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Rencontres utiles ?

Posté par jacques LAUPIES le 19 avril 2018

 

J’ai eu l’occasion de tenter d’aider  une famille que l’on peut qualifier de très modeste voire frappée de pauvreté, mais en même temps d’une dignité liée à des valeurs imprégnées des discours moralisateurs dominants, comme dans la plupart de ces familles.

Nous avons débattu de ses  difficultés et notamment de celles qu’elle rencontre avec les deux adolescents dont elle a la charge. les parents  oscillent entre culpabilité et résignation face à tous les problèmes qui se posent avec ces enfants : déscolarisation, instabilité du comportement, recherche d’une autonomie en contradiction avec des ressources familiales insuffisantes et donc compromis permanent. Le tout compliqué par le recours aux mensonges voire au « chantage » de la part des enfants qui usent du statut de « famille recomposée »

Au bilan : l’impuissance familiale, l’impuissance de l’éducation nationale, l’impuissance des services sociaux que je ne développerai pas ici mais qui sont incontestables. Nus assistons à une marginalisation, au repli sur soi, au renoncement, causés essentiellement, comme toujours par l’incompréhension des véritables causes de cette dégradation qui frappe des familles et disons le l’équilibre de notre société.

Expliquer cela en quelques minutes relève de l’exploit. Se donner en exemple d’une génération qui a échappé à cette dégradation grâce à une insertion sociale plus rapide, bénéficiant de la liberté que donne un emploi et la garantie de le conserver jusqu’à sa retraite, même s’il a fallu parfois se battre, tout cela ne garantit pas d’être compris. En conclure  qu’il faut mener le combats syndical et politique  à des sans emploi bénéficiant des minimas sociaux ne garantit pas d’être compris par eux !

Cependant il se passe quelque chose et lorsque l’on évoque les luttes des uns et des autres, des cheminots notamment il y a un courant de sympathie. Et si l’utilité n’est pas automatiquement établie du soutien actif aux « gréviste » elle se dessine.

Plus trouble lorsque sont évoquées les frappes en Syrie pourtant non sans lien avec l’avenir que l’on promet aux jeunes. La télé qui, globalement tente, non sans mal, d’accréditer les thèses de Macron et sa suite ne facilite pas notre tâche.

Je ne suis pas sur que ma conclusion qui consiste à rappeler que le peuple peut tout en luttant contre les vrais coupables – et leurs commis – qui accaparent les richesses et le surtravail ait porté ses fruits mais bon le pire serait de se taire, même lorsque l’on a tendance à trop parler…

 

Rencontres utiles ?

Solidarité. La cagnotte fait sa pelote pour la défense du service public

Marie-José Sirach
Jeudi, 19 Avril, 2018
L’Humanité
Photo : Cyril Entzmann/Divergence

Photo : Cyril Entzmann/Divergence

« Solidarité avec les cheminots grévistes » : la formule prend corps et vigueur. À l’instar des initiateurs de la cagnotte lancée via Internet, réunis, lundi soir, avec des syndicalistes cheminots à Paris, des initiatives se multiplient dans tout le pays.

Un « crowdfunding » inédit. Une collecte qui, passé le premier effet de surprise, révèle « des trésors de générosité », comme le dira l’un des organisateurs, et une prise de conscience de l’enjeu que représente la bataille des cheminots, le service public.

Lancée le 9 avril dernier sur le blog Mediapart du sociologue Jean-Marc Salmon, soutenue par une trentaine d’intellectuels, d’écrivains, d’artistes, la cagnotte, baptisée « Solidarité avec les cheminots grévistes », vient de franchir la barre des 800 000 euros versés par plus de 22 000 contributeurs.

Lundi dernier, à la bourse du travail de Paris, sous l’œil goguenard de Jean Jaurès dont le buste trône au fond de la salle, syndicalistes et intellectuels se sont retrouvés une première fois depuis le lancement de cette initiative. Les quatre responsables des fédérations cheminotes, mais aussi Philippe Martinez et Bernard Thibault étaient là, aux côtés du philosophe Étienne Balibar, de l’écrivain Didier Daeninckx, du cinéaste et écrivain Gérard Mordillat et de la cinéaste Dominique Cabrera. « Cette cagnotte montre un vrai soutien de l’opinion publique et des usagers et contribue à casser ce sentiment d’isolement et de fatalisme que peuvent éprouver certains cheminots », dit Laurent Brun, secrétaire de la CGT cheminots. Même sentiment chez Roger Dillenseger, secrétaire de l’Unsa ferroviaire, pour qui cette cagnotte « met en évidence la solidarité nationale C’est d’autant plus intéressant que des intellectuels portent cette initiative ». « Après des semaines de “cheminot bashing”, c’est la traduction d’un soutien populaire », ajoute Erik Meyer, secrétaire de SUD rail tandis que, pour Philippe Martinez, « cette cagnotte, c’est le symbole de cette bataille contre la division ».

