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République quel est ton nom ?

Posté par jacques LAUPIES le 27 avril 2015

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Mon grand-père (encore lui) fervent admirateur de Jaurès me disait en substance : les socialistes de ma jeunesse étaient les vrais républicains d’hier, les communistes sont les vrais socialistes d’hier. J’en concluais un peu hâtivement que n’étaient vraiment républicains que les communistes. Pardonnez moi mais…

Mais quand je vois comment – l’article ci dessous l’évoque – les royalistes et ensuite les bonapartistes ont usurpé la notion de république et que de nos jours ces conservateurs osent s’en réclamer en prenant toutes sortes d’appellation, y compris parfois celle de populaire, de national, de démocrates et pour finir de républicain (ce qui n’est pas nouveau car le Parti Républicain de Chirac n’est pas si loin) Il y en même que l’appellation socialiste répugne et qui se voient placés dans une concurrence déloyale !

En définitive, si je suis les traces de mon grand-père dans son raisonnement, nous communistes, vrais héritiers des grands idéaux de la révolution française, serions les seuls à ne pas utiliser la référence au mot républicain tout en portant haut et fort les idéaux de Rousseau de Voltaire et de tous les autres.

Oh que me voila exposé à être traité de sectaire en énonçant ce raisonnement qui n’est cependant pas dénué de logique. La réalité le prouve : Napoléon et ses guerres ont été placée sous l’égide du drapeau républicain, la monarchie constitutionnelle s’est vite parée du républicanisme pour ses entreprises coloniales, la défaite du second empire s’est vite muée en République pour poursuivre cette tâche, sur tous les continents. Après les trahisons de l’Empereur et puis de Thiers, les nouveaux républicains sous appellation de radicaux, de socialistes et radicaux socialistes ont sombré dans l’union nationale de la première guerre mondiale et poursuivi les conquêtes coloniales (MAROC notamment) pour céder finalement devant le pétainisme et la collaboration. Ce fut ensuite la guerre d’Indochine (VIET NAM) et d’Algérie auxquelles ont contribué moult hommes politiques répartis dans ces partis accrochés comme des morpions au poils de la république cinquième de nom.

Alors excusez moi, démocrates, indépendants, centristes, radicaux, pseudos socialistes et autres petits nouveaux sarkoziste ou clémenceautistes, vos républiques je m’en méfie (je suis très modéré en vous disant cela) et je préfère la mienne même si je la conçois sans classe, ce qu’un certain Babeuf évoquait déjà au lendemain de 1789.

Bien entendu les valeurs essentielles de la République ont été instituées par des républicains d’origines diverses dont personne n’ose contester le bien fondé de leurs démarches : lois sur les syndicats, lois sur la laïcité, lois sur les associations, lois de la séparation, lois sur le suffrage universel, lois sur la sécurité sociale, etc. Mais il ne faudrait pas oublier les luttes sociales (et patriotiques) qui les ont soutenues et accompagnées, cesc

Relisez ces articles de la déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948 qui, entre autres, vous renverront vers les contradictions de certains de ces politiques qui se targuent d’être les meilleurs républicains du monde !

Article 22.

Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale ; elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité, grâce à l’effort national et à la coopération internationale, compte tenu de l’organisation et des ressources de chaque pays.

Article 23.

  1. Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.
  2. Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal.
  3. Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu’à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s’il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale.
  4. Toute personne a le droit de fonder avec d’autres des syndicats et de s’affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts.

Article 12.

Nul ne sera l’objet d’immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d’atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes

Article 25.

  1. Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.
  2. La maternité et l’enfance ont droit à une aide et à une assistance spéciales. Tous les enfants, qu’ils soient nés dans le mariage ou hors mariage, jouissent de la même protection sociale.

 

« Les républicains », ce hold-up qui se prépare

Patrick le Hyaric
Vendredi, 24 Avril, 2015
Humanité Dimanche

 

