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Régionales et situation au Moyen Orient : en débattre et voter pour les listes ou sont présents le communistes

Posté par jacques LAUPIES le 26 novembre 2015

 

 

Nous voici engagés, déjà depuis quelques semaines dans une campagne électorale plutôt ternie par la situation politique nouvelle découlant des attentats  meurtriers de Paris.

Choqués et révoltés par les meurtres commis par des réseaux commandés depuis l’étranger mais aussi alimentés malheureusement par la participation de jeunes  conditionnés par les extrémismes religieux islamistes les français doivent s’informer et rester vigilants par rapport aux stratégies diverses qui leur sont proposées. Bien que réexaminée dans un sens nouveau et plus raisonnable la politique étrangère gouvernementale doit-être suivie avec attention et tout faire pour qu’une solution négociée avec tous les pays concernés aboutisse à un accord pour que  Daesh et son action terroriste soit éradiqués.

Dans un tel climat les prochaines élections régionales voient leur enjeu déjà important grandir mais c’est l’inverse qui risque de se produire aggravant le camp de l’abstention et renforçant la droite et le Front National, ne faisant pas la clarté à gauche.

Nous devons donc dans le peu de temps qui nous sépare du premier tour de scrutin tenter de convaincre. Convaincre en débattant pour faire évoluer, malgré les tentatives médiatiques de limiter le débat au triangle LR/PS et FN.

 

LES COMMUNISTES DE TARASCON VOUS DONNENT RENDEZ VOUS

SALLE RICHELIEU (Bd VICTOR HUGO)

MARDI 1ER DECEMBRE  A 18 H 30

POUR DEBATTRE

Pourquoi Paris a effectué un léger virage diplomatique 

Hassane Zerrouky
Mardi, 24 Novembre, 2015
L’Humanité

 

Le changement de ton à Washington, l’entrée en guerre de la Russie 
et les attentats du 13 novembre ont contraint François Hollande à un réajustement stratégique sur la Syrie et à jeter aux oubliettes le « ni Bachar ni Daech » prôné par son ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius. 

Finie la stratégie du coup de menton envers la Russie de Poutine sur le dossier syrien ? « Rien n’a changé », déclarait encore François Hollande, le 28 septembre, à l’Assemblée générale des Nations unies. « Qu’il parte, ensuite nous verrons les étapes suivantes », répondait-il à Vladimir Poutine à propos de Bachar Al Assad, avant de signifier une fin de non-recevoir à l’offre du président russe de créer une « large coalition antiterroriste (…) semblable à celle contre Hitler », pour lutter contre les djihadistes en Syrie et en Irak.

Le 30 septembre, Moscou prenait Washington et ses alliés de court

Le lendemain, même partition du côté du ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, qui accuse la Russie de parler « beaucoup ». « La communauté internationale tape Daech, la France tape Daech, Bachar Al Assad très peu et les Russes pas du tout », avant de prôner la mise en place d’« une ou plusieurs zones où les Syriens seraient protégés » et de mettre au défi la Russie de frapper « concrètement » les djihadistes.

Et quand, le 30 septembre, Moscou lance ses premières frappes militaires en Syrie, prenant de court Washington et ses alliés européens, arabes et turcs, Laurent Fabius ne semblait pas avoir réalisé que les lignes étaient en train de bouger. Adoptant une posture de représentant d’un pays qui croyait avoir les cartes en main, il martelait encore à propos de la lutte contre l’« EI » que « tous ceux qui veulent nous rejoindre dans cette action contre le groupe terroriste Daech sont les bienvenus (…), mais à trois conditions.

Premièrement, assurait-il, que les frappes soient dirigées contre Daech, à l’exclusion des civils et des opposants modérés qui, eux, défendent courageusement une vision de la Syrie qui est la nôtre ».

Deuxièmement, « il faut mettre fin aux bombardements des populations civiles ». Troisièmement, ajoutait-il, « il faut une transition de nature politique, qui dise clairement au peuple syrien que son bourreau – c’est-à-dire Monsieur Bachar Al Assad – n’est pas son avenir ».

Depuis, trois faits auront toutefois tout changé. D’abord, Washington et Londres avaient entre-temps évolué sur le dossier syrien : Assad doit partir mais « le calendrier est négociable », estimaient, le 16 septembre, John Kerry et son homologue britannique Philip Hammond. Le deuxième, évoqué plus haut, c’est que l’entrée en guerre de la Russie allait modifier l’équilibre des forces, changer la donne et redistribuer les cartes. Le 23 octobre, c’est sans la France (une première) que se tient 
la rencontre entre Sergueï 
Lavrov et John Kerry à Vienne (Autriche), élargie ensuite à l’Iran, pays exclu jusque-là du dossier syrien, et à l’Arabie saoudite.