Ceux qui m’aiment prendront le train… de la réforme, a lancé, crânement, Emmanuel Macron. Il semble que celui-ci reste à quai. Et que nombreux sont ceux qui préfèrent prendre le train de la contestation, de la révolte. Pas une révolte épidermique. Plutôt une prise de conscience que ce qui se trame dans la coulisse du pouvoir, ce qui l’anime, n’est rien d’autre qu’une volonté de casser le service public, tous les services publics : transport, santé, éducation, culture. Réformer, réformer, entend-on sur tous les tons. Traduisez, au choix, par : démanteler, déstructurer, privatiser… « Les cheminots sont en première ligne pour la défense du service public. Nous sommes derrière, à leurs côtés, avec eux », dit Jean-Marc Salmon, qui n’en revient pas « des trésors de générosité » de tous ceux qui participent à cette cagnotte. « On pensait que le “chacun pour soi” avait gagné, les témoignages sont une expression de fraternité. Ils disent une intelligence collective qui (re)donne confiance. »

Storytelling macroniste

Une intelligence collective qui raconte une autre histoire que ce mauvais storytelling macroniste. L’attachement au service public des trains raconte un territoire. « Les rails qui sillonnent notre pays sont comme les veines qui irriguent notre corps ou les rides de notre visage qui rime avec paysage », lance le cinéaste Luc Leclerc du Sablon. On pense au mouvement des intermittents en 2003, taxés par le Medef de « privilégiés qui vivent sur le dos des travailleurs ». Les spectateurs du Festival d’Avignon, alors annulé, étaient « pris en otage ». Mêmes formules, même violence. Hier, les spectateurs. Aujourd’hui, les usagers du train. Là, le patronat. Ici, des actionnaires en embuscade qui attendent le feu vert de la « libéralisation du rail », c’est mieux que privatisation, pour leur seul profit. Alors on tire à vue sur les droits sociaux, les acquis sociaux. On les dénigre. On tente la division entre celui qui gagne 1 600 euros et celui qui en gagne 2 200. Entre celui qui a un boulot et celui qui n’en a pas…

L’autre soir, à la bourse du travail, Dominique Cabrera a lu un long poème sur le voyage. Évidemment, on pense à Renoir, au groupe Octobre, au Front populaire. Comme on pense à Sartre devant les usines Billancourt, en 1971. À Pierre Bourdieu à la gare de Lyon, en 1995. Sans nostalgie. « À chaque moment de l’histoire ouvrière, on peut parler d’une rencontre entre le monde des travailleurs et les écrivains. N’y voyez aucune nostalgie, mais une nécessité. Les cheminots ont besoin des écrivains pour briser les idées reçues et vice versa, les écrivains ont besoin des cheminots ! » raconte Didier Daeninckx. « Nous avons lancé un appel à d’autres écrivains en leur demandant de donner un texte pour évoquer le monde du rail en toute liberté. Une trentaine d’entre eux ont spontanément répondu. Les éditions Don Quichotte, que dirige le romancier Jean-Marie Laclavetine vont les publier. Tardi en a dessiné la couverture… » On pense à la phrase de Truffaut, « un film avance, il avance comme un train dans la nuit » et ça dit le mouvement. Le corps et la pensée en mouvement. Pour résister. « Les cheminots sont en première ligne. S’ils perdent, tout s’écroule », nous confie Gérard Mordillat pour qui « cette cagnotte, ça vaut tous les sondages bidon du JDD » ! Bernard Thibault ne dit pas autre chose : « Ce n’est pas un hasard, ni la première fois, que le gouvernement attaque ainsi les cheminots. S’il obtient leurs “scalps” comme il dit, c’est la voie ouverte pour d’autres. »

Une cagnotte de résistance

En 1995, on parlait de grève par procuration. Dans quel monde veut-on vivre ? se demande-t-on en 2018. Ça ressemblerait à quoi, un pays privatisé de la tête aux pieds, de l’éducation à la SNCF, en passant par la santé ? Les exemples ne manquent pas, en Grande-Bretagne, en Allemagne où les premiers touchés par la privatisation des chemins de fer furent les salariés et les usagers qui ont vu les tarifs exploser. Comme le rappelait, l’autre soir, Didier Aubert, secrétaire de la CFDT cheminots : « C’est une réforme violente et historique. Le gouvernement ne veut pas négocier et joue le pourrissement et la radicalisation de l’action. » Mais l’aspiration à la justice n’a pas dit son dernier mot. Laurent Brun se fait le porte-voix de beaucoup d’hommes et de femmes qui « en ont marre, dès lors que l’on parle transport, éducation, santé, culture, de s’entendre rétorquer : combien ça coûte » ? La soirée touche à sa fin. De l’idée d’« une cagnotte de résistance » à celle de l’unité, syndicale et citoyenne, « condition incontournable pour la réussite du mouvement », beaucoup de choses ont été dites, beaucoup restent à faire. Ce n’est qu’un débat, continuons le combat…

Chef de la rubrique culture

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Macron baratine mais…

Posté par jacques LAUPIES le 18 avril 2018

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Macron à Strasbourg : « Somnambule quand même » (PCF)

Mardi, 17 Avril, 2018
Humanite.fr

Communiqué du Parti communiste français.

