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    Réunion en 1968

  • Rue Blanqui

    Rue Blanqui

  • Ian Brossat chef de file des communistes aux européennes

    Le nouveau monde :
    D'un coté, on prétend "responsabiliser" les gens modestes en augmentant le prix du #carburant.
    De l'autre, on déresponsabilise les riches en baissant leurs impôts sans rien leur demander en échange.
    Moins tu as, plus tu donnes.
    Plus tu as, moins tu donnes.

Je dois le dire…

Posté par jacques LAUPIES le 27 septembre 2015

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Une société qui se pare de grilles

Je dois le dire, parfois je ne reconnais plus nombre de gens qui m’entourent. L’âge n’y est certes pas pour rien et il est bien connu qu’il tend à nous éloigner des réalités présentes. Phénomène naturel puisque tout change, tout bouge, dans l’espace et dans le temps.

L’examen du passé est la seule chose concrète que l’on peut faire pour l’avoir connu. Et encore, chacun le fait selon l’évolution d’une vie. Il ne retient pas nécessairement les mêmes faits, il interprète à sa manière les attitudes qu’il a pu avoir et, à fortiori, celles des autres face aux évènements qui ont marqué sa vie : affective, familiale, au sein de groupes (de catégorie ou de classe) en évolution et en transformation. L’examen du passé ne garantit pas nos facultés d’analyse.

Les déceptions et les joies vécues, dans le travail, dans la vie la plus intimes (amour et sexe) nous bousculent, avec cependant un évident constat de banalité, comme pour la plupart des gens.

Notre vision du monde, et bien souvent la traduction politique que nous avons pu lui donner, nous ont enfermé dans des discours sans cesse répétés, malgré les doutes et les ignorances que nous refoulons par commodité. Les milieux intellectuels dès lors que nous les « interrogeons » par les livres, le cinéma et parfois la télévision, confirment cette ignorance. En compensation nous nous gargarisons d’un savoir que nous opposons à de flagrantes imbécilités qui nous entourent et que nous impose la plupart des interlocuteurs possibles. Piètre compensation !

Tout cela nous conduit à une certaine schizophrénie qui, même contrôlée, nous catégorise, nous enfonce dans le nombrilisme, et pire nous fait taxer de ringard par les plus ringards à nos yeux.

Nous avons beau espérer en un soutien de la jeunesse, celle qui émerge de l’adolescence et parfois de l’adolescence elle-même, à peine polluée par le débordement des idées reçues où les manipulations médiatiques, son indifférence, peut-être même ses peurs, nous blessent malgré les lueurs de réalisme que l’âge leur accorde.

Il faut bien le dire, cette jeunesse a toutes les raisons de sombrer dans l’inquiétude et elle doit à son état « naturel » d’espérance de ne pas se révolter contre le sort collectif que lui réservent les pouvoirs en place.

Voilà une vision bien pessimiste penserez-vous sauf que je crois encore qu’un pas en arrière peut-être suivi de deux pas en avant. Car au fond c’est à ce prix que se construisent les sociétés et l’humanité. A condition tout de même de ne pas renoncer à marcher. Et tant pis s’il en est que l’on ne reconnaît pas dans nos parcours, dans nos stratégies…

 

PARU DANS L’HUMA

 

Le coeur, le droit et la paix
Je dois le dire... 497r_migrants_3
La crise est d’ampleur. Les images sont impressionnantes et poignantes. Il convient, en même temps, de replacer ces mouvements à leur juste mesure. Les réfugiés sur le continent européen ne représentent que 0,1% de la population totale. Les pays qui accueillent le plus de réfugiés syriens et irakiens sont le Liban, la Jordanie et la Turquie. Quant aux migrations africaines, c’est vers l’Afrique qu’elles se tournent. On est loin des fantasmes d’invasion véhiculés par une partie de la droite et de l’extrême-droite. L’Union européenne a largement les moyens de faire face à cette crise. Notre France a, par le passé, su accueillir des populations massives contraintes à l’exil. Son prestige, son économie et sa place dans le concert des nations s’en sont trouvés renforcés.
Aujourd’hui, la petite musique xénophobe servie par une partie des dirigeants européens et de la droite française cherche à séduire une opinion très fragilisée par la crise économique et sociale. Alors que chaque être humain   devrait être l’égal de l’autre, l’organisation de leur division est un moyen d’asseoir la domination des puissants. Comment pourrait-il y avoir des « étrangers » sur notre terre commune ? Comment concevoir que l’Union européenne, qui se réclame des droits de l’homme et de la protection des minorités, laisse en son sein des gouvernements et des hommes d’Etat proférer des discours de haine, appelant ici à trier les réfugiés en fonction de leur religion, ou là, à partir de leur niveau de qualification, pour renvoyer les autres dans l’enfer des guerres ?