L’éditorial de Patrick Le Hyaric : « M. Sarkozy qui avait déjà pris Guy Môquet et Jean Jaurès en otage veut ripoliner son parti et capturer ce mot pour sa seule machine de guerre électorale. »
En ces temps si troubles où l’on veut que la télévision commerciale remplace les bibliothèques, où l’histoire est piétinée jusqu’au fond des poubelles, où la culture est méprisée, où les concepts sont retraités dans de grandes lessiveuses médiatiques, où les mots sont transmutés, voilà que M. Sarkozy, qui avait déjà pris Guy Môquet et Jean Jaurès en otage, prépare un nouveau vol sous notre nez. Il veut ripoliner son parti « l’UMP » avec un simple mot, « les Républicains». Parce que ce n’est pas banal, il ne faudrait pas que cela passe comme une lettre à la poste. Ainsi sa machine de guerre électorale capturerait pour elle seule ce mot devenu système, si original en France, fruit d’une longue et belle histoire de luttes pour la souveraineté populaire.
La République, c’est mot pour mot « la chose publique». C’est en République que chacune et chacun se définit comme citoyen. Tous composent la nation. Certes, il existe dans le monde de nombreuses républiques.
Mais, en France, on ne prête serment ni sur la bible, ni sur le billet de banque quand on accède à la fonction suprême. Notre pays a cette particularité d’être une « République indivisible, laïque, démocratique et sociale », selon le préambule de la Constitution. Notre République n’a pas de véritable équivalent en Europe. La laïcité par exemple n’est nulle part ailleurs un principe constitutionnel.
Le projet sarkozyste qui malaxe le mot laïcité pour le réduire aux menus des cantines à l’école, qui a éteint la lumière vacillante de la démocratie quand il a foulé aux pieds le résultat du référendum sur le traité constitutionnel européen, il y a déjà dix ans, et qui a jeté par-dessus bord le mot « social » au profit des intérêts des milieux d’affaires, est à rebours du projet républicain issu de 1789.
Après avoir créé un ministère de « l’identité nationale », pour porter main-forte à la fausse mais violente théorie du « grand remplacement », alors que l’immigration ne représente que … 0,36 % de notre population, il a bafoué l’idéal universaliste de la République française, blessé la citoyenneté qui dépend d’un statut de droit et non d’un tri par situation, servant notamment à refuser le droit de vote à une partie des créateurs de richesses de notre pays, contributeurs aux caisses sociales et du Trésor public.
Le hold-up en préparation ne vise pas seulement à imiter le parti américain ou à tenter de rejeter les autres forces en dehors du concept républicain, il vise à voler un nom, propriété de tous les citoyens pour dévoyer un projet, des concepts, un sens, des valeurs. Cela se fait sur un fond « d’alternance » politique pour de mêmes choix économiques, sociaux, culturels, éducatifs, soumis à Bruxelles et aux milieux d’affaires, alors que le premier ministre lui-même appelle le parti auquel il appartient à se débarrasser du mot « socialiste » pour peut-être devenir « démocrate », au nom d’une « révolution copernicienne » annoncée.
Rappelons que le clivage entre la droite et la gauche est précisément né avec la naissance de la République. Le 28 août 1789, lors du débat sur le veto royal à la Constituante, les députés opposés à cette mesure et hostiles à la toute-puissance du clergé se regroupent à gauche du président du bureau, tandis que les partisans du veto royal, de la sauvegarde de la monarchie et de la prépondérance de l’Église catholique, se placent à droite. Ainsi sont nées droite et gauche. Certes, depuis, la droite a endossé les habits de la République. Le combat acharné des républicains du XIX e siècle pour que la nation épouse les principes fondamentaux de la République et pour rendre irréversibles ses conquêtes permit d’intégrer dans ses rangs bon nombre de ses anciens adversaires. Ce fut une victoire républicaine de longue haleine qui ne gommait en rien les clivages intenses, désormais bordés par les principes universels. Ceux qui persistaient à la nommer « la Gueuse » se situaient à l’extérieur de son périmètre.
Ainsi, la République peut-elle être réactionnaire, autoritaire ou coloniale, mais aussi sociale, laïque et démocratique. En se déclarant très à droite par rapport à l’histoire de la droite depuis la Libération, en insistant sur le rôle supérieur « du curé ou du pasteur » sur l’instituteur, en menant campagne sur l’opposition entre l’identité française et d’autres fantasmées ou en opposant la démocratie à la République – l’une étant le régime du laisser-faire, l’autre celui de l’ordre et de l’autorité –, M. Sarkozy joue avec les limites du cadre républicain, intimement mêlé à la laïcité, à l’école publique, à la démocratie, aux services publics, à l’égalité des droits.
Ajoutons qu’à travers cette manœuvre, M. Sarkozy, qui n’a jamais caché sa fascination pour le modèle américain, cherche à en transposer ici ses caractéristiques politiques afin de fédérer, à l’image du Parti républicain, l’ensemble des composantes de la droite et d’une bonne partie de son extrême sur une orientation particulièrement dure: prédominance de la loi de l’argent et du religieux, ultralibéralisme, négation du principe d’égalité, néoconservatisme. Tout un programme pour notre pays!
 
M. SARKOZY QUI AVAIT DÉJÀ PRIS GUY MÔQUET ET JEAN JAURÈS EN OTAGE VEUT RIPOLINER SON PARTI ET CAPTURER CE MOT POUR SA SEULE MACHINE DE GUERRE ÉLECTORALE.
 
Ainsi, cherche-t-il avec opportunisme à réduire la République à une vision étroite qui flirte avec ses limites, une version rabougrie de la République, césarienne, antidémocratique, soumise aux grands vents de la finance mondialisée.
La République ne dit pas tout mais elle dit beaucoup. La République française n’existe que si elle appartient à chacune et chacun de ses citoyens, de droite comme de gauche. Elle est le bien commun de tous les Français, le cadre bordé par les principes de liberté, d’égalité et de fraternité. Vouloir se l’approprier sur une orientation politique qui en nie les principes fondamentaux relève du vol pur et simple et d’un profond mépris pour l’ensemble et la diversité de ses citoyens.
Nous persistons à penser, avec Jaurès, que « sans la République, le socialisme est impuissant, sans le socialisme, la République est vide », que la République poussée jusqu’au bout, logique avec elle-même, qui ne trahit pas ses principes fondamentaux, qui n’est pas en porte-à-faux avec sa devise, pose les jalons d’une société du bien commun, de la propriété collective, de la démocratie, de la solidarité humaine et de la défense de l’environnement. Bref, l’opposé de celle que propose M. Sarkozy!
Car, au fond, est-ce défendre la fraternité que d’appeler « assistanat » les principes de solidarité qui régissent nos systèmes de sécurité sociale, de retraite et d’assurance chômage ? Est-ce défendre la liberté que d’encourager la toute-puissance du capital sur la vie quotidienne de millions de salariés, d’empêcher tout pouvoir décisionnel au monde du travail dans l’entreprise et sur la production ? Est-ce défendre l’égalité que de justifier en permanence le règne de la compétition de tous contre tous ou de stigmatiser une partie de nos concitoyens en raison de leur religion ? Est-ce enfin « républicain » que de manier le fameux « ni-ni » en renvoyant dos à dos l’extrême droite et les partis républicains ?
Répondre à ces questions c’est prendre conscience que la République, bien plus qu’un ordre figé, est un combat permanent pour que se réalisent aujourd’hui, dans le monde réel, ses principes universels. Que tous les républicains fassent que M. Sarkozy en soit pour ses frais !

