• Auteur:Jacques

    jacques LAUPIES

  • Sondage

    Désolé il n'y a aucun sondage disponible actuellement.
  • Visiteurs

    Il y a 1 visiteur en ligne
  • Archives

  • Pages

  • Méta

  • Etes vous communiste

    Désolé il n'y a aucun sondage disponible actuellement.

Vague brune : la finance se délecte…

Posté par jacques LAUPIES le 14 octobre 2018

 

Aucun texte alternatif disponible.

 

 

Ce qui se passe au Brésil, sur le fond, est identique à ce que connaissent les pays européens : une aggravation de la pauvreté et de l’écart grandissant entre les riches et les pauvres.

Des riches toujours plus assoiffés de profits et des pauvres toujours plus manipulés, parce que manipulables, sous l’effet d’une sorte de sentiment de révolte qui les habite et de leur incapacité à mesurer ce que représente une extrême droite. Mais relativement éclairés par la réalité des échecs politiques réformistes de droite (LR-UDI) et de gauche (PS, Ecolos, etc.)

Vus me direz il y a bien plus que cela car, en terme de classe, les couches moyennes non salariées (fait notables les couches moyennes salariées)  jouent un rôle non négligeable autant que les grands propriétaires fonciers sauf que ces derniers ont des motivations économiques tout à fait irréconciliables avec les populations exploitées et tirent les ficelles de la poussée fascisante !

On n’obtient pas 46 % des voix sans que des forces populaires soient entrainées dans la radialisation à droite.

Mais évidemment les grands manipulateurs sont à trouver parmi les milieux financiers, les multinationales qui dominent la planète.

Avec nos particularités française nous subissons le même phénomène et combien de fois ai-je entendu parmi ces catégories dites moyennes ou ces retraités qui pourtant tirent le diable par la queue, sous l’effet de la déception macroniste qu’ils allaient se ranger dans l’abstention ou, peut-être, vers une autre forme de contestation sans trop oser avouer, encore, que cela pourrait avoir la couleur brune…

Bien entendu le camp progressiste résiste, au Brésil  comme chez nous, mais il est éclaté et ce que je considère comme une erreur fatale, le courant marxiste semble n’avoir pas été capable de se doter une force unie cohérente et suffisante pour montrer, quoiqu’il puisse lui en couter électoralement une voie véritablement transformatrice dégagée des embuches réformistes et opportunistes.

 

 

 

Photo Mauro Pimentel/AFP.

Photo Mauro Pimentel/AFP.
 
Jeudi, 11 Octobre, 2018

Le candidat d’extrême droite recueille 46 % des voix au Brésil. De l’Europe à l’Amérique, le constat est le même : la droite radicale progresse… à la grande joie des riches.

Une nouvelle onde de choc est venue du Brésil. Le candidat de l’extrême droite, Jair Bolsonaro, a récolté, ce 7 octobre, 46 % des voix au premier tour de la présidentielle. Misogyne, raciste, homophobe, nostalgique (1) de la dictature (1964-1985), il a profité d’une crise politique, morale, sociale qui secoue le pays. Ce nouveau « dégagisme » vis-à-vis des partis « traditionnels » profite à l’extrême droite. « Plus généralement, ce premier tour traduit une forme de jacquerie électorale qui vient sanctionner les sortants de tout bord politique », analyse Christophe Ventura (2). Jean-Jacques Kourliandsky, chercheur à l’Iris, évoque une « intolérance des nantis à l’égard des plus pauvres, d’abord. C’est la plus solidement enracinée dans un passé construit sur quatre siècles d’esclavage. Ceux que le sociologue Jesse Souza a qualifiés, dans l’un de ses derniers ouvrages, “d’élites du passé”, placés devant le dilemme démocratie ou perpétuation des privilèges, ont choisi. Plutôt l’extrême droite que le retour d’un parti, le PT, qui a fait le choix de la démocratie sociale. D’un PT qui a tant, trop donné aux plus pauvres de 2003 à 2016 ».

