• théatre de Tarascon

    théatre

  • Réunion en 1968

    Réunion en 1968

  • Rue Blanqui

    Rue Blanqui

  • p10102441.jpg

    p10102441.jpg

  • Accueil
  • > Non classé
  • > La montée de l’extrême droite un peu partout en Europe devrait inquiéter les peuples. Non seulement il faut que ces peuples se mobilisent pour éradiquer un mal qui sous des formes nouvelles, dites populistes, prennent le pas sur les forces progressistes. En développant des peurs de toutes sortes émergent des partis qui d’évidence sont maîtrisés par une fraction importante de la bourgeoisie qui attend son heure et fera le nécessaire le moment venu pour donner naissance à un néofascisme si besoin est ! Et besoin sera inévitablement car le libéralisme économique s’avère incapable d’apporter des réponses à l’accumulation des richesses entre les mains d’une poignée de possédants et à l’appauvrissement du plus grand nombre qui ne sait plus à quels saints se vouer. Alors que ces mêmes possédants ont plusieurs de ces « saints » dans leur panier !

La montée de l’extrême droite un peu partout en Europe devrait inquiéter les peuples. Non seulement il faut que ces peuples se mobilisent pour éradiquer un mal qui sous des formes nouvelles, dites populistes, prennent le pas sur les forces progressistes. En développant des peurs de toutes sortes émergent des partis qui d’évidence sont maîtrisés par une fraction importante de la bourgeoisie qui attend son heure et fera le nécessaire le moment venu pour donner naissance à un néofascisme si besoin est ! Et besoin sera inévitablement car le libéralisme économique s’avère incapable d’apporter des réponses à l’accumulation des richesses entre les mains d’une poignée de possédants et à l’appauvrissement du plus grand nombre qui ne sait plus à quels saints se vouer. Alors que ces mêmes possédants ont plusieurs de ces « saints » dans leur panier !

Posté par jacques LAUPIES le 13 août 2019

 

-

-
 

PAUL VAILLANT-COUTURIER UNE PLUME CONTRE LE FASCISME

Lundi, 12 Août, 2019

Lanceurs d’alerte en 1939 16/29. Brillant rédacteur en chef de l’Humanité, il joua un rôle majeur pour rassembler les intellectuels progressistes contre Hitler et Mussolini. Et mit en lumière, sans relâche, les périls qui se dessinaient pour le monde.

 

Déjà, le sang coule sur le pavé parisien. Ce 6 février 1934, les extrémistes fascistes des Ligues sont parvenus à manipuler les mécontentements pour lancer des milliers de manifestants à l’assaut de l’Assemblée nationale. En dépit des réticences de son directeur, qui sous-estime la menace, le rédacteur en chef de l’Humanité dépêche sur place un jeune reporter qu’il protège dans son équipe, un certain Louis Aragon. Alors que l’Italie et l’Allemagne, et à leur suite des pays d’Europe centrale, ont déjà basculé dans le fascisme, c’est de ce brasier parisien que naît le Front populaire. Pour Paul Vaillant-Couturier, le combat antifasciste ne débute pas. Son journal, bien seul dans la presse française, a montré les persécutions anticommunistes et antisémites, le soutien de la grande bourgeoisie allemande aux nazis, le complot de l’incendie du Reichstag. Le journaliste Daniel Schneidermann – qui vient de publier Berlin 1933. La presse internationale face à Hitler – constate malgré ses préventions que « voilà que cette langue de propagande, cette langue de bois, (lui) apparaît aujourd’hui comme celle qui sonne le plus juste – la plus clairvoyante, la plus efficace pour dire la folie montante de l’hitlérisme (…) celle qui a le mieux traversé l’apocalypse ».

