Appel à sensiblerie…

Posté par jacques LAUPIES le 10 décembre 2017

DSC_0768-1

DSC_0799-6  DSC_0825-2

DSC_0789-5  DSC_0824-8

 

Que Johnny Halliday a  excellé dans son art musical, qu’il ait enchanté des générations, je n’en doute pas. Chacun de nous trouve dans la chanson et ses interprètes les plus doués de quoi le rendre gai, triste, exubérant ou mélancolique.

Parfois même il nous faut un temps pour trouver ces émotions qu’avec certains évènements de nos vies que nous nous remémorons, souvent avec l’âge, nous trouvons dans l’expression des autres. Fussent-ils musiciens ou chanteurs, poètes ou conteurs, écrivains ou paroliers, savants ou découvreurs, philosophes, politiques, ils peuvent, pour peu qu’en nous s’en manifeste le besoin,  devenir chers à notre « cœur ».

Qui s’en plaindrait ?

Mais il y a dans les célébrations qu’on leur accorde à une personne, surtout quand elles sont orchestrées et transforment une légitime émotion d’un groupe en une vague qui interpelle toute la société un risque d’imposture qui devient sélective. Non pas par la volonté de ses nombreux adeptes ou admirateurs mais par la volonté orchestrée de catégories, de caste et pourquoi pas de classes qui ainsi manipulent des foules de « fanatiques » et les instrumentalisent en fonction de leurs intérêts, de leur besoin de notoriété et de paraître.

C’est un peu ce sentiment d’être soumis à ce phénomène que je ressens et qui me met mal à l’aise, conscient d’avoir affaire et de devoir être associé à une vaste supercherie médiatique qui ressemble à un embrigadement à caractère populiste.

Comme une répétition du pire qui peut nous arriver…

 

Jean-Michel Boris « Johnny, c’est tout un pan de l’histoire »

Propos recueillis par Victor hache
Jeudi, 7 Décembre, 2017
L’Humanité

Jean-Michel Boris se souvient des concerts de Johnny, arrivé avec la vague yé-yé, et qui a tout balayé sur son passage.

«Il est arrivé avec les yé-yé, et il a balayé vraiment tout ce qu’il y avait auparavant, à part quelques rares exceptions comme Piaf, Bécaud ou Aznavour. On s’est bien rendu compte avec Bruno Coquatrix qu’il y avait une vague de fond musicale qui était en train de déferler sur la France sans vraiment avoir conscience de son énormité qui a engendré un renouvellement complet de toutes les stars du music-hall. À partir de 1961, Claude François, Johnny Hallyday, Richard Anthony, Sylvie Vartan… C’est une vague de fond importante qu’il fallait appréhender et jouer sur scène. Johnny, c’est l’image retranscrite en France d’Elvis Presley aux États-Unis avec toutes les petites outrances que l’on peut connaître au départ. Quand il se produit en 1960 à l’Alhambra en première partie de Raymond Devos, dans la salle il y a du remue-ménage, avec certains qui applaudissent et d’autres qui hurlent.

Soixante ans de carrière et des millions de disques vendus

C’est tout un truc nouveau, et voir Johnny qui se roule par-terre à la troisième chanson, les gens ne comprennent pas très bien. Mais c’est vrai qu’après il y a toute la jeunesse qui fond derrière. Soixante ans de carrière et des millions de disques vendus, Johnny, c’était un personnage hors du commun. Dès qu’il entrait en scène, c’était des hurlements, des cris, des pleurs, des envois de fleurs. C’était vraiment l’idole des jeunes. Indiscutablement, Johnny, c’est un événement comme a pu l’être Piaf. À mon avis sa cérémonie d’enterrement va être un événement national. S’il est enterré au Père-Lachaise et que le corbillard traverse Paris, je suis sûr que de chaque côté des boulevards il y a aura énormément de monde. Il y a des gens pour qui il ne représente pas grand-chose, mais je suis sûr qu’avec sa disparition, tout d’un coup, ils changeront d’avis, ils iront à sa rencontre. Mort, il aura beaucoup plus d’impact encore. Johnny, c’est tout un pan de l’histoire. Il a apporté beaucoup à la musique. Il a eu des moments de désert dans sa carrière où sa popularité flanchait, mais il est toujours revenu. On le voyait parfois fatigué, mais, dès qu’il était sur scène, il était absolument magnifique. »

Jean-Michel Boris,

Ancien directeur artistique de l’Olympia

 

 

Cet article a été publié le Dimanche 10 décembre 2017 à 1 h 45 min et est catégorisé sous Non classé. Vous pouvez suivre les réponses à cet article par le fil Flux des commentaires. Vous pouvez laisser un commentaire. Les trackbacks sont fermés.

if (typeof OA_show === "function") OA_show('b300'); // ]]> -->

Laisser un commentaire

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.

«
»
 

Lorette Autrement |
Bernard VIDAL - Un nouvel a... |
Energie Nouvelle pour Heill... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Vallorcine: Elections munic...
| servir connaux
| Le site de la liste Gif, os...