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Immense hypocrisie de tous ceux qui soutiennent le ralliement de la France à une agression injustifiée

Posté par jacques LAUPIES le 14 avril 2018

 

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Nos dirigeants se rendent-ils compte des conséquences d’un tel acte que celui qui consiste à bombarder (même avec leurs soi disant ciblages) une capitale d’un pays étranger.

Le prétexte humanitaire, s’il est vraiment établi, ne justifie pas que l’on se rallie aux politiques mortifères des occidentaux en perte de vitesse dans leur domination au Moyen Orient, car c’est bien de cela qu’il s’agit.

Ils viennent de commettre un faute  monumentale qui peut-être un élément d’escalade et de guerre.

Il est grand temps que le peuple français se réveille face à des élus inconséquents, à ce monde des affaires qui n’a d’autre objectif que de défendre les intérêts des oligarchies financières et industrielles et se sert des atteintes aux droits de l’homme bien ciblées, sélectionnées, pour ses entreprises militaro industrielle mettant la France dans une situation de dépendance au sein de l’OTAN et dans ses alliances de circonstances.

Des millions d’humains meurent de pauvreté, de faim, d’oppression sur cette planète et il serait grand temps que les peuples en finissent avec des dirigeants, choisis dans la triche, ou imposés par la force qui continuent à préserver ce système capitaliste. Au lieu de cela on assiste à des pressions idéologiques, médiatisées à outrance qui confinent une partie de la population dans l’ignorance, la peur et finalement la soumission !

Tous les citoyens épris de paix doivent condamner une décision qui reçoit l’appui d’hommes politiques prétendument de droite, de gauche ou ni de l’un ni de l’autre et que je considère en la circonstance comme dangereux pour notre jeunesse.

Syrie une nouvelle escalade guerrière sans espoir (PCF)

14/04/2018 – PCF
 

Après le très probable bombardement chimique particulièrement ignominieux effectué par le régime syrien sur la population de la Ghouta, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France viennent de réaliser une attaque punitive contre plusieurs sites qu’ ils ont identifiés comme étant les centres de production d’armes chimiques du régime.

L’engrenage d’actions militaires unilatérales et illégales vient donc de connaître une nouvelle escalade guerrière sans que cela ne puisse ouvrir le moindre espoir de règlement du conflit syrien. L’ONU a été une nouvelle fois mise hors jeu. Les trois pays qui ont frappé cette nuit prétendent envoyer un message de fermeté et de force du « camps occidental  » contre la Syrie , et aussi contre son allié,  la Russie. Ce faisant, la France joint son action à celle de Donald Trump qui est le premier à bafouer le droit international, comme il vient de le faire dans le conflit israélo-palestinien. La France parle de fermeté quand elle n’en affiche aucune face à  l’entrée  de l’armée turque sur le territoire d’Afrine, ni face à sa politique de nettoyage ethnique  contre la population kurde.
Le message de la France continue ainsi de se brouiller et de perdre toute efficacité politique  dans cette région  si sensible.

Le Président de la République  a annoncé une discussion au Parlement …après le déclenchement de l’intervention de nos forces armées -une pratique impensable dans d’autres pays qu’on nous cite si souvent en exemple, comme l’Allemagne ! Il est nécessaire que ce débat permette au moins d’exiger un changement de cap pour notre politique internationale au Proche-Orient, afin que la France œuvre enfin pour un règlement  politique global de tous les conflits de la région qui mettent en danger la paix dans le monde. L’après Daesh ne doit pas transformer la Syrie en un champ de manœuvre et de partage au service des logiques des grandes puissances. Le PCF soutient l’appel du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres pour la tenue d’une conférence internationale de règlement politique et de paix pour la région sous l’égide de l’ONU.

Parti Communiste Français,

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Fret ferroviaire. « Lorsqu’une gare ferme, les usines sont menacées à leur tour »

Posté par jacques LAUPIES le 14 avril 2018

 

 

Lina Sankari
Vendredi, 13 Avril, 2018
L’Humanité
Infographie : Humanité

Infographie : Humanité
 

À Miramas, les cheminots de la gare de triage du Sud-Est ont pu constater depuis 2006 les effets de la libéralisation : un non-sens économique et écologique. Ils profitent du mouvement de grève pour porter des solutions alternatives.

