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  • Réunion en 1968

    Réunion en 1968

  • Rue Blanqui

    Rue Blanqui

  • Ian Brossat chef de file des communistes aux européennes

    Le nouveau monde :
    D'un coté, on prétend "responsabiliser" les gens modestes en augmentant le prix du #carburant.
    De l'autre, on déresponsabilise les riches en baissant leurs impôts sans rien leur demander en échange.
    Moins tu as, plus tu donnes.
    Plus tu as, moins tu donnes.

Et viva Espana

Posté par jacques LAUPIES le 26 mai 2015

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Ne nous emballons pas ! Toutes ces coalitions qui émergent en Grèce et en Espagne sont le signe d’un ras le bol mais aussi de ce qu’il faut craindre : une récupération par des forces hétéroclites sur les origines  desquelles il faut s’interroger ? Quelles en sont le composantes sociologiques et idéologiques, quels programmes et quelles stratégies proposent-elles, vers quelles alliances iront elles !

Leur seul mérite est de rassembler mais en se distinguant de la vraie gauche révolutionnaire ce qui ne peut que satisfaire une bourgeoisie qui rêve de maintenir cette gauche dans un isolement calculé. Une gauche dont cependant les analyses et principes d’action n’ont pas vieilli et restent encore en prise avec la réalité. Généralement incarnée en l’occurrence par les Partis Communistes  !

Depuis bientôt un  quart de siècle chaque nouvelle génération est assujettie à cette récupération électorale mais qui peut aller au delà (manifestations de masse entre autres) qui prend des formes dont le système capitaliste n’a pas grand chose  à craindre : la social démocratie a, de ce point de vue, eu sa part dans cette récupération depuis les années 80 tout comme le mouvements écologistes ou encore les pseudos centristes (de droite). Et, osons le dire, l’extrême droite a aussi son morceau du gâteau électoral au détriment du courant idéologique socialiste.

Les systèmes électoraux rendent à chaque époque ces nouveaux  venus dépendants de la classe dominante et donc leur accès au pouvoir d’état n’est toléré  que s’il ne met pas fondamentalement en cause la toute puissance des multinationales et des mécanismes financiers mis en place à l’échelle mondiale pour déplacer les investissements la où les taux de profits  sont les plus élevés.

Cela ne fait qu’accroitre la contradiction capital/travail à tous les niveaux mais ne développe pas pour autant, bien au contraire, la conscience des classes exploitées, y compris la classe ouvrière, manipulée au même titre que des couches moyennes (à statut libéral ou de salariat) et un sous-prolétariat plongé dans la précarité et le chômage.

Si cette classe ouvrière ne retrouve pas l’expression politique de ses intérêts économiques, elle verra ses conditions sociales s’aggraver mais également celles  de toutes les couches intéressées économiquement par son émancipation. Ce phénomène délétère pour les peuples peut avoir des conséquences désastreuses notamment avec le développement des nationalismes qui ne correspondent plus à l’état actuel de développement des forces productives planétarisées (hommes, techniques de production et de commercialisation)

Il s’ensuit de ce constat que s’impose un changement radical des rapports sociaux, le passage d’un système de propriété privée des moyens de production, d’échange, de financements, à des formes d’appropriation collective. qu’il faut établir à tous les niveaux - avec ce que cela suppose d’extension de liberté et de démocratie – et son organisation à tous les échelons du local à l’international et au mondial, en recherchant des planifications sociales et économiques.

Il est illusoire de croire que cela sera possible sans l’existence de partis révolutionnaires rassemblant massivement le travailleurs sur une base de classe en y intégrant toutes les potentialités intellectuelles. Cela n’exclut pas, mais au contraire conforte les possibilités d’alliance et de rassemblement sans lesquelles, hors certains contextes de crise aigue, toute avancée deviendrait irréalisable.

Mais de grâce, ne mettons pas la charrue avant les bœufs !

