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  • Ian Brossat chef de file des communistes aux européennes

    Le nouveau monde :
    D'un coté, on prétend "responsabiliser" les gens modestes en augmentant le prix du #carburant.
    De l'autre, on déresponsabilise les riches en baissant leurs impôts sans rien leur demander en échange.
    Moins tu as, plus tu donnes.
    Plus tu as, moins tu donnes.

12 – Les rencontres de Monsieur Philorin

Posté par jacques LAUPIES le 16 janvier 2009

12 – Samuel (suite)

- Alors les cocos on existe encore ? Lance Samuel Bougris malgré la présence de Monsieur Philorin qu’il semble vouloir taquiner, pour fréquentation douteuse.

- Ben lui dit Rougefort sans se démonter, que pensez vous de cette tuerie qui implique deux camps pour lesquels vous n’avez je le suppose aucune sympathie particulière ?

- Je pense que les arabes ne sont pas bons en affaires et que les juifs les surpassent nettement. D’ailleurs vous avez qu’à voir chez nous ce sont eux qui dirigent. Ils sont toujours là.

Samuel Bougris est un adversaire de longue date de tout ce qui à une connotation de gauche sauf quant il s‘agit de transfuges de cette gauche dont évidemment Contrastac n‘est pas exempté. Ce qui amuse Rougefort c’est que le personnage tire un peu sur tout le monde. Plutôt pétainiste, sans doute par quelque héritage de pensée familiale, il navigue entre les différents courants droitiers de Contrastac et soutient ou vilipende, selon les circonstances, une petite caste locale qui ne se prive pas de temps à autre fait appel à ses services. Ainsi, on ne sait trop pourquoi, il se dit gaulliste, positionnement qui semble cependant sincère mais choisi plus pour se démarquer de certains de ses amis ou voire même pour exercer sans trop de risques son anticommunisme et son antisémitisme latent. Cependant l’homme n’est pas sot même s’il pratique un humour imbécile dans des pamphlet plutôt grotesques et anonymes.

On l’a vu dans le passé frayer avec l’OAS et fréquenter des anciens collaborateurs, ce qui n’en fait pas un fasciste bien entendu. Car tout de même, s’il fait preuve de gentillesse et d’humanité parfois – pourquoi pas – ! Rougefort qui n’a jamais cessé de discuter avec lui reste sur ses gardes. Il est vrai que De Gaulle qu’il a combattu dans sa jeunesse, tout en vouant un certain respect au patriote qu’il fut, n’a pas eu nécessairement que des soutiens de l’envergure de Samuel. Il a connu mieux. Mais, avec le temps se transformant lui-même, il n’a aucune raison de ne pas accepter que les autres puissent faire pareil. Les gens qui s’acharnent sur les vieux adversaires et crient « justice » n’ont jamais suscité son admiration.

Dans une société chargée d’histoire et qui, peu ou prou, la diffuse d’une manière assez hétéroclite, Rougefort estime qu’on peut pardonner les incohérences. D’ailleurs, dit-il : il y a de nombreux exemples de déboussolage politique dans cette ville que nécessairement entretiennent des courants de diversions dans lesquels se laissent entrainer ce qu’il considère comme des faibles. Il se plait à dire que la petite bourgeoisie et les couches de salariés dites moyennes, qui peu à peu se substituent à elle, sont de grands pourvoyeurs de ce type de personnages flottants.. Rougefort pense que la gauche à les siens, lesquels d’ailleurs lui deviennent de moins en moins supportables.

Philorin bien que plus modéré n’apprécie pas les volte face de tous ces personnages qui affirme-t-il : « en définitive ne savent plus à quel saint se vouer incapables qu’ils sont de rester dans une continuité d’engagement » . Philorin accepte volontiers, pour lui-même, de faire le point, de rectifier l’itinéraire, mais il ne comprend pas très bien les reniements de certains de ses compatriotes

(à suivre)

*organisation armée secrête : animée par des partisans de l’Algérie française qui s’opposèrent à De Gaulle et entreprirent des actions violentes y compris sur le territoire national, s’en prenant particulièrement au Parti communiste. Ils avaient des soutiens dans les ailes du pouvoir de l’époque et dans l’armée.

