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    Moins tu as, plus tu donnes.
    Plus tu as, moins tu donnes.

Au nom du communisme, que faire ?

Posté par jacques LAUPIES le 5 février 2018

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L’important dans une processus de transformation en faveur du peuple est que celui-ci reste mobilisé (Vénézuéla je suis avec vous…)

 

Un tel titre interpelle et ce qu’il faudrait écrire à ce sujet ne peut évidemment se réaliser dans l’un de ces commentaires quasi quotidien que je m’efforce de tenir en y consacrant une ou deux heures. 

J’ai beau espérer que tous ceux qui s’intéressent  au communisme avec  sympathie ou au contraire avec un profond rejet s’interrogent sur ce qui a été fait au nom de cette « idéologie ». Le stalinisme qui a suivi une révolution dont les principaux soutiens et organisateurs, ne s’était pas inscrit à priori dans la construction d’un système qualifié de totalitaire,  capable de transformer une société pourtant en pleine déliquescence.

Peu de révolutions ont évité cet écueil dont les peuples font les frais car leurs principaux instigateurs doivent faire face à la réaction violente, parfois à la guerre civile et très souvent à l’intervention étrangère qui vient au secours des anciens régimes.

La révolution française dont les idéaux allaient bien au delà de la prise en compte des intérêts de la bourgeoisie, d’une petite noblesse et d’une paysannerie surexploitée a du faire face  à la réaction des immigrés monarchistes, aux révoltes vendéennes.

La terreur qui s’en est suivi pour contenir cette contre révolution a ouvert la voie à la dictature napoléonienne. Il aura fallu deux cents ans pour aboutir à des républiques « bourgeoises » très imparfaites qui elles-mêmes ont toléré que le sang soit versé. Ces républiques deviennent des  outils du capitalisme pour perpétrer sa domination économique, politique et médiatique.

Les révolutions communiste d’inspiration marxistes qui veulent réduire, voire abolir les classes exploiteuses, de part le monde n’ont pas échappé à l’usage de la violence contre la violence « naturelle » du capitalisme. Elles ont du faire face à des dogmatismes engendrant des violences inutiles et parfois injustifiées.

La question est donc posée d’éviter ces processus non pas seulement pour des raisons morales mais surtout  pour éviter le désagrément, le recul que constitue l’échec qu’engendre toute forme autoritaire de pouvoir.

D’autres voies sont à inventer. Elles passent par l’observation attentive de l’évolution au plus près de la conscience de classe des catégories exploitées dans leur diversité, un regard sur l’histoire, l’observation du monde et des sociétés dans toutes leurs dimensions. Et surtout par les actes que cela doit nous inspirer… 

Démocratie locale. Malgré de nombreuses vocations, l’engagement local fragilisé

 

Olivier Morin
Lundi, 5 Février, 2018
L’Humanité

À mi-mandat, certains élus municipaux font le choix de démissionner ou de ne pas se représenter. Davantage qu’une crise des vocations, le symptôme d’un système politique local qui, entre austérité et réagencement institutionnel, se modifie en profondeur.

Si l’élu du Morbihan, Pascal Gilbert, évoque des problèmes relationnels, il ne fait pas mystère de capacités budgétaires de plus en plus restreintes et d’une technicité sans cesse plus exigeante. « Autour de moi, de nombreux élus songent d’ailleurs à jeter l’éponge ou à ne pas se représenter aux prochaines élections. » Ailleurs en France, la presse régionale se fait aussi régulièrement l’écho de démissions dans les exécutifs municipaux. Pour autant, peut-on parler de crise de la vocation chez les élus locaux ?

Pour Rémy Le Saout, maître de conférences en sociologie à l’université de Nantes, qui s’est penché sur la question, la réponse n’est pas si évidente. « Aux élections municipales de 2014, il y avait près d’un million de candidats. Il n’y a donc pas de désaffection par rapport à l’engagement. La désillusion se crée une fois que les candidats sont élus », analyse-t-il.

« La technicité qu’on nous impose est de plus en plus importante »

Un phénomène qui n’est pas nouveau puisque, en 2000, un sondage Ifop affirmait déjà que 38 % des maires envisageaient de ne pas briguer un nouveau mandat aux élections municipales de 2001. Un article de la Dépêche de l’époque posait déjà la question de la crise des vocations et égrenait la liste des motifs du ras-le-bol des élus : « excès de paperasserie, technicité et lourdeur des dossiers, difficulté à concilier vie de famille, vie professionnelle et mandat municipal ».

Aujourd’hui, rien ne semble avoir changé dans les motifs invoqués par ceux qui ont rendu leur fauteuil ou qui ne comptent pas se représenter au prochain scrutin.

