Inégalités. Ces dividendes qui profitent aux plus riches

Posté par jacques LAUPIES le 23 janvier 2018

 

Damien Roustel
Mardi, 23 Janvier, 2018
L’Humanité
S’inspirant des idées du Medef, la première loi de finances du quinquennat Macron était destinée, selon la majorité, «	à libérer l’épargne	». Les inégalités sociales ne cessent de se creuser selon Oxfam. Charles Platiau/Reuters<br />

S’inspirant des idées du Medef, la première loi de finances du quinquennat Macron était destinée, selon la majorité, « à libérer l’épargne ». Les inégalités sociales ne cessent de se creuser selon Oxfam. Charles Platiau/Reuters
 

Selon le rapport annuel de l’organisation Oxfam, 82 % des richesses produites en 2017 dans le monde ont été accaparées par le 1 % des plus fortunés. En France, ce taux est de 28 %. La richesse des milliardaires français a été multipliée par trois en dix ans.

Opération séduction à Versailles. Le président français, Emmanuel Macron, devait recevoir, hier soir en grande pompe, quelque 140 PDG des plus grandes multinationales de la planète (Coca-Cola, Facebook, Google, Goldman Sachs, UPS, Alibaba, Bosch, SAP, Ikea, Barilla, Siemens, Volvo ou Rolls-Royce) de passage en France, juste avant le sommet économique mondial de Davos, qui s’ouvre aujourd’hui en Suisse. Objectif de l’Élysée : vendre l’attractivité économique et financière de la France. Emmanuel Macron pourra leur montrer (ou pas) le résultat de l’enquête annuelle de l’organisation Oxfam sur les inégalités dans le monde pour les inciter à investir dans l’Hexagone. Selon ce document, la France est la « championne d’Europe de la rémunération des actionnaires », avec 44 milliards d’euros de dividendes reversés en 2017 par les entreprises du CAC 40 à leurs actionnaires. « C’est trois fois plus qu’il y a quinze ans, tandis que le salaire moyen n’a augmenté que de 14 % en France au cours de la même période. Le taux de redistribution des dividendes des entreprises du CAC 40 augmente chaque année un peu plus et dépasse désormais les 50 %, contre 33 % au début des années 2000 », constate l’organisation. Un tiers des dividendes des entreprises du CAC 40 ont été versés par trois sociétés : Total, Sanofi et BNP.

Sanofi et Total se classent également dans le top 10 des entreprises mondiales qui ont versé le plus de dividendes en 2016. « Ces entreprises ne sont pas seulement généreuses avec leurs actionnaires mais également avec leur PDG : Olivier Brandicourt, le PDG de Sanofi, gagne ainsi en moins d’une journée le revenu annuel moyen d’un Français », écrit Oxfam dans ce rapport intitulé « Partager la richesse avec celles et ceux qui la créent ».

les écarts de revenus et de patrimoines avec le reste de la population continuent de grandir

« En bout de chaîne, ceux qui en paient le prix sont les travailleurs et travailleuses sur qui s’exerce une pression importante et qui ne reçoivent pas le salaire et les ressources à la hauteur de leurs efforts. Ainsi, il faudrait 11 674 années à un salarié du textile au Bangladesh pour gagner ce que gagne en une année le PDG de Carrefour, dont sa marque Tex produit une partie de ses vêtements au Bangladesh », poursuit l’ONG. Avant d’asséner : « À l’inverse, 10 % des dividendes versés par Carrefour à ses actionnaires en 2016 suffirait à assurer un niveau de vie décent pour plus de 39 000 travailleurs du secteur du textile au Bangladesh. »

Conséquence de cette générosité à l’égard des actionnaires, les milliardaires français se portent de mieux en mieux et les écarts de revenus et de patrimoines avec le reste de la population continuent de grandir, même si cela reste sans commune mesure avec des pays extrêmement inégalitaires, comme les champions du monde que sont les États-Unis, l’Inde ou le Brésil. La richesse des milliardaires français a été multipliée par trois en dix ans. Les trente premières fortunes de l’Hexagone possèdent désormais autant que les 40 % les plus pauvres de la population française, assure l’étude.