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11 – Les rencontres de Monsieur Philorin

Posté par jacques LAUPIES le 14 janvier 2009

11 – Palestiniens, israéliens et …gitans (suite)

- J’ai regardé télé matin ! C’est pas brillant la situation en Israël…

- Vous voulez dire en Palestine, car Gaza est un territoire palestinien, croit utile de préciser Goya qui ne laisse rien passer à Philorin

- Peu importe ou se passent les massacres lui répond ce dernier agacé, ce sont des massacres !

- En effet Monsieur Philorin mais je trouve un peu facile pour qui observe ce qui se passe la bas de ne pas faire la différence des responsabilités et de ne pas examiner cette affaire autant dans le temps que dans l’espace. La présence arabe sur ces territoires remonte aux début de la conquête musulmane effectuée il faut le préciser avec un certain respect pour les populations et leurs croyances, dans la mesure ou évidemment elle en acceptaient le principe. Il ne s’agissait pas de terres sans peuple comme le soutiennent les sionistes .

- Mais on ne peut pas dire qu’il n’y eut pas des violences – Jérusalem fut prise par les arabes en 638 et les états hébraïques ont perdu leur indépendance à cette époque. Nous sommes je pense, bien d’accord : si toutes les nations devaient subir les revendications territoriales des peuples ou de communautés ethniques ou religieuses qui, de l’antiquité au moyen âge, ont occupé leur territoire, la planète serait vite à feu et à sang rétorque Philorin

- Les descendants des gitans, pourraient avoir des exigences à fonder un nouvel état et à suivre l’exemple israélien. Comme la Palestine, la France pourrait se trouver découpée en morceau croit bon d’ajouter ironiquement Candar. Après tout il y a tous les ingrédients pour cela, poursuit-il, de Sainte Sarah qui pourrait incarner le thème religieux à une communauté qui erre dans une Europe qui l’a toujours persécutée

- La situation des noirs d’Amérique avec la création du Libéria ou des communautés religieuses minoritaires d’Inde avec celle Pakistan sont des exemples comparables mais pas tellement convaincants quant à leur utilité pour les populations intéressées rappelle Philorin.

- Encore faudrait il pour les Tziganes que le contexte économique et social soit de nature à faire ressurgir le prétexte nationaliste dont d’ailleurs souvent la religion constitue l’arme idéologique quand ce n’est pas l’arme tout court. Mais nous ne sommes pas à l’abri j’en conviens. Nous vivons la résurgence des nationalismes, insiste Rougefort, et ils ne sont pas près de disparaitre ! D’autant que les impérialistes savent les utiliser. En ce qui concerne Israël les anglais avec leurs ambitions colonisatrices et les Américains préoccupés par leur influence au Moyen Orient en sont la preuve récente et irréfutable. Suggéré de toute pièces par le sionisme le nationalisme israélien leur est fort utile. Et les français ne sont pas des saints en l’occurrence.

- Oui la Camargue n’a pas de voisins producteurs de pétrole et sa position géopolitique intéresse au mieux quelques investisseurs hôteliers reprend Candar, plutôt satisfait de son amusante comparaison et de son impact sur le petit groupe que vient renforcer, passant par là, l’irrésistible Samuel Bougris. Malgré ce prénom édifiant le nouvel arrivant est réputé plus ou moins ouvertement être antisémite et avoir une notoire antipathie pour les « arabes » qui dit il ont envahi son quartier.

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10 – Les rencontres de Monsieur Philorin

Posté par jacques LAUPIES le 13 janvier 2009

Les mousquetaires du marché

Il arrive souvent à Philorin de rencontrer Rougefort occupé sur le marché à distribuer des tracts. Cela lui inspire un certain respect pour son voisin et ami car il sait bien qu’un militant,  ne peut se contenter des déséquilibres médiatiques auquel s’ajoute le désintérêt de beaucoup de personnes pour la politique et son actualité. Il considère d’ailleurs que les deux aspects sont très liés. Le marché, il en convient, est un lieu de rencontre facile fort heureusement accessible à la diffusion des idées.

