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  • Ian Brossat chef de file des communistes aux européennes

    Le nouveau monde :
    D'un coté, on prétend "responsabiliser" les gens modestes en augmentant le prix du #carburant.
    De l'autre, on déresponsabilise les riches en baissant leurs impôts sans rien leur demander en échange.
    Moins tu as, plus tu donnes.
    Plus tu as, moins tu donnes.

Le pouvoir appelle BHL à la rescousse…

Posté par jacques LAUPIES le 12 janvier 2019

 

Le pouvoir appelle BHL à la rescousse... 37252657501_f8ddeb45c4_b-845x475

LE DANGEREUX FARFELU REAPPARAIT POUR DEFENDRE LES FRIQUES…COMME D’HAB !

Le grand dadais surgit chaque fois que le bourgeois est en panne ou a besoin d’un coup de pouce pour faire avaler ses inepties et protéger ses profits…

Ses sympathies avec tout ce qui met en cause le droit des peuples, ou peut entraver la marche de ces derniers vers leur émancipation, sont devenues monnaie courante. Ce fouteur de merde s’en prend aux Dictateurs aussi bien qu’aux révolutionnaires pourvu que la bourgeoisie nationale et internationale y trouve son compte. Tel Zorro il arrive avec ses mots, ses harangues théâtrales, comme fouet, pour frapper celui qui touche à un camp qui très souvent pue le sionisme financier mais à n’en pas douter celui dont on dit qu’il n’a pas d’odeur : le fric.

Et il a le culot de se présenter en républicain, en démocrate, en défenseur des droits de l’homme, de la liberté, de la probité lui en qui transpire le contre révolutionnaire, l’intolérant, et l’usage médiatique  qui lui permet de réapparaitre pour vendre des livres.

A l’entendre mettre de l’huile sur le feu d’un conflit social, à la manière d’un Castaner, s’en prendre à des gens qui souffrent et luttent  pour vivre mieux en les assimilant à des factieux, on se demande ou est le philosophe et l’écrivain. Pujadas (LCI) pourrait-il nous dire qui l’a envoyé ainsi vers lui pour salir ainsi une combat qui révèle au grand jour que sa préoccupation essentielle est la défense de son pouvoir d’achat alors que le dandy vient nous vanter le grand débat en préparation dont Président, ministres, députés de la « majorité », ont exclu la discussion sur les salaires, les pensions, les minima sociaux insuffisants ?

BHL retourne à tes salons, voire à tes expéditions bien abritées et fous nous la paix ! Toi le guerrier des causes perdues d’avance ?

 

Gilets jaunes. Le gouvernement souffle sur les braises en misant sur le tout-sécuritaire

Vendredi, 11 Janvier, 2019

En augmentant sans commune mesure l’encadrement policier en vue de l’acte IX de la mobilisation, l’exécutif ne semble pas vouloir calmer le jeu. À leur demande de dialogue sur les revendications sociales, les manifestants se voient opposer une répression massive.

La lettre aux Français promise par le président de la République le soir du 31 décembre sera présentée « soit à la fin de cette semaine, soit au début de la semaine prochaine », promettait jeudi sur RTL le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux. Cadrant les thèmes et les termes du « grand débat » qui devrait s’ouvrir le 15 janvier, elle renvoie à cette consultation les réponses aux revendications nées de l’urgence sociale. Une manière d’imposer des critères « respectables » au dialogue, quand l’expression directe des manifestants, dans la rue notamment, est réprimée.

Dans la Ve République, la parole du chef de l’État est d’or, spécialement quand celui-ci, à l’instar d’Emmanuel Macron, pense qu’« il manque un roi à la France ». Samedi 5 janvier, à peine dissipée la fumée des dernières grenades lacrymogènes, il condamnait ainsi sur Twitter la violence – réelle – de certains gilets jaunes, promettant que « justice sera faite ». La majorité, embrayant sur ce thème, n’a pas noté le paradoxe : l’immense majorité des manifestants est justement mobilisée pour la justice… sociale. Mais, dans la bouche des cadres de la République en marche ou du gouvernement, l’expression n’est jamais complète. Ainsi le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, s’il reconnaissait jeudi sur CNews « une vraie souffrance de la part des gilets jaunes, faite d’incertitudes face à l’avenir, de sentiment de déclassement », n’exhortait l’exécutif qu’à la « fermeté » vantée par son homologue de l’Intérieur, Christophe Castaner. « La sécurité, c’est la première condition du fonctionnement de la démocratie ; la violence, c’est la loi du plus fort », lâchait ainsi Le Drian. Oubliant sciemment que « la loi du plus fort » est du côté de celui qui impose ses conditions. Jusqu’à dicter la fin de la « récréation » : il est temps, concluait-il, « que toutes les voix qui comptent dans ce pays, que ce soient les organisations syndicales, les associations, les leaders politiques, les journalistes disent “stop, on arrête là” ».

