi soir d’une maison dont la police croit que les occupants préparaient un engin explosif.
L’Espagne, troisième destination touristique au monde, avait été jusqu’ici épargnée par les attentats des jihadistes de l’EI qui ont touché d’autres capitales européennes, telles Paris ou Bruxelles. Mais c’est à Madrid qu’avaient eu lieu les attentats islamistes les plus meurtriers jamais commis en Europe: le 11 mars 2004, des bombes avaient explosé dans des trains, faisant 191 morts. Ils avaient été revendiqués par un groupe de la mouvance al-Qaïda.
 
Une minute de silence a lieu à 12H00 à Barcelone en solidarité avec les victimes de l’attentat.
 
« Ils ne nous terroriseront pas. Toute l’Espagne est à Barcelone. Les Ramblas appartiendront de nouveau à tout le monde », a déclaré le roi Felipe VI. Le chef du gouvernement Mariano Rajoy s’était rendu dans la capitale catalane, où le gouvernement régional séparatiste prétend faire sécession de l’Espagne.  »Nous sommes unis dans la douleur. Mais nous sommes surtout unis par la volonté de mettre fin à cette folie et cette barbarie », a-t-il déclaré à la télévision, annonçant un deuil national de trois jours à partir de vendredi.
Barcelone s’était immédiatement mobilisée. Les employés de sécurité à l’aéroport ont mis fin à une grève, les taxis se sont mis à transporter gratuitement les voyageurs qui le nécessitaient. Des volontaires se sont précipités pour donner leur sang, au point que les autorités ont fait savoir que ce n’était plus nécessaire.

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