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Fienkelraut : coupable de propos raciste ou victime de l’acharnement de ses opposants ?

Posté par jacques LAUPIES le 18 décembre 2017

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Résultat d’images pour Le Déjeuner sur l'herbe

Le Joueur de fifre

Manet en passant…

 

Fienkelraut : coupable de propos raciste ou victime de l’acharnement de ses opposants ?

Ce philosophe empoisonne de ses propos scabreux, mi figue mi raisin comme on dit, avec ses airs de faux-cul, depuis des années, les plateaux de télévision et les radios publiques.

Il a parfaitement le droit de défendre « sa pensée », de faire un peu trop souvent profil bas quand ses contradicteurs l’obligent à la défensive mais il est regrettable qu’il se trouve rarement confronté à des philosophes marxistes et que ces derniers n’aient pas comme lui un usage aussi fréquent des médias audio visuels.

A tel point que l’on peut se demander ou est le philosophe derrière sa façade de polémiste politique particulièrement sensible aux questions de l’immigration, du communautarisme, un tantinet pro israélien et islamophobe dans ses propos souvent ambigus.

Il se trouve qu’il a des soutiens du côté du Figaro et subit la critique de l’Huma

Souvent Michel Onfray est lui aussi crédité de propos mal intentionnés dont il se défend. Comme lui sa présence fréquente sur les médias prête flanc à ce qu’il considère comme une déformation de ses propos.

Ce qui les conduit malgré leur différence de vue sur nombre de question à une certaine solidarité carrément affichée lors d’une émission de télé dont j’ai oublié le titre et la date !

Cependant je jubile à 90 % quant j’entends Onfray et je râle à 90 % quant j’écoute Fienkelraut.

On ne se refait pas comme ça !

 

Finkielkraut, le problème à la souche

Maud Vergnol
Vendredi, 15 Décembre, 2017
L’Humanité
Photo : Joël Saget/AFP

Photo : Joël Saget/AFP
 

Contre-feux. Le philosophe néoconservateur continue de distiller son poison raciste en banalisant le vocabulaire de l’extrême droite.

C’est toujours le même scénario avec Alain Finkielkraut. Il profère une ignominie raciste, puis explique qu’il est victime d’un mauvais procès afin de se soustraire à la critique. Nul dérapage, donc, dans ses derniers propos qui ont soulevé, à juste titre, l’indignation générale. « Le petit peuple blanc », « les non-souchiens »… voilà qu’un académicien, qui continue de sévir sur les ondes du service public, reprend sans vergogne le dictionnaire de l’extrême droite. Et ce n’est pas la première fois qu’il utilise ce terme, emprunté à son ami d’extrême droite Renaud Camus, qui « ethnicise » le nationalisme et aime fantasmer sur une Europe blanche, fécondée par les Indo-Européens, supposés pères génétiques de « la race blanche ». L’idée qu’il puisse exister une nation française qui ne soit pas figée, blanche et chrétienne, mais un creuset toujours en fusion est insupportable pour le philosophe néoconservateur. En 2011, inquiet de l’irruption et de la banalisation dans le débat public du terme « Français de souche », l’historien Patrick Weil rappelait que « les souches sont immobiles, tandis que les êtres humains bougent et évoluent. La France a été une terre d’invasion puis de migrations, et les nouveaux venus ont toujours fini par s’intégrer ». « Il est sûr que l’Éden n’étant situé en France par aucune tradition, nous descendons tous d’immigrants à un certain horizon temporel », ironise de son côté le démographe Hervé Le Bras, qui sauva l’honneur d’une émission de France Culture à laquelle Finkielkraut avait convié le théoricien du « grand remplacement »… Mais non, nous avons mal compris, nous autres, la richesse de la langue de l’académicien, que Bourdieu jugeait comme « un sous-philosophe », « qui participe à la construction de fantasmes sociaux qui font écran entre une société et sa propre vérité ».

Fienkelraut : coupable de propos raciste ou victime de l'acharnement de ses opposants ?