« De nouveaux reculs massifs pour les droits fondamentaux »

Matignon avait déjà tranché dimanche dernier, à en croire France Inter. « Ce n’est plus une question sociale mais une question de sécurité. » L’intervention d’Édouard Philippe, au 20 heures de TF1 lundi, était écrite : mobilisation de près de 80 000 forces de l’ordre ce samedi (dont 5 000 à Paris), nouvelle loi, en février, pour durcir la répression contre les casseurs, création d’un « délit de port de cagoule » et, surtout, établissement d’un fichier de personnes interdites de manifestation. Pour le gouvernement, le seul « état d’urgence » qui vaille est inscrit dans la loi sur la sécurité intérieure et le terrorisme d’octobre 2017.

« Qui voudra demain être fouillé et palpé pour accéder aux cortèges ? »,« qui prendra le risque d’une garde à vue pour s’être protégé de gaz lacrymogènes avec une écharpe ou des lunettes de piscine » ou de « rembourser collectivement des dégâts causés par d’autres ? » s’interroge le Syndicat de la magistrature, évoquant « de nouveaux reculs massifs pour les droits fondamentaux » : « En fait de “loi anti-casseurs”, il s’agit plutôt d’un projet” anti-manifestants »… Le premier ministre a quelques réflexes, ces propositions ayant été portées par la droite sénatoriale en octobre… « Les Républicains » réclamaient d’interdire de manifestation « toute personne à l’égard de laquelle il existe de sérieuses raisons de penser que son comportement constitue une menace d’une particulière gravité pour l’ordre public », mais pas ce fichier.

En attendant ce sombre futur à la Minority Report (1), le présent des manifestants n’est pas tout rose. Depuis le début du mouvement, le 17 novembre, on compte 5 339 gardes à vue sur le territoire national, et 815 comparutions immédiates, pour 152 mandats de dépôt au final, selon un décompte effectué par le Monde. Mais si, en province, les interpellations semblent ciblées (88,3 % donnent lieu à des poursuites judiciaires), à Paris, sans doute parce que les yeux de la nation s’y braquent à chaque mobilisation, la police ratisse plus large : sur les 1 628 gardes à vue, 798 ont été classées sans suite, soit 49 % ! Ce qui accrédite l’idée que l’exécutif veut « faire des exemples ».

Soixante enquêtes pour violence déja ouvertes par l’IGPN

Le volet sécurité du programme du candidat Macron promettait le retour « au cœur du métier de policier pour plus de présence sur le terrain » : allégement des « procédures » lors des gardes à vue ou des auditions, « outils répressifs au plus proche du terrain », interdiction de « la fréquentation d’un lieu » à un « individu générateur de troubles », augmentation des « marges d’autonomie, pour permettre aux échelons les plus bas une meilleure prise en charge des problèmes spécifiques locaux »… Des marges de manœuvre sur le terrain que le ministère de l’Intérieur aimerait appuyer, révélait le Canard enchaîné fin décembre, avec cet appel d’offres pour 1 730 nouveaux « lanceurs multicoup (et) monocoup », aussi appelés Flash-Ball. Une arme qui, selon le défenseur des droits dans son rapport de 2017, devrait être « retirée de la dotation des forces de sécurité dans le cadre des opérations de maintien de l’ordre ». Pas sûr que le chiffre d’une soixantaine d’enquêtes pour violences menées par l’Inspection générale de la Police nationale depuis novembre 2018 ne grimpe pas…

(1) Film de 2002 de Steven Spielberg, dans lequel une police prédictive intervient avant la commission des crimes.
Grégory Marin

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Ca décompose et ça recompose : le combat idéologique s’impose

Posté par jacques LAUPIES le 11 janvier 2019

Quant on trouve que la situation politique est claire, facile à analyser, parce que depuis deux tiers de siècle on s’y est intéressé et que l’on s’est doté d’une méthode de réflexion rationnelle,  que l’on est confronté à des consciences perturbées, troublées par l’inexpérience et soumises aux apparences plus qu’à la réalité profonde, on ne peut rester sans inquiétude et sans souffrance de n’être pas entendu.

