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L’extension du champ législatif peut simplifier ou compliquer la tâche des juges. C’est selon, mais la liberté n’est pas pour autant gagnante..

Posté par jacques LAUPIES le 11 janvier 2018

 

Les débats sur le thème  des excès de nouvelles législations par le pouvoir prennent le pas sur les sujets mêmes qui les provoquent.

 

ll y a les citoyens qui ne veulent pas de nouvelles lois, arguant qu’il vaudrait mieux faire respecter celles qui existent, ceux qui les contestent carrément les jugeant inutiles et inappropriées, ceux enfin qui nous les proposent en guise de solution à de réels problèmes de société.

 

Une loi aboutit, pour celui qui est supposé ne pas la respecter, à subir un procès et s’il est coupable  à une punition. Autrement dit à une répression ! Et, ce qui est très grave, en cas d’innocence, de fait à une perte d’honorabilité et à la suspicion générale.

 

Bien d’évidemment il  faut des règles  pour vivre en société et les  faire respecter mais on est en droit de se  poser la question : sont elles en conformité avec notre liberté, notre droit face à des besoins légitimes dès lors que nous ne portons pas atteinte à la liberté des autres ?

 

On nous rétorquera que si nous mettons, par notre comportement, en danger la vie d’autrui, sa propriété, son intégrité, cela est intolérable. En raisonnant ainsi nous instaurons en permanence une situation de transgression et nous avons à identifier qui fait tort à l’autre à tout propos. Ce qui nous oblige à examiner les lois avec toutes sortes de considérations liées à nos rapports sociaux, nos cultures, ns modes de vie, etc.

 

Quand on légifère pour ramener à 80 km heure la vitesse maximale sur les routes à voies de direction opposées et non séparées nul doute que l’on peut réduire les risques d’accidents mais demeure le fait que toutes les routes n’ont pas la même qualité, que des fous du volant demeurent et que des alcoolisés ou drogués n’en auront cure. Et celui qui va se trouver en infraction  peut fort bien être un conducteur prudent qui aura simplement oublié un instant de regarder son compteur.

 

Quand on veut imposer le respect des individus sur le plan sexuel, et pas seulement des femmes, face à l’agression sexuelle, là aussi il faut s’interroger sur l’état des mentalités, de leurs origines, des éducations dispensées dans la famille, à l’école et des informations, des modèles exposés à tour de bras, sans compter de l’existence des pornographies de toutes sortes. Sans oublier les comportements de séduction des uns et des autres : ceux qui s’exposent comme des objets et ceux qui se considèrent de fait comme des prédateurs de droit  naturel. 

 

Les violences, parfois justifiées par des considérations culturelles, religieuses ou par simple pouvoir hiérarchique, souvent d’ordre économique, sont  évidemment à bannir et à combattre. Qui peut dire le contraire ?

 

Toutes les délinquances ont pour fondement une frustration. Qu’elles soient d’origine extérieure ou intérieure ou des deux à la fois, il y a bien une part de fondement social à leur existence !

 

On n’en a pas fini avec le vol et point n’est besoin d’en donner les différentes motivations et formes pour le juger, le condamner et le punir mais entre l’adolescent d’une famille pauvre et le riche exerçant la spoliation en toute légalité il y a tout un panel d’actes délictuels qui font que le premier, s’il récidive pour un petit larcin entrera dans un processus de sanctions destructrices et l’autre se verra un jour gratifié d’un légion d’honneur !

 

Si la loi accorde au juge ne marge d’appréciation – que  tentent de lui ôter certains législateurs – c’est pour lui laisser une marge d’appréciation en fonction de la personnalité du prévenu, des circonstances dans lesquelles il aura transgressé

 

L’extension du champ législatif peut simplifier ou compliquer la tâche des juges. C’est selon mais la liberté n’est pas pour autant gagnante. .N’oublions pas que notre société est une société de classes dont les intérêts divergent !

 

 

« Celui qui obéit à la loi ne se sent pas juste pour autant. Au contraire il se sent coupable, il est d’avance coupable et d’autant plus coupable qu’il obéit plus. » (Gilles Deleuze)

 

 

Éditorial. Confusion des genres

 

Par Maud Vergnol
Mercredi, 10 Janvier, 2018
L’Humanité

Mariama ne sera pas enterrée dans les pages « faits divers ». Une marche silencieuse parcourra Montreuil aujourd’hui pour rendre hommage à la jeune femme assassinée par son conjoint le 29 décembre. Son nom vient s’ajouter au décompte macabre des féminicides commis en France, où une femme meurt tous les trois jours sous les coups d’un homme. Ces violences n’épargnent aucun milieu, aucune génération, aucune nationalité, aucune religion. Le calvaire de Mariama, victime d’un mariage forcé, est tristement emblématique de la spirale infernale des rapports de domination. Au bout de la chaîne : des maris, des conjoints, des amants qui considèrent avoir droit de vie ou de mort sur « leur » femme. Un assassinat n’est pas un « drame conjugal ». Encore moins un « crime passionnel ».

La lutte contre le sexisme a besoin d’une révolution du langage et des représentations. Non, l’emploi du mot « féminicide » n’est pas la dernière lubie d’une poignée d’hystériques. Inscrit en lettres rouges sur les Abribus ou le sol des parcours de manifestations, il a fait son apparition, ces dernières années, grâce aux associations féministes qui plaident en faveur d’une reconnaissance légale du féminicide. Près de 20 pays l’ont déjà intégré dans leur législation, permettant non seulement de rendre visible un fléau trop longtemps enfermé dans la sphère privée, mais aussi d’adapter les politiques publiques à ce phénomène systémique.

En France, une première étape a été franchie avec l’introduction récente d’une circonstance aggravante dans le Code pénal. Bien sûr, ces avancées, même considérables, ne permettront pas à elles seules de s’attaquer à l’ensemble des mécanismes sociaux qui engendrent les violences faites aux femmes. La récente campagne de pub initiée à Béziers, tournant en dérision un féminicide, a rappelé la banalisation de ces violences dans l’espace public, distillant dans l’inconscient collectif que le corps des femmes est un objet qu’on peut brutaliser. Une femme qu’on peut défenestrer. Violences symboliques, violences physiques : ne rien laisser passer.

L'extension du champ législatif peut simplifier ou compliquer la tâche des juges. C'est selon, mais la liberté n'est pas pour autant gagnante..
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