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    Moins tu as, plus tu donnes.
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République quel est ton nom ?

Posté par jacques LAUPIES le 27 avril 2015

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Mon grand-père (encore lui) fervent admirateur de Jaurès me disait en substance : les socialistes de ma jeunesse étaient les vrais républicains d’hier, les communistes sont les vrais socialistes d’hier. J’en concluais un peu hâtivement que n’étaient vraiment républicains que les communistes. Pardonnez moi mais…

Mais quand je vois comment – l’article ci dessous l’évoque – les royalistes et ensuite les bonapartistes ont usurpé la notion de république et que de nos jours ces conservateurs osent s’en réclamer en prenant toutes sortes d’appellation, y compris parfois celle de populaire, de national, de démocrates et pour finir de républicain (ce qui n’est pas nouveau car le Parti Républicain de Chirac n’est pas si loin) Il y en même que l’appellation socialiste répugne et qui se voient placés dans une concurrence déloyale !

En définitive, si je suis les traces de mon grand-père dans son raisonnement, nous communistes, vrais héritiers des grands idéaux de la révolution française, serions les seuls à ne pas utiliser la référence au mot républicain tout en portant haut et fort les idéaux de Rousseau de Voltaire et de tous les autres.

Oh que me voila exposé à être traité de sectaire en énonçant ce raisonnement qui n’est cependant pas dénué de logique. La réalité le prouve : Napoléon et ses guerres ont été placée sous l’égide du drapeau républicain, la monarchie constitutionnelle s’est vite parée du républicanisme pour ses entreprises coloniales, la défaite du second empire s’est vite muée en République pour poursuivre cette tâche, sur tous les continents. Après les trahisons de l’Empereur et puis de Thiers, les nouveaux républicains sous appellation de radicaux, de socialistes et radicaux socialistes ont sombré dans l’union nationale de la première guerre mondiale et poursuivi les conquêtes coloniales (MAROC notamment) pour céder finalement devant le pétainisme et la collaboration. Ce fut ensuite la guerre d’Indochine (VIET NAM) et d’Algérie auxquelles ont contribué moult hommes politiques répartis dans ces partis accrochés comme des morpions au poils de la république cinquième de nom.

Alors excusez moi, démocrates, indépendants, centristes, radicaux, pseudos socialistes et autres petits nouveaux sarkoziste ou clémenceautistes, vos républiques je m’en méfie (je suis très modéré en vous disant cela) et je préfère la mienne même si je la conçois sans classe, ce qu’un certain Babeuf évoquait déjà au lendemain de 1789.

Bien entendu les valeurs essentielles de la République ont été instituées par des républicains d’origines diverses dont personne n’ose contester le bien fondé de leurs démarches : lois sur les syndicats, lois sur la laïcité, lois sur les associations, lois de la séparation, lois sur le suffrage universel, lois sur la sécurité sociale, etc. Mais il ne faudrait pas oublier les luttes sociales (et patriotiques) qui les ont soutenues et accompagnées, cesc

Relisez ces articles de la déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948 qui, entre autres, vous renverront vers les contradictions de certains de ces politiques qui se targuent d’être les meilleurs républicains du monde !

Article 22.

Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale ; elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité, grâce à l’effort national et à la coopération internationale, compte tenu de l’organisation et des ressources de chaque pays.

Article 23.

  1. Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.
  2. Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal.
  3. Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu’à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s’il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale.
  4. Toute personne a le droit de fonder avec d’autres des syndicats et de s’affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts.

Article 12.

Nul ne sera l’objet d’immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d’atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes

Article 25.

  1. Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.
  2. La maternité et l’enfance ont droit à une aide et à une assistance spéciales. Tous les enfants, qu’ils soient nés dans le mariage ou hors mariage, jouissent de la même protection sociale.

 

« Les républicains », ce hold-up qui se prépare

Patrick le Hyaric
Vendredi, 24 Avril, 2015
Humanité Dimanche

 