Deux autres rencontres réunissant dix-sept pays, dont la Chine, se sont tenues les 30 octobre et 14 novembre : un calendrier de transition étalé sur dix-huit mois, comprenant une rencontre entre l’opposition syrienne et le régime syrien d’ici le 1er janvier, la formation d’un gouvernement de transition dans les six mois et des élections, est adopté.

Quant au projet de zones sécurisées, autrement dit de zones d’exclusion aérienne dans le Nord syrien, que la Turquie, avec le soutien de la France et de l’Arabie saoudite, devait mettre en place au plus tard fin octobre, il est tombé à l’eau.

Enfin, les attentats qui ont ensanglanté Paris ont fini par convaincre François Hollande de changer de stratégie et de mettre vite fait le « ni Bachar ni Daech » prôné par Laurent Fabius aux oubliettes. « Notre ennemi à nous, c’est Daech. Bachar Al Assad, c’est l’ennemi de son peuple  » (dixit le ministre de la Défense), tel est le nouveau positionnement de Paris – comprendre ce n’est pas Assad qui attaque la France, mais Daech. Et avec ce qui vient de se passer à Bamako, l’urgence est plus que jamais la lutte contre la menace terroriste.

Pour le Guardian, le conflit syrien aurait pu prendre fin en 2012

En conclusion, le temps où la France affichait des positions maximalistes, assurant par la voix de Laurent Fabius, en 2012, qu’« Assad va tomber, simplement c’est une question de temps », croyant à l’imminence d’un scénario à la libyenne, ou qu’il « ne mériterait pas d’être sur la Terre », paraît bien loin.

Pourtant, d’après le Guardian du 15 septembre dernier, le conflit syrien aurait pu prendre fin en 2012. L’ex-président finlandais et lauréat du prix Nobel de la paix en 2008 Martti Ahtisaari, aujourd’hui diplomate aux Nations unies, avait fait part au journal britannique d’une proposition russe pour faire partir pacifiquement Bachar Al Assad, afin de mettre fin à une crise qui à cette époque avait coûté la vie à près de 7 500 personnes (contre 200 000 aujourd’hui) et poussé à l’exil 11 000 personnes (plus de 3 millions aujourd’hui).

Le représentant russe, Vitaly Churkin, lui, avait fait part d’un plan en trois étapes : ne pas fournir d’armes à l’opposition syrienne, engager un processus de dialogue entre celle-ci et Assad, et enfin trouver un moyen « élégant » pour le président syrien de s’écarter du pouvoir.

Le 22 février 2012, le diplomate finlandais déclarait avoir exposé ce plan aux représentants occidentaux du Conseil de sécurité de l’ONU, américains, britanniques et français. « Aucune suite n’a été donnée à cette proposition parce que, selon moi, tous ces gens étaient persuadés qu’Assad allait tomber sous quelques semaines et qu’il n’y avait donc pas besoin de faire quoi que ce soit », déplorait-il alors

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Et s’il n’en reste qu’un, je serai celui-là !

Posté par jacques LAUPIES le 25 novembre 2015

Description de cette image, également commentée ci-après

 

« Et s’il n’en reste qu’un je serai celui là » extrait du célèbre poème  de Victor Hugo s’érigeant en défenseur de la liberté  face à Napoléon III :

« Si l’on est plus de mille, eh bien, j’en suis ! Si même ils ne sont plus que cent, je brave encore Sylla ; S’il en demeure dix, je serai le dixième ; Et s’il n’en reste qu’un je serai celui là »

Ce n’est pas pour demain que ce poème perdra de sa signification car dans les sociétés ce sont souvent des minorités qui, envers et contre tout, gardent fermement leur conviction et l’accompagnent d’une attitude de ferme résistance. Résistance à quoi ? Pas nécessairement à un Dictateur notoire et à l’ensemble des éléments policiers, militaires et institutionnels qui le soutiennent !

Car trop souvent,  on n’ose pas le dire, il faut vaincre une apathie générale ou plus encore une indifférence et  une sympathie, des convictions partagées par une masse d’individus trompés, bafoués même !

Etre à contre courant, ne pas céder à ces forces qui paraissent  dominer, s’imposer parce que bénéficiant d’appuis majoritaires n’est, il faut bien le dire, pas toujours à la portée de l’individu isolé mais il est déjà possible et supportable de résister quand l’on sait que l’on est en osmose avec certains de ses semblables.

Dans de telles conditions certains osent donner l’alerte tant que l’état de démocratie le permet et il n’est pas concevable de se taire quitte à prendre le risque de l’extrême affaiblissement que provoque la solitude. A moins que cette solitude ce ne soit une force insoupçonnée !