Maud Vergnol

 

 

Lu dans le figaro.fr

TRIBUNE – Ayant déclaré dimanche que «les non-souchiens brillaient par leur absence» lors de l’hommage rendu à Johnny, Alain Finkielkraut a déclenché la polémique. Pour Mathieu Bock-Côté, l’indignation médiatique est avant tout un prétexte pour faire du philosophe un paria.

La simple présence d’Alain Finkielkraut dans l’espace public semble aujourd’hui faire scandale. À gauche de la gauche, on a cessé d’écouter ses arguments mais on scrute sans cesse ses propos à la recherche de ce que le système médiatique nomme un dérapage, ou du moins, pour trouver quelques propos controversés qui justifieront sa mise au pilori pour quelques jours. L’objectif, c’est de faire du philosophe un paria, de le discréditer moralement, de le transformer en infréquentable, qui ne sera plus convoqué dans le débat public qu’à la manière d’un repoussoir, sans cesse obligé de se justifier d’exister.

 

Celui qui s’est imposé au fil des décennies à travers une critique subtile et mélancolique de la modernité et de sa tentation démiurgique est transformé en commentateur ronchon contre lequel on justifiera toutes les moqueries. On ne prend pas la peine de le lire et on attend simplement le moment où on pourra le lyncher pour de bon. Pour les patrouilleurs zélés du politiquement correct, qui distribuent sans cesse les contraventions idéologiques, Alain Finkielkraut n’est plus le bienvenu dans le débat public.

C’est à la lumière de cette aversion de plus en plus revendiquée pour Alain Finkielkraut qu’on peut comprendre la tempête médiatique qui le frappe ces jours-ci. On le sait, dans le cadre de son émission hebdomadaire sur RCJ, où il répond aux questions d’Elisabeth Lévy, le philosophe est revenu sur l’hommage national rendu à Johnny Hallyday en cherchant à décrypter une passion qui lui était étrangère. Finkielkraut a aussi noté, comme d’autres, que la communion populaire autour de Johnny Hallyday révélait aussi les failles de la communauté nationale. En gros, Johnny Hallyday était plébiscité par la France périphérique, qu’il aura longtemps fait rêver d’Amérique et d’aventure, mais ignoré par la France issue de la diversité, ou si on préfère le dire moins pudiquement, par celle issue de l’immigration. Il a pour ce faire employé ironiquement le terme «sous-chien» inventé par Houria Bouteldja pour qualifier «les Français de souche» et donc celui de «non souchien» pour ceux qui ne le sont pas. Cette ironie n’a pas été comprise, elle était peut-être malheureuse, plus largement on peut partager ou non son analyse, la trouver pertinente ou insuffisante: telle n’est pas la question.

Nous ne sommes pas dans une controverse honnête et loyale, dans une correction bienveillante mais dans une volonté délibérée de nuire.

Nous ne sommes pas dans une controverse honnête et loyale, dans une correction bienveillante mais dans une volonté délibérée de nuire. Les ennemis de Finkielkraut n’allaient pas se priver de fabriquer un scandale artificiel de part en part pour lui faire un mauvais procès en racisme. On l’a d’un coup décrété double maléfique des Indigènes de la République. Les enquêteurs de la police de la pensée et les milliers de délateurs qui les alimentent et les applaudissent sur les réseaux sociaux étaient extatiques: enfin, ils tenaient leur homme. Enfin, ils avaient devant eux le dérapage de trop. Enfin, Finkielkraut venait de tomber dans un piège dont il ne sortirait pas.

Il ne vaut même pas la peine de revenir sur le fond du propos tellement il suffit d’un minimum de jugement et de bonne foi pour savoir qu’il n’a jamais tenu le moindre propos raciste dans son commentaire de l’hommage à Johnny Hallyday et qu’il s’est contenté de reprendre de manière moqueuse et au deuxième degré le vocabulaire de ceux qui le conspuent. Que ce qu’il a dit ne diffère en rien du jugement, sur le sujet, d’un Laurent Joffrin ou de Dominique Bussereau.

