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Catalogne : une affaire de bourgeoisie (petite et grande) dont les travailleurs ne doivent pas faire les frais

Posté par jacques LAUPIES le 23 décembre 2017

 

 
Je ne prétends pas juger de ce qui se passe en Espagne. Cela évidemment regarde les espagnols. Tout au plus je dirai qu’il y a dans cette affaire à ne pas perdre de vue les intérêts de classe en jeu et les problèmes que pose la gouvernance d’un pays donné.
 
Cependant il semble qu’espagnols et catalans n’ont pas la même histoire politique que nous et sont confrontés à la persistance d’entités régionales regroupées au sein d’un état qui s’est constitué avec l’expansion coloniale, sur des fondements monarchiques
 
L’Espagne ne s’est pas remise de l’effondrement de son empire colonial au cours du 19ème siècle et a été confrontée à des difficultés économiques aggravées par des conflits nombreux jusqu’au début du 2oème siècle. L’influence de la révolution française a sans doute été relativisée par les guerres d’agression napoléonienne.
 
Les tentatives (1873 et 1931) de mise en place d’un état républicain se sont heurtées aux conservatismes des propriétaires terriens et puissances financières et industrielles. A chacune de ces tentatives ont succédé des réactions monarchiques dont la dernière a provoqué une guerre civile destructrice et sanglante qui a été le prémisse de la deuxième guerre mondiale : soutien du fascisme européen à Franco et solidarité républicaine internationale assurée seulement par l’Union Soviétique et par des actions de volontaires (Brigades internationales) appuyée sans intervention directes par le Front populaire en France.
 
L’échec républicain que beaucoup tentent de mettre sur le dos des dissensions (réelles) entre socio démocrates, communistes et anarchistes fut essentiellement le résultat du soutien à Franco de Hitler et Mussolini et de la non intervention de la France et de l’Angleterre.
 
« Après la mort de Franco, le 20 novembre 1975, le régime évolue vers une démocratie au cours d’une transition qui est « pactée » entre le secteur réformiste du régime franquiste et les forces d’opposition. Il n’y a donc pas de rupture formelle symbolique avec le régime franquiste. La Majorité ne souhaite pas une justice transitionnelle qui poursuive des crimes de justice, une loi d’amnistie est promulguée en 1977, cette loi va écarter la possibilité de la poursuite des crimes franquistes13. »
 
https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_l%27Espagne#Construction_d’un_État_centralisé_et_d’un_empire_colonial
 
Il n’est donc pas étonnant que dans l’affrontement actuel entre catalans indépendantistes et état espagnol ressurgisse ce passé mais, en Espagne comme dans d’autres pays européens les causes essentielles des démarches d’autonomie sont à rechercher ailleurs : dans des conflits d’intérêt entre bourgeoisies qui prennent appui à la fois sur des nationalismes et à l’opposé sur l’instrumentalisation des préoccupations sociales aggravées par la crise économique que traverse le pays, Catalogne comprise.
 
Des récupérations qui devraient inciter les leaders de la « gauche » française à beaucoup de prudence dans cette affaire. Et si Mélenchon et Valls veulent se refaire une beauté, laissons les à leurs fantasmes d’andropausés au sein de la politique française.
 
Je comprends que des électeurs de gauche se demandent qu’est ce qu’ils vont faire dans cette galère.
 
 

Ernest Urtasun : « L’UE doit aider à résoudre la crise catalane »

Entretien réalisé par Cathy Dos Santos
Vendredi, 22 Décembre, 2017
L’Humanité

Espagne. Membre d’Initiative pour la Catalogne Verts, l’eurodéputé Ernest Urtasun plaide pour une réforme du système politique afin de bâtir un réel État plurinational.

 

L’europarlementaire, qui siège au sein du groupe de la Gauche unitaire/Gauche verte nordique, revient sur les origines de l’émergence du mouvement souverainiste en Catalogne.

