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De la révolte au pas en avant social offensif…

Posté par jacques LAUPIES le 1 décembre 2018

Je n’invente rien en disant que révolte n’est pas révolution. 

Mais la protestation actuelle peut conduire à stopper les prétentions anti sociales de Macron !

Ce qui caractérise le mouvement des Gilets Jaunes est qu’il aboutit, quels qu’en soient les initiateurs, à rassembler un grand nombre de celles et de ceux qui sont dans la  contestation des politiques gouvernementales suivies depuis des décades. Même si d’apparence il n’y a que la taxation des carburants, les bas revenus, une fiscalité totalement injuste qui sont à la base de la protestation, tout le monde devrait s’accorder à reconnaître que les raisons du mécontentement sont bien plus diverses mais que celle de la perte de pouvoir d’achat avec les difficultés de bouclage des fins de mois en sont les éléments essentiels.

C’est bien ce qui peut déranger le plus la grande bourgeoisie et tous ceux qui de près ou de loin sont à son service. D’autant que,  dans les luttes,  nait dans  la pensée de chacun des individus des différentes catégories impliquées, un processus de réflexion sur les causes et les effets mais également sur la recherche de solutions. Il n’est pas étonnant de ce fait que cela aboutisse à des propositions mettant en cause le pouvoir politique et réclamant le départ du Président de la République.

De l’exclu du travail au travailleur exerçant une profession  libérale en passant par le pilier de la contestation que constituent les salariés sous payés, la révolte évolue contre  l’injustice que chacun subit de différentes manières en fonction de sa position sociale. L’amalgame créé autour de l’idée du « tous pourris » à laquelle s’ajoute une stigmatisation des organisations syndicales, entretenue par les médias mais aussi un bonne partie de la droite, de l’extrême droite et de la majorité gouvernementale, contribue à développer les tentatives d’isoler le mouvement des gilets jaunes dans son combat.

Ce piège doit-être évité et comme nous ne cessons de le répéter sur ce blog, il faut que ce mouvement prenne appui, s’associe en quelque sorte, avec toutes les organisations qui portent peu ou prou certes, leurs revendications.

Quelle différence d’ objectifs entre ce salarié qui après sa journée de travail barre les routes avec cet autre salarié dans l’entreprise sous protection d’un statut avancé et d’une organisation syndicale, si ce n’est que le premier n’a pas la même possibilité d’expression par la grève comme son semblable. On pourrait multiplier les exemples tel celui de la mère de familles complétement paralysée par des revenus insuffisants, isolée, et cet autre tributaire de payes insuffisantes du couple et effrayée à l’idée d’une perte de salaire pour grève.

La variété de situation des retraités fait que tous ne sont pas nécessairement disponibles pour aller manifester. Une chose est sure, comme en attestent les sondages, ils font partie de ces 3 Français sur quatre qui sont solidaires.

Alors il n’y a pas à tergiverser et comme le proposait ce soir sur LCI un représentant des Gilets jaunes (par ailleurs adhérent à la CGT) il faut que rapidement des gilets de couleurs différentes se rassemblent sur des objectifs clairs conformes finalement à ce que les gilets jaunes dans leur majorité demandent.

Nos ferons le point ce soir samedi 1er décembre.

 

Philippe Martinez

Secrétaire générale de la CGT

Il était l’invité de La Midinale de Regards,

Ce vendredi 30 novembre 2018

https://youtu.be/BhkwU3_Sbg0

De la révolte au pas en avant social offensif... 2ggoq

« Notre responsabilité, c’est de mettre tout le monde en grève »

 

Sur la manifestation de la CGT du 1er décembre
« Il est important de continuer à mobiliser autour des questions de précarité et de précarité de l’emploi. »
« Le gouvernement accentue l’idée que les privés d’emplois étaient des privilégiés et qu’il fallait les obliger à retrouver du travail en traversant la rue. »

 

Sur la mobilisation des gilets jaunes 
« Il y a des possibilités de faire des choses ensemble, évidemment s’ils sont d’accord parce qu’on n’est pas là pour récupérer leur mouvement. Mais il y a des choses possibles. »
« Chaque barrage est un endroit particulier de la contestation et les messages ne sont pas les mêmes partout. »
« Il y a des endroits où ça n’est pas possible parce qu’il y a des actes racistes, d’autres endroits où on n’est pas les bienvenus. »