L’écrivain engage son journal dans la solidarité avec l’Espagne républicaine qui résiste à Franco

Vaillant-Couturier met en garde l’opinion, comme ce 18 septembre 1935 : « Les déclarations pacifiques d’Hitler ne font plus illusion qu’à ceux qui veulent s’illusionner ou qui ont d’inavouables intérêts à propager l’illusion (…). Nous savons, nous, que dans l’impossibilité où sont les fascistes d’apporter le moindre soulagement réel aux malheureux peuples qui les subissent, ils n’espèrent plus qu’en une issue : la guerre. Quand des déments en armes parcourent le monde, la plus immédiate garantie réside dans la force des accords conclus par les nations pacifiques pour sauvegarder la paix. » Malgré l’interdiction d’entrer en Allemagne des journalistes de l’Humanité à partir de 1933, il publie des témoignages sur les persécutions, les tortures, les premiers camps.

Le flamboyant rédacteur en chef connaît le prix de la guerre. Il est de la génération du Feu, mobilisé dès le cinquième jour du conflit de 1914. Il a connu les tranchées et les premiers chars, les corps déchiquetés et les âmes avilies, la peur de mourir et la fureur de tuer. « La guerre a fait de moi un combattant à vie », écrira-t-il. Elle l’a conduit en prison, mais aussi à figurer parmi les grands fondateurs du PCF, en 1920. Écrivain, peintre, poète, avocat, député et maire de Villejuif, il s’est voué à l’Humanité, envers et malgré tout. Il fera de son journal le grand quotidien du Front populaire. Il joue un rôle majeur dans le rassemblement des intellectuels antifascistes et dénonce sans rêves la montée des périls.

Ainsi, le 4 octobre 1935, fustige-t-il les accords de Rome, « que nous seuls, communistes, avons refusé de contresigner », et qui donnent les mains libres à l’Italie : « Le feu est mis à l’Éthiopie, et maintenant Mussolini menace de mettre le feu au monde entier (…) Mussolini libre de bafouer la conscience universelle, la loi de la jungle reconnue comme la seule règle internationale, c’est demain Hitler se jetant sur la Lituanie, sur l’Autriche, sur la Tchécoslovaquie, sur l’Alsace, sur la France… » Déjà, en 1927, Vaillant-Couturier avait été expédié à la Santé pour avoir traité « Mussolini de cabotin et avoir dit de l’enfant Zamponi (assassiné par les chemises brunes), percé de quatorze coups de poignard, qu’il était un martyr » ! Et d’interpeller le ministre : « Rappelez vos juges à l’ordre, Barthou ! Précisez qu’ils portent désormais sur leur hermine une pancarte avec ces mots : “Ici, Duce, s’il vous plaît, essuyez vos pieds !” »

Il engage pleinement l’Humanité dans la solidarité avec l’Espagne républicaine qui résiste à Franco. Il expédie des envoyés spéciaux, Gabriel Péri, Arthur Koestler, Simone Téry. Lui-même se rend sur le front de Bilbao en mai 1937 (cinq mois avant sa mort près de Rambouillet) et il écrit : « Ce peuple “tient” dans la rue, dans ses maisons, dans ses abris, devant sa table vide, malgré ses nerfs et ses forces qui s’épuisent, malgré sa faim et sa terreur de l’air… » Et il décrit, raconte, dépeint « ce canapé sanglant, sous l’escalier du casino de Saint-Sébastien, où avait été attaché nu, par les fascistes, un jeune soldat asturien. Une large tache sombre de sang séché marquait encore le velours jaune, reproduisant la forme d’un corps humain. Et de là, le sang avait ruisselé sur le dallage. Durant tout le temps qu’avait duré l’attaque du casino par les troupes loyales et les miliciens, le soldat avait été torturé là, à petits coups de baïonnette et de poignard ». Mais il analyse et alerte, évoquant « Guernica, ville cobaye : c’est le crime qui annonce le sort que les tueurs fascistes de l’Espagne entendent réserver à Bilbao, et que Paris doit méditer ». Hélas, le gouvernement Blum a choisi la non-intervention qui laisse les mains libres à Hitler et à Franco.

Patrick Apel-Muller
if (typeof OA_show === "function") OA_show('b300'); // ]]> -->

Laisser un commentaire

 

Lorette Autrement |
Bernard VIDAL - Un nouvel a... |
Energie Nouvelle pour Heill... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Vallorcine: Elections munic...
| servir connaux
| Le site de la liste Gif, os...