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Ils n’ont évidemment pas le brassard avec la croix gammée ni celui de la milice à Pétain. Certains vous diront même vous qu’ils ont des ancêtres résistants, voire comm unistes. Mais pour ceux au plus bas qui se laissent embarquer dans leur populisme et leur démagogie le danger est là . Cela va du détournement d’une colère sociale jusqu’à l’abjection raciste en passant par la confusion historique et politique à propos de tout. Parfois avec de bons sentiments Effrayant, cela m’effraie

Posté par jacques LAUPIES le 14 août 2019

 

 

Photo Marcos del Mazo/LightRocket/Getty Images.

Photo Marcos del Mazo/LightRocket/Getty Images.

UNION EUROPÉENNE. LES NOUVEAUX MONSTRES À L’ATTAQUE

Mercredi, 14 Août, 2019

Avec ses visages multiples, le phénomène d’hybridation poussée entre droite extrême et extrême droite commence à produire des effets.

 

«Le Pen a gagné les élections. » Quelques semaines après la victoire de Chirac en 2002, sur fond de levée citoyenne contre l’extrême droite, Act Up Paris avait frappé les esprits en placardant sur les murs de la capitale une affiche avec cette phrase et un agent encagoulé armé d’un fusil d’assaut. L’association brocardait une déclaration à l’emporte-pièce du secrétaire d’État aux Libertés publiques Patrick Devedjian : « On verra davantage de CRS sur le terrain, le bleu marine va revenir à la mode. » Dix-sept ans plus tard, le bleu marine est plus que jamais à la mode, et il se teinte toujours plus de brun… Cela grenouille en France : il n’y a qu’à voir les manœuvres en cours avec Marion Maréchal-Le Pen, Éric Zemmour et Patrick Buisson. Cela arrive dans le reste du monde avec ­Donald Trump, le Brésilien Jair Bolsonaro ou l’Indien Narendra Modi. Mais entre les deux, dans toute l’Europe, Le Pen gagne les élections, au sens où l’entendait initialement Act Up : ce ne sont pas forcément les partis d’extrême droite qui gouvernent, mais la plupart des droites, traditionnelles ou nouvelles, glissent, avec ou sans alliances avec les néofascistes avérés, vers leurs thèses et leurs priorités politiques. Tout cela va bien au-delà de la petite boutique tenue par Steve Bannon, l’ex-conseiller stratégique du président états-unien, qui a récemment posé ses valises à Bruxelles.

Visés, les migrants, les féministes, les LGBT

Les occasions de mesurer les nouveaux périls ne manquent pas. Chaque jour apporte son lot de confirmations : ce ne sont plus des passerelles qui s’ouvrent entre les uns et les autres, mais de vrais boulevards. On les voit depuis des années en Italie, en Pologne et en Hongrie, bien sûr, mais aussi en Autriche, en Belgique, en Grèce, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Croatie, etc. Dernier exemple du travail de sape en cours : ce mercredi, Isabel Diaz Ayuso, dirigeante du Parti populaire (PP), devrait être élue présidente de la région de Madrid avec les voix de ses amis conservateurs et des libéraux de Ciudadanos, mais aussi celles, indispensables, des élus de l’organisation post-franquiste Vox. Si l’extrême droite ne rentrera pas directement dans le gouvernement territorial, les trois partis espagnols se sont mis d’accord sur un « dénominateur commun » qui, sans surprise, vise à s’en prendre aux migrants, aux féministes et aux LGBT, en tenant par ailleurs une ligne économique parfaitement néolibérale.

Ces phénomènes à l’œuvre dans les pays commencent à produire leurs effets à l’échelle de l’Union européenne. On a pu l’observer lors de l’élection à la tête de la Commission européenne ­d’Ursula von der Leyen, ex-ministre de la Défense allemande et fidèle alliée de la chancelière Angela Merkel. Les accents « humanistes » de son discours d’investiture à la mi-juillet à Strasbourg, avec les airs de fifrelin joués pour les oreilles des écologistes, en particulier, peuvent-ils tenir longtemps face aux données politiques pures et dures ? Von der Leyen n’a pu être candidate qu’après l’éviction par les pays du groupe de Visegrad (Pologne, Hongrie, Slovaquie et République tchèque) de son rival pour le poste, le social-démocrate Frans Timmermans, lors du Conseil européen. Ensuite, au Parlement européen, elle doit, avec neuf voix d’avance à peine, son élection aux choix des élus de droite extrême et d’extrême droite, désormais en concurrence pour prendre des postes au sein du collège des commissaires…

Thomas Lemahieu
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