Ceux qui résistent portent une graine qui ne fait que germer avant bien d’autres. S’il s’agit d’un petit groupe il a autant de valeur que la légitimité que donneront d’autres éclosions plus grandes. Dans l’espace ou dans le temps !

 

Pierre Laurent ne veut pas d’une « sorte de régime d’exception durable »

L’Humanité.fr avec l’AFP
Mardi, 24 Novembre, 2015
Humanite.fr

 

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Et s'il n'en reste qu'un, je serai celui-là !

Photo : Capture d’écran France Info
Le secrétaire national du Parti communiste, s’est dit opposé à l’inscription dans la constitution « d’une sorte de régime d’exception durable », appelant à « protéger nos libertés publiques en même temps que notre sécurité ».

« C’est parfaitement compréhensible, dans cette situation que la première demande des Français, et ça je le comprends, je dirais même que je le partage, soit une demande de sécurité et de protection. Mais derrière, il faut ouvrir un débat », a déclaré Pierre Laurent sur l’antenne de France Info ce matin.

« La question est de savoir si cet état de protection maximal que nous vivons doit déboucher sur une restriction durable de toute ou partie des libertés publiques fondamentales. Et moi, je ne le crois pas parce que ce serait céder à la logique, à la spirale de guerre dans laquelle veut nous entraîner Daesh. Donc il faut protéger nos libertés publiques en même temps qu’il faut protéger notre sécurité. C’est pour cela que nous ne voulons pas, après l’état d’urgence, inscrire dans la constitution une sorte de régie d’exception durable. Parce que ce serait une défaite de la démocratie », a développé le sénateur de Paris, qui s’est abstenu sur le projet de loi de prolongation de l’état d’urgence.

Le numéro un communiste a notamment relevé le fait que des « manifestations sociales semblent interdites, et si elles étaient interdites dans la durée cela deviendrait un problème car elles ne menacent en rien la sécurité publique ».

Interrogé sur la volonté de François Hollande d’édifier une coalition unique contre l’Etat islamique, il s’est dit « pour, et depuis longtemps, une coalition internationale qui ne se fixe pas que des objectifs militaires ». « Nous devons discuter des objectifs de la coalition, pas seulement de son périmètre », a-t-il dit, accusant les grandes puissances de ne chercher qu’à préserver leurs intérêts propres « au lieu de se donner comme objectif la reconstruction de ces états de Syrie et d’Irak, de la paix, du retour à la souveraineté de ces Etats ».

C’est la paix  qu’il faut gagner

Mardi, 24 Novembre, 2015
L’Humanité

 

L’éditorial de Maud Vergnol. Depuis que des fanatiques qui haïssent la vie ont répandu le sang dans la Ville-Lumière, les progressistes font face à l’un des plus gros défis qu’il leur ait été donné de relever.

L’heure n’est pas à l’angélisme, et mettre hors d’état de nuire les fascistes de Daech est une urgence absolue, en France comme au Moyen-Orient, dont les populations subissent quotidiennement les atrocités des terroristes. Mais cela ne pourra se faire que dans le cadre de l’État de droit. Répondre à Daech en cédant à la panique et en embarquant la France dans « une guerre contre 
le terrorisme », qui ne désigne ni l’adversaire ni les causes du conflit, risque de nous mener sur les mêmes chemins que les États-Unis sous l’ère Bush.

Cet engrenage guerrier, nous devons l’éviter, 
 car il nous fragilise plus qu’il nous protège. 
N’en déplaise à François Hollande, qui aimerait bien cacher sous le tapis les errements diplomatiques de la France alors qu’il tente de reprendre pied dans le dossier syrien. Car c’est bien la croisade engagée en 2001 en Afghanistan, poursuivie en Irak, puis en Libye et en Syrie, qui nous revient aujourd’hui au visage. Cette semaine diplomatique sera décisive. Par le passé, la France a su résister à la rhétorique de « la guerre au terrorisme » et porté dans le monde une voix universaliste.

L’enjeu aujourd’hui n’est pas de savoir comment gagner la guerre, mais comment contribuer à y mettre fin. Cela passera par une initiative militaire en aidant les forces locales qui se battent sur le terrain contre l’expansion djihadiste. Celle-ci doit se réaliser dans le cadre du droit international et de l’ONU. Mais quid du double jeu de la Turquie et des compromissions de la diplomatie française avec les monarchies du Golfe, quand l’urgence est de priver Daech de ses moyens matériels et de ses alliés au niveau régional ? L’unité nationale ne consiste pas à siffler « silence dans les rangs » et étouffer les voix de la paix et du progrès. 
Celles-ci demeurent, plus que jamais, la solution.