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Sommes nous tous des assassins ?

Posté par jacques LAUPIES le 27 avril 2015

 

 

J’ai du voir le film de Cayatte à sa sortie. J’avais le privilège de ne pas payer ma place de cinéma, gracieusement offerte par les tenants du « Majestic » à Nîmes, cinéma où travaillait ma mère. Cette salle était exploitée par la famille Pezet d’Avignon et projetait dans les année 50 les meilleurs films produits à l’époque du style « Le salaire de la peur » ou encore « Les portes de la nuit » où, plus rares, sortis pendant la guerre comme par exemple « Les enfants du paradis »

Je me souviens avoir très tôt entendu le débat entre ceux qui considéraient qu’on ne pouvait accepter la thèse de la responsabilité généralisée dans le comportements criminels des individus constituant la société et celle de ceux qui imputent cette responsabilité aux seuls individus qui acceptent les règles de cette société et ne veulent pas la transformer.

Cela conduisait évidemment à devoir répondre à la question : Comment les humains que nous sommes peuvent-ils rester indifférents  lorsque la société n’accomplit pas son devoir d’éducation, de transmission du savoir, de solidarité envers ses semblables ? En ont-t-ils le droit ?

On ne peut répondre négativement à cette question autrement que par une réflexion philosophique appropriée ou une conviction religieuse basée sur une foi inébranlable en un Dieu bon et généreux.

Qu’importe l’origine de l’inspiration ! Mais quand des millions d’hommes meurent il y a bien des coupables quelque part et quelque chose à faire pour les neutraliser ?

Et certains d’entre eux vont être élus ou réélus par « un peuple infâme d’araignées » comme dit Baudelaire…

 

La « guerre mondiale contre le terrorisme » a tué au moins 1,3 million de civils

Révélations Humanité
 
MARC DE MIRAMON
Vendredi, 24 Avril, 2015
Humanité Dimanche
Sommes nous tous des assassins ?

AFP
Révélations Humanité. Un rapport publié par un groupe de médecins lauréats du prix Nobel de la paix révèle qu’un million de civils irakiens, 220 000 Afghans et 80 000 Pakistanais ont péri, au nom du combat mené par l’Occident contre « la terreur».

« Je crois que la perception causée par les pertes civiles constitue l’un des plus dangereux ennemis auxquels nous sommes confrontés », déclarait en juin 2009 le général états-unien Stanley McCrystal, lors de son discours inaugural comme commandant de la Force internationale d’assistance à la sécurité en Afghanistan (ISAF). Cette phrase, mise en exergue du rapport tout juste publié par l’Association internationale des médecins pour la prévention de la guerre nucléaire (IP- PNW), lauréate du prix Nobel de la paix en 1985, illustre l’importance et l’impact potentiel du travail effectué par cette équipe de scientifiques qui tente d’établir un décompte des victimes civiles de la « guerre contre le terrorisme » en Irak, en Afghanistan et au Pakistan.

« LES FAITS SONT TÊTUS »

Pour introduire ce travail globalement ignoré des médias francophones, l’ex-coordinateur humanitaire pour l’ONU en Irak Hans von Sponeck écrit: « Les forces multinationales dirigées par les États-Unis en Irak, l’ISAF en Afghanistan (…) ont méthodiquement tenu les comptes de leurs propres pertes. (…) Celles qui concernent les combattants ennemis et les civils sont (par contre) officiellement ignorées. Ceci, bien sûr, ne constitue pas une surprise. Il s’agit d’une omission délibérée. » Comptabiliser ces morts aurait « détruit les arguments selon lesquels la libération d’une dictature en Irak par la force militaire, le fait de chasser al-Qaida d’Afghanistan ou d’éliminer des repaires terroristes dans les zones tribales au Pakistan ont permis d’empêcher le terrorisme d’ atteindre le sol états-unien, d’améliorer la sécurité globale et permis aux droits humains d’avancer, le tout à des coûts “ défendables ”». Cependant, « les faits sont têtus », poursuit-il. « Les gouvernements et la société civile savent que toutes ces assertions sont absurdement fausses. Les batailles militaires ont été gagnées en Irak et en Afghanistan mais à des coûts énormes pour la sécurité des hommes et la confiance entre les nations. » Bien sûr, la responsabilité des morts civils incombe également aux « escadrons de la mort » et au « sectarisme » qui portait les germes de l’actuelle guerre chiitesunnite, souligne l’ancien secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld dans ses mémoires (« Know and Unknown », Penguin Books, 2011). Mais comme le rappelle le docteur Robert Gould (du Centre médical de l’université de Californie), l’un des auteurs du rapport, « la volonté des gouvernements de cacher le tableau complet des interventions militaires et des guerres n’a rien de nouveau. Concernant les États- Unis, l’histoire de la guerre au Vietnam est emblématique. Le coût immense pour l’ensemble de l’Asie du Sud-Est, incluant la mort estimée d’au moins 2 millions de Vietnamiens non combattants, et l’impact à long terme sur la santé et l’environnement d’herbicides comme l’agent orange, ne sont pas encore pleinement reconnus par la majorité du peuple américain». Et Robert Gould d’établir un autre parallèle entre la sauvagerie des Khmers rouges, qui émergeront d’un Cambodge dévasté par les bombardements, et la récente déstabilisation « post-guerre » de l’Irak et de ses voisins, laquelle a rendu possible la montée en puissance du groupe terroriste dit « État islamique »