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La religion, la richesse et le pouvoir…

Posté par jacques LAUPIES le 26 septembre 2015

 

Je respecte les gens qui croient en Dieu mais quand ce Dieu est pour certains d’entre eux un prétexte pour faire accepter leur richesse acquise sur le dos d’un peuple, de s’octroyer des pouvoirs tyranniques, de disposer au nom de ce Dieu d’un droit de vie ou de mort sur ces sujets, quel respect leur accorder ?

La peine de mort est le symbole d’une incapacité des sociétés qui l’utilisent pour punir, à construire des êtres libres, équilibrés, solidaires et coopératifs entre eux. Elles sont directement responsables parce qu’incapables de se prémunir des transgressions, les corriger. Plus même elles en arrivent elles mêmes à établir des lois qui transgressent les droits de l’homme et en leur nom brisent toute résistance légitime à leur application en tuant.

Ces sociétés ne font que s’auto mutiler en privant de vie ceux qui ne respectent pas leurs règles.

Quel que soit le délit commis, celui qui applique la loi du talion se hisse au niveau du criminel. L’article ci dessous permet de mieux comprendre la signification de l’acte barbare qui se prépare si l’opinion mondiale ne s’y oppose pas avec force !

 

Il faut sauver Ali Nimr  de la décapitation

Hassane Zerrouky
Vendredi, 25 Septembre, 2015
L’Humanité

 

En voulant le décapiter et le crucifier, Riyad souhaite en faire un exemple 
pour faire taire toute contestation dans le royaume.

Au pays de la décapitation en série – 134 exécutions depuis le début de l’année –, il ne fait pas bon être chiite et s’opposer à l’emprise du wahhabisme sur la vie sociopolitique et intellectuelle. C’est le cas du jeune Ali Mohammed Al Nimr, 20 ans, condamné à mort en mai 2014, qui devra être incessamment décapité et crucifié. Il est accusé d’avoir participé, en février 2012, à des manifestations de la communauté chiite contre le régime théocratique à Qatif, dans l’est du royaume, région majoritairement chiite et surtout regorgeant de pétrole. À l’époque, il n’avait que 17 ans et était encore lycéen. Quant aux charges pesant sur 
lui – cambriolage, attaque contre les forces de l’ordre et jets de cocktails Molotov –, elles lui ont été arrachées sous la torture. Qui plus est – cela a sans doute pesé dans la décision du juge –, le jeune Ali Mohammed Al Nimr est le neveu du dignitaire chiite Cheikh Nimr Al Nimr, l’un des animateurs du « printemps saoudien » dont l’est du royaume a été le théâtre en 2011 et « printemps » étouffé dans le sang (plusieurs dizaines de morts). Lui également a été condamné à mort, le 15 octobre 2014, pour désobéissance au souverain et port d’arme !

Un avertissement à l’adresse de la minorité chiite saoudienne

La condamnation à la peine capitale, qui sera suivie de la crucifixion publique du jeune Ali, intervient dans un contexte de tensions régionales – intervention saoudienne en Syrie, au Yémen –, contexte exacerbé par le retour en force de l’Iran, consécutivement à l’accord de Vienne sur le nucléaire. Aussi est-il permis de penser que la crucifixion du corps d’Ali Nimr, si jamais il était décapité, doit servir d’exemple et d’avertissement à l’adresse de la minorité chiite saoudienne. Mais aussi de mise en garde à l’adresse de ces jeunes Saoudiens, de plus en plus nombreux, issus des couches moyennes, qui militent pour la fin du carcan wahhabite. Pour ne l’avoir pas compris, Raif Badawi, qui tenait un site en ligne critique sur le régime saoudien, a vu sa peine de mort commuée en prison à perpétuité, 
mais assortie d’une condamnation à 1 000 coups de fouet à raison de 50 par semaine (voir l’Humanité du 1er juin 2015).