Rien ne prédisposait les hommes à développer une ville aux portes de la plaine steppique, aride et hostile, de la Crau. C’est pourtant là que la population de Miramas s’est fixée au rythme de l’extension du réseau ferroviaire. Les premiers baraquements ouvriers du XIXe siècle ont donné naissance à une cité cheminote à l’identité marquée. Ici, on sait que le rail est consubstantiel au développement du territoire et de l’industrie. La casse du fret ferroviaire n’a pas épargné l’immense gare de triage de Miramas. Configurée initialement pour traiter 3 000 wagons par jour, la plateforme n’en trie aujourd’hui plus que 500. Sur tout le territoire, le rail est délaissé au profit de la route, résultat d’une politique du tout-concurrence. La libéralisation du secteur, en 2006, n’a pas permis son développement, loin de là. Ce sont pourtant les mêmes arguments qui sont aujourd’hui employés lorsqu’il s’agit de promouvoir le « nouveau pacte ferroviaire » du gouvernement.

Suite de la page une

Entre le port de Marseille-Fos et le « triangle d’or de la chimie » qui s’étend de Berre à Martigues, on sait que l’avenir du ferroviaire n’est pas qu’une affaire de cheminots. Depuis le début du mouvement contre le projet de réforme ferroviaire, les agents du fret de Miramas sentent un soutien certain. « On a lancé une collecte qui prend bien. Certains salariés du privé nous expliquent que si les cheminots sont perdants, ils le seront tous au bout du compte, aussi bien au niveau social qu’économique. Les clients du fret sont les entreprises du territoire. C’est pour cela que nous visons une stratégie de développement plutôt que celle de déclin et de filialisation proposée par le rapport Spinetta et le gouvernement aujourd’hui », explique Robin Matta, secrétaire des cheminots CGT de Miramas.

Pas besoin, d’ailleurs, de franchir la Manche pour trouver un contre-modèle de privatisation et d’ouverture à la concurrence. « On prend souvent l’exemple de l’Angleterre, mais nous avons, ici au fret, cette expérience depuis 2006. Si cela avait marché, pourquoi le gouvernement ne prend pas l’exemple du transport de marchandises pour soutenir sa réforme ? » avance encore le syndicaliste. De fait, l’expérience a fait chou blanc et la libéralisation a eu un impact sur le travail lui-même. « Les conditions de travail se sont dégradées depuis 2006. Il n’y a plus d’évolution de carrière, les agents sont démotivés. On a du mal à trouver des conducteurs et les jeunes démissionnent de plus en plus, ce qui est nouveau », confirme Stéphane Douai, agent d’exécution. Autre conséquence : du fait de la segmentation des métiers et du cloisonnement des activités imposés par la direction de la SNCF, les cheminots ne peuvent plus aider leur collègue si celui-ci est débordé. « Il faut que je le regarde se dépêtrer seul, ce qui n’a de sens dans aucune entreprise. Je suis entré à la SNCF en 2002, je ne suis pas un vieux cheminot, mais je ne reconnais plus mon entreprise. Avant, je prenais du plaisir à aller au travail. On demande aujourd’hui aux cheminots qui avaient à cœur d’effectuer une mission de service public de se comporter comme des intérimaires de la grande distribution », regrette Stéphane Douai.

Le choix politique qui a précédé au tout-camions contrevient en tout point à la logique du Grenelle de l’environnement et de la COP21. Fabrice Tränkle, secrétaire à la communication des cheminots CGT de Miramas, pointe l’hypocrisie d’un pays où seuls « 10 % des marchandises voyagent par le chemin de fer ; où 400 gares de triage et points de desserte ont fermé en quinze ans malgré un objectif de 25 % de fret ferroviaire fixé par le Grenelle de l’environnement à l’horizon 2020. Nous savons bien que, sur les derniers kilomètres, les camions sont nécessaires. Pour le reste du transport, il s’agit d’un choix de société ». En réalité, ce choix coûte très cher aux usagers, qui financent non seulement l’entretien du réseau routier non concédé au privé, mais paient les péages pour des voies saturées par les camions.

Des territoires entiers sont menacés par la fermeture des gares de triage

Nuisances sonores, embouteillages… dans le golfe de Fos où cancers, asthme, diabète et sclérose en plaques se sont multipliés, on sait que les accidents de la route liés à la saturation du réseau sont également monnaie courante. « On parle du coût du ferroviaire, mais est-on prêt à payer un peu plus cher pour une meilleure qualité de vie ? » renchérit Fabrice Tränkle, qui souligne que le transport routier n’a pas généré d’emplois en France puisque l’immense majorité des transporteurs battent pavillon étranger. Pis, en 2008, la SNCF rachète Geodis et devient ainsi le premier transporteur routier de France, et organise en son sein la concurrence. Un non-sens pour les cheminots, alors qu’un seul train peut transporter les marchandises contenues dans 55 poids lourds de 32 tonnes. Soit 3,5 fois moins de CO2 émis. Depuis 2006, la casse du fret a lancé 1,8 million de camions supplémentaires sur les routes de France, chaque année. Dans le triangle de la chimie, une trentaine de sites sont classés Seveso 2. « Nous convoyons des matières dangereuses, nos trains sont remplis de produits chimiques comme le chlore, dont le transport est interdit sur le réseau routier. A-t-on conscience de ce que cela signifierait de les jeter sur les routes ? » interroge Fabrice Tränkle.