TOTAL ESTIMÉ À 3 MILLIONS

Bien loin des chiffres jusqu’à présent admis, comme les 110 000 morts avancés par l’une des références en la matière, l’« Iraq Body Count » (IBC), qui inclut dans une base de données les morts civils confirmés par au moins deux sources journalistiques, le rapport confirme la tendance établie par la revue médicale « Lancet », laquelle avait estimé le nombre de morts irakiens à 655 000 entre 2003 et 2006. Depuis le déclenchement de la guerre par George W. Bush, l’étude de l’IPPN aboutit au chiffre vertigineux d’au moins 1 million de morts civils en Irak, 220 000 en Afghanistan, et 80 000 au Pakistan. Si l’on ajoute, concernant l’ancienne Mésopotamie, le bilan de la première guerre du Golfe (200 000 morts), et ceux du cruel embargo infligé par les États-Unis (entre 500 000 et 1,7 million de morts), ce sont presque 3 millions de morts qui sont directement imputables aux politiques occidentales, le tout au nom des droits de l’homme et de la démocratie. En conclusion du rapport, les auteurs citent le rapporteur spécial des Nations unies de 2004 à 2010 sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires: selon Philip Alston, qui s’exprimait en octobre 2009, les investigations sur la réalité des attaques de drones (lire encadré) étaient presque impossibles à mener, à cause de l’absence totale de transparence et le refus des autorités états-uniennes de coopérer. Puis il ajoutait, après avoir insisté sur le caractère illégal au regard du droit international de ces assassinats ciblés, que « la position des États-Unis était intenable». Trois semaines plus tard, Barack Obama recevait le prix Nobel de la paix …

PENDANT CE TEMPS-LÀ, EN IRAK, EN AFGHANISTAN, AU PAKISTAN… Le 20 avril dernier, la « coalition antidjihadistes » dirigée par les États-Unis indiquait dans un communiqué avoir mené en 24 heures 36 raids aériens contre des positions du groupe « État islamique », dont 13 dans la province d’Al-Anbar, à l’ouest de Bagdad. Combien de « dommages collatéraux » civils dans cette région, l’une des plus touchées par les violences depuis l’invasion de l’Irak en 2003 ? Les communiqués militaires demeurent systématiquement muets sur cette question, alors que plus de 3 200 « frappes » aériennes, selon la novlangue moderne, ont été effectuées depuis le mois d’août 2014 et la prise de Mossoul par l ’« État islamique». Le 18 avril, c’est un attentat-suicide, « technique » de combat inconnue en Afghanistan avant le 11 septembre 2001, qui faisait 33 morts près de la frontière pakistanaise. À la fin du mois de mars, des sources sécuritaires pakistanaises faisaient état de 13 « djihadistes » liés aux talibans tués lors d’une attaque d’un drone états-unien. Près de 10 000 soldats américains sont toujours stationnés en Afghanistan.

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De quoi s’inquiéter !

Posté par jacques LAUPIES le 26 avril 2015

Racisme, xénophobie, refus des différences, recherche du bouc émissaire, ne cessent de prendre corps parmi la population. A peine contenues haine et violence se développent dans les esprits. De quoi s’inquiéter ! Et le Front !National qui en fait son commerce n’est pas le seul responsable.

Aucune couche sociale n’est épargnée par ce phénomène qu’entretiennent les partis politiques les plus influents : ceux qui au pouvoir n’osent s’attaquer  de manière frontale à la pauvreté qui se développe (de ce point de vue la responsabilité du PS est grande, lourde de conséquences) ceux qui depuis des décades, à droite se sont inscrits dans des politiques libérales, mettant l’état sous tutelle des marchés financiers en prenant appui sur l’Europe qui n’a de cesse que de les servir, de s’inscrire dans une mondialisation où règne la loi du capital et donc du profit.

Cette politique libérale, généralisée, est destructrice dans nos propres frontières, car basée sur une consommation anarchique, complétement dominée par la création de besoins inessentiels au détriment de la santé, du logement, de la protection sociale, de l’éducation et de la culture. Ce qui accélère les abandons de secteurs industriels déjà largement bradés pour cause de profits insuffisants que seule peut faire renaitre la recherche d’une force de travail moins chère, plus docile. 