Ce scrutin au Brésil fait grossir la liste des pays où droite radicale et extrême droite profitent d’une défiance vis-à-vis des formations traditionnelles. Un « dégagisme » qui se multiplie : États-Unis, Brésil, France, Italie, Suède, Québec, Allemagne, Autriche… Cette vague conservatrice profite de peurs multiples communes à tous ces scrutins : immigration, déclassement social, corruption, inégalités. « L’ébranlement de 2008 et ses répliques ont également bousculé l’ordre politique qui voyait dans la démocratie de marché la forme achevée de l’histoire. La morgue d’une technocratie onctueuse, délocalisée à New York ou à Bruxelles, imposant des mesures impopulaires au nom de l’expertise et de la modernité, a ouvert la voie à des gouvernants tonitruants et conservateurs », constate Serge Halimi (3).

L’élection au Brésil dévoile aussi un vote de classe. Selon le sondeur Ibope, dans le Nordeste, 42 % des électeurs de Jair Bolsonaro sont des personnes jeunes, ayant un niveau de formation élevé et des revenus équivalant à 5 salaires, au minimum. Les électeurs pauvres, noirs, et de formation primaire, ont eux fait le choix de barrer la route à l’ex-capitaine Jair Bolsonaro. D’où la réaction des marchés, qui apprécient le programme économique de Bolsonaro et surtout de son conseiller Paulo Guedes, issu de l’École de Chicago, qui parle de privatisations massives et entend accélérer l’agenda ultralibéral.

Enrichir les riches
Ces droites visent tout autant que les autres à enrichir les riches et non à remettre en cause un système. « Les démagogues ne peuvent pas s’épanouir au milieu d’institutions fonctionnelles, justes et équitables. Menacer la démocratie et les libertés politiques ne devient possible que lorsque la population perd la confiance qui la liait aux institutions », prévient Glenn Greenwald dans « le Monde diplomatique » (4). La dérive autoritaire qui a lieu actuellement en Italie sous l’impulsion de son ministre de l’Intérieur Matteo Salvini, dirigeant de la Ligue (extrême droite), est préoccupante. À Riace, en Calabre, le maire, Domenico Lucano, qui a permis de redonner vie à sa commune grâce à l’accueil des réfugiés, a été assigné à résidence. Il est poursuivi pour « aide à l’immigration clandestine » au moment où le gouvernement italien a promu un décret-loi qui remet en question le système d’accueil des migrants. Matteo Salvini, qui vient d’accueillir le 9 octobre la dirigeante du Rassemblement national, Marine Le Pen, s’est félicité de cette arrestation. Cette dernière a rencontré le dirigeant de la Ligue en vue des européennes de 2019, afin de devenir une alternative. « Nous avons les mêmes idées sur la famille, sur la vie, sur la bataille pour la terre, sur l’immigration », a déclaré Salvini.

Macron, le soi-disant rempart
Face à de constat alarmant, Emmanuel Macron entend se présenter comme seule alternative « progressiste » face aux « nationalistes ». Même tonalité de sa ministre des Affaires européennes, Nathalie Loiseau, qui affirmait : « Il y a aujourd’hui deux tendances politiques en Europe : les progressistes, qui sont pour des solutions coopératives, et les nationalistes, qui sont dans le repli sur soi. » Le chef de file du Parti communiste français aux européennes, Ian Brossat, dénonce ce discours bien commode et bien méprisant qui « disqualifie sans nuance cette objection citoyenne en la rangeant du seul côté du “racisme” et du “repli nationaliste” ». Et d’estimer que « le meilleur moyen de lutter contre l’extrême droite est d’arrimer l’UE à un projet de progrès social. Si l’UE était autre chose qu’une machine à produire de la régression sociale, l’extrême droite ne serait pas aussi forte. Pour la faire reculer, il faut donc marcher sur nos deux pieds : être intransigeant vis-à-vis des discours racistes et assumer un accueil digne des réfugiés et, deuxièmement, porter un projet alternatif pour l’Europe » (5).

if (typeof OA_show === "function") OA_show('b300'); // ]]> -->

Laisser un commentaire

 

Lorette Autrement |
Bernard VIDAL - Un nouvel a... |
Energie Nouvelle pour Heill... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Vallorcine: Elections munic...
| servir connaux
| Le site de la liste Gif, os...