Le dire et l’écrire ne solutionne pas ce qui pourrait être un désarroi mais en fait est plus une tristesse de fin de vie, une impuissance qui conduit tout au plus à une compassion pour ceux qui sont soudainement marqués par une sorte de révélation des causes de la dévaluation de leur statut social !

Sauf qu’heureusement peut naitre l’espoir. Malgré l’insuffisance de connaissance, de culture, l’approche des phénomènes politiques, philosophiques, religieux, se fait. Simplement grâce à notre confrontation au réel qui nous autorise à émettre un point de vue voire même à nous doter de solides convictions.

La profusion des religions dont s’est dotée l’humanité, tout autant que celle des « systèmes » et pensées philosophiques, des démarches politiques rendrait inextricable toute tentative d’y voir clair si la science n’était là avec sa part de vérités absolues et relatives pour nous ramener à la réalité.

Mais pour la plus grande masse d’entre nous, la science elle-même reste lointaine et inaccessible a tel point que le poids des « idées reçues » émanant des pires obscurantismes à  la part belle pour réduire à néant toute approche rationnelle de nos rapports sociaux. Et à fortiori de leur transformation pour les mettre en adéquation avec l’état des forces productives, des possibilités nouvelles qu’offrent précisément les sciences et les techniques.

Mais vient un temps où, nous ne le répèterons jamais assez, la réalité force la prise de conscience parce qu’elle révèle les injustices sociales mais également la mauvaise gestion des activités humaines et des ressources de la planète et vient un temps de révolte, d’insurrection à l’encontre du politique et de la politique. 

Cela n’a qu’un temps car toute société a besoin de politique, de lois pour  donner à chacun des individus, groupes, catégories et classes qui la composent des droits et des devoirs dans tous les aspects de leur vie. Et bien évidemment la politique ne s’efface jamais, elle est indispensable.

A chaque évolution économique, sociale, politique, culturelle de la société naissent des consciences nouvelles. Banalité certes, mais qui explique aussi les décalages dans la mesure ou la société donne naissance à une pensée collective dominante issue de la classe dominante qui détache les autres composantes d’une pensée conforme à leurs intérêts.

Jusqu’à ce que la réalité rappelle  à l’ordre chacun en fonction de ses intérêts. Mais la confusion ne disparaît pas pour autant. Et l’importance du combat idéologique devient nécessité. Soyons au rendez-vous !

 

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Élections européennes. L’Union des droites n’est plus fictive

Jeudi, 10 Janvier, 2019

Thierry Mariani, ex-ministre sarkozyste, et Jean-Paul Garraud, ex-député UMP, quittent « Les Républicains » pour intégrer la liste du Rassemblement national.

Après un an de valse-hésitation, c’est fait : Thierry Mariani rejoint Marine Le Pen. Avec Jean-Paul Garraud, il fera bien partie de la liste présentée par le Rassemblement national (RN) aux élections européennes de mai prochain. Lors d’une conférence de presse organisée hier à Paris par le mouvement qu’ils ont confondé, la Droite populaire, les deux hommes ont justifié ce ralliement « sur les idées » par l’« évolution » du RN depuis l’élection présidentielle. Mais c’est bien sur des positions plus anciennes, sur l’immigration notamment, que le rapprochement s’effectue, de l’aveu même de Mariani.

Selon l’ancien ministre des Transports de Nicolas Sarkozy, « Les Républicains » sont aujourd’hui « dans une impasse ». Ils sont « seuls », eux-mêmes « refusant la main tendue » du RN et les centristes flirtant avec La République en marche. Quand bien même : « À chaque fois qu’on a fait alliance avec les centristes, notre programme n’a jamais été appliqué. » Et de citer en exemple les « assises de l’immigration » du RPR en 1990, qui proposaient, comme le parti de Marine Le Pen aujourd’hui, la « fermeture des frontières », la « suspension de l’immigration », souhaitant « réserver certaines prestations sociales aux nationaux » et assumant une « incompatibilité entre l’islam et nos lois ». « On avait promis le Kärcher, on n’a jamais branché le tuyau », lance Thierry Mariani.