 

Espagne : les partis issus des mouvements citoyens vainqueur à Madrid et Barcelone

Dimanche, 24 Mai, 2015

 

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Et viva Espana

Le leader de Podemos Pablo Iglesias (G) à côté de Teresa Rodriguez, la candidate du parti en Andalousie, lors du meeting de fin de campagne à Dos Hermanas, près de Seville, le 20 mars 2015.
afp
Les élections municipales et régionales confirment une percée des nouvelles forces politiques Podemos et Ciudadanos

Les Espagnols ont sanctionné le Parti populaire (PP) au pouvoir lors des élections régionales et municipales de dimanche, selon des résultats portant sur 80% des voix, le chef du gouvernement Mariano Rajoy payant le prix de quatre années de politique d’austérité et de scandales de corruption.

Si le PP arrive en tête du scrutin, juste devant les socialistes du PSOE, selon des résultats encore provisoires, il réalise cependant son pire score depuis 1991 et est en passe de perdre la majorité dans la plupart des régions qu’il contrôlait et peut-être la mairie de Madrid.

Les partis issus de mouvements citoyens, la gauche radicale anti-austérité de Podemos (« Nous pouvons ») et les centristes anti-corruption de Ciudadanos (« Citoyens »), réalisent la percée attendue, confirmant la fragmentation de l’électorat après des décennies de contrôle du pouvoir par le PP et le PSOE.

« C’est une correction pour le PP. Le facteur ‘peur’ n’a pas joué et les électeurs ont voté pour Podemos et Ciudadanos », a commenté José Pablo Ferrandiz de l’institut de sondage Metroscopia.

En concentrant pas loin du tiers des voix, les nouvelles forces politiques mettent de facto fin au bipartisme qui a organisé la vie politique espagnole depuis la fin du franquisme et le rétablissement de la démocratie il y a 40 ans.

Au terme d’un scrutin qui donne un avant-goût des élections législatives de novembre prochain, les différents partis vont devoir entamer une délicate période de tractations et de compromis pour former des coalitions dans 13 des 17 régions appelées aux urnes dimanche. Le PP en contrôlait jusqu’alors 10.

D’après les résultats partiels, le PP devrait notamment perdre sa majorité absolue dans les Comunidad (régions) de Madrid et Valence et pourrait même y être poussé dans l’opposition par la constitution de coalitions de gauche, une situation qu’il n’a plus connu depuis 20 ans.

La situation est similaire pour la mairie de Madrid, un bastion conservateur depuis 1991 que le PP, bien qu’arrivé en tête du scrutin, pourrait perdre au profit de l’alliance de gauche « Ahora Madrid » (Maintenant Madrid), menée par l’ex-juge Manuela Carmena et soutenue par Podemos.

A Barcelone, une autre alliance de gauche dirigée par Ada Colau, fondatrice de la Plate-forme des victimes d’hypothèques qui milite contre les expulsions immobilières, et soutenue là-aussi par Podemos, l’a emporté face aux partisans de l’indépendance de la Catalogne, ce qui constituerait un coup dur pour le mouvement séparatiste.

 
En Espagne, le chômage frappe encore 24% de la population active et les scandales de corruption à répétition qui visent tant le PP que le Parti socialiste ouvrier (PSOE) favorisent l’émergence des nouvelles formations.
 
« C’est la première fois depuis des décennies que les électeurs auront véritablement la possibilité de changer les choses. Pas seulement changer de gouvernement, mais changer notre démocratie », avait souligné avant le vote de dimanche Carolina Punset, qui a dirigé la campagne de Ciudadanos dans la région de Valence.
 
Initialement basée en Catalogne, cette formation centriste a émergé sur le plan national. En multipliant par dix le nombre de ses adhérents, à 22.000, et comptant une centaine de milliers de sympathisants, le parti d’Albert Rivera ne ressemble plus guère à la petite formation qu’il était à sa création, il y a neuf ans.
 
Podemos, le parti de la gauche radicale issu du mouvement des Indignés de la Puerta del Sol, en 2011, s’est également installé dans la classe politique, après avoir réuni 8% des voix lors des élections européennes d’il y a un an, deux mois seulement après sa création.
 
La fragmentation du paysage politique risque d’entraîner des situations de blocage comme cela est le cas en Andalousie depuis les élections du mois de mars.
 
Au pouvoir depuis 32 ans dans cette province du sud de l’Espagne, le PSOE reste la première force politique mais avec 47 sièges sur les 109 que compte l’assemblée régionale il ne peut gouverneur seul. Le PP, après de lourdes pertes, se retrouve avec 33 sièges. Podemos est troisième avec 15 sièges, suivi par Ciudadanos (9 élus).
 