L’éditorial de Patrick Le Hyaric : « M. Sarkozy qui avait déjà pris Guy Môquet et Jean Jaurès en otage veut ripoliner son parti et capturer ce mot pour sa seule machine de guerre électorale. »
En ces temps si troubles où l’on veut que la télévision commerciale remplace les bibliothèques, où l’histoire est piétinée jusqu’au fond des poubelles, où la culture est méprisée, où les concepts sont retraités dans de grandes lessiveuses médiatiques, où les mots sont transmutés, voilà que M. Sarkozy, qui avait déjà pris Guy Môquet et Jean Jaurès en otage, prépare un nouveau vol sous notre nez. Il veut ripoliner son parti « l’UMP » avec un simple mot, « les Républicains». Parce que ce n’est pas banal, il ne faudrait pas que cela passe comme une lettre à la poste. Ainsi sa machine de guerre électorale capturerait pour elle seule ce mot devenu système, si original en France, fruit d’une longue et belle histoire de luttes pour la souveraineté populaire.
La République, c’est mot pour mot « la chose publique». C’est en République que chacune et chacun se définit comme citoyen. Tous composent la nation. Certes, il existe dans le monde de nombreuses républiques.
Mais, en France, on ne prête serment ni sur la bible, ni sur le billet de banque quand on accède à la fonction suprême. Notre pays a cette particularité d’être une « République indivisible, laïque, démocratique et sociale », selon le préambule de la Constitution. Notre République n’a pas de véritable équivalent en Europe. La laïcité par exemple n’est nulle part ailleurs un principe constitutionnel.
Le projet sarkozyste qui malaxe le mot laïcité pour le réduire aux menus des cantines à l’école, qui a éteint la lumière vacillante de la démocratie quand il a foulé aux pieds le résultat du référendum sur le traité constitutionnel européen, il y a déjà dix ans, et qui a jeté par-dessus bord le mot « social » au profit des intérêts des milieux d’affaires, est à rebours du projet républicain issu de 1789.
Après avoir créé un ministère de « l’identité nationale », pour porter main-forte à la fausse mais violente théorie du « grand remplacement », alors que l’immigration ne représente que … 0,36 % de notre population, il a bafoué l’idéal universaliste de la République française, blessé la citoyenneté qui dépend d’un statut de droit et non d’un tri par situation, servant notamment à refuser le droit de vote à une partie des créateurs de richesses de notre pays, contributeurs aux caisses sociales et du Trésor public.
Le hold-up en préparation ne vise pas seulement à imiter le parti américain ou à tenter de rejeter les autres forces en dehors du concept républicain, il vise à voler un nom, propriété de tous les citoyens pour dévoyer un projet, des concepts, un sens, des valeurs. Cela se fait sur un fond « d’alternance » politique pour de mêmes choix économiques, sociaux, culturels, éducatifs, soumis à Bruxelles et aux milieux d’affaires, alors que le premier ministre lui-même appelle le parti auquel il appartient à se débarrasser du mot « socialiste » pour peut-être devenir « démocrate », au nom d’une « révolution copernicienne » annoncée.
Rappelons que le clivage entre la droite et la gauche est précisément né avec la naissance de la République. Le 28 août 1789, lors du débat sur le veto royal à la Constituante, les députés opposés à cette mesure et hostiles à la toute-puissance du clergé se regroupent à gauche du président du bureau, tandis que les partisans du veto royal, de la sauvegarde de la monarchie et de la prépondérance de l’Église catholique, se placent à droite. Ainsi sont nées droite et gauche. Certes, depuis, la droite a endossé les habits de la République. Le combat acharné des républicains du XIX e siècle pour que la nation épouse les principes fondamentaux de la République et pour rendre irréversibles ses conquêtes permit d’intégrer dans ses rangs bon nombre de ses anciens adversaires. Ce fut une victoire républicaine de longue haleine qui ne gommait en rien les clivages intenses, désormais bordés par les principes universels. Ceux qui persistaient à la nommer « la Gueuse » se situaient à l’extérieur de son périmètre.
Ainsi, la République peut-elle être réactionnaire, autoritaire ou coloniale, mais aussi sociale, laïque et démocratique. En se déclarant très à droite par rapport à l’histoire de la droite depuis la Libération, en insistant sur le rôle supérieur « du curé ou du pasteur » sur l’instituteur, en menant campagne sur l’opposition entre l’identité française et d’autres fantasmées ou en opposant la démocratie à la République – l’une étant le régime du laisser-faire, l’autre celui de l’ordre et de l’autorité –, M. Sarkozy joue avec les limites du cadre républicain, intimement mêlé à la laïcité, à l’école publique, à la démocratie, aux services publics, à l’égalité des droits.
Ajoutons qu’à travers cette manœuvre, M. Sarkozy, qui n’a jamais caché sa fascination pour le modèle américain, cherche à en transposer ici ses caractéristiques politiques afin de fédérer, à l’image du Parti républicain, l’ensemble des composantes de la droite et d’une bonne partie de son extrême sur une orientation particulièrement dure: prédominance de la loi de l’argent et du religieux, ultralibéralisme, négation du principe d’égalité, néoconservatisme. Tout un programme pour notre pays!
 
M. SARKOZY QUI AVAIT DÉJÀ PRIS GUY MÔQUET ET JEAN JAURÈS EN OTAGE VEUT RIPOLINER SON PARTI ET CAPTURER CE MOT POUR SA SEULE MACHINE DE GUERRE ÉLECTORALE.
 
Ainsi, cherche-t-il avec opportunisme à réduire la République à une vision étroite qui flirte avec ses limites, une version rabougrie de la République, césarienne, antidémocratique, soumise aux grands vents de la finance mondialisée.
La République ne dit pas tout mais elle dit beaucoup. La République française n’existe que si elle appartient à chacune et chacun de ses citoyens, de droite comme de gauche. Elle est le bien commun de tous les Français, le cadre bordé par les principes de liberté, d’égalité et de fraternité. Vouloir se l’approprier sur une orientation politique qui en nie les principes fondamentaux relève du vol pur et simple et d’un profond mépris pour l’ensemble et la diversité de ses citoyens.
Nous persistons à penser, avec Jaurès, que « sans la République, le socialisme est impuissant, sans le socialisme, la République est vide », que la République poussée jusqu’au bout, logique avec elle-même, qui ne trahit pas ses principes fondamentaux, qui n’est pas en porte-à-faux avec sa devise, pose les jalons d’une société du bien commun, de la propriété collective, de la démocratie, de la solidarité humaine et de la défense de l’environnement. Bref, l’opposé de celle que propose M. Sarkozy!
Car, au fond, est-ce défendre la fraternité que d’appeler « assistanat » les principes de solidarité qui régissent nos systèmes de sécurité sociale, de retraite et d’assurance chômage ? Est-ce défendre la liberté que d’encourager la toute-puissance du capital sur la vie quotidienne de millions de salariés, d’empêcher tout pouvoir décisionnel au monde du travail dans l’entreprise et sur la production ? Est-ce défendre l’égalité que de justifier en permanence le règne de la compétition de tous contre tous ou de stigmatiser une partie de nos concitoyens en raison de leur religion ? Est-ce enfin « républicain » que de manier le fameux « ni-ni » en renvoyant dos à dos l’extrême droite et les partis républicains ?
Répondre à ces questions c’est prendre conscience que la République, bien plus qu’un ordre figé, est un combat permanent pour que se réalisent aujourd’hui, dans le monde réel, ses principes universels. Que tous les républicains fassent que M. Sarkozy en soit pour ses frais !
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