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    Réunion en 1968

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  • Ian Brossat chef de file des communistes aux européennes

    Le nouveau monde :
    D'un coté, on prétend "responsabiliser" les gens modestes en augmentant le prix du #carburant.
    De l'autre, on déresponsabilise les riches en baissant leurs impôts sans rien leur demander en échange.
    Moins tu as, plus tu donnes.
    Plus tu as, moins tu donnes.

Les restaurants du dimanche

Posté par jacques LAUPIES le 17 août 2009

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Les petits bourgeois du dimanche
Viennent se gaver aux terrasses
Des restaurants de la place
Ou des s d f font la manche

Ces braves gens font la causette
Entre salade et gigot
S’inquiètent des derniers ragots
D’un télévision surfaite

Prolétaires reconvertis
Ils s’adonnent à la critique
Et brandissent partout des triques
Sur un peuple non converti

Du vin ils font un excitant
Pour oublier leur débandade
Après le temps des camarades
Dont ils rient en les fustigeant

Et s’ils gardent quelque rougeur
Du temps ou ils suivaient le vent
D’une espérance en l’ignorant
Seul leur nez à cette couleur

Après le café noir repus
Gavés il vont asseoir leurs fesses
Dans des toilettes ou ils ne laissent
Qu’un excédent du trop perçu

Ils ne perçoivent les odeurs
De ce dépôt nécessaire
Tant il y a de parfums dans l’air
Et ainsi se croient des seigneurs

Mais à la sortie quoiqu’ils disent
Sont présents tous les miséreux
Espérant qu’un jour plus heureux
Ils auront droit aux tables mises

Je perçois ces manèges d’un temps
Si drôle qu’il me ferait rire
Si je n’avais goûté le pire
Victime de leurs errements

Et si toujours l’on se répète
Que cela est de tous les temps
A quoi serviraient tous ces ans
A s’être mis idées en tête

 

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Reconnaissance

Posté par jacques LAUPIES le 9 août 2009

Dans l’écran éteint paraît la vieillesse
D’un corps usé par le temps implacable
Qui accentue la terrible détresse
D’un esprit miné de sorts exécrables
Dont la désespérance se mesure
A l’aune des richesses indécentes
Qui écrasent des jeunesses peu sûres
Dans l’océan des voix indifférentes

Dans l’écran éteint de ma solitude
Je vois le visage de dureté
De ce monde ou surgit l’ingratitude
Arme qui tue ma générosité
Et donne à mon visage la laideur
Qui n’a plus d’espoir que dans l’innocence
De ces purs regards qui ne durent qu’heures
Des beautés éphémères de l’enfance

Toi qui dit trouver dans ce laid visage
Une séduction qui parle d’amour
Je crois simplement que tu es dans l’âge
Ou l’on s’inquiète d’exister un jour
Et si ma silhouette vieillissante
Devient dans ton inconscient perdu
L’image d’une passion renaissante
C’est parce que j’offre ce qui t’es du

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L’indemnité : onze ou cinquante

Posté par jacques LAUPIES le 29 juillet 2009

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Tu as vécu telle cette machine
Aux ordres de chefs courbant leurs échines
Comme elle tu as proféré le bruit
Du mécanisme qui te donne vie

Et ses paroles qu’un bouton commande
Font un murmure de toi qui demande
Celui qui achète et vend ton travail
Au gré des marchés devient ta canaille

Et c’est ainsi qu’il trouve des sueurs
Moins chères que les larmes de tes pleurs
Et soudain t’adresse un recommandé
Pour te dire fini de quémander

Sois heureux avec onze mille euros
Tu vas pouvoir devenir un héros
Et goûter la liberté d’entreprendre
Pour le plaisir d’acheter et de vendre

A moins que fatigué tu ne préfères
Si l’âge est venu de ne plus rien faire
Prétendre à la retraite anticipé
Ou sinon entrer dans la pauvreté

Rien faire n’est pas une sinécure
Cependant rien ne prouve que ça dure
Car sur la planète ils sont des millions
En faim sans emploi et sans protection

Et cette multitude concurrente
Nous rappelle à nos frayeurs récurrentes
Qu’entretiennent les puissants de ce monde
Pour entreprendre des guerres immondes

Et si tu demandes cinquante mille
Sache que c’est encore un mauvais deal
Cela me diras-tu vaut mieux que onze
Ce à quoi je réponds sans être un bonze