Susana Diaz, chef de file régionale du PSOE, a indiqué lors d’une récente interview qu’elle pourrait opter pour l’organisation d’un nouveau scrutin et a souligné qu’en Andalousie comme à l’échelle nationale, le paysage politique espagnol tournait au « chaos ».

 

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Enfin récompensé !

Posté par jacques LAUPIES le 25 mai 2015

Cet acteur parait être lui même  dans chacun de ses rôles. Mais au fond n’est ce pas la qualité de la plupart des grands acteurs que de se  fondre dans le personnage qu’ils interprètent et de se l’approprier ? De Jouvet à Raimu, de Gabin à Ventura, de Carmet à Pierre Richard, de Patrick Dewaere à Depardieu, etc. La liste pourrait s’allonger indéfiniment entre récompensés ou non, oubliés ou non !

Que seraient ils cependant sans les œuvres qu’ils doivent servir ? Bien que parfois ils donnent de l’envergure à une création et que sans leur seule présence certaines nous paraitraient bien ternes !

J’ai énormément apprécie Vincent Lindon  depuis le premier film où je l’ai vu  dans lequel il interprétait également un personnage de chômeur dans une comédie (la crise). Parfois on semble s’étonner que ses origines bourgeoises le conduisent à tenir des rôles de prolo mais on ne joue fort heureusement un rôle (n’en sommes nous pas tous la dans la « vraie vie ») que si nous avons l’intelligence de comprendre la société autant que les êtres qui la composent.

Indéniablement comme le souligne l’article qui suit et le font apparaître les interview de cet acteur, c’est son cas !

 

Vincent Lindon : « Un film peut faire bouger les choses »

Entretien réalisé par Michaël Mélinard
Vendredi, 22 Mai, 2015
Humanité Dimanche

 

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Enfin récompensé !

Photo Vincent Langlois/AFP
Lire des extraits de notre entretien avec Vincent Lindon, acteur et coproducteur de « la Loi du marché », film événement de Cannes en salles depuis le 20 mai, Vincent Lindon a été plébiscité par une standing ovation de plus de 10 minutes. Pour l’acteur, rencontré par l’«Humanité Dimanche », ce film est un acte politique.
Rencontrer Vincent Lindon, c’est vivre l’expérience trop rare d’un comédien qui va au-delà de l’exercice de promotion d’un film. Comme dans ses rôles, il est là, présent, il incarne. À l’écoute, prêt à rectifier, contredire, préciser, illustrer par le geste et la parole ses digressions et son point de vue, Vincent Lindon, l’homme d’extraction « bourgeoise et aristocratique », est devenu l’un des prolos préférés et les plus crédibles du cinéma français.
Maître-nageur apprenant à un migrant à nager pour l’aider à réaliser son projet fou de traverser la Manche dans « Welcome », grutier dans « Fred », maçon dans « Mademoiselle Chambon », il est aujourd’hui Thierry dans « la Loi du marché », ancien ouvrier au chômage longue durée, contraint de devenir agent de sécurité dans un hypermarché. Pendant des semaines, pour les besoins du tournage, il a déambulé au milieu des clients dans les rayons, endossant la tenue de ses collègues. Il évoque « la Loi du marché » et son amour pour les gens vrais.
 
HD. Que vous inspire le titre « la Loi du marché », un terme trop souvent utilisé comme un bouc émissaire ?
073359.jpg-r_160_240-b_1_d6d6d6-f_jpg-q_x-xxyxxVINCENT LINDON. Un bouc émissaire est celui qui prend à la place des autres. La loi du marché n’est pas un bouc émissaire mais une définition, un raccourci pour retranscrire ce qu’il se passe. Il serait trop facile d’en faire un bouc émissaire. C’est la réalité. Dans le langage courant, on peut enlever la loi. On entend: « Ben oui, mon gars, c’est le marché. » « La Loi du marché » est un titre formidable, très puissant, violent, incisif, dérangeant, attirant, policier, alors que le film est le contraire d’un polar. C’est aussi une expression terrible. Elle me fait aussi peur que « il n’y a pas de fumée sans feu », qui me gêne parce qu’elle veut dire que tout le monde est présumé coupable. La loi du marché oblige quelquefois les hommes à faire des choses pas bien. Dans le film, il est question de quelqu’un qui va résister comme dans « le Rebelle » de King Vidor, un chef-d’œuvre absolu avec Gary Cooper, qui pourrait être « la Loi du marché » d’il y a cinquante ans. À un moment, un homme est face à un choix. Soit il a des convictions et ne veut pas faire de concessions – mais cela a un coût et pas des moindres –, soit il courbe l’échine, mais cela a aussi un coût, psychologique. Parfois les plus forts arrivent à passer à travers et à dire: « Ce coup-ci, c’est non, je n’irai pas plus loin, j’en ai assez supporté comme ça. »
 

