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On croit mourir pour la patrie; on meurt pour les industriels (A. France)

Posté par jacques LAUPIES le 11 novembre 2018

 

Vous les jeunes sentez vous les nuages sombres qui se profilent à l’horizon ? Ils ne sont ni le produit d’une nature incontrôlable que l’on malmène mais de la folie de quelques égoïstes ou simples imbéciles qui n’ont que le glaive pour préserver une soif sans faim et  sans fin et leurs jeux d’adultes ou de vieillards insatisfaits…Et d’autres, imposteurs qui inventent, des idéaux de liberté, de droits de l’homme pour déclencher des guerres et glorifier ainsi leur agressivité entrainant des pans entiers de jeunesse dans le sillage des crimes collectifs.

Leurs successeurs célèbreront la fin d’une guerre qu’ils habilleront de discours de  paix. Mais cette paix n’appartiendra qu’à des millions de morts pour rien si ce n’est pour une classe internationale de possédants, pas fichus de s’entendre malgré leurs multiples dogmes politiques, religieux et parfois même anti religieux, couverts par leurs appétits monstrueux d’or et de pouvoirs. Une classe mondiale dominante où frères et cousins se parant d’oripeaux de couleurs différentes ont voulu se partager les richesses produites par les ouvriers insuffisamment révoltés, des paysans avec ou sans terre trop soumis aux corbeaux planant sur eux, des esclaves produit des républiques naissantes mal finies prédatrice sur des continents entiers.

Que les héritiers de ce monde  où les puissances économiques dictent leur loi, tributaires de la plus dangereuse de toutes, celle du profit, qui les conduits parfois à s’affronter pour s’en assurer la meilleure part, que ces héritiers soient là pour rappeler parfois la stupidité de cette tuerie, ne les libère pas pour autant de leur vassalité à un système comme le disait Jaurès, porteur de la guerre comme la nuée porte l’orage.

Après la tuerie organisée, planifiée, industrialisée sont apparues  des révoltes que la même classe à provoquées. En rejetant les valeurs que véhiculent les têtes couronnées, les valets de la finance et de l’industrie, parfois sous couvert des républiques galvaudées, trompeuses avec des suffrages universels manipulés, tronqués et faussés.

Des Républiques bâtardes qui engendrent encore les vents de la haine qui soufflent sur un monde gagné par l’indifférence, la négligence, le confort illusoire de la critique humoristique ou le rire est parfois aussi empoisonné d’ignorance que les grimaces des bavardages médiatiques.

Allez vous pouvoir, jeunes menacés, échapper à l’intoxication qui prépare la peste et exhibe  quelques fous aux mots incontrôlés qui préfigurent l’appui sur des gâchettes meurtrières qu’eux même ne contrôleront pas. L’un est vieux sous ses airs dorés et gueulards, l’autre est jeune et semble fuir une adolescence qui ne sait pas qu’elle ne sait pas encore, l’une se donne des airs de mère protectrice, l’autre de bourgeoise parvenue. Toutes et tous sont là qu’aucune révolution n’a encore chassés !

Mais ne commettons pas l’erreur de juger des apparences qui ne font que dissimuler la volonté de ceux qui déterminent leurs jeux de scène.

Les peuples, en retard ou en avance, ont en eux la contestation,  demain la révolte, demain la révolution ! Et leur passivité, parfois moutonnière, s’estompera pour laisser place à une vigilance salutaire. Quel sera le prix à payer pour cela ?

Très cher si les peuples n’interviennent pas à temps pour défendre la paix et se doter enfin de systèmes économiques et sociaux éliminant les causes profondes des guerres qu’ils croient trop souvent, comme le disait Anatole France, la faire pour la patrie alors qu’ils la font pour les industriels et les financiers !

Pour ne pas sombrer dans le pessimisme disons que ces commémorations ont au moins le mérite d’éveiller quelques réflexions et débats. On ne leur en demande pas plus car la paix se gagne aussi par  un combat de mots. Mais voilà il faut aussi savoir que si les mots sont là il faut avoir les moyens de les dire. 