« L’année dernière, les 10 % les plus riches détenaient plus de la moitié des richesses nationales », affirme le rapport. En vingt ans, la fortune totale des dix plus grandes fortunes françaises a été multipliée par 12 pendant que le nombre de pauvres augmentait de 1,2 million de personnes. Selon Oxfam, au cours de cette période, les milliardaires sont passés de 15 à 38.

« Si les plus riches accumulent ainsi davantage de richesses, c’est parce qu’ils sont les premiers bénéficiaires des fruits de la croissance : en 2017, 28 % des richesses créées en France ont profité aux 1 % les plus riches alors que les 50 % les plus pauvres ne se sont partagé que 5 % de cette croissance. » t cela devrait continuer grâce à la réforme fiscale mise en place par Emmanuel Macron. Selon une étude récente de l’OFCE, les 5 % les plus riches devraient capter 42 % des gains liés à la réforme, les 1 % les plus riches bénéficieront même d’une hausse de revenus de 9 600 euros en 2018 contre une baisse moyenne de 60 euros pour les 5 % les plus pauvres.

La tendance à l’enrichissement des plus fortunés n’est pas une spécificité française. Elle s’observe partout ailleurs et dans des proportions bien plus énormes. Selon Oxfam, en 2017, pas moins de « 82 % des richesses créées dans le monde l’année dernière ont bénéficié aux 1 % les plus riches ». Concrètement, ces derniers ont empoché au total 762 milliards de dollars. Cette somme représenterait sept fois le montant qui permettrait de mettre fin à la pauvreté extrême dans le monde. Résultat, le nombre de milliardaires est en plein boom. Il en apparaît un tous les deux jours ! Une hausse spectaculaire et inédite. Le patrimoine de ces nantis a augmenté en moyenne de 13 % par an depuis 2010, soit six fois plus vite que la rémunération des travailleuses et travailleurs, qui n’a progressé que de 2 % par an en moyenne.

« Le boom des milliardaires n’est pas le signe d’une économie florissante »

« Porter les salaires des 2,5 millions d’ouvrières et ouvriers du textile vietnamiens à un niveau décent coûterait 2,2 milliards de dollars par an. Cela équivaut à un tiers des sommes versées aux actionnaires par les cinq plus grands acteurs du secteur du textile en 2016 », commente Oxfam.

« Ces chiffres vertigineux démontrent que le boom des milliardaires n’est pas le signe d’une économie florissante, mais d’abord le symptôme d’un système économique défaillant qui enferme les plus vulnérables dans la pauvreté et porte aussi atteinte à la prospérité économique de toutes et tous, comme le reconnaissent de plus en plus d’institutions comme le Fonds monétaire international (FMI) ou l’OCDE », analyse Manon Aubry, porte-parole d’Oxfam.

Le phénomène des dividendes record intervient sur fond de réduction de l’extrême pauvreté. Celle-ci a été divisée par deux en vingt ans. Mais, selon le rapport, « si les inégalités n’avaient pas augmenté parallèlement sur la même période, 200 millions de personnes supplémentaires auraient pu sortir de la pauvreté ». « Face à l’indignation que suscitent les inégalités, les entreprises et les responsables politiques se trouvent maintenant à un carrefour : laisser perdurer ce système biaisé ou prendre le problème à bras-le-corps car les inégalités ne sont pas une fatalité mais le fruit de choix politiques et économiques. Des solutions existent pour les combattre ! » assure Manon Aubry. À la fin de cette enquête, Oxfam dresse une liste de mesures. Il demande au gouvernement français de « réguler les multinationales afin que les richesses soient mieux partagées et de défendre les droits des personnes pauvres, notamment les femmes, victimes des inégalités ». En clair, passer des actions à l’action.

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Les kurdes lachés par la plupart des pays ?