» LIRE AUSSI – Petit rappel de la litanie raciste d’Houria Bouteldja à une Insoumise amnésique

Cela dit, la tempête Finkielkraut du moment est intéressante pour ce qu’elle révèle du dérèglement de la vie publique, et cela, pas seulement en France mais à la grandeur du monde occidental. D’abord, on y voit l’importance du buzz comme phénomène médiatique. Une petite phrase arrachée à son contexte et mise en circulation sur internet peut déclencher une marée d’indignation, chacun s’ajoutant alors à la meute en expansion des indignés, qui veulent à tout prix envoyer un signal ostentatoire de conformité idéologique au politiquement correct.

Une société allergique au pluralisme politique et idéologique

On s’indigne, on hurle, on exige une punition exemplaire contre celui qui vient de transgresser le dogme diversitaire et la vision irénique du vivre-ensemble. On assiste même au retour de la gauche pétitionnaire à grande échelle. C’est ainsi qu’on a vu une pétition circuler sur internet pour que Finkielkraut soit viré de l’Académique française. Ceux qui la signent ont alors le sentiment gratifiant d’avoir eux-aussi pu cracher sur le philosophe jugé galeux. Les médias sociaux ont redonné vie à la foule lyncheuse. Disons-le autrement: elles transforment en action vertueuse la lapidation virtuelle. Il s’agit d’écraser symboliquement le dissident, de provoquer sa mort sociale.

Il faut être progressiste ou se taire. Il faut chanter les louanges du multiculturalisme et ne jamais noter les lézardes sociales qu’il engendre ou se fermer la gueule.

On y revient, la tentation lyncheuse qui s’exprime sur les médias sociaux correspond à une réhabilitation de l’ostracisme dans une société de plus en plus allergique au pluralisme politique et idéologique. Il faut être progressiste ou se taire. Il faut chanter les louanges du multiculturalisme et ne jamais noter les lézardes sociales qu’il engendre ou se fermer la gueule. Il faut tweeter dans le sens de l’histoire ou se tenir éloigné de son clavier. Et si on pense autrement, si on critique, si on se moque, si on ironise, même, on sera accusé d’être un provocateur, un polémiste, même, et d’avoir bien cherché sa mauvaise réputation. On se fera coller une sale étiquette qu’il faudra porter à la manière d’un symbole d’infamie.

Alain Finkielkraut ose aller dans l’espace public pour penser notre temps

Il y a là une forme d’intolérance primitive qui se maquille en tolérance supérieure. On ne se surprendra pas, alors, que les réflexes d’autocensure se développent autant chez tant d’intellectuels qui redoutent d’avoir à subir à leur tour une pluie de crachats, pour peu que quelques esprits mal tournés ne comprennent pas ce qu’ils ont voulu dire et lancent contre eux une campagne de diffamation.

L’ensauvagement de la vie publique qui se révèle à travers l’effrayante muflerie des réseaux sociaux témoigne purement et simplement d’une régression de la vie démocratique. Et c’est en bonne partie parce qu’il ose braver cet environnement toxique qu’Alain Finkielkraut est admirable. Nous sommes devant un philosophe de grande valeur, nous le savons. Mais il arrive souvent que les meilleurs philosophes n’aient pas un caractère à la hauteur de leur intelligence. Ce n’est pas le cas d’Alain Finkielkraut, qui fait preuve d’un courage civique exemplaire et qui ose aller dans l’espace public pour penser notre temps tout en sachant qu’il n’en sortira pas indemne. Il croit à la discussion, à l’affrontement des idées, et il a toujours le souci, comme on le constate chaque samedi à Répliques, de donner la parole au camp adverse. Ceux qui lui répondent par des injures et qui en appellent à son exécution publique ne nous disent finalement qu’une chose: ils ne sont pas à la hauteur du défi qu’il leur lance

Chef de la rubrique Politique
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