Le châtiment barbare qui vise Ali Mohammed Al Nimr suscite de nombreuses réactions. En France, François Hollande, dont la position ne s’était pas illustrée par sa force sur l’affaire Badawi et qui s’était tu sur les cinq décapitations ayant eu lieu le jour même de son arrivée à Riyad (voir l’Humanité du 5 mai 2015), est, cette fois-ci, intervenu. Il a demandé à « l’Arabie saoudite de renoncer à l’exécution du jeune Ali Al Nimr au nom de ce principe essentiel que la peine de mort doit être abolie et que les exécutions doivent être empêchées », et que « tout doit être fait pour faire cesser ces exécutions partout, et notamment en Arabie saoudite ». Plus fermement, dans une lettre adressée hier par Éliane Assassi, présidente du groupe communiste et républicain au Sénat, et André Chassaigne, président du groupe de la Gauche démocrate et républicaine, au ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, « les parlementaires communistes, républicains et citoyens (…) ont lancé un appel fort, urgent, en faveur du jeune Ali Al Nimr, menacé de décapitation et de crucifixion par le régime autocratique d’Arabie saoudite » et « victime, comme de nombreux autres manifestants, opposants politiques ou religieux, de la violence d’un pouvoir qui se croit tout permis de par sa puissance financière ». Quant à l’ONG Ensemble contre la peine de mort, elle appelle « le roi de l’Arabie saoudite, Salmane ben Abdelaziz Al Saoud, à la clémence » et « sollicite également le gouvernement français pour qu’il s’engage en urgence et pèse de tout son poids auprès des autorités saoudiennes, l’un de ses partenaires privilégiés dans le Moyen-Orient, afin de stopper l’exécution d’Ali Al Nimr ». Sur les réseaux sociaux, la mobilisation s’intensifie pour sauver le jeune Saoudien.

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Et si Tartarin faisait dans l’Humanitaire…

Posté par jacques LAUPIES le 25 septembre 2015

 

 

Un ami de Tarascon, proche du PS, m’indiquait qu’il s’était livré à un petit calcul dont le résultat aboutissait au fait que pour contribuer à l’accueil des réfugiés la ville de Tarascon devrait en héberger huit.

Je me suis livré sommairement à vérification et il apparaît que la simple règle de trois : nombre de réfugiés prévus nationalement  divisé par la population française et multiplié par celle de Tarascon soit 32000×15000/60 000 000 donnait effectivement le chiffre 8.

Cette méthode de calcul un peu rudimentaire est cependant juste et significative. Autrement dit si nous accueillons deux familles de quatre personnes, quatre adultes et deux enfants il nous en couterait pendant un temps, si nous étions vraiment soucieux de leur accorder le minimum nécessaire, avant que ces familles ne soient prises en charge comme le prévoient les textes : deux loyers d’environ 700 €, 700 € par adulte (le minimum accordé à une personne âgée) soit au total soit 4200 € par mois, avec bien entendu les charges scolaires, les soins en cas de besoin, autant d’éléments prévus par le législateur.

Voila de quoi faire frémir deux tarasconnais sur  trois qui votent droite et extrême droite, réfléchir le troisième qui s’éparpille à gauche. De braves gens qui pour beaucoup ouvriraient leur porte (pas tous certes, mais j’en connais qui n’hésiteraient pas, pour peu qu’on les y encourage) … Que nos élus s’en préoccupent et on verra !

Dégager 5000 € par mois et mettre à contribution quelques services sociaux, le temps nécessaire pour permettre  à huit personnes chassées de leur pays ou le fuyant,  de trouver un travail et peut-être de pouvoir retourner chez eux prochainement  si, à défaut d’aller bombarder leurs territoires ou d’y envoyer des fantassins, une solution négociée est acquise grâce à nos « éminents » dirigeants américains, anglais et français et russes (ne les oublions pas) en particulier (de droite notamment et pas seulement) nous sommes capables de trouver d’autres solutions politiques que celle de la bombarde qu’ils ont estimé jusqu’ici la meilleure !