Posté par jacques LAUPIES le 22 janvier 2018

 

Je ne connais évidemment pas en détail les enjeux politiques et militaires concernant le conflit qui s’amorce entre la Turquie et les forces kurdes. Comme la plupart de ceux qui s’en tiennent aux informations que peu de journaux et les télés nous ont donné au fil des années, je retiens que le peuple kurde dont les territoires ont été arbitrairement répartis après la première guerre mondiale entre l Turquie, l’Irak et de l’Iran. La Syrie ayant accueilli une immigration kurdes refoulée de Turquie. Ces populations mènent un combat que l’on peut considérer comme légitime, pour recouvrer soit ses territoires, soit des statuts d’autonomie. Pour une connaissance sommaire consulter  https://fr.wikipedia.org/wiki/Kurdistan#En_Irak

Il se heurte donc à trois états qui ont pour certains exercés une forte oppression à son égard (Turquie et Irak). Et cela depuis bientôt un siècle. Il était donc prévisible que le conflits au moyen-orient et particulièrement l’intervention américaine en Irak remette au premier plan la question kurde.

Il n’y a donc rien de surprenant à ce que les kurdes recherchent à l’occasion de la situation ainsi créée de se libérer et le soutien des Etats-Unis (qui ne font évidemment rien sans se préoccuper de la défense de leurs intérêts, comme les autres pays occidentaux, Russie comprise)

Le gouvernement turc particulièrement hostile à satisfaire les revendications d’autonomie des kurdes sur son territoire remet en cause les processus  de paix antérieurement engagés avec les kurdes du PKK.

L’intervention militaire turque témoigne de la nécessité d’une conférence internationale réunissant notamment les peuples concernés pour solutionner une situation catastrophique provoquée essentiellement par les interventions militaires américaines et autres. Sans lesquelles le phénomène fascisant des extrémistes islamistes n’auraient probablement pas pris la dimension que l’on connaît !

 

Bombardements turcs contre Afrin : les Kurdes dénoncent le silence des pays occidentaux

 

Propos recueillis par Jean-Jacques Régibier
Dimanche, 21 Janvier, 2018
Humanite.fr
Les kurdes lachés par la plupart des pays ?
Depuis samedi, l’aviation turque bombarde plusieurs villes de la région d’Efrin, ce canton du nord de la Syrie géré par les Kurdes depuis le début de la guerre, et qui avait pour l’instant été préservé par tous les combats qui se sont déroulés dans cette partie du Moyen-Orient. Le point sur la situation avec Agit Polat, le représentant des relations extérieures du Conseil démocratique kurde en France. Il est en contact permanent avec les forces kurdes et les institutions civiles de la région d’Afrin.
Humanite.fr : Quelle est la situation ce dimanche dans la région d’Afrin ?
Agit Polat : Il y a eu à nouveau 3 attaques de l’aviation turque sur la région, à Afrin même et aussi dans 3 autres villes au moins: Djindires, Shérawa et Mabeta. Il y a eu plusieurs blessés, dont une fillette de 7 ans. Hier, 6 civils ont été tués et il y a eu 10 blessés, et 3 combattants des YPG ( Unité de protection du peuple, branche armée du Parti de l’Union démocratique syrien, organisation politique des Kurdes du Nord de la Syrie, ndlr ) ont été tués. Le camp de réfugiés de Roubar, qui abrite 20 000 personnes, a été également la cible de l’aviation turque ce matin. Je viens de parler avec nos camarades sur place, selon eux, les YPG ont détruit 3 blindés turcs, car les attaques aériennes de la Turquie, s’accompagnent d’attaques au sol. 
 
Humanite.fr : Quelles sont précisément les cibles visées par la Turquie dans cette offensive aérienne ?
A.P. Jusqu’à aujourd’hui, on compte plus de 170 cibles visées, parmi lesquelles des positions d’unités combattantes kurdes. Mais l’aviation opère aussi des tirs au hasard, notamment sur le centre ville d’Afrin. L’objectif, c’est d’installer la peur dans la population pour que les gens quittent la ville. Mais Afrin n’a pas connu d’attaques depuis le début de la guerre en Syrie il y a 5 ans, et les Kurdes ont eu le temps de se préparer.
 