Chez LR, Maréchal-Le Pen préférée à Wauquiez…

La présidente du Rassemblement national boit du petit-lait. Selon elle, ce ralliement « participe à la recomposition de la vie politique », a-t-elle déclaré hier matin sur Radio classique, savourant sa prise de « souverainistes, qui de tout temps se sont opposés aux excès migratoires (…) y compris sous les gouvernements de droite ». Car c’est au nom d’une certaine « cohérence » que le duo, imitant – avec moins d’emphase – Pasqua et Villiers en 1999, quitte « sans regrets mais avec tristesse » la droite dite républicaine, et « ces milliers de militants honnêtes, qu’on gâche », dixit Mariani, évoquant à demi-mot une proximité entre sympathisants LR et frontistes. Le dernier sondage effleurant la question (Ipsos, fin octobre 2018) indiquait que, chez « Les Républicains », Marion Maréchal-Le Pen était préférée à Laurent Wauquiez… Jean-Paul Garraud approuve, lui qui en 2012 estimait dans 20 Minutes que « la question du cordon sanitaire se pose ». « Il y a un certain nombre de convictions communes avec le FN, notamment sur le souci de préserver notre identité française », estimait-il alors.

On ne s’étonnera pas d’entendre les deux hommes utiliser l’expression « le réveil des peuples » pour qualifier le clivage « mondialistes-nationaux » cher à Marine Le Pen. Mais on cherchera tout de même la « clarification » qu’aurait faite le Rassemblement national, selon Thierry Mariani, « au niveau de l’Europe, au niveau de l’euro ». Aux dernières nouvelles, le RN n’est pas devenu europhile, même si, influencée par le nombre grandissant d’identitaires dans sa garde rapprochée, la ligne n’est plus au souverainisme maquillé de « social » prôné par l’ex-vice président Florian Philippot, mais tend vers une Europe des nations et des peuples. Et, avec 75 % des sympathisants attachés à cette idée (sondage Ipsos-Steria de décembre 2018), le parti n’a pas non plus abandonné toute idée de sortie de l’euro. Deux petits mensonges qui donnent une indication sur les motivations réelles de cette frange-là de la droite à rejoindre son extrême.

Grégory Marin

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C’est pas encore la révolution (citoyenne et pacifique) mais peut-être que ça la prépare si le pouvoir et ses commanditaires ne prennent pas en compte les véritables aspirations du mouvement et de sa signification profonde ?

Posté par jacques LAUPIES le 10 janvier 2019

 

Parmi la population chacun y va de son analyse sur les gilets jaunes, de droite voire d’extrême droite, de gauche voire d’extrême gauche, du centre droit ou du centre gauche, même les abstentionnistes ont leur mot à dire. Un mot de soutien, de sympathie, ou encore plus rarement de neutralité, d’indifférence et au pire d’opposition.

Disons cependant que globalement une majorité de français se retrouve. Pour la plupart c’est la découverte. J’appellerai cela la prise de conscience ! 

Pourtant les débats télévisés largement dominés par toute la smala des soutiens plus ou moins déclarés à la macronie (disons l’armada de la grande bourgeoisie) s’emploient à semer le doute sur la légitimité du combat de ces gilets que rejoignent des sans gilets. Tout ce que contient la faune des commentateurs habituels, renforcée par de nouvelles têtes appelées au secours, des élus LREM, tente à longueur de journée de dévier les commentaires pour rester dans la ligne adoptée par le gouvernement.

Les uns diabolisent, certes avec difficulté, ces travailleurs qui à défaut de pouvoir s’exprimer dans leur entreprise donnent du temps sur les ronds points ou pour manifester. Mais la ficelle de la diabolisation est un peu grosse car la violence n’est visiblement pas du côté de ces femmes qui trouvent ainsi le moyen d’exprimer leur difficultés à vivre fussent-elles célibataires, mères de famille (souvent monoparentale) de ces retraités frappés par la politique du gouvernement mais plus souvent attachés à défendre leurs proches.

Les autres osent brandir le spectre de la révolution comme si le pays allait être à feu et  à sang à  tel point que « l’opposition de droite » vole au secours du gouvernement dans une surenchère pour rappeler à l’ordre tandis que quelques uns de ses éléments tentent de rejoindre la droite extrême de Marine Le Pen qui  discrètement essaie de récupérer autant que faire se peut, comme le font d’autres pseudos nationaux, un mouvement qui exprimant une solidarité populaire de victimes du système se soude dans un combat porteur des vrais revendications.