D’où l’exploitation accrue de cette force de travail  à l’échelle mondiale, dans des pays écrasés par le colonialisme ou soumis à des retards de développement historiques qui les rendent vulnérables. Hier la chemise  était fabriqué à Roubaix, puis en Italie, puis au Maroc puis en Chine, puis en Inde, maintenant en Éthiopie. Idem par exemple pour la fabrication de la chaussure ou de l’automobile connaissant le même sort. Déjà l’avion, le train ou encore les armes sont soumis aux mêmes règles.

Qu’est ce qui détermine cela si ce n’est le prix de cette marchandise qu’est la force de travail qu’elle intègre, qui a la qualité de pouvoir produire plus qu’il n’est nécessaire à sa propre reproduction. Cette loi subsiste quels que soient les aménagements que l’on veuille apporter au système sauf à rendre aux hommes et aux femmes qui la vendent le droit de décider de l’usage de la richesse qu’ils produisent ainsi et qui actuellement est manipulée par une classe extrêmement minoritaire : 1 % possède la moitié de cette richesse.

Restons dans cette logique actuelle et ce ne sont pas, ce qui est trop, des milliers d’émigrants au fond de la mer, des centaines de millier de civils ou de soldats s’entretuant, des millions, voire des milliards d’affamés et de pauvres qui seront seulement victimes, ce sera nous avec notre égoïsme et notre incompréhension, nos accusations réciproques ou de notre propre culpabilisation.

Quand je dis nous, je parle de l’humanité en général sachant pertinemment  que cette humanité est soumise à des forces internes, réactionnaires ou de progrès, qui se heurtent, se combattent parfois durement et qu’il n’est pas évident d’aller de l’avant, que les reculs et les retours en arrière peuvent être et sont possibles malgré le développement de ces forces productives dont notre espèce est l’élément déterminant.

Tout simplement parce que le passage de l’exploitation à la coopération ne se fait pas autant que devrait le permettre la socialisation du travail s’accompagnant de la socialisation des appareils de production à une échelle planétaire suffisante, pour que disparaissent précisément les antagonismes résultat de l’instrumentalisation des différences d’origine, de religion, de culture et de conditions de vie.

Jean Ziegler s’insurge et manifeste sa colère dans l’article qui suit. Au stade ou en sont les comportements de certains hommes politiques au pouvoir dans le monde et en France, cette accusation forte se justifie.

« L’Union européenne commet un crime contre l’humanité »

Par Jean Ziegler, vice-président du comité consultatif des droits de l’homme des Nations Unies.

Propos recueillis par Vadim Kamenka
Vendredi, 24 Avril, 2015
Humanité Dimanche

 

De quoi s'inquiéter !

AFP
Par Jean Ziegler. Pour le sociologue et auteur du livre « retournez les fusils! choisir son camp », c’est la notion même de « droit d’asile » que l’Europe est en train de détruire. il plaide pour un retour de la mission « mare nostrum », un changement radical de politique.

L’Union européenne refuse d’appliquer le droit d’asile. Cette politique relève du crime contre l’humanité. Les Nations unies, dans leur convention sur les réfugiés de 1952, ont créé un droit de l’homme nouveau: le droit à l’asile. Ce droit est universel. Tout être humain persécuté dans son pays d’origine pour des raisons ethniques, religieuses ou politiques a le droit de chercher accueil et protection dans un autre pays. Les 28 membres de l’Union européenne ont tous, sans exception, signée cette convention.

Pourtant, Frontex, l’organisation militaire, semi-clandestine, de protection de la forteresse Europe, assume une politique qui viole de manière flagrante le droit international et la convention sur les réfugiés. Au lieu d’organiser l’accueil et la sécurité des persécutés, Frontex met en œuvre un appareil de contraintes qui les empêche d’atteindre la forteresse, et donc d’y déposer une demande d’asile. Empêcher quelqu’un de remettre une demande d’asile est une violation de la convention. Toutefois, il faut être précis.

Chaque État reste souverain et possède le droit d’étudier cette demande pour déterminer si elle est justifiée ou non. Cela lui confère le droit de la rejeter. Mais ce qui est totalement inadmissible, c’est d’empêcher les réfugiés d’atteindre le pays d’accueil, donc de faire valoir ce droit d’asile. Les guerres en Libye, Syrie, Afghanistan, Irak et la misère extrême qui règne dans de nombreux pays au sud du Sahara poussent des dizaines de milliers de personnes, dans le désespoir le plus total, à trouver refuge en Europe.

Qu’une partie des habitants de la planète doivent encourir de tels dangers confirme que nous vivons sous un ordre cannibale du monde, totalement absurde. On assiste à une extrême concentration des richesses entre les mains de quelques-uns. Le rapport OXFAM de 2014 indique que 1 % de la population mondiale détient autant de valeurs patrimoniales que les 99 % restants. En même temps, la pyramide de martyrs dans les pays du Sud ne cesse de croître.

Le droit international et la plus élémentaire humanité exigent un changement radical de cette politique hypocrite et inhumaine de l’Europe. Il faut revenir au système mis en place et maintenu par le gouvernement italien jusqu’en novembre 2014 (opération « Marée Nostrum ») et mettre en œuvre, avec l’appui de toute l’Union européenne, une opération de sauvetage dans les eaux internationales en Méditerranée et Atlantique Sud. L’opération « Triton », qui a remplacé « Marée Nostrum », autorise le secours dans les seules eaux territoriales et refuse d’intervenir dans les eaux internationales, là où 99 % des naufrages ont pourtant lieu.

