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Lever le voile sur le voile !

Posté par jacques LAUPIES le 16 octobre 2019

Le port du voile a plusieurs significations ! Qu’il soit considéré comme une manifestation d’appartenance religieuse en toutes circonstances  est certainement une erreur. Ceux qui veulent précisément que le foulard  marque  leur défiance à l’égard  de la laïcité et entretiennent un certain prosélytisme exploitent tous les interdits que l’on peut formuler. Ainsi partisans de la proscription du voile autant que ceux qui le tolèrent sont piégés.

Changer les lois n’est pas nécessaire. Par contre faire respecter celles qui existent et impliquent que toute fonction publique, voire lorsqu’elle est déléguée (notamment aux associations) respectent la neutralité à l’égard de toutes les religions quelles qu’elles soient s’impose !

Quant à ceux qui courent après les électeurs qu’ils soient pour ou contre – chacun à les siens – franchement ils m’emmerdent !

 

 

LAÏCITÉ. VIOLENT BRAS DE FER À LAREM SUR LA QUESTION DU VOILE

Mercredi, 16 Octobre, 2019

Jean-Michel Blanquer a réclamé des sanctions contre le député la République en marche Aurélien Taché, qui a fustigé les propos du ministre sur le voile. Devant une majorité divisée, le premier ministre a défendu hier la loi actuelle.

 

Rarement la Macronie n’est apparue si divisée. Jean-Michel Blanquer a exigé lundi que des sanctions soient prises contre le député de la majorité Aurélien Taché, lequel avait vivement critiqué ses propos sur le voile. En plein bureau exécutif de la République en marche, le ministre de l’Éducation nationale a réclamé avec force que la commission des conflits du mouvement soit saisie pour mettre au pas le parlementaire. Le torchon brûle depuis que Jean-­Michel Blanquer a déclaré dimanche que « la loi n’interdit pas aux femmes voilées d’accompagner les enfants » en sorties scolaires, avant d’ajouter que « le voile en soi n’est pas souhaitable dans notre société ». Des propos tenus après que l’élu RN Julien Odoul a humilié une mère accompagnatrice portant un voile, en pleine séance du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté. Dans les colonnes du Point, Aurélien Taché a regretté « entendre Blanquer dire que la loi protège le droit de ces accompagnatrices à participer aux sorties scolaires (…) et, dans le même temps, dire qu’elles feraient mieux d’enlever le voile ». « Cela revient à dire, estime le député, que, finalement, il ne faudrait peut-être pas respecter la loi. C’est dans ce genre de situations confuses que des gens comme Julien Odoul récupèrent les mots de Blanquer. On renforce ceux que l’on prétend combattre. »

Le ministre n’a pas supporté la charge. « Dire que les propos d’un ministre puissent être récupérés par le RN est extrêmement grave, on ne peut pas laisser passer », estime Ilana Cicurel, déléguée LaREM à l’éducation. « On ne peut pas avoir une forme d’escalade verbale d’un député à l’encontre d’un ministre qu’il accuse d’être le marchepied du RN. Ça va trop loin », s’indigne également la ­députée LaREM Aurore Bergé, sans s’interroger sur la justesse de l’analyse, défendue par d’autres élus. « Je suis outré qu’un ministre réclame des sanctions contre un député, et inquiet du précédent que cela pourrait créer », confie un parlementaire LaREM. « On ne peut pas considérer qu’un député ne puisse pas émettre une opinion. Sinon, remplaçons-les par des robots », s’est agacée Laetitia Avia, qui préside le bureau exécutif du parti présidentiel.

« En gros, Blanquer a demandé mon exclusion car la commission des conflits existe pour se prononcer sur des enjeux disciplinaires et d’appartenance au mouvement », estime Aurélien Taché auprès du Monde. Mais le délégué général de LaREM, Stanislas Guerini, tente de calmer le jeu. Il s’est refusé à saisir la commission, mais aurait temporairement mis le député à l’écart du bureau exécutif, et proposé la mise en place d’une cellule de « médiation ».

« Une loi sur les accompagnatrices scolaires » pas à l’ordre du jour

Qualifiant la « sortie de Taché » de « malheureuse », la porte-parole de LaREM Marie Lebec a appelé à « prendre de la hauteur » sur la question du voile, sans en faire « un sujet excitant ou exacerbant », qui doit être débattue « au sein du groupe et non par voie de presse ». D’autant que la position du ministre de l’Éducation n’est pas majoritaire. En février, Jean-Michel Blanquer avait voulu soutenir un amendement d’Éric Ciotti (LR) interdisant le port du voile aux accompagnatrices scolaires, avant d’y renoncer face à une levée de boucliers dans ses propres rangs. Interrogé hier sur ce sujet dans l’Hémicycle, le premier ministre s’est rangé du même côté. « Je ne pense pas pour ma part que l’enjeu aujourd’hui soit de faire une loi sur les accompagnatrices scolaires », a lancé Édouard Philippe. Devant une majorité divisée, il a rappelé la loi, alertant sur le « danger immense » que représente la déscolarisation d’enfants selon les convictions religieuses de leurs parents. Une manière de désavouer son ministre.

Aurélien Soucheyre

Cet article a été publié le Mercredi 16 octobre 2019 à 2 h 22 min et est catégorisé sous Non classé. Vous pouvez suivre les réponses à cet article par le fil Flux des commentaires. Vous pouvez laisser un commentaire. Les trackbacks sont fermés.

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