A tel point que le débat auquel est contraint le pouvoir le piège lui qui veut piéger !

Mais soyons réaliste la partie n’est pas  gagnée pour les gilets en colère car son issue dépend de l’élargissement à l’action de l’ensemble des salariés pour la revalorisation des salaires, des pensions, des minima sociaux, du droit à la santé pour tous, du droit, notamment pour la jeunesse, à l’éducation.

Quant au débat national il ne doit en aucun cas ralentir les luttes et permettre une manipulation de l’opinion que les dirigeants de la droite ont, à coup de sondage, largement organisée !

Photo Bertrand Guay/AFP.

Vous écrivez vos cahiers de la colère et de l’espoir

Mardi, 8 Janvier, 2019

L’Humanité a lancé, depuis le 20 décembre dernier, les Cahiers de la colère et de l’espoir, invitation à faire connaître vos problèmes et vos souhaits en les adressant au journal postalement ou à humanite.fr/cahiers. Cette initiative a un objectif bien simple mais capital : faire vivre la démocratie. Car la seule réponse à la crise actuelle ne peut-être que politique. Lisons, écoutons, partageons.

Lu hier soir dans  les transports en commun.

«  Devant l’église Saint-Germain- des-prés, un jeune couple, habillé fashion, s’en prend à une « gilet jaune », du même âge : Allez casser ailleurs, rentre chez toi ! » La fille en jaune : « Mais, j’ai rien cassé, moi. C’est pas ma faute si certains dérapent. D’ailleurs, s’ils le font, c’est qu’ils n’en peuvent plus. C’est pas à moi de les engueuler. Chacun s’exprime comme il a envie. Aujourd’hui c’est une minorité, demain ce sera peut-être la majorité. »  Eux : « Vous voulez toujours plus. Tout ce que vous voulez, c’est casser, foutre la merde. » Elle : « Mais tu as vu ton sac à main, il vaut plus que mon salaire. Et puis d’où je dois rentrer chez moi, la rue elle m’appartient autant qu’à toi. » Le couple part avec une moue de mépris. Un homme d’âge mûr prend le relais : « Soyez raisonnables ! Casser n’est pas la solution. » La jeune « gilet jaune » se jette à ses pieds : «  C’est comme ça que vous nous voulez ? A genoux ! » Le fossé paraît irrémédiable. Un manifestant sans signe distinctif, tente de calmer les esprits, renouer le dialogue : « Vous dites la même chose. Il faut juste que chacun se mette à la place de l’autre. » Jean-Pierre, « gilet jaune » de Pithiviers (Loiret), n’y  croit plus : «  Vous, les Parisiens, vous êtes incapables de vous mettre à notre place. Vous ne voulez pas. Mais crever en silence, c’est fini. » ( Christophe Ayad, Yann Boucher, Le Monde, 8 janvier).

Dans notre pays, la liberté de la presse est constitutive de la démocratie.

« Tout d’abord nous tenons à dire un immense merci pour cette importante initiative qui s’inscrit parfaitement dans l’esprit et la ligne de référence du journal fondé par Jean Jaurès. Nous exprimons le souhait que celle-ci rencontre un grand succès, et nous allons apporter , à notre niveau, notre contribution pour ce résultat. 

Nous allons enfoncer une porte largement ouverte mais nous croyons que pour gagner il est souhaitable que puisse se construire un rassemblement populaire très majoritaire et conscient. » (Viviane et René Visse, Charleville-Mézières).

Et : «  Bien que privilégiés, car gagnant bien plus que le Smic, nous exprimons notre totale solidarité avec les gilets jaunes. Ayant toute notre vie durant exercé la médecine au sein de  milieux populaires, nous avons été confrontés à la souffrance sociale ( le mouvement actuel n’est que la traduction d’un ras le bol qui couvait depuis très longtemps en silence et dans l’abstention aux différentes élections : il faut donc de toute urgence que le gouvernement prenne conscience qu’il est responsable de tous les troubles graves qui sont tout à fait compréhensibles. » ( Françoise et Laurent Weill, Juvisy).