Humanite.fr : Est-ce que d’autres forces militaires interviennent à l’heure dans le région d’Afrin ?
A.P. Oui, au sol, il y a des djihadistes anciennement d’al-Nosra, ils s’appellent aujourd’hui Fatah al-Cham, c’est la Turquie les a fait changer de nom. Ils sont positionnés au Sud d’Afrin et ils ont tenté des attaques, mais les YPG les ont repoussés. Au sol, il y a également des attaques de l’armée turque installée au nord et à l’est de la ville, et qui dispose d’artillerie et de blindés. A l’heure actuelle, il y a 3 fronts autour d’Afrin : au nord, au sud, et à l’est. Leur objectif, c’est d’entrer dans la ville et d’en chasser la population.
 
Humanite.fr : Comment est organisée la défense côté Kurdes ?
A.P. Elle est très bien préparée parce qu’elle est en place depuis plusieurs années. Il y a des ateliers de munitions, et les YPG disposent d’artillerie lourde. Selon nos camarades sur place, ce sont les Kurdes qui ont actuellement l’initiative, l’armée turque n’a pas gagné de terrain. Nous sommes dans une zone montagneuse, les combattants kurdes sont bien installés, la seule possibilité qu’ont les Turcs, c’est d’employer l’aviation.
 
Humanite.fr : De nombreux pays sont impliqués dans la guerre en Syrie. Comment réagissent-ils à cette attaque de la Turquie, sur le territoire syrien, contre les Kurdes ?
A.P. Selon l’accord qui a été passé entre les Russes et les Etats-Unis,  les Américains contrôlent les territoires situés à l’est de l’Euphrate, et les Russes, ce qui est à l’ouest, dont le canton d’Afrin, qui en fait partie. Pour que la Turquie puisse intervenir militairement dans cette région, il a donc fallu l’accord de la Russie. Nous considérons que la Russie est complice d’Erdogan dans cette attaque qui va déstabiliser toute a région.
 
Humanite.fr : Sur quels alliés peuvent compter aujourd’hui les Kurdes ?
A.P. Avant tout, les Kurdes comptent sur eux-mêmes, et cela depuis des années. Jusqu’à maintenant, nous avions en principe le soutien des Etats-Unis, mais depuis 48 heures, nous subissons une attaque et il n’y a aucune déclaration consistante de leur part. Même chose pour la Russie qui en principe n’était pas opposée aux Kurdes, mais eux aussi se taisent. Nous demandons que ces deux grandes puissances interviennent pour faire cesser cette attaque. C’est une guerre, ce qui se passe dans la région d’Afrin n’est pas normal.
 
Humanite.fr : Quelle est la réaction côté syrien ?
A.P. Avant l’attaque de la Turquie, la Syrie avait dit qu’elle détruirait tous les avions qui pénétreraient dans son espace aérien. Mais elle n’intervient pas contre l’aviation turque, et pour l’instant, elle ne fournit aucune explication.
 
Humanite.fr : Et ailleurs dans le monde ?
A.P. Il y a peu de réactions officielles précises de la part des Etats. Nous avons fait appel aux Nations-Unies. Nous pensons également que la France peut jouer un rôle en Syrie. La France pourrait soutenir les Kurdes qui proposent d’être une force de stabilité dans la région. Les Britanniques ont dit que la Turquie défendait ses intérêts, c’est inacceptable. Jamais un combattant kurde d’Efrin n’a franchi la frontière de la Turquie.
En revanche, beaucoup de personnes se sont mobilisées à travers le monde pour dénoncer l’attaque de la Turquie contre la région d’Efrin. Depuis 48 heures, il y a eu des manifestations dans 27 pays, en Europe, au Canada, en Australie, au Japon, aux Etats-Unis, etc… Hier, il y a eu une manifestation devant l’ambassade de Russie à Paris. En Turquie, le HDP ( Parti démocratique des peuples ) a également appelé à la mobilisation générale des mouvements kurdes.
C’est très important que les citoyens se mobilisent dans le monde.
Les Kurdes ont combattu Daesh et à ce moment là, nous avions un soutien mondial, tous les pays prétendaient être nos alliés parce qu’ils avaient besoin de nous. Aujourd’hui, nous sommes lâchés par les pays occidentaux. Ils observent les attaques contre Afrin, mais c’est le silence total, ils ne font rien.