Centenaire 14-18. Cette guerre n’était ni fatale ni nécessaire

Attaque des fantassins français sur le mont des Singes, en Picardie, dans le cadre de l’offensive Nivelle, au printemps 1917. Lee/Leemage

Attaque des fantassins français sur le mont des Singes, en Picardie, dans le cadre de l’offensive Nivelle, au printemps 1917. Lee/Leemage
 
Vendredi, 9 Novembre, 2018

La commémoration du 11 Novembre peut être l’occasion de réfléchir aux enchaînements qui conduisent au pire et à fuir les instrumentalisations des mémoires.

Une victoire ? Pour qui ? Les commémorations du centenaire de l’armistice qui réuniront dimanche de nombreux chefs d’État éviteront d’exalter un camp des vainqueurs au détriment des vaincus. Emmanuel Macron veut éviter de froisser une Angela Merkel en perdition dans son pays. Mais, surtout, le registre cocardier s’est effacé, et s’accusent les traits saillants de cet immense massacre. Commémorer n’est plus célébrer…
 
Le 11 novembre 1918, quand à 11 heures entre en vigueur le cessez-le-feu, des milliers de cloches sonnent à la volée, c’est le soulagement qui l’emporte. À Paris, un million de personnes défilent. À Berlin, c’est aussi la joie qui domine. Dans la soirée, Georges Clemenceau, le président du Conseil et un partisan de la guerre à outrance, confie : « Nous avons gagné la guerre et non sans peine. Maintenant, il va falloir gagner la paix et ce sera peut-être encore plus difficile. »
 
Les carillons résonnent ce jour-là sur une Europe en ruine. Le nord et l’est de la France sont un chaos de tranchées et de trous de bombes. Des paysages ont été remodelés, des villages totalement rasés qui survivent aujourd’hui comme des fantômes aux abords de Verdun, des centaines de milliers d’hectares sont stérilisés… Et 18,6 millions de personnes sont mortes, blessées ou invalides. Une hécatombe à une échelle que personne n’avait osé imaginer. La mort s’est mécanisée, industrialisée, banalisée. Elle ne s’est pas réduite à l’affrontement franco-allemand, à la « revanche ». Ni même au théâtre de la vieille Europe : les deux tiers des militaires tués ne sont pas européens. L’Amérique mais plus encore l’Asie et l’Afrique ont payé le prix du sang avec des troupes coloniales souvent jetées en première ligne.

L’alarme n’a pas été entendue

La haute voix de Jean Jaurès qui annonçait la fournaise est aujourd’hui célébrée. Le dirigeant socialiste et fondateur de l’Humanité avait tenté d’unir les socialistes européens pour contrer la montée des périls, avait alerté les travailleurs français jusqu’à son dernier souffle. En vain. Son assassinat, le 31 juillet 1914, suscita de l’émotion mais pas de réaction populaire. Sa mort levait en quelque sorte le dernier obstacle à la guerre. Le conflit, déclenché sur le prétexte de l’assassinat de l’archiduc François-Joseph, ralliait alors les socialistes, les cégétistes, les anarchistes. Moins d’un mois après le crime, Jules Guesde, marxiste intransigeant et même dogmatique, devenait ministre d’État, flanqué par un autre socialiste, Marcel Sembat. Albert Thomas, un autre socialiste, deviendra même ministre de l’Armement en 1916. Le discours ultrapatriotique est devenu un credo « républicain » après l’affaire Dreyfus et la défaite nationaliste. Valmy, Jemappes, Fleurus… La geste de la Révolution française est invoquée pour justifier la mobilisation de trois millions cinq cent quatre-vingt mille de nos compatriotes. L’Union sacrée est imposée à coup de censure s’il le faut. Une immense machine de propagande et de désinformation est à l’œuvre. Le cubisme est banni des expositions. Le délire chauvin s’empare des poètes et des philosophes ; Paul Fort exalte la destruction de la cathédrale de Reims par le « Barbare exécré », Paul Claudel adresse au général Joffre des éloges mercenaires, Paul Valéry, Bergson, Durkheim, Lavisse… Misère de la pensée en temps de guerre. Faut-il voir en l’interdiction aujourd’hui, dans certaines cérémonies ou établissements scolaires, de la Chanson de Craonne – l’hymne antiguerre qui courait clandestin dans les rangs des poilus –, les restes de cette mise au pas de l’opinion ?