Pour que l’harmonie règne sur la terre
Il est plus urgent que toi prolétaire
Tu trouves partout dans cet univers
Les alliées qui seront tes partenaires
Et comme toi demanderons des comptes
A propos de leur salaire de honte

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Le Caméléon et le Rhinocéros (sur des vers de La Fontaine)

Posté par jacques LAUPIES le 28 juillet 2009

Un jour allait je ne sais ou
Un rhinocéros au gros cou
Il dégustait une herbe tendre
Et il ne voulait plus entendre
Derrière un mur de protection
Que le bruit de sa digestion

Soudain un hasard bien étrange
Surprend sa paix et le dérange
Caché dans sa double tenue
Un caméléon tout herbu
Sentit la langue du géant
Raser son échine en broutant

Attention lui dit le reptile
Seriez vous assez imbécile
Pour ne voir aucun horizon
En dégustant votre gazon
Auriez vous perdu votre flair
Vous si réputé sentir l’air

L’accusation fut excessive
Et même un peu agressive
Et le pachyderme offusqué
Doucement lui fit remarquer
Qu’à vouloir se dissimuler
Il y a risque d’être avalé

Mais pour avoir le dernier mot
Le lézard veut changer de peau
Il s’enfonce dans les bosquets
Mais là des chasseurs embusqués
Pour tuer le rhinocéros
Lui disent en baissant leur crosse

Va donc près de ton compagnon
Sur le mur soit caméléon
Fais lui ainsi lever la tête
Et sortir de sa vrai retraite
Pour qu’une balle bien placée
Achève sa tranquillité

Fier de la mission importante
Donnée par ces pions sur détente
Le reptile manipulé
Pressé de voir se redresser
La tête grise du brouteur
En l’approchant prit sa couleur

N’en fallut pas moins au fusil
Pour les tuer du même coup

Compères, amis ou ennemis
Des durs chasseurs méfiez vous
Pour eux il n’est qu’une vraie loi
Donner au seigneur le bon droit

Grâce au caméléon crédule
Au rhinocéros son émule
Le roi fait perdre des ramures
Et ôte à la terre ses parures

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Le coche et la mouche (Jean de La fontaine)

Posté par jacques LAUPIES le 14 juillet 2009

Classé dans l’onglet « poésie » 

Mon cher Jean

Mon cher Jean permet cette familiarité
Qui ne saurait prétendre à une égalité
Dont je puisse oser de si loin me prévaloir
Mais je suis que tu ne pourrais m’en vouloir
De mettre au milieu de mes pauvres gribouillages
Ce chef d’œuvre qui de ses trois cents ans n’a l’âge

Chaque jour depuis le temps ou je vis la nuit
Dans mes terres et sous mon ciel que cache la pluie
Mes espoirs rencontrent de ces curieux insectes
Qui pérorent comme issus d’une même secte
Me prodiguant conseils emplis de compassion
D’une sagesse d’ou filtrent des intentions

Un peu comme la mouche hardie de ton coche
Ils bourdonnent aux oreilles de tous mes proches
Et moi prisonnier de mes injustes fractures
Réfugié dans les murs de mes écritures
Je devrais subir ces destins que l’on me trace
Mais rassure toi je résiste et ne m’efface

Le Coche et la mouche (Jean de La Fontaine)

Dans un chemin montant, sablonneux, malaisé,
Et de tous les côtés au soleil exposé,
            Six forts chevaux tiraient un coche.
Femmes, moine, vieillards, tout était descendu.
L’attelage suait, soufflait, était rendu.
Une mouche survient, et des chevaux s’approche,
Prétend les animer par son bourdonnement,
Pique l’un, pique l’autre, et pense à tout moment
            Qu’elle fait aller la machine,
S’assied sur le timon, sur le nez du cocher.
            Aussitôt que le char chemine,
            Et qu’elle voit les gens marcher,
Elle s’en attribue uniquement la gloire,
Va, vient, fait l’empressée: il semble que ce soit
Un sergent de bataille allant en chaque endroit
Faire avancer ses gens et hâter la victoire.
            La mouche, en ce commun besoin,
Se plaint qu’elle agit seule, et qu’elle a tout le soin;
Qu’aucun n’aide aux chevaux à se tirer d’affaire.
            Le moine disait son bréviaire:
Il prenait bien son temps! Une femme chantait:
C’était bien de chansons qu’alors il s’agissait!
Dame mouche s’en va chanter à leurs oreilles,
            Et fait cent sottises pareilles.
Après bien du travail, le coche arrive au haut:
«Respirons maintenant, dit la mouche aussitôt:
J’ai tant fait que nos gens sont enfin dans la plaine.
Cà, Messieurs les Chevaux, payez-moi de ma peine.»