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Hôpital public : stop à la folie des fermetures ! (Tract localisé)

Posté par jacques LAUPIES le 21 janvier 2018

C’est notre santé qui est en danger avec un accès aux soins  de plus en plus inégalitaire !

L’Hôpital est malade du choix pris par les gouvernements successifs de réduire les dépenses publiques notamment au travers de la Sécurité sociale :

•        2015/2017 les budgets hospitaliers ont supporté 10 milliards de réduction

•        2018 Macron et Buzyn  réduisent encore de 1,4 milliards le budget des hôpitaux. Ils nous préparent  un mauvais coup car selon eux : « il y aurait 30% de soins inutiles » !

•        Emmanuel   Macron a bien l’intention d’accélérer le regroupement autoritaire d’hôpitaux publics par «territoire» (GHT)  engagé depuis le 1er juillet 2016 : c’est l’aggravation combinée des  réduction de moyens matériels et humains des hôpitaux publics, de la suppression de services, des milliers de lits fermés, et la disparition des hôpitaux et maternités de proximité en déléguant au privé le plus rentable.

 Dans le même temps, les besoins de santé augmentent pour répondre à la nécessaire croissance de la population, son heureux vieillissement, l’apparition concomitante de pathologies chroniques, à l’égalité d’accès de tous au progrès médical et scientifique. Mais comment dans de telles conditions financières l’hôpital public peut-il y faire face ? Et pourtant les établissements publics font chaque jour la preuve de leur utilité sociale, en accueillant la première vague de l’hiver des malades de la grippe !

 Ce dont a besoin la population dans sa diversité ce n’est pas de superstructures hospitalières mais d’hôpital public de proximité travaillant en concertation avec les services spécialisés, de recherche et d’enseignement, dans un parcours de soins intégrant une offre publique ambulatoire de centre de santé, des équipes en nombre suffisant et bien formées, investies dans la prise en charge partagée

 L’égalité d’accès à une médecine de qualité pour répondre aux besoins est possible, pour toutes et tous, partout, et certainement pas  le « tout ambulatoire » qui fermera 7 lits sur 10 d’ici 2020 !

L’argent existe pour IMMEDIATEMENT refinancer  les hôpitaux publics :

En attestent les 34 milliards de dividendes du 1er semestre 2017 des entreprises du CAC 40 !

•      Suppression des exonérations de cotisations sociales patronales en faisant cotiser les revenus financiers, en luttant contre la fraude sociale des Patrons

•      Modulation des cotisations sociales patronales en fonction des efforts réalisés par l’entreprise en matière d’emploi, de salaire et de formation

•      Suppression de la CSG

Le Parti Communiste Français propose un plan d’urgence pour l’hôpital autour de 4 axes :

     .     Restaurer les budgets de fonctionnement à la hauteur des besoins des établissements, avec dans   l’immédiat un plan de sauvegarde, l’effacement des dettes, notamment des emprunts toxiques

•        Financer un plan de développement du service public de santé avec des créations d’emplois et par un maillage des territoires de santé autour de l’hôpital  public de proximité en lien avec  un ou des centres de santé : l’élaboration des plans régionaux de santé doit être mise à profit pour faire entendre les besoins de santé !