On croit mourir pour la patrie…

L’Alsace-Lorraine a bon dos. En coulisses de la propagande cocardière, de grands intérêts s’affrontent. Le partage colonial, et les rentes qu’il permet, est en cause. Les grands groupes qui possèdent la plupart des journaux soufflent sur les braises et parient sur les destructions de guerre et la manne des industries d’armement. « On croit mourir pour la patrie, on meurt pour les industriels », écrit Anatole France. Des fortunes croissent à vive allure au rythme des croix de bois qui jonchent l’arrière des champs de bataille. Les États-Unis assurent leur domination non tant par leurs troupes plutôt inexpérimentées, mais par des prêts financiers géants à l’Angleterre et à la France. Les banques et Wall Street prospèrent sur la prédation de l’homme par l’homme. L’équilibre du monde bascule.

Une immense crise politique et morale

Toutes les générations en âge de porter les armes ont été mobilisées. Elles sont englouties dans un enfer d’acier, de boue, et de corps éparpillés. Les charniers se nomment Notre-Dame-de-Lorette, Vimy, le Chemin des Dames, Verdun… Des mutineries éclatent. Cette apocalypse signe une crise de civilisation qui va secouer le XXe siècle. Dans le village suisse de Zimmerwald, des délégués socialistes se réunissent en 1915 avec Lénine et appellent à « transformer la guerre impérialiste entre les peuples en une guerre civile des classes opprimées contre leurs oppresseurs, en une guerre pour l’expropriation de la classe des capitalistes, pour la conquête du pouvoir politique par le prolétariat, pour la réalisation du socialisme ».
 
Au fil de la guerre qui s’éternise, des jeunes gens comme Aragon – qui transforme le vers d’Apollinaire « Ah ! Dieu que la guerre est jolie » en « Adieu, que la guerre est jolie… » –, Breton ou Paul Vaillant-Couturier, le futur rédacteur en chef de l’Humanité, entrent en révolte. En Russie ou en Allemagne, elle deviendra révolution, l’une victorieuse et l’autre pas.
 
À Berlin, la population épuisée et affamée n’en peut plus. Le « front intérieur » s’effondre. Ludendorff, qui commande l’armée du Kaiser, lance une grande offensive. Après de premiers succès, l’attaque est bloquée sur la Somme et les Allemands reculent. Tout se conclut à 5 h 15 du matin le 11 novembre, à Rethondes, dans un wagon du train militaire de l’état-major français.

Les germes d’autres conflits

La guerre ne s’éteint pas totalement, elle se poursuit à l’Est contre la Russie bolchevique. Elle se poursuit, feutrée, sur le sol allemand avec l’occupation de la Ruhr. Elle court encore entre les lignes du traité de Versailles. L’Allemagne, désignée comme fauteuse de la guerre, est humiliée. L’Italie et le Japon sont ulcérés par des partages de territoires dont ils sont les parents pauvres. Les frontières redessinées amorcent de nouvelles tensions. Les peuples colonisés qui ont payé un lourd tribut sont exclus des débats et maintenus sous le joug. Le jeune Hô Chi Minh, qui a tenté de parler à Versailles, a été éconduit sans ménagement.

Des commémorations pour réfléchir

En France, les anciens combattants rentrent meurtris et blessés. À l’arrière, le monde a changé. Les campagnes sont dépeuplées et les premiers monuments aux morts alignent les noms de familles entières. Les femmes ont pris une place nouvelle dans la production. Des familles n’ont pas résisté à l’épreuve. Pour les gueules cassées commence un chemin de croix. Mais les profiteurs de guerre occupent le haut du pavé. La faillite des milieux dirigeants suscite des colères divergentes. Un nationalisme qui flirte avec le fascisme se dessine avec les ligues. Le Parti socialiste s’est discrédité en abandonnant la trajectoire de Jaurès et dès 1920 la majorité de ses membres – et surtout ses plus jeunes qui reviennent des tranchées – crée le Parti communiste.
 
La toile de fond du 11 Novembre ne peut faire l’économie de l’horreur, de ses raisons et de ses conséquences. Ce n’est pas nier l’héroïsme, et il y en eut dans cet immense sacrifice qui a englouti des générations. Mais l’intérêt de la mémoire de ce premier conflit est de susciter l’alarme sur les risques pour l’avenir.
 