Vous allez me dire : « c’est encore nous qui devrons payer, et nos SDF, et nos « réfugiés économiques » qu’est ce qu’on en fait ? Ils sont déjà si nombreux à cueillir les tomates, les haricots, les salades, les pêches, les abricots, les pommes et les poires, à les vendre sur les marchés, qu’on en a presque honte d’imaginer que sans eux nos assiettes  seraient vides « 

Vous avez tout à fait raison ! le PCF déconne, Amnesty international déconne, la CGT déconne, le communiste que je suis aussi, même le Pape François perd la boule en appelant à la solidarité !

Le Maire de Beaucaire qui s’épuise en bonnes paroles parce qu’il a été fustigé par ses confrères lors d’une rencontre nationale sur le sujet est dans la vérité. Il craint l’invasion le bougre. Pitoyable mais vrai !

Eloigné quelques jours je ne sais ce qu’en pensent les autres notables de la région ! Je vais me renseigner rapidement mais j’ai hâte d’être informé de leur sens humanitaire !

A suivre

 

 

Oui, la France a les moyens d’accueillir dignement les réfugiés!

Mercredi, 23 Septembre, 2015
L’Humanité

 

Contrairement aux arguments agités par les droites xénophobes, la France et son système de protection sociale ne sont pas menacés par l’accueil des réfugiés. En revanche, ils ont beaucoup plus à craindre des politiques d’austérité qui détruisent la solidarité et des multinationales de la sécurité qui spéculent sur les drames humains.

Alors qu’il aura fallu la mort d’un enfant, l’image d’une humanité naufragée sur une plage turque, pour que se soulève un grand mouvement de solidarité, les Le Pen, Sarkozy et consorts continuent de s’agripper à l’Europe forteresse qu’ils ont construite, jouant sur les peurs et les divisions, au risque de nourrir une xénophobie toujours plus dangereuse. Depuis quinze jours, droite et extrême droite se succèdent en e€ et dans les médias pour diviser les plus démunis, arguant que la France n’aurait pas les moyens d’accueillir les migrants. La « c rise des migrants » est devenue une véritable aubaine pour les libéraux et xénophobes, qui allient rejet de l’étranger et attaque d’égalité. Or la France – et son système de protection sociale – n’est en rien menacée par l’accueil des réfugiés, comme le démontre notre dossier. Elle a bien plus à craindre des politiques d’austérité qui détruisent la solidarité nationale. L’argent existe pour accueillir dignement bien plus que les 31 750 personnes que la France envisage de recevoir dans les prochaines années. La réponse sécuritaire prônée par le Front national fait surtout le bonheur des multinationales de la sécurité, qui continuent de spéculer sur les drames humains.

5 décembre 2014

Le réfugié bénéficie d’un statut protecteur. Il se voit reconnaître des droits, en particulier sociaux.


I. Le statut juridique

Le réfugié statutaire bénéficie d’un récépissé de 3 mois renouvelable portant la mention « reconnu réfugié » (article R. 742-5 du CESEDA), puis d’une carte de résident d’une validité de 10 ans, renouvelable de plein droit (article L. 314-11 8° du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, CESEDA), qui lui confère un statut très protecteur.

Il signe le contrat d’accueil et d’intégration (CAI) prévu à l’article L. 311-9 du CESEDA mais n’est pas soumis aux sanctions qui peuvent y être associées en cas de non-respect des stipulations du contrat.

Ses droits à la réunification familiale sont ouverts sans conditions de ressources et de logement.

Son accès à la nationalité française est facilité.

II. L’accès aux droits sociaux

Les réfugiés bénéficient de droits sociaux équivalents à ceux des nationaux.

Les réfugiés suivent une formation civique ainsi que, le cas échéant, une formation linguistique, une session d’information sur la vie en France et un bilan de compétences professionnelles.

Les réfugiés peuvent accéder au marché du travail dès l’obtention du récépissé portant la mention « reconnu réfugié ».