A Contrastac l‘usage du marché, pour entrer en contact avec les plus allergiques aux propagandes politiques, est assez pratiqué comme dans nombre d‘autres villes de France. Dans les périodes de campagne électorale personne ne le néglige. Même les plus conservateurs sont contraints à venir affronter les électeurs et Lasaveur autant que ses amis du conseil municipal n’hésitent pas à affronter les intempéries pour diffuser quelques justifications d’un pouvoir gouvernemental, à l’égard de qui ils s’efforcent d’afficher une certaine distance, lors des élections locales en particulier..

Mais de très loin les plus présents sur le marché sont les moins représentés électoralement. A Contrastac s’y retrouve l’arrière garde communiste qui continue à se considérer comme l’avant-garde malgré l’âge de ses militants. Mais le vieillissement n’appartient pas à eux seul. Rougefort a souvent cette phrase de Victor Hugo à la bouche : « l’un des privilèges de la vieillesse c’est d’avoir, outre son âge, tous les âges » Rougefort aime beaucoup faire appel à des proverbes ou des citations dès lors qu’il sent la banalité de ses propos. Il est fermement convaincu qu’il ne peut rien inventer, alors il fait l’économie de phrases et de discours personnels dont il sait que cela fatigue son entourage.

Philorin lui, ne serait ce que pour justifier son inaction, se pose la question de l’efficacité des explications de nature à faire progresser l’électeur. Il a aussi pour cela une expression qu’il sort de temps à autre à Rougefort : « c’est folie de vouloir faire boire un âne s’il n’a soif » Hormis qu’il se refuse à comparer les humains aux ânes, ne serait ce que par respect pour ses derniers à qui l’espèce humaine prête beaucoup trop de stupidité, Rougefort quant à lui se dit qu’il y a certainement un lien entre l’exploitation que l’on fait de cet animal et la façon dont on le traite. Ce qui dit-il s’applique fort bien aux humains.

Philorin a le physique qui laisse percevoir une certaine fragilité : de petite taille, mince il ,porte un visage souriant, son regard relativement incisif exprime cependant une douceur que conforte une large bouche pleine de bonté. Une image qu’il donne comme beaucoup d’individus savent le faire de sagesse et de détermination. Chacun sait que les apparences sont trompeuses. Rougefort ne le fréquente pas vraiment mais le rencontre souvent inopinément. Il ne peut imaginer que cet homme puisse se rendre coupable de la moindre forfaiture. Il confond son élégance générale et une certaine culture ce qui, à priori le rend respectueux à son égard, d’autant que sur le plan des « idées » il y a des convergences dans leur différence. Toujours curieux de trouver chez ses interlocuteurs un avis, il amorce la discusssion :

(à suivre)

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Assez de charité

Posté par jacques LAUPIES le 8 janvier 2009

Un enfant est malade
D’une fièvre inconnue
Un clochard est en rade
Dans un monde tordu

Un vieux expire seul
De chaleur ou de froid
On couvre de linceuls
Les enfants du Biafra

La jeunesse est sans rôle
Ici ou en Afrique
Alors elle s’en vole
On lui donne la trique

Des miséreux ont faim
Là ou d’autres s’empiffrent
Des millions de dédains
Ne parlent que de chiffres

Et des tas de pov’ cons
Ecoutent les prophètes
Lesquels mauvais ou bons
Empoisonnent les têtes


Pour régler ce fourbi
La plupart nous proposent
D’être les abrutis
De généreuses causes

Certes il y a les bonnes
Le vrai droit en est une
Mais que l’on abandonne
Toutes les importunes

La plus grave de toutes
Est cette charité
Qui devant la déroute
Hante églises et télés

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9 – Les rencontres de Monsieur Philorin

Posté par jacques LAUPIES le 8 janvier 2009

Goya et les autres

Rougefort est très bavard. Il n’arrive pas à se maîtriser. Sauf peut être quand son camarade Goya est en discussion avec lui. Là il est véritablement débordé ! Goya fait parti de ces êtres qui, s’ils avaient assumé une profession pouvant donner libre cours à leur activité créatrice, auraient certainement brillé grâce à leur qualité de touche-à-tout doublée de réel talent. L’ennui est que la nécessité de parer au plus pressé des besoins alimentaires n’est guère compatible à l’exploitation de potentialités acquises très tôt sans toujours expliquer d’où elles viennent.