Ces dernières années, l’ensemble du territoire espagnol a été le théâtre d’intenses mobilisations sociales avec le mouvement des indignés, les grèves générales contre les réformes du marché du travail, et la création de collectifs citoyens contre les coupes budgétaires dans les secteurs publics de l’école et de la santé. Comment expliquez-vous qu’en Catalogne le curseur se soit déplacé sur le terrain du nationalisme ?

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Ernest Urtasun. L’Espagne vit une crise constitutionnelle très forte autour de deux vecteurs : la crise sociale et la crise territoriale. Le pays a appliqué un programme austéritaire européen encore plus sauvage. Il s’est traduit par des coupes budgétaires dans les services publics qui les ont fortement dégradés. Cela s’est traduit aussi par l’irruption et l’autonomisation du mouvement des indignés (15M), mais également par l’émergence de Podemos dans le champ politique. En parallèle, nous avons connu une crise du modèle territorial qui n’est pas seulement une conséquence de la crise économique, elle est même antérieure. Nous avons eu un débat en Catalogne autour de la modification du statut d’autonomie entre 2007 et 2008. Les changements ont été grandement retouchés par le Tribunal constitutionnel à la demande du Parti populaire (droite réactionnaire). Cela a entraîné une crise territoriale et l’émergence du mouvement souverainiste. Les cicatrices de l’austérité sont toujours aussi grandes mais l’effervescence sociale liée à la critique sociale a beaucoup diminué. La crise territoriale catalane a auculté l’agenda social.

Pour quel modèle d’organisation territoriale plaidez-vous ?
Ernest Urtasun. Nous sommes contre l’unilatéralité. Nous défendons une réforme en faveur d’un État plurinational. L’Espagne a une grande diversité culturelle interne mais elle n’est pas construite de manière à respecter cette diversité. Les langues coofficielles ne le sont pas dans tout l’État. Nous n’avons pas de chambre pluriterritoriale qui représente les 17 territoires. Nous n’avons pas un système de financement avec des règles fédérales qui permettraient aux États de prélever des impôts déterminés et d’en être coresponsables. Cette plurinationalité de l’État ne se voit pas non plus dans l’expression extérieure du pays. L’Espagne n’a pas voulu que les langues coofficielles le soient à l’échelle de l’Union européenne comme le sont d’autres pourtant moins parlées. Une majorité de Catalans appuieraient une réforme constitutionnelle pour bâtir une véritable architecture plurinationale

Que répondez-vous aux partis indépendantistes qui estiment que le système politique n’est pas réformable ?
Ernest Urtasun. C’est faux. Cette réflexion de l’indépendantisme catalan est méprisante. Tout pays est réformable. Je rappellerai également aux indépendantistes que les changements sont aussi difficiles en Catalogne : nous n’avons toujours pas rompu avec les quarante années de clientélisme de Convergencia i Unio, l’ancienne formation qui a dirigé la Catalogne.

Quel rôle devrait jouer l’Union européenne dans la crise catalane ?
Ernest Urtasun. On ne peut pas attendre de l’UE qu’elle résolve le problème catalan, mais, en revanche, elle doit y aider. La crise doit être résolue entre l’Espagne et la Catalogne. Mais, lors des charges policières à l’occasion du référendum du 1er octobre, l’UE a été très silencieuse. Elle s’est alignée sur les positions de Mariano Rajoy, le président du gouvernement espagnol. On est en droit d’attendre plus d’activisme de la part de la Commission européenne non pour solutionner le problème, mais pour favoriser le dialogue. La construction européenne est fondamentalement une construction inter-États. La Commission européenne peut jouer un rôle dans la vie interne d’un de ses pays membres, comme ce fut le cas lors des pourparlers de paix en Irlande du Nord. Il ne s’agit pas de violer l’intégrité territoriale d’un de ses États membres mais d’aider au dialogue entre les deux parties. Il est indispensable d’avoir un débat institutionnel sur la crise catalane. L’UE doit le faciliter.

Cet article a été publié le Samedi 23 décembre 2017 à 3 h 46 min et est catégorisé sous Non classé. Vous pouvez suivre les réponses à cet article par le fil Flux des commentaires. Vous pouvez laisser un commentaire. Les trackbacks sont fermés.

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