Les réfugiés de plus de 25 ans peuvent bénéficier du revenu de solidarité active (RSA) dès l’obtention du statut, sans condition de résidence de 5 ans en France (article L. 262-4 du code de l’action sociale et des familles, CASF).

Les réfugiés peuvent bénéficier des prestations familiales dès l’obtention du récépissé portant la mention « reconnu réfugié » (articles L. 512-2 et D. 512-1 du code de la sécurité sociale).

Les demandeurs d’asile admis au séjour au titre de l’asile sont affiliés à la couverture maladie universelle (CMU) de base dès les premières démarches de demande d’asile. Cette affiliation est ensuite conservée aux réfugiés. Lorsqu’ils accèdent à un emploi, ils sont affiliés au régime général de la sécurité sociale.

Les réfugiés peuvent avoir accès au logement social sous réserve de la production du récépissé portant la mention « reconnu réfugié » et sous condition de ressources. Les aides personnelles au logement peuvent être obtenues selon les mêmes modalités que les prestations familiales. Par ailleurs, les réfugiés bénéficient des prestations liées au droit au logement opposable. Enfin, ils peuvent, dans certaines situations de vulnérabilité particulières, accéder aux centres provisoires d’hébergement (CPH).

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Le capitalisme : tumeur maligne des sociétés

Posté par jacques LAUPIES le 24 septembre 2015

 

 

 

A moins qu’ici quelqu’un vienne me démontrer le contraire, Marx qui ne fait certes pas l’unanimité parmi les économistes, nous explique que pour le capitaliste, disposer le plus longtemps possible de la force de travail du salarié, est la meilleure arme pour permettre de créer plus de cette plus value dont une grande part est consacrée à rémunérer son investissement. Un investissement réalisé précisément avec le capital en sa possession qui n’est autre que du surtravail déjà accumulé par lui et qui résulte du simple fait que l’entreprise, la terre lui appartient !

On pourra toujours arguer qu’il prend des risques – notons avec la richesse produite par d’autres – que l’appât du gain le motive et le rend intelligent et donc utile à la collectivité - ce que démentent les mauvaises gestions, les placements financiers qu’il fait et les fermetures d’entreprise qu’il provoque – les faits sont là : la fortune se polarise d’un côté et la pauvreté (relative ou absolue) de l’autre.

Résultat : une planète avec des centaines de millions de pauvres, des tensions dans les pays riches comme pauvres entre diverses classes et catégories sociales et bien entendu entre nations riches et nations pauvres (maintenues comme telles malgré leurs ressources)

Soumis ou en état de révolte les peuples sont manipulés tout simplement parce que l’origine de leur souffrance provient de ce système qui permet à une poignée (on dit un pour cent) de disposer de quatre vingt dix neuf pour cent de la richesse. Tout simplement aussi et surtout parce que ces peuples n’ont pas conscience de cette réalité (et) ou ne se donnent pas les moyens de la transformer.

L’affaire ne date pas d’aujourd’hui, les pyramides, les cathédrales, les palais témoignent des vies sacrifiées dans la soumission ou parfois la révolte. Même de nos jours l’humanité en marche témoigne de son génie avec d’immenses inventions, mais voila elle est toujours à la merci d’un cancer que provoquent des tumeurs malignes qui font que sont sacrifiées ces cellules créatrices que constituent les êtres humains.

Ces tumeurs, les concentrations capitalistiques, doivent être combattues, éradiquées, neutralisées sans quoi la maladie va se généraliser et devenir fatale. Pour la stopper la thérapie est simple : il faut identifier les tumeurs, leur ôter le pouvoir  de détruire les cellules saines. Comme dans toute thérapie il faut préserver, rétablir le système immunitaire, se prémunir des effets secondaires, mais avant tout détruire la cause essentielle du mal, en l’occurrence en finir avec l’aliénation du travail.

En maîtriser la durée est une nécessité pour chacune des sociétés de la planète étant entendu que leur état de développement est inégal et que leur mise en concurrence à l’échelle mondiale est source de déséquilibre dans les échanges ce qui revient à envisager des solutions dans la concertation, la coopération et non dans la recherche du profit.