Ainsi certaines gens, faisant les empressés,
            S’introduisent dans les affaires:
            Ils font partout les nécessaires,
Et, partout importuns, devraient être chassés.

Les rencontres de Monsieur Philorin

Chaque épisode est classé dans l’ordre chronologique dans l’onglet « Feuilleton »

25 3 – Les mutations (suite)    -         On a toujours à voir avec les excès de ses enfants, le problème est que l’on est assez imbécile pour estimer que nous sommes pour eux pleinement des parents. Arrivé à un certain stade nous ne sommes plus que des pères géniteurs auxquels se substituent une multitude de pères spirituels, parfois à l’esprit opposé. Ces derniers extirpent des mémoires l’amour que nous avons voulu donner, les valeurs que nous avons inculquées. La paternité n’est jamais l’exclusivité d’un seul père.  -         Et les mères dans tout ça ? interroge Dechaise -         Les mères subissent durement ce transfert. A mon sens elles s’obstinent à ne pas voir, à espérer comme dans leurs rêves de jeune fille, que le meilleur va se produire. Elles acceptent difficilement l’échec de leur création. -         Tu as la une vision un peu archaïque des femmes, comme si elles ne pouvaient dépasser, annihiler l’instinct maternel pour regarder les choses en face. -         Je ne généralise pas, précise Philorin, et après tout n’est ce pas mieux ainsi ? Peut-on leur reprocher une courte vue ? Il est des instinct très compatibles avec notre humanisation. Mais les mères d’autrefois avaient une lointaine approche de la vie sociale ce qui pouvait expliquer une vision réduite des risques encourus par les enfants hors de la famille. D’avance elles savaient qu’elles risquaient de ne plus rien contrôler. Mais je pense qu’elles ne s’y résignaient pas. Elles ne le pouvaient pas. Je me souviens qu’après la mort de Léon Frelon, qui avait cette particularité d’avoir été un élu du Front National, ce mouvement de l’après guerre qui n’avait rien à voir avec l’actuel FN, sa mère m’avait déclaré : « un enfant même âgé, même loin de nous, reste le petit enfant qu’on aimera toujours plus que tout au monde » Plus tard je l’ai constaté avec ma propre mère. 

-         La femme en tant que mère est un atout dont l’humanité toute entière s’enrichira si elle réussit à lui faire découvrir qu’elle ne peut ignorer le poids de la vie sociale dans sa relation à l’enfant. Dechaise dès le début se sa vie de couple avait cette idée en tête et il ne cessait de la répéter. -         Autrement dit une mère, mais cela est valable pour tout être humain, doit se dégager de sa seule fonction pro créative et éducative en milieu familial pour mieux accomplir cette fonction ? -         Oui je le pense ! C’est d’ailleurs une des caractéristiques de notre époque. Cela vaut bien entendu pour les pères mais ces derniers sont déjà mieux disposés pour cela. Ils sont héritiers d’une culture plus élaborée en relation avec l’extérieur. -         Mais il faut bien reconnaître que le décalage subsiste en un temps ou les familles se décomposent et se recomposent, ou la position sociale de l’homme et de la femme est parfois renversée par rapport à celles qu’ils occupaient dans les générations précédentes. Combien de génération faudra-t-il pour que s’extirpent les pratiques passées de la formation des femmes et des hommes ? 

  Philorin sait de quoi il parle. Il a échappé au pire avec ses enfants mais il sait que s’il  a frisé la catastrophe cela provient en partie d’une certaine obstination à vouloir en matière éducative mettre la charrue avant les bœufs. D’ailleurs il considère que la plupart des échecs viennent de nos précipitations à mettre en œuvre nos pensées. Il se souvient des années quatre vingt, de ses inquiétudes, de son impuissance aussi, confronté à l’éducation d’une fille et d’un garçon au parcours scolaire et plus tard professionnel si différents l’un de l’autre. Il ne s’en était finalement pas trop mal sorti par rapport à ce qui s’était passé dans d’autres familles de cette génération pré soixante-huitarde qui avait atteint déjà la trentaine, au temps de ces barricades, réalité mais faux symbole d’une révolte plus profonde. Leurs propres difficultés d’insertion sociale n’en avaient-elles pas annoncé et amorcé la future apparition.    (à suivre)   

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