« DANS MA VIE, CE FILM ARRIVE COMME UNE RÉCOMPENSE. FAIRE THIERRY A REMIS DE L’ESSENCE DANS MON MOTEUR. »

 
HD. Quel regard portez-vous sur Thierry, votre rôle dans le film ?
V. L. Dans ma vie, ce film arrive comme une récompense. J’ai quelque chose à dire à ce personnage. Il a quelque chose à me répondre. C’est comme si on se disait: « On est de la même maison, Totoche. » Depuis longtemps, j’essaie de ne pas plier sous certaines concessions, de me rapprocher le plus possible, dans mon métier bourgeois, de la tolérance zéro. On propose aux acteurs, aux actrices et aux gens connus, des milliards de facilités. J’essaie de n’en accepter aucune. Lire la suite

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Les communistes iront commémorer la résistance mercredi 27 mai en gare de Tarascon à 11 h 30

Posté par jacques LAUPIES le 24 mai 2015

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Pierre Sémard dont une rue (celle de la maison des impôts) porte son nom. Communiste et dirigeant de la CGT fusillé par les allemands.

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Tracts diffusés dans l’entreprise

Les célébrations décidées par l’Elysée honorent des résistants incontestablement héroïques et dont la place au Panthéon se justifie.

Seulement voilà au fil des années, pour des raisons politiques, tout est fait pour dissimuler le rôle considérable qu’ont joué les communistes dans la résistance. Rôle de premier plan que les historiens sont quasi unanimes à confirmer.

Sur des plaques commémoratives figurent les noms de nombreux communistes qui ont participé à la résistance contre l’occupant nazi  et y ont laissé leur vie. Bien entendu ils n’étaient pas seuls à combattre mais pourquoi donc cette vilenie à vouloir minimiser leur participation ?

Nous l’avons rappelé souvent ici et même témoigné de ces engagements observés dans notre enfance ou retrouvés au lendemain de la libération. Nous les avons parfois rencontrés au cours de nos premiers pas dans cette corporation de cheminots qui à tant donné dans la pays.

Si un travail de mémoire reste à faire localement sur la résistance qui était comme partout ailleurs confrontée à une collaboration dont on trouve encore de très rares défenseurs, nous ne devons pas laisser la jeunesse dans l’ignorance. Il y va tout simplement de sa compréhension du présent.

Mercredi 27 mai à 11 h 30 des communistes iront déposer un bouquet pour rendre hommage à 3 cheminots de Tarascon morts pour la patrie dans le combat antifasciste.

Si vous le souhaitez vous pouvez vous joindre à nous.

 

Roland Leroy : « Les communistes, parmi les premiers et les plus actifs combattants »

Entretien réalisé par  Pierre Chaillan
Vendredi, 22 Mai, 2015
L’Humanité

 

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Photo :Julien Jaulin

Roland Leroy, ancien directeur de l’humanité.
Photo :Julien Jaulin
Les militants du PCF ont joué un rôle important au sein de la Résistance. Jeune cheminot engagé dans la lutte clandestine, Roland Leroy revient sur ce combat libérateur qui a vu de nombreux résistants internés, tués.

Le président de la République a décidé d’honorer la Résistance au travers de Pierre Brossolette, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Germaine Tillion et Jean Zay. N’y a-t-il pas une forme d’injustice de ne pas avoir fait entrer toute la Résistance au Panthéon ?