Le Président vient de s’exprimer devant le Parlement européen affirmant son refus d’appartenir à « une génération de somnambules ». Mais tout dans son discours est dangereux pour la paix, la démocratie et la coopération des peuples européens. Il ne suffit pas d’appartenir à une nouvelle génération pour avoir des idées neuves.

La forme était choyée. Les mots de « souveraineté », « démocratie », « protection », utilisés jusqu’à l’overdose. Mais les propositions concrètes consistent à poursuivre l’agenda néolibéral de ses prédécesseurs : orthodoxie budgétaire, poursuite des libéralisations, dumping social, remilitarisation du continent. Et je ne parle pas du simulacre de démocratie dont le verrouillage des conventions citoyennes en France est symptomatique. Tous les ingrédients sont là pour aggraver le rejet de cette Union européenne par les peuples, et pour nous emmener dans de nouvelles tourmentes.

Pour rendre leur souverainetés aux peuples, pour protéger les travailleurs.ses et les secteurs stratégiques, il faut rompre avec la primauté accordée aux intérêts des marchés sur les intérêts populaires. Ces derniers s’expriment avec fracas dans les facs, les hôpitaux et les EHPADs, à la SNCF, sur les barrages hydrauliques, dans la 4e vague féministe, dans la solidarité avec les migrants.

Pour combattre la politique de Macron, en France comme en Europe, le PCF appelle à l’unité des forces progressistes dans la rue et à travers une plateforme et une liste issues des luttes aux élections européennes.

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Cinquante ans après…

Posté par jacques LAUPIES le 17 avril 2018

 

On a tendance à l’oublier, les évènements de mai 1968 eurent une expression  allant au delà des frontières de notre pays.

Par contre la dimension qu’ils prirent en France a évidemment un lien avec les luttes sociales et revendicatives en gestation et la forte présence de la CGT. Sans omettre au sein de cette dernière de militants communistes aguerris. Une dimension extraordinaire qui associa les aspirations de la jeunesse étudiante à celle du monde du travail et plus particulièrement ouvrier.

Une jeunesse qui voyait, au travers de différents courants d’extrême gauche la possibilité de révolution imprégnée sans doute de beaucoup de romantisme  et d’objectifs de libération des mœurs. Probablement influencée par les milieux intellectuels plus accessible au monde étudiant.

La classe ouvrière, quant à elle, fortement organisée dans de grandes entreprises,  avec sa composante de jeunes générations réclamant de nouveaux droits dans une conjoncture économique favorable ayant avant tout une motivation revendicative.

Le décalage était bien réel du point de vue de chacune de ces deux composantes mais il ne faut certainement pas déconsidérer le rôle qu’on pu jouer d’autres couches sociales moins impliquée économiquement influencées par le courant gaulliste et plus réservées mais silencieuses, hors de l’affrontement et dont le comportement électoral pesa ensuite pour réduire les possibilités de changement.

Affichant d’abord une certaine indifférence, allant jusqu’à faire preuve d’opportunisme, se plaçant aux côtés des jeunes  – de « leurs » jeunes – victimes d’une répression féroce et ensuite d’une crainte, pour ne pas dire une peur, d’être eux mêmes rejetés par ces travailleurs dont l’apparition devenait plus marquante.

Tous les mouvements sociaux sont confrontés à ces comportements ou se mêlent aspirations révolutionnaires, réformismes et conservatismes momentanément  opportunistes.

L’issue transformatrice et progressiste  dépend des rapports de forces qu’incarnent ces différentes aspirations.

Il ne faut donc pas s’étonner que la grande   bourgeoisie avec son pouvoir en place s’efforce de les utiliser, de les instrumentaliser pour neutraliser à son profit.

Cinquante ans après 1968, le contexte a changé mais le fond du problème demeure. Notre société a un besoin urgent de renouveau, comme d’ailleurs le reste de la planète. Au delà des questions sociétales et sociales est posé le problème de l’établissement de rapports humains basés sur la coopération, la solidarité et, ce n’est pas nouveau, d’en finir avec la domination d’une poignée de détenteurs des richesses produites.

Il ne s’agit pas seulement d’engager des luttes défensives mais d’envisager l’établissement de la propriété sociale des géants de la finance, de l’industrie ou, pour le moins, de contrôler rigoureusement leur activité.

Mais rien ne se décrète et tout se construit dans la lutte des peuples elle même en interaction avec leur conscience

 

Mobilisation. Marseille, laboratoire de l’unité ?

 
Christophe Deroubaix
Lundi, 16 Avril, 2018
L’Humanité
Samedi, à Marseille, des milliers de personnes ont entamé la marche «	Stop à Macron	» depuis le Vieux-Port. Ian Hanning/Rea<br /><br /><br /><br /><br />

Samedi, à Marseille, des milliers de personnes ont entamé la marche « Stop à Macron » depuis le Vieux-Port. Ian Hanning/Rea
 

La manifestation de samedi, qui rassemblait responsables syndicaux, politiques et associatifs, a réuni 58 000 personnes. Une première en France.