Partout où la richesse produite le permet ou encore, partout où existe une inégalité de son partage, le temps de travail doit lui aussi être partagé ! ‘est un pas de plus vers la désaliénation du travail.

 

 

Il y a 120 ans, naissait la CGT

Mercredi, 23 Septembre, 2015
L’Humanité,

 

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Patrick Nussbaum
Le jour de ses 120 ans, la CGT appelle à défendre les droits syndicaux. La journée d’action sera suivie d’une autre, le 8 octobre, pour les 32 heures et les salaires. Une CGT « à contre-courant de Macron et Gattaz, mais pas des salariés », affirme son secrétaire général, Philippe Martinez.

Cent-vingt ans après son congrès fondateur, le syndicalisme de lutte qui caractérise la Confédération générale du travail s’exprime aujourd’hui à nouveau dans la rue. La journée est organisée pour dénoncer les nombreuses atteintes aux libertés syndicales dont font l’objet ses adhérents et élus. Une CGT « à contrecourant d’Emmanuel Macron et de Pierre Gattaz, c’est vrai, mais pas à contre-courant des salariés », explique son secrétaire général, Philippe Martinez, dans un entretien à l’Humanité. Une CGT « en action », qui montre son opposition au démantèlement du Code du travail, à « cette société divisée en deux ». Face au chômage de masse, Philippe Martinez promeut les 32 heures de travail et les hausses de salaire. Ces propositions alternatives seront portées lors d’une nouvelle journée de mobilisation, le 8 octobre. « Si nous n’o rons pas de perspectives, les luttes ne se développeront pas », prévient le syndicaliste.

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Révolutionnaires d’un soir…

Posté par jacques LAUPIES le 23 septembre 2015

Dans les commentaires quotidiens des articles de l’Huma, plus particulièrement ceux qui concernent l’approche qu’à globalement le PCF mais aussi le journal, il y deux ou trois habitués qui se veulent les champions de la critique d’un pseudo réformisme qui hanterait la Direction de ce parti et du quotidien !

Je me demande parfois s’il ne faudrait pas remercier ces jusqu’au-boutiste car ils nous rappellent l’existence de ces extrêmes qu’il faudrait inviter à un peu plus de modestie et qui, hélas, traduisent un courant de pensée très minoritaire, mais réel cependant, qui incarne dans l’histoire et le présent ce gauchisme qu’il faut combattre.

Employer le mot combattre concernant des personnages qui ont prétendument les mêmes objectifs que nous : faire d’une société d’exploitation d’une majorité par une infime minorité, une société de coopération et de partage équitable des richesses, ne parait pas approprié. Et pourtant ces « révolutionnaires » comme le fait d’ailleurs dans un registre « contre révolutionnaire » l’extrême droite, réussissent parfois à convaincre nombre de révoltés et à les conduire dans des voies de garage que ne manquent pas de leur offrir les classes dominantes, soucieuses de réduire les contestations dérangeantes pour leur maintien au pouvoir.

Mais affirmer n’est pas prouver. Encore faut-il étayer sa démonstration d’exemples. Plus même, et c’est mieux, faut-il avoir pratiqué ces adeptes du grand soir : dans un conflit social, dans un affrontement électoral, dans la conduite d’une gestion d’entreprise, où il faut savoir user intelligemment du compromis.

Pour avoir rencontré très jeune militant ces partisans de la fuite en avant : ceux qui en 1946 voulaient ressortir les fusils, en 1956 porter la lutte armée des algériens sur le sol national, en 1968 pensaient que la révolution était possible et qui, au fil des ans dépités, n’ont eu de cesse de répéter que le Parti Communiste était noyé dans le réformisme !

Non pas d’ailleurs que ce parti n’ait été fréquenté par des opportunistes qui comme on dit ont quitté le navire à la première trouée dans la coque. C’est hélas le lot, bien que l’on puisse s’en défendre, d’un parti soumis à un effet populiste et qui se voit contraint de ne pas pouvoir tenir ses promesses d’hier ou d’avant-hier.