•        Financements d’Etat pour  l’investissement hospitalier (nombre d’établissements ne peuvent plus avoir accès aux emprunts bancaires)

•        Abrogation du numérus clausus, lancement d’un plan de formation médicale et paramédicale et embauche statutaires

 

Ce tract est national mais nous l’avons localisé. Cela à un coût et nécessite des militants pour le diffuser, autant que pour débattre de son contenu avec la population. Quand nous étions une centaine de communistes dans notre ville nous étions plus efficaces pour ces tâches. Il en va ainsi pour toutes nos initiatives. Un grand patron a dit, en substance,  on ne fait pas la même politique quand  on a un Parti  Communiste à  20 % fans le pays que lorsqu’il à 5 % .

Ne vous laissez pas égarer par les imposteurs et tous ceux qui tentent de faire du copie/coller avec nous ! De gauche comme de droite. L’histoire prouve que le PCF est irremplaçable pour une juste politique économique et sociale. Un Maire de droite et une Député qui lui ressemble, voilà ce qu’il aurait fallu éviter

                                           REJOIGNEZ LE PCF  35, RUE MONGE 13150 TARASCON                                       Email : pcftarascon13150@orange.fr

 

 

 

Le personnel  hospitalier, leurs représentants syndicaux, les usagers, les associations, les élus, les partis politiques  ont leur mot à dire ! Pas de refonte de l’hôpital public sans eux

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Pierre Laurent : « La bataille contre les réformes antisociales ne fait que commencer »

Posté par jacques LAUPIES le 20 janvier 2018

 

Entretien réalisé par Julia Hamlaoui
Vendredi, 19 Janvier, 2018
L’Humanité
Photo : Julien Jaulin/hanslucas

Photo : Julien Jaulin/hanslucas
 

Pour Pierre Laurent, le secrétaire national du PCF, dont le parti est en année de congrès, « 2018 sera décisive » pour marquer des points face à Macron, avec une première étape lors des états généraux du progrès social, le 3 février.

Le gouvernement prépare de nouvelles réformes. Vous avez appelé à la riposte lors de vos vœux, comment y parvenir après le passage en force sur les ordonnances ?

Pierre Laurent Macron a choisi une méthode offensive, rapide et autoritaire, avec les ordonnances, ou encore en appliquant la loi avant la fin de son vote au Parlement, comme pour l’université. Mais la bataille contre ses réformes antisociales ne fait que commencer. Chez Pimkie, les syndicats ont empêché le recours à la rupture conventionnelle collective. Un mouvement de colère extrêmement fort grandit dans les hôpitaux et dans les Ehpad. À l’université, la conscience grandit que la mise en place de Parcoursup organise bel et bien la sélection. Les résistances sont fortes aussi dans les collectivités locales. Nous devons intensifier la démonstration de l’injustice et des impasses de cette politique, et transformer ces mouvements en mobilisations durables porteuses de propositions alternatives aux choix gouvernementaux.

En parallèle des mobilisations, Emmanuel Macron, malgré ses réformes, marque, d’après les sondages, des points dans l’opinion. Dans ce contexte, quel rôle voulez-vous voir jouer par les états généraux du progrès social, que vous organisez le 3 février ?

Pierre Laurent La montée d’une cote de popularité ne signifie pas, comme le montrent des enquêtes, l’adhésion au contenu de la politique menée. Des commentateurs prétendent que la bataille contre Macron a échoué dès la fin 2017. Je crois, moi, que l’année 2018 sera décisive. Nous pouvons construire les conditions des fronts victorieux à venir. Nous organisons le 3 février des états généraux du progrès social ouverts à tous avec cet objectif : permettre aux acteurs des mobilisations engagés dans des luttes différentes sur le logement, l’industrie, les services publics, l’emploi, de se rencontrer. Construire ensemble des objectifs de lutte, des propositions de loi en désignant clairement les adversaires : la violence des politiques d’austérité, un sous-investissement chronique dans les besoins sociaux, et surtout la prédation de la finance, qui pompent les richesses vers le grand capital. Le progrès social et écologique contre la soumission à la finance, c’est l’idée qui peut unir ces luttes.

Vous dénoncez la politique du gouvernement à l’égard des migrants : concrètement qu’y opposez-vous ?