«This guy is good. » Histoire de bien se faire comprendre, il joint le geste à la parole, brandit le pouce de sa main gauche et pointe l’index de sa main droite vers la photo de l’homme bien en question : Emmanuel Macron. La manifestante qui tient en main le tract « Un an de Macron, ça suffit ! Mobilisons-nous » apparaît décontenancée : il lui semblait que le « STOP » rouge opposé au président de la République était suffisamment éloquent. De toute façon, elle n’a manifestement pas assez de compétences en anglais pour se lancer dans une grande conversation. Hasard des flux, un samedi après-midi, sur le Vieux-Port de Marseille. Le touriste, originaire d’Asie du Sud-Est, retourne à l’admiration de l’Hermione, frégate française du XVIIIe siècle à quai pour quelques jours. La dame quadragénaire blonde se dirige, avec son fils, vers le début de la Canebière, point de départ de la manifestation. Ils se joindront à des dizaines de milliers de personnes (58 000, selon les organisateurs) qui ont bien compris le thème du jour.

« Marseille, capitale du “non” à Macron », avait titré le matin même le quotidien la Marseillaise. Elle l’a été. Marseille, laboratoire des convergences ? Personne ne peut prédire s’il en sortira un antidote nouveau, voire miracle, mais il est certain qu’il s’est passé quelque chose de particulier, samedi, dans la deuxième ville de France. Derrière la banderole du cortège de tête étaient rassemblés des responsables syndicaux (CGT, FSU, Unef), politiques (FI, PCF, NPA) et associatifs. Au moment où la tête de la manifestation s’ébranle, des applaudissements l’accompagnent. Initiateur du rassemblement, Olivier Mateu, secrétaire de l’union départementale CGT, en avait expliqué, le 5 avril, le sens en ces termes : « On ne dit pas : on va s’organiser pour que les cheminots tiennent le plus longtemps possible. On dit : on fait tout pour que l’on y aille tous le plus vite possible. » Est-ce à la hauteur de ce qu’il espérait ? « Il semble que cela va y contribuer, répond-il à l’Humanité. C’est l’une des étapes. Il faut maintenant continuer, la mobilisation pour le 19 et le 24. »

« On n’oubliera jamais que le bonheur est dans l’action »

À ses côtés se trouvent deux anciens candidats à l’élection présidentielle de 2017. « J’ai trouvé que l’initiative prise par les syndicats méritait d’être soutenue, commente Jean-Luc Mélenchon (FI) devant l’habituelle nuée de caméras et de micros. C’est quelque chose d’exemplaire et je souhaite que cela soit reproduit dans tout le pays. » Philippe Poutou (NPA) souhaite également que le « modèle » marseillais essaime : « Cette manif montre l’importance de l’unité. On voit bien qu’il y a une volonté en bas. Il faudrait que ça se fasse partout. Il faut dire clairement que l’on est dans un mouvement politique avec, d’un côté, les salariés, de l’autre, le gouvernement. » Le député communiste Pierre Dharréville se montre, lui, plus prudent : « On fait toujours les choses de façon un peu singulière à Marseille, mais je me garderai bien de donner des leçons au reste du pays. »

À Marseille, en effet, les choses sont toujours un peu singulières. À Marseille, on manifeste avec des fumigènes. Comme au stade Vélodrome. Et l’on ne peut s’empêcher de penser au refrain de la chanson Comme un fumigène des Oai Star (formés par quelques membres du Massilia Sound System) :

« Comme un fumigène

Hissé à bout de bras

Comme un fumigène

Une fumée brillera

On fera des chansons

Qui parleront de toi

On mettra tout à fond

On fera rentrer les fracas

Comme un fumigène

Qui brûle dans la rue

Comme un fumigène

On est doué pour le chahut

On fera des minots

Qui auront ton prénom

On n’oubliera jamais que le bonheur

est dans l’action. »

À Marseille, si les policiers délogent les étudiants dans les facs, les agents du port interviendront. C’est ce qu’a annoncé Pascal Galéoté, secrétaire du syndicat CGT du port : un préavis de grève a été déposé. « En tant que salariés de ce pays, on ne peut pas rester spectateurs », explique le syndicaliste, qui estime que la manifestation du jour doit servir de « référence » partout.

À Marseille, le hasard des flux est permanent. Place Castellane, point d’arrivée du défilé, des manifestants, attablés aux terrasses des cafés, sont bientôt rejoints par les supporters du match de rugby Toulon-Montpellier, qui vient de se terminer au Vélodrome. L’occasion pour quelques cheminots de chambrer une poignée d’adeptes du « pilou-pilou ». « Alors, vous êtes d’accord avec votre président ? » Mourad Boudjellal avait accusé la grève d’avoir « tué la billetterie » du match. Ils étaient pourtant 40 000. Jo en faisait partie. Il accompagnait ses petits-neveux. Mais il aurait pu tout aussi bien faire partie des 58 000 du match contre Macron : « J’ai voté pour lui pour faire barrage à l’autre. » Mais le jeune retraité ne digère pas l’augmentation de la CSG : « Franchement, il m’a pris pour un con. » À Marseille, on dit des choses politiques parfois aussi de cette façon.

correspondant à Marseille

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Réforme et révolution : ques aco ?