L’établissement d’une organisation qui donne la priorité au sauvetage en mer ne dispensera pas l’Union européenne de mener partout dans le monde un combat impitoyable contre les cartels du crime organisé. Cartels du crime organisé dont font partie ces fameux passeurs, qui gagnent des millions d’euros sur le désespoir, la misère et l’angoisse des persécutés. L’honneur de l’Europe est à ce prix. L’opinion publique européenne doit imposer aux tristes bureaucrates de Bruxelles un changement radical de leur politique et du refus d’asile dont sont victimes des dizaines de milliers de personnes chaque année.

Combien de tragédies et de milliers de morts nous faudra-t-il supporter ? Car leur seul tort est de vouloir faire appliquer un droit humain fondamental. Il est intolérable que cela continue! Comme il est intolérable que, toutes les 5 secondes, un enfant de moins de 10 ans meure de faim, ou de ses suites immédiates. Près d’un milliard de personnes sont en permanence gravement sous-alimentées alors que l’agriculture mondiale pourrait nourrir normalement 12 milliards d’êtres humains (presque le double de l’humanité). Il faut abattre cet ordre cannibale du monde qui écrase la planète.

propos recueillis par vadim kamenka (1) « Retournez les fusils! Choisir son camp », de Jean Ziegler, aux éditions du Seuil.

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Le Front national, xénophobe à souhait et antisocial à sang froid

Posté par jacques LAUPIES le 25 avril 2015

 

Je sais, le texte ci dessous ne va pas convaincre les 50 % de tarasconnais et tarasconnaise en supposant, ce qui bien improbable, ils puissent y accéder. Mais après tout si parmi les lecteurs de cet article paru dans le site de l’Humanité, quelques uns de mes lecteurs y trouvent des arguments cela sera toujours ça de gagné…

Pris par le temps je ne commenterai pas plus !

Mais est ce bien nécessaire ?

Olivier Morin, Gérald Rossi  et Aurélien Soucheyre
Mardi, 21 Avril, 2015
L’Humanité

 

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Photo : Jeff Pachoud/ AFP

Photo : Jeff Pachoud/ AFP
Aux antipodes de celui du PCF, le programme économique et social du Front national, masqué derrière un discours faussement antilibéral, dévoile à bien y regarder sa véritable nature fasciste et anti-ouvrière.

Au-delà des valeurs morales, dont sa défense de la peine de mort, le Front national souhaite déployer tout un arsenal de mesures économiques et ­sociales qui le place à milles lieues du PCF. Retour sur des points clés du programme frontiste actuel qui révèle son opposition aux fondamentaux antilibéraux de la gauche dont il se pare.

1. ennemi des travailleurs 
et des luttes sociales

Malgré un vernis social tenace, le Front national ne prône pas autre chose que la collaboration de classe à même de diviser le salariat. C’est tout l’objet de sa proposition de « réserve légale de titres », qui consiste à « reconnaître au personnel une part de propriété, sans droit de vote, mais permettant le versement de dividendes ». Tordant sans vergogne le principe de propriété collective des moyens de production, ce dispositif a pour conséquence de pourrir les luttes en entretenant l’illusion d’une participation aux décisions de l’entreprise (inexistante de fait par la non-reconnaissance du droit de vote à l’assemblée générale des actionnaires). Dans le même esprit de division, il s’agit de différencier la situation des fonctionnaires par la mise en place d’un système « permettant une modulation du point d’indice ». Une individualisation des parcours propre à décrédibiliser la lutte collective, comme le rappelle la CGT. Organisation syndicale de lutte que le parti frontiste veut supprimer au profit de syndicats « moins tentés de recourir à un rapport de forces ».

2. L’ami des patrons 
et du système capitaliste

Le FN veut s’attaquer à la fraude. Mais à celle supposée des citoyens, pas à celle des capitalistes. Feignant de vouloir soutenir la Sécurité sociale, il prétend « lutter sans merci contre les abus ». S’appesantissant avec force détail sur les « arrêts de confort » et « les cartes Vitale en surnombre ». Mais il ne dit rien des fraudes aux cotisations sociales dont se rendent coupables les employeurs et qui compteraient pour 20 à 24 milliards d’euros (contre 2 à 3 milliards pour les premières). Dans un chapitre nommé « L’allégement du coût du travail », le parti extrême montre qu’il est bien à droite puisqu’il propose une diminution des cotisations sociales salariales afin d’augmenter les salaires en net. Au final, il prend d’une main le salaire socialisé (mettant en danger le système de retraite) et le redonne de l’autre au travailleur. Permettant ainsi au patronat d’augmenter sa plus-value. Tout en marmonnant en une ligne que « la condamnation de la fraude fiscale sera renforcée », histoire de ratisser large. Il revendique en outre la simplification du bulletin de salaire, une place plus importante à l’esprit d’entreprise dans les programmes scolaires et l’apprentissage dès quatorze ans. Comme aurait pu le faire le CNPF (Conseil national du patronat français, ancêtre du Medef) dans les années 1970.