Pierre Laurent Une politique d’accueil humaine et généreuse qui est parfaitement accessible. La France doit respecter le droit d’asile. L’an dernier, il a représenté 46 000 demandes acceptées. Loin de l’« invasion » invoquée. Au-delà, même pour des migrants ne relevant pas de l’asile, la France peut beaucoup plus. C’est son histoire. Elle a toujours accueilli des migrants et s’en est enrichie. Pour le dispositif de premier accueil, nous savons ce qu’il faut faire. J’ai visité, il y a quelques jours, celui de la porte de la Chapelle. Avec celui d’Ivry, il a permis la mise à l’abri de 22 000 personnes dont 3 000 enfants isolés et 2 000 familles avec enfants. Si on installait non pas un mais trois ou quatre de ces centres sur le territoire, nous serions capables de faire face. Nous soutenons la demande de retrait de la circulaire répressive du 12 décembre et préparons un projet de loi sur la politique migratoire de la France.

Avec quels moyens permettre cet accueil ?

Pierre Laurent On nous parle sans cesse de coût mais personne n’évalue jamais celui, humain et financier, des expulsions à répétition sans résultats. À Paris, dans les dix-huit mois qui ont précédé la création du centre de la Chapelle, pas moins de 30 opérations d’évacuation ont été menées. La France gagnerait à investir dans l’intégration. Quand des migrants s’installent, ils deviennent des travailleurs, des producteurs de richesse. Ce ne sont pas les migrants qui s’accaparent les richesses mais les prédateurs de la finance, ceux des paradis fiscaux, ou des multinationales, dont les profits explosent. Ces mêmes profiteurs du système organisent le dumping social qui nourrit l’angoisse face à l’immigration. C’est à cela qu’il faut mettre un terme pour permettre à tous, Français et migrants, un accès aux droits sociaux, à une vie digne.

Quel impact a eu le mouvement de libération de la parole des femmes sur les pratiques et les combats du PCF ?

Pierre Laurent Pour moi, très fort. Il nous encourage à amplifier ce combat. Nous y sommes engagés, depuis plusieurs années, avec le dépôt d’une loi-cadre contre les violences faites aux femmes dans laquelle sont listées les mesures nécessaires de prévention, d’éducation, de renforcement des sanctions, d’accompagnement des victimes. Nous avons été précurseurs pour mettre en place des observatoires de lutte contre ces violences. Mais ce combat doit se mener aussi dans notre propre formation. Nous avons mis en place depuis deux mois des dispositifs nouveaux d’information et d’éducation, auxquels tous nos adhérents ont accès. Et nous veillons, si des cas nous sont signalés, à accompagner et protéger les femmes victimes et à prendre des mesures contre les agresseurs.

La recomposition politique qui a marqué la présidentielle s’est-elle achevée avec 2017 ? Quelle place entend y prendre le PCF ?

Pierre Laurent Tout va continuer de bouger et il n’y aura pas de retour en arrière. Les Français ont dit clairement en 2017 qu’ils ne voulaient plus d’un système politique verrouillé par la domination des partis LR et PS, qui avaient fini par mener les mêmes politiques. Maintenant, ils vont découvrir que celui en qui ils ont mis leurs espoirs de changement, Emmanuel Macron, mène une politique très à droite. Des dirigeants majeurs de la droite, comme Xavier Bertrand ou Alain Juppé, avouent d’ailleurs s’y reconnaître totalement. Mais pour tous ceux qui, à gauche, ont voulu secouer le paysage politique, tout reste à faire. Le Parti communiste a un rôle clé à jouer en nourrissant d’idées et de pratiques la réinvention nécessaire à gauche. Nous pouvons aussi apporter de la constance et de la solidité dans une période où tout semble mouvant et incertain.

Parmi les socialistes ou ex-socialistes, certains appellent à la création d’une grande force de gauche, passant par le PCF comme la FI, partagez-vous cette ambition ?