 

Sur le rôle du gouvernement 
« Le gouvernement joue avec le feu. »
« Depuis qu’ils sont élus, ils considèrent que les syndicats ne servent à rien et qu’ils peuvent gérer le pays comme ils le veulent. »
« Le gouvernement a enfanté les gilets jaunes et ça leur revient à la figure parce qu’il n’y a pas d’interlocuteur, il n’y a pas d’organisation, mais il y a des vrais problèmes et il va falloir les régler. »

 

Sur la représentativité des syndicats 
« Il y a une crise de la représentativité. »
« Le mot démocratie n’a pas la même définition quand on parle du politique et du social. »
« Un député a été élu dimanche dernier avec 18% de taux de participation : ce monsieur a porté sur son nom 11% des inscrits. Moi personnellement, avec un tel score, je ne siégerais pas à l’Assemblée nationale. »
« Il y a eu des élections à la SNCF, c’est 60% des inscrits et on ne serait pas légitimes ? »

 

Sur la suite de la mobilisation et la grève
« On a un plan de travail qui était déjà dans le paysage avant que les gilets jaunes ne soient sur les ronds points. On l’a un peu renforcé. »
« On veut faire du 14 décembre, jour de la fameuse réunion de la commission nationale de la négociation collective, un temps fort de la mobilisation. »
« Il y a, par profession, des grèves qui sont prévues, notamment dans l’énergie. »
« La grève est indispensable sauf qu’il ne suffit pas que Martinez le dise devant une caméra pour que ça marche. »
« Il faut une généralisation des grèves. »
« C’est bien d’occuper les ronds-points mais pour être efficace, c’est bien d’occuper les usines et les services. C’est à ça qu’il faut travailler. »
« Notre responsabilité, c’est de mettre tout le monde en grève malgré des statuts et des préoccupations immédiates ou lointaines qui ne sont pas tout à fait les mêmes. »
« Le slogan magique n’existe pas même si l’on voit que l’on peut fédérer autour des questions de salaires. »

 

Sur la généralisation de la mobilisation (les lycéens, les quartiers populaires, les syndicats)
« On essaie pas de reprendre la main, on essaie de continuer ce qu’on a construit, dans un contexte différent. »
« Je suis sûr que parmi les gilets jaunes, dans les 85% que j’imagine avoir de bonnes intentions, ils devaient nous critiquer lorsqu’on a bloqué des raffineries et des ronds-points pendant la loi El Khomri. »
« La période est propice à la convergence des luttes. »
« Notre souci, c’est de faire converger des revendications et des luttes qui peuvent sembler éloignées mais qui, sur le fond, posent des questions de comment on va vivre demain. »
« En 68, le monde du travail était plus homogène et il y avait moins de syndicats. »

 

Sur les élections professionnelles
« Notre problème, contrairement à la démocratie politique, c’est qu’il n’y a pas d’élections générales pour les syndicats : on ne peut voter pour la CGT que quand la CGT est implantée dans une entreprise. »
« Ces élections sont un moyen d’expression de nos revendications, ça n’est pas une compétition entre syndicats. »
« Il nous faut renouer avec les services publics de proximité parce que c’est une des forces de notre pays. »

 

Sur l’avenir du syndicalisme et de la CGT
« La CGT doit évoluer parce que le monde actuel génère d’autres formes de travail, d’autres relations au travail et notre souci c’est de toujours s’occuper de ceux qui travaillent. »
« Ce n’est pas parce qu’on est contre le travail du dimanche que l’on ne doit pas s’occuper de ceux qui travaillent le dimanche. »
« Beaucoup de gilets jaunes n’ont jamais croisé un syndicaliste : comment peuvent-ils en parler hormis ce qu’ils entendent sur certaines chaines d’infos en continu où l’on nous appelle les « braillards », les « gueulards » ? Donc la CGT doit s’ouvrir. La CGT doit être présente partout où il y a des travailleurs, qu’ils aient du travail ou pas, qu’ils soient en activité ou à la retraite. »

 

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