3. Priorité nationale, poison présenté comme vertu

Le FN, qui veut un « État fort », propose « la mise en place d’un ministère de l’Intérieur, de l’Immigration et de la Laïcité ». Curieux attelage qui ne fait guère mystère de la philosophie constante de ce parti, dont l’historien Nicolas Lebourg rappelait récemment dans le Monde la nature « altérophobe, c’est-à-dire qu’il vit dans la peur de la différence, de l’autre ». De fait, le FN dénonce « une immigration massive (qui) met mal à l’aise notre identité nationale et amène avec elle une islamisation de plus en plus visible, avec son cortège de revendications ». Ce qui le conduit à promouvoir « l’application de la priorité nationale ». Il envisage par exemple une loi qui « contraindra Pôle emploi à proposer toujours à compétences égales les emplois disponibles aux demandeurs d’emploi français ». Cécile Alduy, professeure de français à l’université de Stanford (Californie), note que le programme du FN propose non seulement de renégocier la Convention européenne des droits de l’homme, mais aussi, encore plus fort, d’inscrire le principe de la « préférence nationale » dans le préambule de la Constitution française. Dans la foulée, le FN, qui imagine abroger diverses lois comme celles sanctionnant les discriminations et propos racistes (lois Pleven de 1972 et Gayssot de 1990), se propose également de réformer « en profondeur le Code de la nationalité française », et dans la même veine, parle de la « suppression des pompes aspirantes de l’immigration clandestine, telle que l’aide médicale d’État » destinée, on le sait, aux plus démunis… Et parce que le diable se niche, dit-on, dans les détails, les élus du FN tentent çà et là de mettre en pratique leurs théories. Comme le maire des 13e et 14e arrondissements de Marseille, qui voulait réclamer une carte nationale d’identité aux familles souhaitant assister au spectacle de fin d’année de la mairie.

4. Défenseur d’une austérité 
à la française…

Les immigrés seraient les premiers touchés si le FN parvenait un jour au pouvoir en France. Comme exposé plus haut, ceux qui ne disposent pas de la nationalité française se verraient relégués en termes de droits généraux, mais aussi d’accès aux soins, au logement social, etc. Si le FN explique vouloir « restaurer l’équilibre des comptes sociaux en donnant la priorité aux Français », il doit bien se douter quelque part que cela ne suffira pas, à moins qu’il ne se soit autoconvaincu de son mensonge comptable à force de diversions xénophobes. D’autres mesures économiques pour redresser la France sont ainsi consignées dans son programme. Elles préparent à n’en pas douter une cure d’austérité que ne renieraient ni l’UMP ni l’actuel gouvernement dit socialiste. Pour commencer, le FN entend « rationaliser le fonctionnement des services publics marchands » pour assurer, dit-il, leur « rétablissement (…) dans la mesure où la situation budgétaire le permettra ». Voilà qui est bien vague… Plus concrètement, le FN entend imposer aux collectivités territoriales de « maîtriser leurs effectifs » via un « plan de réduction ou de stabilisation » soumis chaque année aux préfets. En parallèle, les départements et les régions se verraient perdre 2 % de dotations d’État « dès la première année du mandat », soit une ponction de quasiment 10 milliards d’euros en cumulé à l’échelle d’un septennat (dont le FN souhaite le retour), à condition que cette baisse initiale de 2 % ne soit pas aggravée par la suite… Le FN prévoit également, comme il l’a déjà fait dans les quelques villes conquises en 2014, de s’attaquer à la vie associative, qui connaît selon lui « un développement non contrôlé (…) nourrissant aussi des veaux gras dont l’adéquation avec les attentes des Français n’est pas toujours évidente ».

5…et d’une austérité 
à la sauce européenne

Mais la mesure austéritaire la plus emblématique de toutes prônée par le FN est celle de l’instauration de la fameuse règle d’or. Dans son programme, le parti d’extrême droite explique que « la maîtrise dans la durée de l’endettement public sera inscrite dans une loi-cadre qui instaurera à terme l’obligation d’un déficit structurel égal à zéro afin qu’aucune mesure budgétaire ne soit gagée par la croissance ». À quoi bon dénoncer l’austérité de Bruxelles et d’Angela Merkel, si c’est pour au final défendre ce qu’elle appelle de ses vœux avec Nicolas Sarkozy ? À quoi bon parler d’un renouveau économique, alors que cette règle (appliquée avec 0,5 % de tolérance en France) corsette les politiques publiques et grève les budgets en obligeant la France à réaliser des économies radicales ? Le FN, avec cette règle, serait dans l’impossibilité de réduire l’austérité. Son programme ne serait donc que mensonges ? Bernard Monot l’avoue ouvertement. Le député européen et stratège économique au FN se définit lui-même comme « libertarien économiquement ». C’est-à-dire qu’il rejette toute intervention de l’État dans l’économie. Le FN, quand il prône de possibles nationalisations et un État interventionniste, ne fait donc rien d’autre que jouer les partis antisystème sans l’être.

(1) Marine Le Pen prise aux mots, de Cécile Alduy et Stéphane Wahnich. Le Seuil, 2015.