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Pendant que des familles sont dans la douleur la couillonade continue

Posté par jacques LAUPIES le 24 novembre 2015

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A droite en bon penseur il se demande qu’est ce que la minette fait dans le saladier : un goût de transparence peut-être ! Allez savoir ce qu’il y a dans la tête d’un chat, c’est aussi compliqué que de deviner ce qu’il y a dans celle d’un humain ?

 

Hollande progresse dans les sondages. Rien que de normal. Le déroulement des évènements depuis le 13 novembre laisse plutôt penser qu’il ne s’en est pas trop mal sorti pour maitriser la situation. D’apparence celle-ci a bien été gérée. A tel point que la droite s’est subitement sentie obligée de lui décerner des bons points et de calmer ses ardeurs critiques à l’égard du Chef de l’état.

Il y a bien quelques grincheux qui estiment que la réaction était un peu tardive et que l’on aurait pu mieux faire. Mais en regardant de plus près on peut comprendre que le silence, en la circonstance, est d’or. Pour le Chef de guerre précédent qui n’a pas renoncé à retrouver le premier rôle on ne peut pas dire que son expédition punitive contre celui qui avait campé dans son jardin l’ait tellement rehaussé et le rende crédible pour rassurer les français.

Pour les autres prétendants de la même famille on fait dans la nuance mais à coup sur il leur est difficile de critiquer le chef quand s’annonce la bataille. Il faut ménager les hésitants de ce bon peuple dont une partie ne veut plus de leur soupe pas très populaire.

Résultat c’est la Madelon qui sert sa soupe au lard, aigrie par le temps, que tout le monde ne peut manger mais qui trouve des adeptes qui ne la refusent pas.

Puis il y a ceux qui sont inquiets qui savent, qui sentent, qui ont l’expérience , qui se souviennent.

Où encore ceux qui regardent la télé pas très tranquillement bien sûr car par les temps qui courent les interrogations naissent. Et ce n’est pas la télé qui prodiguant toutes sortes de bons conseils : voyez votre psy, continuez à rire et chanter sur les lieux des crimes, la vie continue, etc.va les faire réfléchir  aux enjeux politiques qui se dessinent.

Du coup, fatigué, je regarde deux films sur une chaîne que je découvre pour la première fois : « Le cinéma Paradiso » avec ce cher Philippe Noiret en homme sage et vieillissant qui adore le Cinéma et communique à un enfant une passion parfois subie à regret. Un homme qui invite son émule devenu adulte à quitter son petit monde en perdition, ce qui par ailleurs ne solutionnera pas tout sinon une belle carrière de cinéaste teintée de mélancolie. Jacques PERRIN excelle dans ce rôle qui nous concernerait tous que cela ne m’étonnerait pas.

Je vois ensuite « Allons les enfants cet autre excellent film qui évoque l’humanisme de prêtres catholiques confrontés à l’antisémitisme et leur révolte contre la barbarie nazie. J’en retiens cette phrase : « Nous allons prier pour les victimes mais aussi pour les bourreaux. »

Faudrait peut-être y penser !

 

André Chassaigne « Le caractère extrêmement grave de la situation »

entretien réalisé par 
Adrien Rouchaleou
Lundi, 23 Novembre, 2015
L’Humanité

 

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Pendant que des familles sont dans la douleur la couillonade continue

Photo : Joël Saget/AFP
Pour André Chassaigne, président du groupe communiste à l’Assemblée nationale, l’état d’urgence ne doit pas dissimuler « d’autres urgences ».

Quelles ont été les motivations de votre vote en faveur du projet de loi ?

André Chassaigne D’abord, nous avons pris en compte le caractère extrêmement grave de la situation avec toujours en tête que ce type d’attentats extrêmement meurtriers pouvait se reproduire. Nous avons pensé que des mesures exceptionnelles étaient justifiées parce qu’il s’agissait de mettre tout en œuvre pour arrêter les meurtriers, mais aussi démanteler les réseaux. Nous avons abordé ce débat avec la volonté chevillée au corps d’offrir la meilleure des sécurités à nos concitoyens, sans mettre en péril les libertés auxquelles ils sont, et nous sommes, tant attachés. C’est l’attente forte des populations que nous représentons. Dans les contacts que les députés ont, notamment dans leur circonscription, ils font part d’une exigence très forte de tout mettre en œuvre pour que les citoyens puissent voir leur sécurité garantie.

Enfin, notre décision s’est appuyée sur le texte lui-même. Même si les choses ont été faites dans l’urgence, nous nous sommes livrés à une étude approfondie du projet de loi, qui se place dans l’État de droit. Nous avons considéré que les mesures qui étaient proposées donnaient une garantie face à la question primordiale des libertés individuelles.