Et puis : «  Les actions qui se déroulent depuis 5 semaines sont extraordinaires et porteuses d’espoir. C’est enfin une reconnaissance de la lutte des classes, même si pour certains cette lutte est sûrement vide ce sens… Mais attention aux manipulations de l’extrême droite… »  ( Daniel Chieze, par courriel ).

Et encore : « DATE DE VERSEMENT DES RETRAITES : La carte bancaire est le moyen de paiement privilégié de nos concitoyens qui utilisent le débit différé de leurs achats mensuels le dernier jour du mois. Si la grande majorité des salaires est versée dans les derniers jours du mois, les virements des retraites sont crédités en début de mois (entre le 1er et le 3) pour ce qui concerne les retraites complémentaires  entre le 7 et le 10. Ce delta entraîne de facto, pour de nombreux retraités, le paiement d’agios auprès de leurs banque et vient grever le budget de celles et ceux qui perçoivent une petite retraite.
Pour éviter cela, il faudrait faire en sorte que les retraites soient toutes versées en compte le dernier jour de chaque mois.»
(Ronan, par courriel).

Et aussi : « Mon fils a eu son bac à 16 ans. Un garçon intelligent, curieux et surtout tourné vers les autres est devenu infirmier. A 26 ans, toujours dans la précarité. Il fait deux temps partiels dans deux Ephad  pour 1200€ par mois, (il en gagnerait 1600 € environ pour un temps plein avec deux week-ends travaillés).
Aucune agence immobilière de Vannes n’a voulu lui louer un logement sous prétexte qu’il n’avait ni CDI, ni CDD quand il a cherché son logement et cela, bien que nous ayons proposé de nous porter garants (deux fonctionnaires).
Il n’a donc trouvé qu’un logement à 550€ par mois dans un hameau  à 15 km de Vannes et fait chaque jour entre 90 et 120 km aller- retour selon l’Ephad où il se rend. 
Je vous laisse imaginer le bénéfice retiré quand il a payé ses frais d’essence (car aucun covoiturage n’est possible, vu les horaires, ni transport public), les frais d’entretien.
Alors, je comprends la désespérance de ces jeunes et moins jeunes qui vivent des situations similaires. Tous n’ont pas la chance d’avoir des parents qui les aident en leur évitant la rue. Mais, mon fils n’a pas envie d’être aidé, il voudrait vivre DIGNEMENT de son noble métier. » ( Joëlle, par courriel).

Et enfin :

« Il est urgent de basculer vers une agriculture biologique au niveau national mais en limitant les surfaces exploitées afin de ne pas favoriser une agriculture biologique intensive. 

De petites exploitations valent mieux que les grandes pour bien des raisons… Je suis pour les produits locaux respectueux de l’environnement qui polluent moins puisque moins de transport. 

Il serait donc important de redonner les moyens aux petits producteurs biologiques de s’installer en ayant des subventions. 

Il est important de ré-autoriser la vente de semences paysannes. 
Il en va de l’avenir de la biodiversité et des générations futures. 

Il n’est pas normal d’avoir en rayons de supermarchés des légumes hors saisons  et non plus d’y trouver des fruits et légumes biologiques produits à l’étranger sauf produits exotiques non produits en France. ( Mais ces derniers sont à éviter car ils favorisent, par une trop importante demande, la déforestations des pays fournisseurs ) .
Nous avons en France assez de diversités en productions locales pour aller vers la souveraineté alimentaire en AB. » (Hélène, par courriel).

Retrouvez ici les contributions et venez y déposer les vôtres : humanite.fr/cahiers

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Justice fiscale. Les communistes reçus au siège de Google France

Posté par jacques LAUPIES le 9 janvier 2019

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Mercredi, 9 Janvier, 2019

Les parlementaires du PCF ont déposé, hier matin, une proposition de loi pour prélever à la source les profits des multinationales, avant de manifester devant le siège du géant du Web.