Attention, présence d’édulcorants de synthèse.  S’il est une chose qui a changé au FN, ce sont les mots. Attiré par le pouvoir comme les papillons par 
la lumière, le parti d’extrême droite a normalisé son discours. En tout cas, par 
la voix de la fille Le Pen. 
Et les immigrés, dénoncés 
par le père, se muent 
en « mondialisme ». 
Le féminisme est un thème nouveau, dévoilant un opportunisme intrinsèque 
à l’extrême droite historique. « Le fait d’être une femme 
la rendant plus crédible sur le droit des femmes », analysent Cécile Alduy et Stéphane Wahnich dans Marine 
Le Pen prise aux mots (1). Cet édulcorant indigeste ne cache pas longtemps l’aversion 
du parti pour l’avortement 
et son désintéressement pour l’égalité salariale. Usant de la figure elliptique, les termes de minorités, communautarisme et le principe de laïcité 
sont invoqués pour éviter 
de pointer trop visiblement 
du doigt les musulmans.

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Comment les falsificateurs verront l’histoire en 2050 ?

Posté par jacques LAUPIES le 24 avril 2015

 

 

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C’est beau et je ne sais pas pourquoi !

 

Dans 40 ans il se trouvera bien quelque abruti pour dire que les communistes français ne se préoccupaient pas en 2015 des risques que font encourir au monde les politiques libérales suivie par la gauche française. Et les pseudos historiens français du genre Courtois (nom peu approprié à l’individu) se livreront à leurs falsifications habituelles.  

Ils pourront même se livrer à des amalgames faciles avec le Front National qui ne se prive pas de nos jours de jeter de temps à autre des propos que l’on peut aisément retrouver dans l’Humanité ! Il suffira d’aller piocher dans les archives quelques déclarations de Philippot particulièrement doué dans l’entreprise de récupération !

Ils ne parleront pas des alertes et du combat que nous menons pour une politique internationale, basée sur la coopération et le développement des pays plongés, à peine sortis du colonialismes, dans des régimes totalitaires soutenus par les  « démocratie occidentales ». Jusqu’à ce que la gourmandise des capitalismes se heurte à des intérêts nationalistes animés par des bourgeoisies naissante de ces pays.

Et parfois même de leurs peuples !

Les gouvernements occidentaux  jouent avec tous les aspects économiques, sociaux, religieux qui émergent dans ces pays, stigmatisant un jour l’un, le soutenant le lendemain. Tant que l’Union Soviétique était présente qu’elle appuyait les nationalismes plus pour des motifs géo politiques et dans le cadre d’une stratégie révolutionnaire de classe à l’échelle internationale, les champs d’affrontements étaient limités.

Après la période précédée par la symboliques chute du mur de Berlin, les Etats Unis, grand bouledogue et par la suite d’autres pays petits roquets se sont cru les maîtres et nous ont plongé dans les désordres que nous connaissons actuellement.

Cette réalité sera t-elle énoncée en 2050. On peut en douter si la société n’est pas transformée d’ici là et si continue à dominer un régime et des forces politiques soumises à une poignée de multinationales qui assujettissent un libéralisme cependant au bout de ses contradictions.

Faut il renoncer ? Certainement pas mais la voie à prendre reste encore à être mieux tracée ! Et elle ne pourra faire l’économie du Parti Révolutionnaire.

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Séance tenante

Maurice Ulrich
Jeudi, 23 Avril, 2015
L’Humanité

 

Éditorial par Maurice Ulrich : « On attend de l’Europe autre chose que des surenchères sécuritaires aux abords des côtes »

La première chose que l’on veut, que l’on doit attendre de la réunion aujourd’hui des chefs d’État de l’Union européenne, c’est que séance tenante des navires prennent la mer pour sauver des hommes, des femmes, des enfants. La seconde c’est que soient mises en place, dans tous les pays de l’Union et par tous les pays de l’Union solidairement avec l’Italie, c’est-à-dire avec des moyens et de l’argent, des conditions d’accueil des migrants conformes à la dignité de celles et ceux qui ont dû fuir la guerre, la misère, parfois l’oppression et la torture.

L’Europe et les États-Unis jouent dans le monde les professeurs de morale et de droits de l’homme mais ce sont les pays limitrophes de la Syrie qui accueillent aujourd’hui quatre millions de réfugiés, quand les autorités européennes et françaises tordent le nez dès qu’il est question de quelques milliers de personnes. Ne soyons pas naïfs et ne faisons pas mine d’ignorer, en même temps, que l’opinion est aussi traversée par des sentiments délétères et les tentations du repli, de la fermeture, entretenues par celles et ceux qui entendent prospérer sur les souffrances des damnés de la terre.

Raison de plus pour être clairs. Non, jamais l’Europe, jamais la France ne pourront se fermer aux malheurs du monde, quand bien même elles le voudraient. Mais il y a plus. Les grands pays développés ne peuvent pas occulter leurs responsabilités, que ce soit en Syrie, en Libye, en Afrique. Ils ont joué avec les peuples comme avec les pantins de leur géostratégie et de leurs intérêts. Le rançonnement de l’Afrique par la spéculation sur les matières premières, la pression des plans d’ajustements structurels barrent l’accès à l’éducation, à la santé et au travail de ses peuples. On attend de l’Europe autre chose que des surenchères sécuritaires aux abords des côtes, arrosées de quelques larmes de crocodile : l’ouverture, la coopération, le développement, autrement dit le choix de l’humanité et de la justice contre l’égoïsme continental et marchand.

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