Bien sûr, nous avons tout à fait conscience que, même dans un cadre légal, l’état d’urgence restreint inévitablement certaines libertés. Mais, en l’occurrence, nous avons considéré que les garde-fous étaient présents dans ce projet de loi, notamment par sa limitation dans le temps (trois mois au maximum) et des garanties juridictionnelles, avec des voies de recours devant le juge administratif.

Dans le texte que nous avons voté, les voies de recours sont supérieures à celles qui figuraient dans la loi de 1955. Le juge des référés administratifs peut se prononcer rapidement et annuler des mesures prises.

Nous avons pris connaissance bien évidemment des appréciations des associations. Elles sont dans leur rôle et font fort justement part de leurs inquiétudes, notamment sur les libertés fondamentales. Mais ces prises de position portaient davantage sur la révision constitutionnelle que sur la prorogation de l’état d’urgence. Et nous l’avons dit et redit, ce que nous avons voté sur l’état d’urgence n’anticipe en aucun cas un vote similaire sur la révision constitutionnelle.

 

Le texte présenté mercredi par le gouvernement a évolué en séance par le biais d’amendements, certains provenant de la droite. Cela a-t-il modifié votre état d’esprit sur le texte.

André Chassaigne Il y a d’abord eu un changement positif. Une avancée que nous avons saluée concernant le contrôle parlementaire. La commission des Lois a établi un contrôle parlementaire, nous y reviendrons. C’est vrai que nous aurions pu aller plus loin et être plus exigeants dans un débat qui n’aurait pas été conduit dans l’urgence, avec la nécessité d’un vote conforme du Sénat.

Le texte a aussi durci les conditions d’assignation à résidence par une forme d’escalade sécuritaire, le gouvernement cédant sur certains points à la droite. Nous avons exprimé et réitérons nos inquiétudes sur ces évolutions.

Quant aux risques de dérapage, ils sont dans la définition même de ceux qui doivent être assignés à résidence, ainsi que dans la multiplication des perquisitions, effectuées parfois dans la démesure et la violence. C’est pour cela que nous sommes si attachés à un contrôle strict.

Être attentif à tout ce qui touche aux libertés, c’est dans notre ADN. Apporter notre soutien à la prorogation de l’état d’urgence, ce n’est pas quelque chose que l’on fait spontanément. Ce soutien a été décidé collectivement par l’ensemble des parlementaires du Front de gauche. Il a exigé de prendre en compte l’importance des enjeux et sans aucun doute du courage politique. Si nous n’avons pas considéré que les dispositions retenues étaient des atteintes démesurées aux libertés, c’est parce qu’elles sont limitées dans le temps, circonscrites dans un périmètre précis et contrôlées par le Parlement.

 

Le contrôle parlementaire prévu grâce à un amendement de la commission vous semble-t-il suffisant pour écarter tous risques d’abus ?

André Chassaigne En séance, le rapporteur de la commission des Lois a précisé ce que pourrait être ce contrôle : un rapport hebdomadaire sur la mise en œuvre de l’état d’urgence devant les commissions concernées de l’Assemblée nationale et du Sénat. À nous maintenant d’avoir suffisamment d’exigence pour que le rapport hebdomadaire ne soit pas qu’un ersatz de rapport, mais soit véritablement précis. Que l’on nous présente bien toutes les actions qui ont été menées dans le cadre de l’état d’urgence et leurs motivations. Les députés du Front de gauche seront en première ligne pour exercer cette mission de contrôle.

Mais nous appelons aussi à une vigilance citoyenne pour qu’il y ait des lanceurs d’alerte. Il faut que nous puissions être saisis si des citoyens constatent des abus. Nous ne devons pas en rester aux seuls comptes rendus du ministre de l’Intérieur. Pour conclure, je tiens à rappeler, comme nous l’avons dit dans notre intervention, que l’état d’urgence n’est qu’une réponse partielle à une situation qui dépasse nos frontières. D’autres urgences existent, notamment assécher les ressources de Daech et prendre pour cela, en France comme à l’international, les mesures nécessaires. Il faut également que l’intervention en Syrie soit désormais conduite sous l’égide de l’ONU, dans le cadre d’une coalition internationale qui soit la plus large possible. Enfin, et c’est au cœur de nos combats parlementaires, la priorité est aussi d’apporter dans notre politique nationale des réponses dans le domaine de l’éducation, de l’emploi et de tout ce qui touche au vivre-ensemble.

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On ne vit pas le présent sans regarder le passé

Posté par jacques LAUPIES le 23 novembre 2015

 

 

Y aurait-il, en mettant en cause les gouvernements occidentaux, en rappelant leur lourde responsabilité dans le situation catastrophique du moyen orient, voire à les rendre coupable des crimes abominables qui se produisent sur notre sol.