Posté par jacques LAUPIES le 16 avril 2018

 

Si j’osais je dirais qu’en matière syndicale tout comme en politique le concept de réformisme s’oppose à celui de révolution. Mais  il faut s’entendre sur ce que représente l’un ou l’autre non pour les pseudos initiés mais pour l’ensemble de la population. Honnêtement je pense : pas grand chose !

 

Et pour cause car le mot réforme est galvaudé et signifie pour les uns changer la forme (en améliorant le contenu) et pour d’autres simplement changer en remettant en cause le fond par une régression.

 

L’exemple de la réforme de la SNCF est significatif car il s’agit de modifier les statuts juridique et social dans le sens de la régression. Le nouveau statut de l’entreprise, même s’il semble garantir son caractère public va être exposé à la privatisation dont on sait qu’elle ne sera pas favorable aux usagers pas plus que la mise en cause du statut du personnel  qui va conduire à un nivellement par le bas des « avantages » sociaux de cette catégorie de travailleurs.

 

Mais dès lors que quelque chose change dans une société pourquoi ne pas employer le mot de révolution. Certains ne s’en privent pas. A y être ? Mais les mots avec la surmédiatisation des malins du capital et des imbéciles qui le servent finissent par ne plus rien vouloir dire.

 

J’ai écouté l’interview du Président et je doute que passé le moment qui suit ce genre de prestation, les français aient le sentiment que l’on ne peut parler de réforme ni de révolution à propos de ses propositions mais plutôt de réaction au sens politique du terme. Le réactionnaire moderne même jeune au physique agréable reste un trompe l’œil.

 

Car manifestement nous avons assisté à un enfumage qui consistait avec des mots à dissimuler le fond de l’affaire : nous avons un Président porté au pouvoir par la finance et sa stratégie politique (dont le PS a fait les frais),  l’asservissement médiatiques qu’elle pratique – la finance – insidieusement  avec  l’angélisme  d’électeurs couillonnés et cocufiés et, pour clore les causes essentielles, NOTRE CONNERIE (j’entends celle des opposants sincères et soi disant éclairés que nous serions) !

 

Quand aux jeunes loups arrivés au pouvoir, qui voudraient nous faire croire qu’ils sont là par le talent qui les habite, les quelques vieilles breloques qui les ont accompagnés, font  simplement preuve d’un narcissisme que rien ne justifie; C’est le pognon qui les a mis là où ils sont ! 

 

Sauf si les oppositions viennent à converger ! Ce qui devient d’une absolue nécessité pour que réforme et révolution prennent leur véritable sens pour le peuple.

 

Alors, attention à la dégringolade ! Mais ces gens là savent se recaser pendant que nous trinquons. En témoigne cet ancien premier Ministre, figure même du jeune loup, qui vient à tout propos étaler le fruit de ses ressentiments ! Ou encore cet ancien Président qui veut nous faire croire (ou fait semblant) qu’il a trahi ses électeurs pour la bonne cause !

 

Tous ces citrons bien pressés par la classe dominante ne devraient-ils pas nous foutre la paix lorsqu’ils sont  dotés d’une confortable retraite bien rémunérée,

 

 

 

Syndicalisme. Chez FO, le congrès sonne le réveil de la force

 

Clotilde Mathieu
Lundi, 16 Avril, 2018
L’Humanité
En novembre 2017, Pascal Pavageau battait le pavé pour dénoncer les ordonnances Macron cassant le Code du travail. Julien Jaulin/Hanslucas<br /><br /><br /><br /><br />

En novembre 2017, Pascal Pavageau battait le pavé pour dénoncer les ordonnances Macron cassant le Code du travail. Julien Jaulin/Hanslucas
 

À une semaine de succéder à Jean-Claude Mailly, Pascal Pavageau renoue avec le ton combatif délaissé « depuis la présidentielle ».

«Àtous ceux qui se mobilisent pour une juste répartition des richesses, pour garantir nos statuts et droits collectifs, et pour résister à une logique d’individualisation de la société visant à ‘‘déprotéger’’ les travailleurs, j’apporte mon soutien plein et entier. » Avec ce simple tweet posté sur son compte, ce vendredi, au moment où cheminots, salariés d’Air France ou encore de Carrefour étaient en grève, Pascal Pavageau, le futur successeur de Jean-Claude Mailly au fauteuil de secrétaire général de Force ouvrière, passe à l’offensive. Et l’actuel numéro 2 de FO de se préparer à endosser son nouveau costume : il est « normal pour un secrétaire général de soutenir les camarades dans l’action », a-t-il expliqué au Parisien.