Aucune des commémorations à venir ne devrait se dérouler sans réflexion collective sur les processus de décision, les interactions des pouvoirs, leurs outils idéologiques qui habituent à la nécessité de la guerre. Indispensable pour ne pas commémorer la fatalité des guerres… 
 
 

 

Cher citoyen Cachin,L'Humanité 18 Juillet 1922.jpg
Je vous prie de signaler à vos lecteurs le récent livre de Michel Corday, les Hauts Fourneaux[1], qu’il importe de connaître. On y trouvera sur les origines de la conduite de la guerre des idées que vous partagerez et qu’on connaît encore trop mal en France ; on y verra notamment (ce dont nous avions déjà tous deux quelque soupçon) que la guerre mondiale fut essentiellement l’œuvre des hommes d’argent, que ce sont les hauts industriels des différents États de l’Europe qui, tout d’abord, la voulurent, la rendirent nécessaire, la firent, la prolongèrent. Ils en firent leur état, mirent en jeu leur fortune, en tirèrent d’immenses bénéfices et s’y livrèrent avec tant d’ardeur, qu’ils ruinèrent l’Europe, se ruinèrent eux-même et disloquèrent le monde. Écoutez Corday, sur le sujet qu’il traite avec toute la force de sa conviction et toute la puissance de son talent.  » Ces hommes-là, ils ressemblent à leurs hauts fourneaux, à ces tours féodales dressées face à face le long des frontières, et dont il faut sans cesse, le jour, la nuit, emplir les entrailles dévorantes de minerai, de charbon, afin que ruisselle au bas la coulée du métal. Eux aussi, leur insatiable appétit exige qu’on jette au feu, sans relâche, dans la paix, dans la guerre, et toutes les richesses du sol, et tous les fruits du travail, et les hommes, oui, les hommes mêmes, par troupeaux, par armées, tous précipités pêle-mêle dans la fournaise béante, afin que s’amasse à leurs pieds les lingots, encore plus de lingots, toujours plus de lingots… Oui, voilà bien leur emblème, leurs armes parlantes, à leur image. Ce sont eux les vrais hauts fourneaux. » Ainsi, ceux qui moururent dans cette guerre ne surent pas pourquoi ils mourraient. Ils en est de même dans toutes les guerres. Mais non pas au même degré. Ceux qui tombèrent à Jemmapes ne se trompaient pas à ce point sur la cause à laquelle ils se dévouaient. Cette fois, l’ignorance des victimes est tragique. On croit mourir pour la patrie ; on meurt pour des industriels. Ces maîtres de l’heure possédaient les trois choses nécessaires aux grandes entreprises modernes : des usines, des banques, des journaux. Michel Corday nous montre comment ils usèrent de ces trois machines à broyer le monde. Il me donna, notamment, l’explication d’un phénomène qui m’avait surpris non par lui-même, mais par son excessive intensité, et dont l’histoire ne m’avait pas fourni un semblable exemple : c’est comment la haine d’un peuple, de tout un peuple, s’étendit en France avec une violence inouïe et hors de toute proportion avec les haines soulevées dans ce même pays par les guerre de la Révolution et de l’Empire. Je ne parle pas des guerres de l’ancien régime qui ne faisaient pas haïr aux français les peuples ennemis. Ce fut cette fois, chez nous, une haine qui ne s’éteignit pas avec la paix, nous fit oublier nos propres intérêts et perdre tout sens des réalités, sans même que nous sentions cette passion qui nous possédait, sinon parfois pour la trouver trop faible. Michel Corday montre très bien que cette haine a été forgée par les grands journaux, qui restent coupables, encore à cette heure, d’un état d’esprit qui conduit la France, avec l’Europe entière, à sa ruine totale. « L’esprit de vengeance et de haine, dit Michel Corday, est entretenu par les journaux. Et cette orthodoxie farouche ne tolère pas la dissidence ni même la tiédeur. Hors d’elle, innocente en a souffert mort et passion. Haïr un peuple, mais c’est haïr les contraires, le bien et le mal, la beauté et la laideur ». Quelle étrange manie! Je ne sais pas trop si nous commençons à en guérir. Je l’espère. Il le faut. Le livre de Michel Corday vient à temps pour nous inspirer des idées salutaires. Puisse-t-il être entendu! L’Europe n’est pas faite d’États isolés, indépendants les uns des autres. Elle forme un tout harmonieux. En détruire une partie, c’est offenser les autres. Notre salut c’est d’être bons Européens. Hors de là, tout est ruine et misère.

Salut et Fraternité

Anatole FRANCE

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