Pour autant serait-on ainsi les défenseurs des auteurs de ces tueries innommables et n’aurait-on pour les dirigeants politiques des pays (essentiellement les puissances occidentales) qui, de l’extérieur, veulent imposer des régimes  contre le gré des populations concernées que condamnation, sans tenir compte des contraintes qui leur sont imposées sur le plan politique, économique, historique.

Ce serait oublier que ce qui détermine fondamentalement le comportement humain c’est le fait qu’il est un être social et qu’en cela il est dominé, son libre arbitre est dominé, par le système social, et ses conséquences « morales »  qu’il s’est donné ou que ses prédécesseurs lui ont légué.

Ce système est basé sur l’exploitation (par le travail) de l’homme par l’homme qui engendre le processus d’appropriation privée des richesses que l’on organise conforte par la violence de systèmes politiques appropriés, depuis des formes d’apparence démocratiques jusqu’aux pires totalitarismes.

On ne peut donc dans la situation présente oublier cette réalité et se livrer, comme cela se fait généreusement sur les média à une manipulation émotionnelle, une réaction à courte vue politique et historique, mettre en avant des notions de bons et de méchants comme en témoignent y compris des réactions enfantines.

Chanter la Marseillaise, observer des minutes de silence,  en toutes occasions ne règlera rien dans le combat contre le terrorisme. On a le droit de s’interroger sur les motivations des assemblées ou les foules qui le font et surtout de leur capacité à approfondir les origines des conflits et des comportements des « combattants » fous (dont d’ailleurs il est établi qu’il en existe dans toutes les guerres et hélas parfois dans tous les camps)

D’autant que certains s’appliquent à « coller » à ces manifestations l’idée de surenchère dans la réponse militaire, y compris en nous transportant sur le terrain, ce qui serait une pure folie complétant le degré actuel d’intervention dont de plus en plus de gens s’accordent à admettre qu’il a été excessif et désastreux.

Il n’est donc pas inutile de raviver le débat, d’y amener une autre vision de la situation et des responsabilités et que cela dérange ne nous étonnera pas mais de là à accepter que l’on nous accuse d’indulgence à l’égard du terrorisme et de faiblesse dans la lutte que nous devons mener, il y a un pas que seul

Dire que BUSH, par son intervention militaire ordonnée en Irak a plus de sang sur les mains que le jeune trafiquant endoctriné, islamisé, fanatisé, qui meurt drogué en se faisant exploser sans doute pour un paradis promis serait-il interdit ? Dire que ce Président devrait, avec ses mensonges d’état, être livré au Tribunal International, avec tous ceux qui ont été ses complices et ses commanditaires serait-il un crime de lèse majesté ?

On ne vit pas le présent sans regarder le passé !

 

 

« Pour la juste démesure », par Patrick Chamoiseau

Patrick Chamoiseau
Vendredi, 20 Novembre, 2015
Humanité Dimanche

 

Face aux attentats et à l’horreur, le poète et écrivain Patrick Chamoiseau refuse « l’illusion de la valeur armée qui se fait guillotine, de l’injuste et de la vengeance comme seules voies respirables » car « la vengeance ne reste qu’un épisode du crime originel ».

Les démocraties capitalistes ne sont pas vertueuses. Leurs excès, leurs prédations, leurs injustices, leur barbarie économique insidieuse se situent toujours dans un ordre que nous avons intériorisé et à partir duquel nous essayons de combattre leur saccage du futur. Cet ordre installe une mesure qui s’est élargie à toute la planète, nous vivons avec elle, et c’est parce que nous sommes plongés dans sa violence marchande qu’il nous est difficile de penser une alternative globale à l’horreur du profit maximal, du développement comme solitude au monde, et à sa loi occidentale. Que nous reste-t-il ? Certainement pas un « hors-mesure » qui reste encore dans la mesure de l’ordre régnant et de ses ombres. Qui s’y soumet ainsi, et donc le régénère. Non. Il nous faut une démesure. Mais pas celle qu’utilisent les hommes de la terreur. La démesure, quand elle s’applique à une contestation demeurée immédiate et sommaire, n’est jamais de l’ordre de l’alternative ou de la proposition. La barbarie de la terreur est en ce sens une démesure désespérée, surtout désespérante. Quand la démesure ne propose rien d’autre que l’attentat d’un absolu, quand elle n’ouvre à aucune perspective, quand elle piétine toutes les décences, qu’elle déserte toute éthique, quand elle se livre à la haine sans regard, à la violence tombée bien folle, elle ne vise qu’une chose : tout aspirer dans son abîme de mort sacrificielle. Ce serait son unique et très absurde victoire. Cette démesure sans oxygène est foudroyante. Elle supprime l’horizon. Elle capte toutes les images. Elle fait symbole indépassable. Elle s’offre comme tentation. Elle dresse l’illusion de la sécurité absolue, de la valeur armée qui se fait guillotine, de l’injuste et de la vengeance comme seules voies respirables. Son absurdité est puissante. Sa logique morbide proclame que seule une logique de même nature nous éviterait de perdre la face. Mais nous pouvons lui faire face en brisant son miroir.