Pas de signe ostentatoire de richesse. Rue de Londres, dans le 9e arrondissement de Paris, nul logo sur la façade du bâtiment qui abrite le siège français du géant du Web. Hier, sous ses fenêtres, une centaine de militants communistes arboraient des pancartes « Google, payez vos impôts en France ! ». Rejoints par quelques adhérents du mouvement de Benoît Hamon, Génération.s, ils se sont rassemblés plus d’une heure autour de la délégation du PCF, composée de son secrétaire national, Fabien Roussel, la députée européenne Marie-Pierre Vieu, les sénateurs Pierre Laurent et Fabien Gay, et Ian Brossat, tête de liste aux européennes. Le 4 janvier, Fabien Roussel avait adressé une lettre au directeur de Google France, Sébastien Missoffe, au sujet des 19,9 milliards d’euros de bénéfices transférés vers les Bermudes, une opération réalisée en toute légalité. « Ce racket est intolérable alors que les PME payent leurs impôts rubis sur l’ongle. Google doit payer ses impôts comme n’importe quelle entreprise ! » a déclaré le député du Nord. « Chaque année, ce sont 100 milliards d’euros qui partent en fumée. 1 000 milliards à l’échelle européenne. Cet argent est au final payé par les classes moyennes et les familles modestes. Le gouvernement impose les ménages à la source. Pourquoi ce ne serait pas possible pour les multinationales ? » explique également Ian Brossat.

« Ce sont des dizaines de milliards d’euros que nous devrions récupérer »

Les parlementaires communistes ont donc déposé hier matin une proposition de loi pour prélever à la source les bénéfices des multinationales, avant qu’ils n’échappent aux radars du fisc. « Cette loi s’articule autour d’un principe simple : les multinationales doivent payer leurs impôts là où elles réalisent leur activité, et non dans les paradis fiscaux comme c’est le cas actuellement, précise le secrétaire national du PCF. Si le terrain de jeu de ces multinationales est mondial, alors adaptons notre fiscalité ! Il est temps de les mettre au pas. Prélèvement à la source ! » Pas sûr que l’idée ravisse les dirigeants de Google, qui ont tout de même reçu la délégation près d’une heure. Pourtant, à la sortie de leur entrevue, Fabien Roussel l’assure : « Notre échange a été très constructif. Car ce sont les schémas d’optimisation fiscale qui existent dans l’UE qui sont utilisés par ces multinationales. Nous sommes même tombés d’accord sur cette question : oui, il est urgent de changer la loi. » « Carrément ? » interpelle une militante. « Eh oui, la direction de Google France est prête à appliquer la loi telle qu’elle serait prise dans notre pays. Aujourd’hui, ils utilisent les moyens légaux qui existent d’optimisation fiscale. »

En Europe, l’idée d’une taxe sur les Gafa, qui comprend les quatre géants du numérique (Google, Apple, Facebook et Amazon), semble loin de se concrétiser. Le 4 décembre 2018, les ministres européens des Finances ne sont pas parvenus à s’accorder sur une version, même édulcorée, du projet. Sans attendre un éventuel accord européen, sous la pression des gilets jaunes, le gouvernement a concédé, mi-décembre, la création d’une taxe sur les géants du numérique qui devrait rapporter 500 millions d’euros par an. « C’est peanuts ! estime Fabien Roussel. Ce sont des dizaines de milliards d’euros que nous devrions récupérer pour augmenter les salaires, développer les services publics. Cette annonce, c’est pour amuser la galerie et ne pas s’attaquer aux paradis fiscaux comme le Luxembourg, les Pays-Bas ou Malte. Stop aux paradis fiscaux ! Voilà l’un des enjeux des prochaines élections. »

Maud Vergnol

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Témoignage d’un militant communiste avec les gilets jaunes

Posté par jacques LAUPIES le 9 janvier 2019

 

Acte VIII, le mouvement social continue !

Samedi 5 janvier 2019, par  pamillet , popularité : 100%
Nous étions plusieurs militants communistes à la manifestation des gilets jaunes ce samedi 5 janvier à Lyon. Je suis venu avec un panneau présentant des revendications insistant sur le pouvoir d’achat, donc l’augmentation des salaires et mettant en avant les incroyables revenus des plus riches dans notre pays. Il me semble en effet important de ne pas lâcher ces revendications initiales dont les médias ne parlent plus, l’ISF étant passé sous la table pour eux.

Tout d’abord, c’était une belle manifestation, plus d’un millier de personnes avec une manifestation très dynamique remontant de Bellecour aux Terreaux avant de redescendre sur les quais jusqu’à Confluence [1]. On dit souvent que les gilets jaunes ne sont pas organisés, pourtant visiblement, les coordinateurs donnent des consignes, et s’il y a parfois des hésitations, certains groupes proposant d’autres trajets, globalement, les organisateurs ne laissent pas la manifestation se diviser comme d’autres fois. Ce sera plus compliqué vers la Mulatière avec l’envie de certains d’aller bloquer l’autoroute, mais pour l’essentiel du défilé, il est tout aussi bien organisé que de grandes manifestations syndicales, voitures sonos en moins.