Un tacle contre la stratégie de Jean-Claude Mailly

Une sortie qui vise aussi et surtout à affirmer son orientation, à une semaine du congrès du syndicat qui se déroulera du 23 au 27 avril à Lille (Nord). « Cela fait un an qu’il y a un problème avec notre ligne, depuis l’élection présidentielle. Demain, on va résister, revendiquer et reconquérir pour défendre notre monde, celui qu’on a bâti et qui repose sur un modèle social ! » lance-t-il. Un tacle contre la stratégie adoptée l’an dernier par Jean-Claude Mailly, qui a surpris tout le monde et surtout son organisation, en refusant de porter le fer contre les ordonnances Macron, alors que FO avait mené le combat sur le même sujet contre la loi El Khomri en 2016, aux côtés de la CGT, de la FSU et de Solidaires. En 2017, cette volte-face de Jean-Claude Mailly avait conduit le parlement de la centrale syndicale (Comité confédéral national) à mettre en minorité sa direction exécutive afin de la contraindre à changer de cap et à permettre aux organisations de FO de se joindre aux mobilisations interprofessionnelles contre la casse du Code du travail.

L’épisode a laissé des traces dans l’organisation. La confédération semblait en retrait depuis, mais, à la veille du congrès, Pascal Pavageau se veut rassurant : « Dans une semaine, je serais très surpris que l’ensemble des camarades ne soutienne pas cette logique de rassemblement de l’ensemble des revendications. Le modèle du chacun pour soi du gouvernement n’est pas le nôtre », affirme-t-il. Les ministres sont prévenus. Mais, même si le ton se durcit, Pascal Pavageau s’inscrit dans la lignée de son prédécesseur. Interrogé en novembre 2017 sur ce qui le différencie de Jean-Claude Mailly, il répondait : « Sur le fond, rien. Nous avons la même logique. Nous sommes pour un réformisme militant : à chaque fois qu’il faut négocier, nous le faisons. (…) Il n’y a aucune opposition de pensée, mais plutôt une différence de style. »

Journaliste à la rubrique social-économie

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Même chez les Cadres Sup de la SNCF on pose des questions à la Ministre, et pas n’importe leesquelles !

Posté par jacques LAUPIES le 15 avril 2018

JW 05.04.18
Syndicat National des Cadres Supérieurs du Groupe Public Ferroviaire – 9 rue du Château-Landon – 75010 PARIS
Site Internet : www.syndicat-sncs.fr courriel : syndicat.sncs@wanadoo.fr Tél. : 01 48 78 56 59
Adhérent à la Fédération Nationale des Cadres Dirigeants et Supérieurs (FNCDS)
Adhérent à la FNCDS
Madame Elisabeth BORNE
Ministre des Transports
Hôtel LE PLAY
40, rue du Bac
75700 – PARIS
Objet : Nouveau Pacte Ferroviaire
Paris, le 5 avril 2018

 
Madame la Ministre,
De très nombreux cheminots se sont engagés dans un mouvement particulièrement dur soutenu notamment par deux organisations syndicales réformistes. Le SNCS ne peut soutenir un tel mouvement particulièrement pénalisant pour nos concitoyens en particulier les plus faibles mais la responsabilité d’une telle situation ne saurait incomber qu’aux seuls cheminots.

De ce fait, cette situation conflictuelle très grave nous conduit à nous adresser à vous car la nécessité de réformer doit s’appuyer sur des éléments concrets objectifs et non se traduire par une mise en cause injustifiée du corps social des cheminots qui a entraîné un tel mouvement.

Pour des raisons de stratégie politique, vous avez fait le choix, avec le Président de la République et le Premier Ministre, de livrer à la vindicte populaire les cheminots et à les mettre en cause, en laissant entendre notamment qu’il y aurait un lien entre les récents dysfonctionnements de la SNCF et les cheminots (statut, organisation du travail, etc.).
A ce petit jeu pernicieux et irresponsable quant aux conséquences prévisibles, les médias et les réseaux sociaux se sont précipités sur ce dossier et des caricatures grossières ont fleuri :
« Les cheminots rentiers du rail », « l’emploi à vie », « le statut en or massif », « des billets gratuits à gogo pour toute la famille …les cousines », « les agents ne font même pas les 35 heures », « la charge énorme des retraites », « surcoût du statut : 30 % », etc.
Les cheminots, comme tous les travailleurs de ce pays, n’ont aucune raison de mériter cette mise au pilori.
Ils ne méritent pas non plus d’être soumis à un chantage : « l‘Etat va enfin assumer ses responsabilités d’actionnaire sur le plan financier, partiellement et en fin de quinquennat ! » mais en échange d’efforts partagés notamment une modification des règles de leur contrat de travail.

Ce n’est pas honnête car absolument rien n’est immédiatement engagé concernant ce problème primordial et récurrent depuis 1938 quand la SNCF a repris la concession d’entreprises privées endettées.
A part ces promesses verbales vagues, rien sur la mise en place à très court terme d’un système robuste et pérenne permettant à l’Etat de reprendre dans son périmètre, au moins sur le plan financier, les infrastructures ferroviaires.

La fonction publique et les entreprises publiques représentent plus de 6 MILLIONS de salariés que le Président de la République s’est bien gardé de comparer aux agriculteurs, préférant mettre en exergue les seuls 150 000 cheminots car ces derniers, du fait des récents dysfonctionnements qui ne leur sont pas imputables, subissaient la critique injuste de leurs concitoyens et étaient dans la ligne de mire des médias.

Madame la Ministre, aujourd’hui, tous les cheminots sont meurtris et se sentent humiliés par la mise en cause de leur conscience professionnelle et de leur engagement quotidien, notoirement reconnus et, en les accusant injustement, vous avez provoqué leur révolte.