Mais  est ce une raison pour l’abandonner, ou le fustiger en permanence lui, dont le passé atteste qu’il a toujours su utiliser au mieux le fruit de sa popularité malgré des inadaptations, des erreurs d’appréciations portées sur le mouvement communiste international.

Et pour être franc, plus par ignorance, par pesanteurs idéologiques,  que par tout autre calcul (alimentaire ou de frustration d’égo) combien ont du subir cette souffrance due précisément à une perte de bataille idéologique qui finalement nous conduit depuis plus d’un siècle à être confrontés aux mêmes grandes questions qui voient fuser les plaies de la division qui vont du dogmatisme de gauche à l’extrémisme de droite en passant par l’opportunisme triomphant. Autant d’égarements qui ont leur source dans des transformations de nos individualités  soumises à des modifications à caractère économique, social et sociétal.

On peut être affecté par la difficulté d’un combat, mais il y a quelque inconséquence à s’en prendre toujours à ceux qui sont en première ligne…

 

 

La gauche européenne se prépare à un combat de longue haleine

Gaël De Santis
Mardi, 22 Septembre, 2015
L’Humanité

 

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Révolutionnaires d'un soir...

Giannis Koulis
La victoire de Syriza offre des perspectives à la gauche européenne de transformation 
et constitue un appel à bousculer les rapports de forces dans tous les pays 
de l’Union européenne. 

Cette fois-ci, ils n’ont pas réussi. Les valets des puissances d’argent, la Banque centrale européenne et les gouvernements de la zone euro ne sont pas parvenus à faire plier la résistance grecque. C’est un exploit inédit. Pour la première fois, une force de gauche alternative parvient à se faire réélire. Une victoire à mettre sur le compte de la détermination du gouvernement à se battre pour les intérêts de son peuple, malgré un rapport de forces défavorable du fait d’une faible population et d’une position de demandeur d’aide. Une attitude qui contraste avec celle du président français, le socialiste François Hollande, qui avait promis dans sa campagne de renégocier le traité sur la stabilité et la gouvernance en Europe (TSCG) et qui y a renoncé peu après son élection. La Grèce le montre, la résistance paie. Elle a gagné, une nouvelle fois dans les urnes, dimanche.

Ce combat sera long, avec ses hauts et ses bas. La ténacité des Grecs constitue un encouragement pour ceux qui souhaitent que la gauche prenne une autre voie que les renoncements sociaux-libéraux en Europe et se renforce. Face à cette nouvelle situation et la crainte qu’une alternative prenne corps, certains socialistes et sociauxdémocrates européens lançaient dimanche et hier, une opération de récupération du résultat de Syriza. 

François Hollande, qui ne s’est pas illustré ces derniers mois par un soutien à l’exécutif hellène, a vu dans la victoire de Syriza « un message important pour la gauche européenne » qui confirmerait « que son avenir est dans l’affirmation de ses valeurs de principe, le progrès, la croissance, mais aussi le réalisme ». Martin Schulz, président du Parlement européen, a invité Alexis Tsipras à « rejoindre la famille sociale-démocrate à laquelle idéologiquement il appartient », tout en regrettant l’absence d’alliance avec le Pasok, l’ancien parti de Georges Papandréou, qui a mené la Grèce au bord du gouffre en 2012… et qui est encore aujourd’hui président de l’Internationale socialiste.

Les dirigeants sociaux-démocrates soulignent le « réalisme » de Syriza, pour mieux disqualifier les forces de gauche alternatives qui ne se résignent pas à l’austérité. Ils veulent faire oublier que, même dans des conditions difficiles, Alexis Tsipras poursuit le même combat qu’il menait quand il était candidat à la présidence de la Commission au nom du Parti de la gauche européenne (PGE), en 2014. Vendredi soir, au meeting de fin de campagne, ce sont Pierre Laurent, le leader espagnol de Podemos, Pablo Iglesias, la vice-présidente des Verts au Parlement européen, Ska Keller, et Gregor Gysi, président du groupe die Linke au Bundestag, qui entouraient Tsipras : un spectre qui reflète la diversité de la gauche européenne, mais dans lequel ne veulent pas apparaître les sociaux-démocrates.