« La technicité et la responsabilité qu’on nous impose sont de plus en plus importantes », note l’ex-maire adjoint de Plouhinec. Mais d’autres griefs s’ajoutent. La difficulté à boucler des budgets amputés à cause de la baisse des dotations de l’État ou encore les compétences que l’on retire aux municipalités pour les laisser entre les mains des intercommunalités, dont la loi Notre a établi le seuil à 15 000 habitants au minimum (contre 5 000 précédemment). « J’en avais assez de devoir toujours reporter des travaux d’entretien de voiries, ajoute Pascal Gilbert. Et dans la communauté de communes Blavet-Bellevue-Océan où nous sommes, il n’y a que Plouhinec qui ait une activité touristique significative. Depuis que la compétence tourisme a été transférée, il ne se passe plus rien. »

être membre d’un parti permet d’être mieux armé

Pour Dorian Mellot, conseiller municipal d’Aubigny-sur-Nère (Cher), c’est davantage l’éloignement contraint par ses études qui lui pose question. Si le jeune élu communiste fustige aussi la baisse des dotations, il considère pour sa part que c’est une bataille politique qu’il faut mener. Son questionnement réside plutôt dans le fait qu’il étudie à Lyon, à plus de 300 kilomètres de sa commune d’élection. « Mes déplacements pour me rendre aux conseils municipaux ou aux commissions me coûtent de l’argent et je ne touche pas d’indemnité pour mon mandat. » Malgré tout, l’élu estime que la distance ne signifie pas que l’on n’a pas le droit de s’investir dans la vie publique et politique. À mi-mandat pourtant, Dorian Mellot juge qu’il sera compliqué pour lui de se présenter de nouveau aux prochaines élections à Aubigny. « Je ne sais même pas encore ce que je fais l’an prochain ! Ce qui est sûr, c’est que je continuerai la lutte politique au sein du PCF et du Mouvement des jeunes communistes de France. »

Dans ses travaux, Rémy Le Saout constate d’ailleurs que le fait d’appartenir à un parti politique permet justement d’être mieux armé pour affronter un mandat, même local. Grâce notamment à un appui logistique et moral et à la conception collective d’un parti. « Cela va à l’encontre de la tendance actuelle, où le fait de se présenter à une élection relève d’un choix individuel et où l’on entend des dirigeants d’exécutif dire : je ne fais pas de politique. »

La tendance à la professionnalisation de la politique se confirme

Dans la liste de ceux que l’exercice d’un mandat effraie le moins, on trouve aussi les « auxiliaires du politique » (directeurs de cabinet, assistants, permanents, etc.) et les catégories sociales supérieures. Davantage familiarisés avec la politique ou la technicité des fonctions, ils contribuent à exclure par la même occasion les ouvriers et les employés. En briguant eux aussi des mandats, les collaborateurs d’élus participent d’ailleurs à créer des « élus sans métier » et à décourager les travailleurs à devenir ou rester élus.

Pourtant, si Christian Champiré, le maire PCF de Grenay (Pas-de-Calais), continue son métier de professeur de collège, c’est bien par conviction politique. « C’est une charge importante, mais c’est indispensable si l’on veut être toujours en prise avec la réalité. » Avec parfois des difficultés à tout mener de front. « La semaine dernière, dans le cadre de notre bataille pour le logement minier, nous devions nous rendre en Lorraine. Je n’ai pas pu y aller car je travaillais », relève l’élu. Mais d’ajouter ce qu’il perçoit comme un avantage au fait de continuer à travailler : « En tant que maire, on devient vite employeur. Or, quand on est soi-même salarié, ça change les rapports entre les gens. » Entre les cours d’histoire-géographie dispensés à ses élèves, son engagement syndical et ses fonctions de maire, les semaines de Christian Champiré sont intenses. Malgré ces difficultés, il ne pense pas une seconde à démissionner. « Quand on a des élus du Front national dans l’opposition, on sait pourquoi on poursuit son mandat », prévient-il.

Si le Sénat, émanation parlementaire des collectivités locales, estime que des évolutions de fond remettent en cause la conception traditionnelle du mandat local au point de consulter les élus durant tout le mois de janvier (lire ci-contre), Rémy Le Saout prévient qu’il n’est pas si facile de dresser un diagnostic de « crise des vocations » : « Même si les élus qui démissionnent doivent en informer les préfets, il n’y a pas de données chiffrées de la situation au niveau national. Par ailleurs, les élus ne forment pas un groupe homogène et donc les logiques d’engagement varient. » Ce qui est certain, c’est que la tendance à la professionnalisation de la politique se confirme. Déjà évoquée en 1919 par le sociologue allemand Max Weber, pour qui l’activité politique ne pouvait être seulement analysée comme une vocation mais aussi comme un « métier », cette autonomisation du champ politique épargne de moins en moins les exécutifs locaux au fur et à mesure que ceux-ci s’éloignent des citoyens, notamment à travers les intercommunalités.

Cet article a été publié le Lundi 5 février 2018 à 3 h 03 min et est catégorisé sous Non classé. Vous pouvez suivre les réponses à cet article par le fil Flux des commentaires. Vous pouvez laisser un commentaire. Les trackbacks sont fermés.

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