ROLAND LEROY Il est impossible d’évoquer convenablement la Résistance en omettant le rôle des communistes. Aucun d’entre eux n’a été choisi pour figurer au Panthéon. Le choix aurait pourtant été facile parmi Guy Môquet, Henri Rol-Tanguy, Marie-Claude Vaillant-Couturier, Gabriel Péri, Missak Manouchian et tant d’autres… Ce n’est pas seulement une grave injustice. C’est une falsification profonde de l’histoire nationale.

Pourquoi les communistes ont-ils été les moteurs du combat clandestin en de nombreux endroits ?

ROLAND LEROY Le PCF avait combattu la venue du fascisme en Italie, puis en Allemagne, sa poussée en Espagne. Il avait été à l’initiative de la création du Front populaire en France dès 1934-1935 pour faire barrage au fascisme ; il avait dénoncé et combattu vigoureusement la politique de non-intervention en Espagne et l’odieuse capitulation de Munich. Il avait enfin préconisé la conclusion d’une véritable alliance de la France et de la Grande-Bretagne avec l’Union soviétique, contre Hitler et Mussolini, ce qui aurait rendu impossible le traité de non-agression germano-soviétique. C’est donc tout naturellement que ses membres ont été parmi les premiers et les plus actifs combattants de la résistance anti-hitlérienne.

Vous avez participé à cette lutte dans l’ombre. Quelle forme a pris cet engagement ?

ROLAND LEROY Ma famille était engagée dans la lutte antifasciste avant la guerre. Elle a, dans la région d’Elbeuf, participé à l’organisation du soutien aux républicains espagnols, de la condamnation de l’accord de Munich. Jeune cheminot, j’ai d’abord été, dès le début 1940, un des premiers organisateurs de la jeunesse communiste clandestine dans la région. À cette époque, j’ai participé à la réalisation de déraillements de trains et d’attentats contre des soldats allemands. Un de mes cousins germains, Maurice Boulet, a été fusillé comme sanction à un des attentats auxquels j’avais pris part. Le responsable interrégional, qu’on appelait Guillou et dont le vrai nom était Jean Collet (devenu après-guerre adjoint au maire à Vitry-sur-Seine), me demanda de devenir un des dirigeants illégaux de la Jeunesse communiste. Je quittai donc mon activité cheminote et devins secrétaire régional d’organisation de la Jeunesse communiste pour la Seine-Inférieure, puis premier secrétaire de la Jeunesse communiste clandestine dans le département de l’Oise, ensuite premier secrétaire pour la Seine-Inférieure, puis, enfin, peu de temps avant le débarquement allié, responsable interrégional adjoint. Avec Jean Collet, nous assumions la direction de la Jeunesse communiste pour huit départements (la Normandie, plus l’Oise, la Somme et l’Eure-et-Loir). La densité énorme de l’occupation hitlérienne dans la région rendait impossible l’organisation de maquis. Nous fîmes cependant deux tentatives (l’une près de La Bouille, l’autre à côté de Fleury-sur-Andelle). Nous n’avions pour armes que celles que nous prenions aux ennemis hitlériens et vichyssois, souvent grâce à des attentats car les parachutages étaient réservés aux organisations gaullistes. Il nous fallut, dans la Somme, faire pénétrer une organisation par une camarade afin de « bénéficier » ainsi d’un parachutage.

 

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Groupe FTP en dordogne. Les francs-tireurs et partisans étaient l’organisation de résistance armée créée par le PCF.
Photo : Lapi/Roger-Viollet

Quelle place originale les communistes 
tenaient-ils au sein de la Résistance ?