J’ai noté à plusieurs reprises des coordinateurs gilets jaunes intervenant pour que la manifestation se déroule dans le calme, et par exemple stoppant deux jeunes tentant de mettre le feu à une poubelle jusqu’à rapporter le bac à sa place.

Beaucoup de manifestants me font des commentaires positifs sur mes panneaux, leurs contenus, notamment les retraités dont les revendications sont résolument sociales, et personne ne me reproche de les avoir signé « PCF Vénissieux » avec pourtant un logo faucille et marteau vite reconnaissable…

J’ai une longue discussion avec un manifestant que je ne connais pas, mais dont on découvre qu’on est tous les deux informaticiens de métiers, qui a été comme moi délégué syndical pendant une décennie. Il tire de son expérience syndicale le sentiment d’un manque de combativité pour se défendre. Il a comme moi connu des plans de licenciement, mais dans une grosse boite qui versait des millions à ses actionnaires, et il ne comprend pas pourquoi les salariés, et les syndiqués, n’étaient pas plus combatifs pour se défendre.

Il met en avant la revendication du référendum populaire, alors que j’insiste sur la revendication du salaire. Discussion utile et qu’il faudrait poursuivre. Il me semble qu’une revendication de référendum peut être un piège, si elle se limite au refus du « matraquage fiscal », et ne met pas en avant d’un coté l’exigence d’une hausse des salaires et de l’autre, le retour de l’ISF et une politique rigoureuse sur les très hauts salaires. Macron pourrait très bien la retourner pour en faire une arme contre les dépenses publiques et les statuts, terminant de démonter la SECU en laissant croire qu’elle coute trop cher !

D’un autre coté, la revendication de référendum traduit la recherche d’une issue à une crise politique qui rend illégitime tout pouvoir institutionnel existant. Elle pose de manière concrète la question de la souveraineté populaire. La discussion aurait pu être celle du congrès du PCF ! La démocratie est-elle possible réellement dans le capitalisme ?

J’ai croisé quelques vénissians, peu nombreux, mais déterminés pour poursuivre le mouvement. C’est ce qui est le plus frappant, la détermination de ceux qui sont le plus engagés dans ce mouvement. J’ai été étonné de voir des femmes qui n’avaient rien de « racailles de banlieue », invectiver avec colère les policiers, et il fallait beaucoup de diplomatie pour leur faire remarquer que les policiers ne sont en fait que des fonctionnaires qui appliquent des ordres. C’est aussi ce qui rend difficile le déroulement de la manifestation, surtout au bout de deux heures… Car un nombre significatif des manifestants veut démontrer la légitimité de leur action, et donc imposer le droit d’aller partout où ils le décident. Ils ont bien compris que le blocage d’un point, d’un rond-point et évidemment d’une autoroute, a un impact énorme. Ont-ils tort de considérer que c’est ce qui marque le rapport de forces ?

Je comprends l’insistance de Philippe Martinez sur la bataille dans l’entreprise, et je partage son avis, c’est décisif pour mettre en cause vraiment le patronat et l’appropriation privée des richesses créées par le travail. Mais d’un autre coté, si plus de salariés faisaient l’expérience d’actions collectives de blocages, peut-être prendraient-ils plus de confiance pour oser organiser le blocage… de la production, c’est à dire la grève. Il y a évidemment un risque que la manifestation de rue soit un exutoire pour ne pas affronter le capitalisme là où il s’approprie le profit, mais elle peut aussi être une expérience formatrice pour construire une détermination d’action.

En rentrant en métro, je discute avec plusieurs groupes venant de la manifestation, et qui descendent à Vénissieux…pour reprendre leur voiture. Il y avait visiblement des manifestants de toute la région urbaine…

En tout cas, la tentative médiatique d’affirmer que le mouvement était sur sa fin, réduire à quelques excités, aura fait long feu. Le mouvement social continue et il peut prendre de nouvelles forces pour continuer à bousculer la vie politique. Visiblement, les gilets jaunes s’organisent, tant mieux. Je crois que toutes les forces progressistes doivent se mobiliser pour élargir le front des luttes.

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