Les sociétés sont remplies de ces personnes que le destin tient à l’écart des opportunités d’expression, qu’elles soient professionnelles ou artistiques, quel qu’en fut le domaine. Elle les prive impitoyablement de cette luminosité qui peut se hisser sur les foules et leur dispenser un peu de savoir Alors ils ne demeurent que des bougies à la clarté vacillante qui n’ont vocation qu’à éclairer un entourage restreint au milieu d’autres lueurs tout aussi contraintes qu’ils le sont. Un jour peut être les bougies toutes ensemble suffiront à éclaire la planète et se passeront de phares éblouissants qui savent si bien rendre aveugle à force de briller.. Mais ce temps n’est pas encore venu.

Aujourd’hui beaucoup de chandelles périssent et s’éteignent tôt emportées par les aléas générationnels. D’autres d’une clarté plus forte jouissent d’un éphémère et souvent pitoyable rayonnement. Quand l’extinction inévitable les atteint, elles rejoignent celles qui s’effacent au sommet de leur gloire. L’obscurité est notre destin. Nous ne laissons en héritage que des mots, des objets voués à être ignorés, souillés mais rarement respectés. L’ingratitude, le viol, la profanation sont pour les grands, l’oubli évite la disgrâce aux petits.

Rougefort en a pris son parti peut être plus conscient que son ami. C’est pour cela qu’il continue un combat d’apparence d’arrière garde, fermement mais sans illusions pour sa postérité.

Il aime bien le rencontrer Goya même si ce dernier l’irrite beaucoup à force d’imposer sa parole. Elle n’est pas forte, ne domine pas avec le bruit mais plutôt par l’ininterruption. Quand il aborde n’importe quel sujet, il faut avant tout attendre qu’il prenne un peu de respiration, pour faire une tentative de lui soumettre un point de vue.

Il fait partie de ces personnages qui vous entrainent irrémédiablement sur le sujet qui les préoccupe : le voyage qu’ils viennent de faire à l’autre bout du monde ou simplement leur weekend à la campagne, la voiture qu’ils viennent d’acheter ou les cerises pas chères sur le marché, les bons résultats scolaires de leur progéniture ou les échecs patents de leur cousine dans son dernier emploi, la touchante admiration de leur femme à leur égard qu’ils récompensent d’une fidélité sans faille pour certains le contraire pour d’autres et pourquoi pas l’amitié condescendante qu’ils vous accordent.

Goya  est attachant comme on dit ! Il lui rappelle cet autre ami, un certain Candar rendu fort sympathique à ses yeux mais détesté au même titre par beaucoup d’autres. Il y a en lui un altruisme qui, étrangement, se mélange à un évident égoïsme. Mais une générosité de combattant qu’il prend plaisir à dispenser lorsqu’il doit pour cela en découdre avec quelqu’un qui contrarie son besoin de rendre service. En fait il se comporte comme une sorte de Robin des bois parfois impitoyable. Evidemment les Robin des bois ne sont pas des saints, c’est bien connu.

Goya a une combativité moins brutale, plus réfléchie, calculée, mais sa générosité est tout aussi émotionnelle.et exige d’être gratifiée, plus moralement que matériellement, ce qui le différencie de Candar. Il ya entre eux, Rougefort compris, cette culture politique et syndicale de communistes et de cégétistes dont ils sentent bien qu’ell va être oubliée, qu’elle l’est déja !

Philorin est un peu agacé de les voir arriver les deux autres. Rougefort s’en amuse car il sait apprécier ses interrogations dans le domaine politique. Des interrogations souvent pertinentes mais trop axées, selon lui, sur leur inconscient qu’il suppose rempli d’une certaine amertume. On ne peut pas être satisfait des autres quand soi-même on véhicule des ambitions refoulées.

(à suivre)

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