ROLAND LEROY Il n’est pas sans importance de signaler que les troupes américaines étaient munies d’une monnaie de guerre destinée à la population française après le débarquement. Le général de Gaulle réagissait avec rapidité et fermeté, patriotiquement, pour empêcher les Américains de déposséder les Français de leur pouvoir national. Ce fut le sens de son discours de Bayeux. Il faisait installer les commissaires régionaux de la République et les préfets, et la valeur de la monnaie française. On peut rapprocher de cela la percée du détachement français sous les ordres du général Leclercq qui contribua, avec les Forces françaises de l’intérieur (FFI) de la capitale, à la libération de Paris. Les communistes tenaient leur place dans les FFI. Le PCF associé à de nombreuses organisations (le Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France, les FTP, l’UFF…) participaient, dans le Conseil national de la Résistance (CNR) et les comités départementaux de la libération, à l’union de la Résistance. Avançant lentement, détruisant par bombardements aériens les villes de Normandie (Le Havre, Rouen et sa banlieue, Caen, Argentan, etc.), les troupes anglo-américaines piétinaient et ainsi ne soulageaient pas le front de l’est tenu par les Soviétiques. Le général de Gaulle ne participa jamais dans les années suivantes aux commémorations anglo-américaines du débarquement. Il avait – dès décembre 1944 – fait le voyage de Moscou pour y conclure le pacte d’alliance franco-soviétique. Ce qui eut pour conséquence, parmi d’autres, l’insistance mise par les Soviétiques pour que le gouvernement français participe aux négociations du traité de paix à Berlin.

Les artisans du dictionnaire les Fusillés, 1940-1944 (Éditions de l’Atelier) parlent de 20 000 fusillés, exécutés et morts au combat, et jusqu’à 30 000 hors du territoire national. À la Libération, le PCF, « parti des fusillés », donne un chiffre que les manuels d’histoire réfutent. Quel est votre sentiment ?

ROLAND LEROY Un chiffre de 75 000 fut avancé par la direction communiste dès la Libération. Certes, il était supérieur à la réalité. La vérité s’établit, selon moi, entre les deux chiffres que vous citez. Il n’en reste pas moins que le peuple français a payé lourd sa libération et que les communistes ont donné leur part importante. Il demeure aussi que – dès la Libération et grâce à la clairvoyance et à la fermeté du général de Gaulle – un gouvernement d’union patriotique fut constitué, les ministres communistes y tenaient une place décisive pour de grandes questions (par exemple, le statut des fonctionnaires réalisé par Maurice Thorez ; la Sécurité sociale et la retraite, grâce à Ambroise Croizat ; EDF-GDF, due à Marcel Paul…). Ils s’appuyèrent sur le programme du CNR. Les leçons de cette histoire sont toujours d’actualité.

La « résistance unie » au Panthéon et place du Colonel-Fabien. Le 27 mai, Journée nationale de la Résistance, date anniversaire de la création du CNR unifiant la Résistance, quatre héros de la Résistance feront leur entrée au Panthéon. François Hollande, qui a fait le choix de quatre noms, a pris soin de rassembler toutes les familles politiques (gaulliste, socialiste, radicale et sans parti) sauf une : les communistes. Ce choix partial a suscité une vive émotion. Des campagnes pour soutenir la candidature de figures majeures de résistants communistes, étrangers de la MOI, issus de la classe ouvrière, se sont développées dans plusieurs régions. Le 27 mai, le PCF organisera partout en France des hommages sur le thème : « Célébrons la Résistance unie ». Une soirée est prévue au siège national 2, place du Colonel-Fabien à Paris à partir de 19 h 30.

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ce dimanche su FR3

Posté par jacques LAUPIES le 23 mai 2015

 

 

 

Pierre Laurent invité du 12/13 de France 3

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Déclaration de Pierre Laurent à propos du résultat sur le vote des motions du PS

Posté par jacques LAUPIES le 23 mai 2015

 Déclaration de Pierre Laurent à propos du résultat sur le vote des motions du PS

Le PS a une nouvelle majorité. Elle est nette, j’en prends acte, mais elle est aussi hétéroclite et affaiblie. Il y a dans le résultat des votes une mauvaise et une bonne nouvelle. La mauvaise, c’est l’encouragement donné à la politique social-libérale gouvernementale. Le couple exécutif Hollande-Valls va utiliser ce vote comme un feu vert pour amplifier des choix néfastes pour la gauche et pour notre peuple. La bonne, c’est que des dizaines de milliers de socialistes contestent ces choix.

Le PS reconnaît la perte de 40 000 adhérents depuis 2012, et environ 15 000 votants en moins. Le résultat de la motion majoritaire est de plus de 15 points inférieur à celui de 2012. Les motions d’opposition progressent. Je continuerai à appeler tous les socialistes qui veulent d’autres choix à joindre leurs forces aux nôtres pour reconstruire un nouveau projet de gauche alternatif aux choix Valls-Hollande.

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

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