Et c’est à ce spectre toujours plus large, avec les prises de position en faveur du respect des Grecs adoptées par des forces syndicales (la Confédération européenne des syndicats, la DGB allemande) ou des Verts, longtemps alliés des socialistes, qu’est posé un défi : celui de la responsabilité, et de l’action dans le temps long, pour reconquérir la souveraineté des peuples. Dès dimanche soir, le président du Parti de la gauche européenne (PGE), Pierre Laurent, appelait à « prendre le relais ».

 

« Les intérêts des plus pauvres 
au centre des politiques de Syriza »

« Face aux créditeurs, Tsipras (…) a mis les intérêts des plus pauvres et plus vulnérables au centre des politiques de Syriza. Le résultat de l’élection montre clairement que le peuple grec lui fait confiance pour faire face aux défis à venir. Ensemble avec Syriza, nous continuerons à nous battre pour une Union européenne sociale et démocratique. Une UE par et pour le peuple, non pour les banques », a réagi Gabi Zimmer, présidente du groupe de la Gauche unitaire européenne au Parlement européen. Le coprésident de die Linke Bernd Riexinger, lui, a rappelé que « Tsipras l’a emporté contre les élites et les faiseurs d’opinion de l’UE ». « Syriza a gagné amplement en Grèce (…) Nous travaillons pour qu’en Espagne nous aidions à changer l’Europe », a salué Alberto Garzon, dirigeant d’Izquierda Unida en Espagne, où l’on s’attend à une progression des forces de gauche lors du scrutin de décembre.

En début d’année, Syriza avait déjà signifié que le meilleur moyen d’être « solidaire avec les Grecs » était de bousculer les rapports de forces chez soi. Pas si simple, même si les choses évoluent. « Plutôt que de fuir (le chef du gouvernement) Mariano Rajoy, nous pouvons l’éjecter du pouvoir. De la même manière, plutôt que de fuir la troïka, nous pouvons mettre en échec ses vice-rois pays par pays, et construire une nouvelle Europe. C’est ce que signifie Podemos en Espagne, Jeremy Corbin au Royaume-Uni ou Alexis Tsipras en Grèce. La conviction est que seuls, nous ne pouvons pas mais avec des amis, oui », a réagi Pablo Echenique, parlementaire européen de Podemos, formation en troisième position dans les sondages, mais qui fait cavalier seul, refusant encore de s’allier à une partie des forces de gauche. En Irlande, Gerry Adams, leader du Sinn Féin positionné en troisième position dans les sondages avec plus de 16 %, a salué un succès « remarquable, vu le traitement du gouvernement par l’Union européenne et la Banque centrale européenne ». Au Royaume-Uni, l’élection à la tête du Parti travailliste de Jeremy Corbyn, qui a dit tout le bien qu’il pensait de Syriza ou de Podemos, change la donne : sa formation pourrait être un débouché aux fortes mobilisations sociales contre l’austérité, et faire taire le dicton selon lequel on gagne les élections au centre en mobilisant les abstentionnistes déçus du Nouveau Labour de Tony Blair. En Europe, une partie des Verts a salué la victoire, à l’instar de l’un des dirigeants des Verts allemands, Omid Nouripour, qui voit dans la victoire grecque « une chance ».

Il reste que la victoire de Syriza, Tsipras ne règle pas tous les débats stratégiques au sein des forces de gauche et que toutes ne se reconnaissent plus en cette expérience. Le mémorandum du 13 juillet, accepté par le gouvernement grec alors que les comptes des Grecs étaient menacés par la fermeture des banques du pays orchestrée par la BCE a laissé des traces. Au nom du Parti communiste portugais, principale force à la gauche du PS de son pays, où sont organisées des élections début octobre Joao Ferreira se montre dur avec les « abdications » du gouvernement grec et « exige une libération du pays des contraintes et des instruments de domination de l’Union européenne, de l’euro, du traité budgétaire, de la gouvernance économique, des politiques communes ». En France, le Parti de gauche, qui a soutenu Unité populaire, a vu dans ce résultat le fait que Tsipras « bénéficiait d’une assise populaire forte pour une politique de rupture » et « appelle à la nécessité de travailler à un plan B pour l’autre gauche ».

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