Pierre Laurent Je ne crois pas à un schéma où une seule formation couvrirait l’ensemble de la représentation des forces progressistes. Nous sommes devant un devoir d’invention, et notre parti doit y prendre toute sa part. Dans les enquêtes d’opinion, 45 % des sondés déclarent se reconnaître dans les valeurs de gauche, mais le score cumulé des formations situées à gauche représente 20 % à 25 % des voix. Chacun est donc concerné, nous comme les autres. Pour ce qui nous concerne, nous devons relancer l’initiative et l’innovation communistes, et ouvrir les chemins de nouvelles coopérations politiques pluralistes, ouvertes et foncièrement démocratiques, car les citoyens ne veulent plus déléguer leur parole.

Où en sont les relations du PCF et de la FI après les tensions des derniers mois et le cas corse ?

Pierre Laurent Elles sont correctes entre nos deux groupes à l’Assemblée nationale, elles sont très inégales localement et, pour être franc, elles sont inexistantes au plan national. Les efforts de construction commune que nous avons produits en Corse ou pour certaines élections partielles sont soit rejetés, soit maltraités. Personne ne pourra durablement en rester là. Nous venons d’écrire à la France insoumise, Génération.s, Ensemble !, République et socialisme, Europe Écologie-les Verts et d’autres. Nous voulons rencontrer chacune de ces formations d’ici début février pour faire un tour d’horizon de la situation huit mois après l’élection et échanger sur les prochaines échéances politiques afin de voir ce qu’il est possible de faire ensemble. Sans attendre, nous avançons dans la reconstruction des mobilisations unitaires sur le terrain, car, de toute façon, cela passera par là.

Vous avez annoncé pour novembre prochain un congrès du PCF « sans tabou », quel bilan tirez-vous des premières semaines d’échanges ?

Pierre Laurent J’ai dit sans tabou, car l’objectif est de procéder à une redéfinition complète de ce que nous sommes, de notre démarche et de notre parti. Nous avons adopté une feuille de route très exigeante. Non pas que le Parti communiste n’ait pas d’atouts importants, il en a de très réels, mais nous devons dégager une cohérence nouvelle à partir de nombreuses analyses que nous avons actualisées sur les questions sociales, d’écologie, de féminisme, du nouveau salariat, de révolution numérique… Notre message politique et nos modes d’action collectifs doivent être clarifiés. À la mi-février, notre Conseil national donnera à voir la première étape du travail que nous accomplissons.

Serez-vous candidat à votre succession ?

Pierre Laurent L’un de nos ateliers est consacré au travail sur notre future direction nationale, non pas sur les noms mais sur sa conception, son rôle. C’est en juin, lorsque s’ouvrira la deuxième étape de notre congrès, qu’il faudra me reposer la question. Une chose est sûre, j’ai envie d’animer la constitution d’une équipe renouvelée. Le rajeunissement de nos deux groupes parlementaires montre la vitalité que cela apporte.

Le gouvernement a annoncé un mode de scrutin sur liste nationale pour les prochaines européennes en ménageant la possibilité d’un scrutin transnational. Est-ce une bonne nouvelle pour le PCF ?

Pierre Laurent Nous avons toujours été favorables à un scrutin national à la proportionnelle. Nous la voulons intégrale sans barrière à 5 % pour être éligibles. Pourquoi d’ailleurs rembourser les listes si elles font 3 % sans les rendre éligibles à ce niveau ? Quant à la possibilité d’une liste transnationale de complément, elle reste purement hypothétique. Pour nous, l’urgence va être d’entrer en campagne rapidement. Nous prendrons les premières décisions à la fin du mois de mars. La crise politique de l’Union européenne devient chaque jour plus inquiétante. Macron veut fédérer le maximum de forces pour relancer la fuite en avant libérale et les extrêmes droites populistes et racistes prospèrent, comme on vient de le voir en Autriche. Nous voulons créer dans notre pays un rapport de forces électoral qui permette à des députés communistes et progressistes de France de travailler à l’amplification des luttes communes des gauches européennes.

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Aujourd’hui dans l’Huma…

Posté par jacques LAUPIES le 19 janvier 2018

 

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