Parmi les cadres supérieurs de nombreux collègues sont très choqués par l’attitude du gouvernement qui laisse croire par ses « derniers plans à répétition » que rien n’avait été fait auparavant. Certains cadres supérieurs seraient prêts à se joindre ponctuellement au mouvement malgré les séances de « câlinothérapie » initiées par vous-même et le Premier Ministre.
En outre, vous sous-entendez que la SNCF est inactive.
Or, à l’intérieur même de l’entreprise le malaise est grand, y compris chez les cadres et cadres supérieurs, devant les réorganisations à répétition :
• 2014 : fin de RFF avec la création des 3 EPIC (SNCF ; SNCF Mobilités ; SNCF Réseau) et une nouvelle SNCF au montage compliqué et perturbateur qui ne règle en rien le problème de la dette du système, malgré les promesses du gouvernement.
• 2016 avec l’engagement fort de l’encadrement pour faire face à la concurrence en travaillant sur l’organisation du temps de travail (objectif avorté par la faute du gouvernement) …

Par ailleurs, sur instruction du Gouvernement, la Direction de l’entreprise assène aux cheminots le projet stratégique pour « construire demain » ce qui interpellent vivement notamment les cadres supérieurs. Il leur est demandé :
• d’aligner les coûts sur les standards européens,
• d’améliorer la polyvalence des métiers,
• mieux organiser le travail,
• former aux métiers de demain,
• renforcer la productivité industrielle,
• moderniser le dialogue social,
• mieux intégrer les mobilités.

Cette liste qui pourrait être complétée par bien d’autres points fait partie depuis bien longtemps de tout ce qui fait la raison d’être de tout dirigeant dont l’action permanente est notamment de préparer l’avenir dans toutes ses composantes.

Contrairement à ce que semble insinuer le Gouvernement, la SNCF est une entreprise qui bouge et qui est en progression constante y compris en se préparant à la concurrence. Par exemple, il y a l’innovation digitale en Fret et bien d’autres, l’amélioration permanente de la qualité avec NExTEO qui va rendre possible la circulation d’un train toutes les 108 secondes, le programme Robustesse et Information, la préparation à la concurrence avec une diminution drastique des frais généraux ainsi que la préparation des agents à cette concurrence dans le cadre d’une convention collective, le management de proximité, la place primordiale de SNCF sur internet, FIRST, H00, PRISME, OUIGO, API SNCF et bien d’autres programmes ou réalisations qui se trouvent tous les jours sur « LES INFOS »

Il n’est pas dans la raison d’être du SNCS d’élaborer la politique ferroviaire de la nation mais, dans ce contexte, nous sommes tout à fait légitimes à vous poser les questions émanant de cadres supérieurs sur un dossier qui les implique fortement.
Question 1 liée directement aux propos du gouvernement et, encore dernièrement lundi 2 avril, de M. Jean-Baptiste DJEBBARI rapporteur sur la loi ferroviaire pour LREM

La dégradation du service ferroviaire est mise en exergue et les cheminots en seraient la cause.
A partir d’éléments non contestables, qu’est ce qui relève statistiquement en pourcentage
• de l’explosion de la population entraînant des surcharges insupportables (exemple classique le RER A pour RATP et SNCF) ;
• de la dégradation des infrastructures vieillissantes et n’étant plus en capacité d’absorber un tel niveau de trafic, dégradation due à la faute inexcusable de l’Etat et des politiques n’ayant pas pris en compte le besoin d’extension de voies ferrées dans la politique de la ville ;
• de décisions d’organisation inadaptée de la part de la direction de la SNCF ;
• des cheminots eux-mêmes ?
Préambule Question 2

En France, l’infrastructure ferroviaire est la seule infrastructure lourde à ne pas être placée dans le périmètre de l’Etat contrairement par exemple aux routes et aux fleuves et à ce qui se fait d’une manière ou d’une autre dans les pays comparables comme l’Allemagne.

Le réseau ferroviaire relève de l’aménagement du territoire et donc de l’Etat. Or, jusqu’à maintenant, force est de constater que l’Etat et les politiques ont fait des projets TGV parfois discutables, en se servant de la SNCF comme banquier, en délaissant les transports de la vie quotidienne et en laissant l’infrastructure se dégrader.
Le Premier Ministre a raison quand il déclare (Assemblée Nationale du 3.04.18) : le statu quo n’est pas possible !
Le Projet de Loi pour un nouveau Pacte Ferroviaire met en évidence les 3 grandes difficultés du transport ferroviaire français :
• Le sous-investissement du réseau depuis des décennies,
• Les coûts de production seraient supérieurs de 30% aux autres entreprises ferroviaires à cause d’une part du vieillissement des infrastructures et d’autre part de l’organisation même du groupe public ferroviaire, de son fonctionnement, de ses méthodes et de son statut,
• Le contrat de performance entre l’Etat et SNCF Réseau qui consacre la poursuite de la dérive de l’endettement du système

