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Autriche : Quand l’histoire se répète

Posté par jacques LAUPIES le 19 décembre 2017

Pour être allé quelquefois en Autriche, ce beau pays, j’avais pu constater malgré l’attitude réservée des contacts établis pour exercer mon activité de Tourisme dans les années 1990, que le passé récent depuis la deuxième guerre mondiale et les engagements « troubles » de certains autrichiens semblaient persister.

Souvent cela se manifestait, au sein de la famille, résidant dans le Tyrol, avec qui j’avais des échanges à caractère professionnel,  par un anti soviétisme, probablement exacerbé dans la période d’après guerre. Mais plus grave j’avais remarqué que ce comportement stimulé par la présence de l’armée rouge se doublait d’une indulgence  particulière à l’égard de l’occupant allemand qui l’avait précédée.

L’histoire de l’Autriche explique les évolutions actuelles vers l’extrême droite qui a des racines profondes dans la société qui remontent à d’âpres luttes  religieuses et politiques dans l’Europe centrale, au poids des populations d’origine allemande fortement influencées par le nazisme dans ce pays.

Comme dans tous les pays d’Europe les bourgeoisies, adeptes du libéralisme économique ne manquent pas de se servir des traditions nationalistes de ce pays.

Le marxisme a probablement été desservi par l’histoire de ce pays où le Parti Communiste est peu influent.

Tout cela n’est pas de très bonne augure dans la perspective qu’ont les progressistes européens de construire une Europe sociale qui reste l’option la plus favorable pour garantir paix et bien être social.

Un vestige du passé réactionnaire autrichien.

Autriche : Quand l'histoire se répète 300px-Wenzl_Weis_-_Ignaz_Seipel

gnaz Seipel fut élu deux fois chancelier d’Autriche. Prêtre catholique, anti-libéral et antisémite, il combat la corruption dans l’administration autrichiennegnaz Seipel fut élu deux fois chancelier d’Autriche. Prêtre catholique, anti-libéral  et antisémite, il combat la corruption dans l’administration autrichienne

 

 

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Porte d'entrée (vue de l'extérieur) du camp de concentration de Mauthausen.jpg
Porte d’entrée du camp de Mauthausen

 

Le marxisme est un courant de pensée politique, sociologique et économique fondé sur les idées de Karl Marx (et dans une moindre mesure de Friedrich Engels) et de ses continuateurs. Politiquement, le marxisme repose sur la participation au mouvement réel de la lutte des classes, afin d’arriver à une société sans classes en tant qu’alternative au capitalisme. En effet, Karl Marx considère que « l’émancipation des travailleurs doit être l’œuvre des travailleurs eux-mêmes »

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 Paru dans l’Express le 11/03/2013

Selon un sondage d’un quotidien viennois, plus de la moitié des Autrichiens estiment que le parti nazi gagnerait des sièges aux élections s’il était autorisé. L’Autriche s’apprête à marquer le 75e anniversaire de son annexion par Hitler.

Le sondage conduit par le quotidien Der Standard a de quoi inquiéter. Alors que l’Autriche se prépare à marquer l’anniversaire de son annexion par l’Allemagne d’Hitler, 54% des adultes du pays jugent « très probable » le fait que le parti nazi serait plébiscité, s’il était autorisé à se présenter aux élections. 

Selon d’autres chiffres relayés par le quotidien britannique The Independent, 46% des personnes estiment que l’Autriche a été victime de l’oppression du troisième Reich, alors que 61% pensent que « suffisamment » de choses ont été faites pour réexaminer le passé du pays lors de la Seconde guerre mondiale. 

En outre, plus de 42% des sondés s’accordent à dire que la vie « n’était pas si mauvaise sous les Nazis », quand 39% estiment qu’un retour des persécutions antisémites est probable en Autriche. 

Le mythe de la nation oppressée

Ces résultats, jugés choquants par l’hebdomadaire allemand Stern, sont issus d’un sondage mené en vue du 75e anniversaire de l’Anschluss, l’annexion de l’Autriche par le régime nazi. La date du 12 mars 1938 compte parmi les pages les plus honteuses et controversées de l’histoire du pays. 

Ce jour-là, des dizaines de milliers d’Autrichiens ont offert un accueil chaleureux à Adolf Hitler et ses troupes, qui envahissaient le pays sans résistance. L’Autriche a fait partie des forces de l’Axe durant le conflit mondial, et de nombreux Autrichiens ont aidé les Nazis à administrer les camps de la mort. 

Durant plusieurs décennies, les gouvernements d’après-guerre ont pourtant perpétué le mythe de la nation victime de l’oppression nazie. Le quotidien Der Standard explique que le sondage a été conduit pour montrer l’opinion que portent les Autrichiens d’aujourd’hui sur le régime nazi. 

 

 

Face à l’arrivée au pouvoir de l’ultra-droite, l’Europe détourne le regard

Bruno Odent
Lundi, 18 Décembre, 2017
L’Humanité

Le chancelier Kurz, qui se hisse aujourd’hui au pouvoir en coalition avec l’extrême droite, bénéficie de l’indulgence coupable de tout un monde politique qui se déclare au mieux impuissant face à la dérive nationale-libérale entretenue par le modèle européen.

Lors de la présentation de l’équipe gouvernementale et de son programme, samedi, le nouveau chef de l’État, Sebastian Kurz (ÖVP) et Heinz-Christian Strache, son homologue du FPÖ, ont aligné leurs priorités. Au programme : des mesures sans précédent contre les droits des migrants et une fuite en avant dans les réformes libérales.