Édouard Glissant disait que la seule poétique qui soit praticable pour envisager la mondialité (notre seul recours contre la globalisation marchande), c’était celle d’une démesure de la démesure. La démesure de la démesure ­ au-delà de la dangereuse révolution, au-delà de l’étroite contestation ou de la pauvre réaction ­ est du domaine de la refondation. Une refondation de nos imaginaires. La démesure ici est d’optimisme, de hauteur et d’horizon renouvelés. Avec elle, en face de la terreur, notre peur n’est qu’un tremblement qui ne renonce à rien. Notre compassion est une haute énergie. Notre éthique ne cède pas une maille aux « valeurs » boursouflées, verticales et tranchantes. La vengeance ne reste qu’un épisode du crime originel. La sécurité absolue n’existe que dans les fictions totalitaires, le déshumain glacial, jamais dans les démocraties, jamais dans les chaudes aventures de l’amour comme principe, de l’acceptation de l’autre comme ferveur, du partage et de l’échange qui nous changent et qui nous réalisent.

Notre sécurité n’est pas une forteresse. Elle n’a de « civilisation » que ce qu’il y a de meilleur. Elle entend, elle secourt, elle accueille, se renouvelle ainsi. Elle sait que la barbarie se tient aussi en nous, et peut jaillir de nous. Elle ne stigmatise personne et ne recherche aucun bouc émissaire. Elle ne distingue pas entre les assassins qui maltraitent la Syrie. Elle fonde sur les musulmans comme sur toutes les ferveurs. Elle nomme la Palestine. Elle organise une mémoire commune qui ne hiérarchise pas les crimes contre l’humanité. Sa paix n’est pas faite d’injustices, d’arrogance ou de prédations autorisées. Sa liberté respecte. Sa justice est en tout, et accessible à tous. Elle n’est pas faite d’hymne guerrier ou « d’exception » qui autorise à saccager ce que nous avons été, que nous sommes, et que nous nous devons encore de devenir. Elle n’est d’aucune barbarie connue, d’aucune impasse répertoriée, mais elle les fixe toutes. Elle les domine, les dépasse ainsi, maintient pour tous ainsi le vertige d’un possible. Elle fréquente la beauté. C’est là notre unique et très sereine réponse. Chant partagé d’une même planète !

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Petite rétrospective…

Posté par jacques LAUPIES le 22 novembre 2015

 

Il est loin le temps ou la CGT disposait quasiment de la majorité absolue dans l’entreprise. Je me souviens avoir recueilli plus de 80 % de voix aux élections de Délégués du Personnel dans mon service. Je n’avais pas de mérite personnel à cela, héritier que nous étions de la CGT d’après guerre. Cependant j’étais très fier d’avoir amélioré le score et surtout du soutien de mes camarades de travail.

La plupart de ceux qui m’avaient convaincu de me présenter à ces élections avaient un passé de solide militants souvent issus de la résistance ou le l’engouement de l’immédiat après guerre.

Notre travail sur le plan revendicatif ou nous nous mobilisions pied à pied pour nos revendications générales et catégorielles s’accompagnait de la délicate participation aux tableaux de notation qui ne manquaient pas de risques de division mais en adoptant la règle de l’avancement à l’ancienneté souhaitée par le personnel à l’inverse de la notation au choix, nous avions évidemment l’appui de la plupart d’entre nous.

Cela peut paraître tout simple mais les entreprises de divisions existaient.  Toutefois au delà du recrutement effectué souvent par ou concours, les promotions dans la maitrise et les cadres se faisaient par examen ou la effectivement le mérite l’emportait sur le choix toujours possiblement arbitraire.

C’est là que j’ai appris que la pratique démocratique, la consultation permanente des cheminots, les décisions d’action prise en commun sont les éléments garant d’une bonne activité syndicale. Mais il y avait surtout cet « esprit de classe » qui nous conduisait à privilégier l’intérêt des travailleurs de l’entreprise, à l’interne mais aussi à l’externe quand l’entreprise, son statut de nationalisation était menacé par des réformes de structure.