Ces 3 points mettent en exergue la part fondamentale des infrastructures, quelles sont les suites données ?
RIEN SUR LA MISE EN PLACE A TRES COURT TERME D’UNE SOLUTION CONCRETE, ROBUSTE ET PERENNE CONCERNANT LE PLACEMENT DES INFRASTRUCTURES FERROVIAIRES, AU MOINS SUR LE PLAN FINANCIER, DANS LE PERIMETRE DE L’ETAT.
Question 2 : La décision du gouvernement de différer le traitement de l’endettement est-elle sans appel et finalise-t-elle le choix de ne pas sortir, à très court terme, le système ferroviaire de l’impasse financière devenue insupportable dans laquelle il se trouve par la faute inexcusable de l’Etat actionnaire responsable depuis 1938 ?
La décision actuelle du Premier Ministre est un engagement fort de reprise d’une part de la dette avant la fin du quinquennat. Il suffit qu’il y ait un problème vers la fin du quinquennat et la décision passera à la trappe. De plus cette reprise est conditionnée aux efforts des cheminots (quelles seront les règles de mesure ?) et cela sous-entend que les cheminots ne font pas déjà des efforts.
Enfin, même si le nouvel organisme ne conserve qu’une partie de la dette, la dérive recommencera car aucune entreprise n’a les capacités financières d’assumer l’entretien et l’investissement des infrastructures ferroviaires et rien n’empêchera l’Etat de continuer à se servir de ces entreprises.
Question 3
Le premier ministre prétend que la dette de la SNCF, c’est la dette des cheminots et que ce sont eux qui génèrent cette dette. Or, encore récemment, il a fallu acheter des matériels non strictement nécessaires et il est bien connu que les estimations de trafic de la ligne PARIS-BORDEAUX ont été sur estimées pour faire passer le projet (comme d’autres) et qu’il faudra verser à VINCI des compensations très importantes.
Depuis le lancement du TGV SUD-EST, quel est année par année, pour le réseau, d’une part, et pour le transporteur, d’autre part, le montant des dépenses engagées par grand projet à la demande du gouvernement (lignes TGV, achat de matériel non nécessaire pour aider des entreprises etc.) ainsi que le montant des défauts de couverture du service public (lignes TET par exemple) ?

Question 4

Avec la création de RFF, le transporteur n’a plus eu en charge la dette de l’infrastructure, quel a été année par année le résultat et notamment le montant des dividendes versées par le transporteur à l’Etat ou placées à la demande de l’Etat en remboursement de la dette des infrastructures ?

Question 5

La SNCF supporte le poids de la dette et notamment le remboursement des emprunts liés à l’infrastructure ferroviaire et utilise cette infrastructure. Sauf si l’Etat reprend l’ensemble de la dette à son compte, comment les entreprises concurrentes prendront elles leur part à l’effort imposé à la SNCF ?

Question 6

Préambule
Le dernier audit sur l’infrastructure ferroviaire établi par l’équipe de l’expert Yves Putallaz, constate que :

• La France investit sensiblement moins que la moyenne européenne
• Il manquerait un demi-milliard d’euros entre le contrat de performance et les besoins théoriques de renouvellement
La situation est très dégradée pour la signalisation et les équipements électriques. Ils contribuent à 75 % des incidents et 60 % des impacts sur la ponctualité.

Comment le gouvernement entend-il assurer la remise en état de l’infrastructure et ce faisant assurer l’avenir du ferroviaire sans budgéter ce demi-milliard d’euros ?

NOTA : il est évident que le gouvernement se trouve devant une situation catastrophique à cause d’investissements insuffisants par rapport à ce qu’il aurait fallu faire depuis 2005 (rapport de l’Ecole Polytechnique de LAUSANNE).

Question 7

Compte tenu de l’état de l’infrastructure, pendant combien d’année les utilisateurs du train, notamment en région parisienne, vont-ils subir un niveau important de dysfonctionnements ?

Question 8

Quel sera l’avenir des lignes TGV déficitaires qui ne seront évidemment pas choisies par les entreprises concurrentes sachant que la péréquation ne sera, en principe, plus possible ?

Question 9

Comment sera couverte la charge très importante des petites lignes ? (Le Rapport SPINETTA estime cette charge à 1,7 milliards annuels)

Question 10

Il existe un statut des industries électriques et gazières qui s’applique à la branche qui compte 160 entreprises. Pourquoi le gouvernement a-t-il choisi immédiatement de stigmatiser les cheminots avec la suppression du statut en introduction de sa réforme. N’était-il pas possible de passer par une négociation au niveau de la branche ferroviaire, ce qui aurait permis de mettre en évidence les points délicats de l’organisation du travail et du dictionnaire de filières et de rechercher une solution par la négociation pour évoluer vers une convention de la Branche Ferroviaire

Bien évidemment, nous sommes à votre disposition, pour que vous nous donniez votre avis sur tous ces points, afin de renseigner l’ensemble de nos collègues cadres supérieurs et dirigeants.
Nous vous prions de croire, M

Madame la Ministre, à l’assurance de notre haute considération.
Dominique GROSSET Jean WIELAND
Président Président Adjoint

 

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