Le compromis entre les deux partis n’a guère été difficile à obtenir, tant Kurz, qui devient à 31 ans le plus jeune chef d’État du monde, avait assis sa stratégie et ses ambitions pressées sur un alignement de son parti avec les thèmes favoris de l’extrême droite. « Nous voulons améliorer la sécurité (…) en combattant l’immigration illégale », a plaidé samedi le futur nouveau chancelier. Interrogé par le quotidien français le Monde (1), le dirigeant de l’ÖVP n’avait pas hésité à entonner la rhétorique de l’extrême droite contre le « tourisme des systèmes sociaux » que pratiqueraient une bonne partie des candidats à l’asile. Et en tant que ministre des Affaires étrangères du gouvernement de grande coalition (SPÖ/ÖVP) sortant, conduit par le social-démocrate Christian Kern, il avait donné de sa personne en se vantant d’être à l’origine de la « fermeture de la route migratoire » qui passait par les Balkans.

L’ÖVP avait obtenu quelque 31,4 % des voix lors du scrutin législatif du 15 octobre. Cependant, les accents racistes et populistes de son leader ne lui ont pas permis de dégonfler l’extrême droite. Tout au contraire le FPÖ, avec 25,9 % des suffrages, a réalisé la meilleure performance de son histoire. Il va disposer dans le nouveau gouvernement de ministères clés qui lui donneront des pouvoirs sur « tout ce qui porte un uniforme dans le pays », selon l’expression d’un des membres d’un collectif d’associations et de partis progressistes très divers qui appellent à manifester aujourd’hui contre le nouveau pouvoir.

Le gouvernement veut traquer « les contrebandiers de l’asile »

Le FPÖ va contrôler l’Intérieur, la Défense et les Affaires étrangères. Herbert Kickl, le nouveau chef de la police et secrétaire général du parti, est le maître à penser d’une stratégie subtile qui a permis au FPÖ de se normaliser dans le paysage politique sans rien lâcher sur son profil national-allemand et xénophobe. Il est à l’origine des mots d’ordre des campagnes les plus tonitruantes du parti proclamant « Daham statt islam » (chez soi et non pas dans l’islam) ou encore « Abendland in christenhand » (l’Occident dans des mains chrétiennes). Affichant une même réputation d’inflexibilité que son collègue de la défense, Mario Kunasek, il veut traquer « les contrebandiers de l’asile » et rien de moins que les « touristes du crime ».

Comme Heinz-Christian Strache, président du parti et vice-chancelier, un nombre considérable de dirigeants du FPÖ se revendiquent de corporations, imprégnées d’idéologie pangermaniste héritée du « grand Reich » (voir également ci-contre). Dans ce cabinet, « leur influence est plus importante que dans le FPÖ de Jörg Haider », relève, interrogé par l’Humanité, l’Autrichien Walter Baier, président du réseau européen Transform de recherche marxiste. Et Strache a repris effectivement en main le FPÖ au milieu des années 2000 en musclant son discours « identitaire » et ses références « nationales-allemandes ».

Le silence des dirigeants européens est assourdissant. Alors que le président français Jacques Chirac, comme la plupart des chefs de l’État de l’époque, condamnait l’avènement d’un pouvoir droite/extrême droite à Vienne auquel l’UE infligea même des sanctions, tous les dirigeants politiques du Vieux Continent regardent aujourd’hui ailleurs. Le « courage fuyons » semble faire consensus au sein d’un monde politique qui apparaît, au mieux résigné à la montée en puissance de l’extrême droite, au pire prêt à en user comme d’une option légitime. L’Autriche revêt une dimension de « laboratoire », soulignait ainsi samedi un « expert » du Figaro.

« L’engagement européen », formulé par le chancelier Kurz, à ne pas organiser de référendum sur une éventuelle sortie de l’UE, est brandi comme une garantie. Le problème, c’est que cela n’empêche en rien Strache et les siens de prôner un rapprochement avec le groupe de Visegrad, cette union nationaliste des pays d’Europe orientale. Et Kurz lui-même n’a-t-il pas signifié les conditions et les lieux des « coopérations plus poussées » qu’il souhaite avec l’Union européenne en pointant « la défense des frontières ». De quoi gonfler d’aise la Française Marine Le Pen.

La « normalisation » de la honte avec l’extrême droite autrichienne prospère ainsi sur des politiques migratoires européennes régressives. Elle bénéficie également de l’engagement du nouvel attelage viennois en faveur de réformes de structures libérales. ÖVP et FPÖ veulent flexibiliser rapidement le marché du travail, en relevant le plafond de la journée légale de travail à 12 heures. Ce qui permettra au patronat de ne quasiment plus payer d’heures supplémentaires. La coalition entend aussi ébranler les droits de représentation et les possibilités de recours juridiques des salariés en s’en prenant aux Arbeiterkammer (chambre des travailleurs). Leurs financements par cotisation se verraient pratiquement divisés par deux. Vienne s’aligne sur l’Europe qui s’aligne sur le national-libéralisme de Vienne. 

(1) Le Monde du 9 novembre 2017.

 

Cet article a été publié le Mardi 19 décembre 2017 à 2 h 08 min et est catégorisé sous Non classé. Vous pouvez suivre les réponses à cet article par le fil Flux des commentaires. Vous pouvez laisser un commentaire. Les trackbacks sont fermés.

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