Notre combat était favorisé par une forte pression politique qu’exerçait à l’époque le Parti Communiste qui dépassait les 20 % à toutes les élections et dirigeait une foule de municipalités mais il ne faut pas croire que notre engagement en était pour autant réduit, bien au contraire.

Le mouvement gaulliste au pouvoir, instrumentalisé par le patronat malgré la présence de quelques faibles courants progressistes en son sein, exerçait plus  son influence sur des concepts de politique internationale d’indépendance, que sur le plan social. La notion de capitalisme monopoliste d’état aujourd’hui passée aux oubliettes était bien une réalité et déjà se développaient les premières attaques contre les acquis grâce au programme du Conseil National de la Résistance. Mais cependant la résistance continuait.

Tout cela pour dire que les luttes sociales ne sont pas un long fleuve tranquille et que la jeunesse doit le savoir  et nous n’aurons pas la prétention de leur dire qu’en tous lieux et à tous moment nous avons été parfaits. Mais il faut chercher nos erreurs dans l’insuffisance des luttes et surtout la pression des médias qui globalement ont soutenu les pouvoirs en place. En cela toute une génération en est responsable…Pas les syndicalistes, pas les militants communistes seulement, loin s’en faut ! Pour qui se souvient de nos choix politiques, de nos prises de positions essentielles la preuve en est vite faite.

De ce point de vue les choses n’ont pas fondamentalement changé et il suffit de voir de quelles manières des forces politiques manipulent, instrumentalisent, commentent et s’emparent des évènements dramatiques qu’ont constitué les attentats pour nous faire croire à cette idée  que nous sommes les victimes de ces fous que, durant des années, ont fabriqué nos politiques intérieures et extérieures au grand profit de forces économiques et financières.

Des intervenants dans l’émission télé « Ce soir ou jamais » ont très bien démontré cette réalité et le rôle catastrophiquement négatif que nous avons joué dans l’émergence des obscurantismes qui ont réussi à faire de nos interventions militaires ou nos  non interventions diplomatiques, selon le cas, une arme contre nous.

Donc soyons vigilants et ne confondons pas les informations avec leur légitimité et des matraquages d’interprétations qui sont orientées pour nous faire oublier les vrais responsabilités ! Quitte demain à les démentir discrètement.

Ecoutez l’interview de Michel ONFRAY ce dimanche à 1 H 37 sur BFMTV. Je ne suis pas un fan de Michel Onfray mais la manière dont la journaliste l’apostrophe sur quelques vérités qu’il expose en dit long sur a prise de parti de cette demoiselle à courte vue !

 

SNCF: la CGT conserve la 1ère place

L’Humanité.fr avec agences
Vendredi, 20 Novembre, 2015
Humanite.fr

 

cgtelections.jpg

Petite rétrospective...

Photo : Reuters
Les résultats des élections professionnelles à la SNCF confirme la CGT, avec 34,33% des voix, comme premier syndicat de l’entreprise publique même si son audience a légèrement baissé et conserve avec SUD-rail la majorité permettant d’invalider des accords d’entreprise.

Le scrutin de jeudi confirme la tendance du précédent scrutin de 2014 avec une participation en légère baisse à 68,65% (-0,72 point). La CGT a perdu 1,31 point, suivi de l’Unsa (23,86%), en hausse de 0,88 point, SUD (16,83%), stable, et de la CFDT (15,15%), qui progresse de 0,45 point.

Comme en 2014, FO manque de peu la barre de représentativité de 10%, avec 9,16% des suffrages aux élections des comités d’établissements. La CFTC réalise 0,68%.

Avec 51,16% des voix à eux deux (contre 52,63% en mars 2014), les syndicats CGT et SUD conservent la majorité de blocage. C’était le principal enjeu du scrutin alors que doivent s’ouvrir au premier semestre 2016 des négociations délicates sur le régime de travail des cheminots.

Les 150 000 salariés de la SNCF étaient appelés jeudi à désigner pour trois ans leurs représentants aux comités d’établissements (CE), marqueur de la représentativité syndicale, dans un contexte marqué par des inquiétudes sur la sécurité ferroviaire et la perspective de négociations délicates sur le régime de travail des cheminots.  Ces élections, les premières depuis la réforme ferroviaire votée en 2014, doivent également permettre d’élire pour trois ans les délégués du personnel, et pour cinq ans les représentants des salariés au conseil de surveillance et aux conseils d’administration de SNCF Réseau et de SNCF Mobilités. Pour ces deux derniers scrutins, une partie des salariés des filiales (30.000 à 40.000 personnes sur 100.000) participent. Ils élisaient également pour cinq ans leurs représentants au conseil de surveillance et aux conseils d’administration de SNCF Réseau et de SNCF Mobilités.

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