Depuis le début de la grève, certaines entreprises spécialisées disent craindre un impact sur leur chiffre d’affaires avoisinant le milliard d’euros. En soutien au gouvernement, le patronat explique ne pas pouvoir se relever de trois mois de grève. Selon l’Association française du rail, qui rassemble les opérateurs privés alternatifs à Fret SNCF (Colas Rail, ETF Services, Euro Cargo Rail, Getlink, ETMF, LINEAS, RegioRail, T3M…), deux jours de grève se traduiraient ainsi par une semaine d’activité perdue. Or, selon Fabrice Tränkle, « depuis la libéralisation, on a pu constater que des territoires entiers sont menacés par la fermeture des gares de triage. Lorsqu’une gare ferme, les usines sont menacées à leur tour. C’est toute la logique qu’il faut revoir. Les machines et le réseau sont vieillissants, nous sommes conscients des investissements que cela implique. C’est pour cela que nous nous battons pour rester dans la sphère publique. Ce sont des choix d’aménagement du territoire qui engagent les collectivités et l’État ».

rubrique internationale

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Mèfi ! François 2 revient

Posté par jacques LAUPIES le 12 avril 2018

François Hollande : sa déclaration d’amour à Julie Gayet

 Hollande revient ? Pour présenter son livre ! Comme je ne lis que très peu et que j’ai bien des retards de lecture sur l’actualité je ne me sacrifierai pas pour lire ce Président à la retraite. Ses quelques paroles à la télé auront suffit pour me convaincre de l’économie d’achat de son livre !Quand un homme politique  m’a déçu -  et ils sont nombreux – je n’ai plus très envie de mieux le connaître ! Son action sur les sujets qui me préoccupent le plus et ont selon moi un réel intérêt dans le cheminement vers une humanité en progression me suffisent à le juger ! Concernant les domaines de la justice en général, sociale en particulier, la liberté et la paix, les trois sont intimement liés et l’ancien Secrétaire du Parti Socialiste n’a pas excellé dans leur résolution ! 

La justice sociale cet homme là ne l’a pas faite progresser. Il prétend avoir protégé les acquis mais il ne cesse de laisser entendre que cela était nécessité  par une prudence guidée par le fait que l’on ne bouscule pas trop un peuple lorsqu’il n’a pas compris l’utilité des réformes. Piètre motivation pour justifier son recul.

L’accroissement de  la richesse des plus fortunés au détriment des pauvres toujours plus pauvres de ce pays a marqué son quinquennat et l’actuel Président y donne un nouvel essor. La forme est plus mise en cause que le fond même si Hollande regrette la suppression de l’ISF.

Nous en conclurons qu’il n’a pas pu donner de gage à la grande bourgeoisie  qui s’est tout simplement débarrassée de lui et à choisi carrément un libéralisme macronien qu’il a évidemment contribué à mettre en place. Excusez moi du peu mais le coup du talentueux collaborateur  qu’il avait repéré et dont il s déclarerait presque avoir été le parrain relève plus du complot pour pérenniser le social libéralisme de « gauche » que d’une tromperie entre les deux bonhommes !

Concernant la liberté et la paix sa politique étrangère nous en a dit assez long au vu de ce qui se passe de nos jours et si nous courrons au fiasco, cet ancien Président n’y est pas pour rien. Je ne développerai pas !

Mitterrand nous a couillonné mais au début de son règne nous l’avons mis en condition pour quelques avancées (1981-83) Jospin (1997) a fait de même, Hollande ? walou** ! Quel autre demain si le parti révolutionnaire dont le peuple a besoin n’est pas suffisamment fort ? Il y en a un qui parle bien mais la stratégie n’est pas bonne. Jeunes : mèfi*

*mèfi » – fais attention en provençal !

** waalou » en Berbère : rien

Universités. Les étudiants face à la stratégie de la tension

Olivier Chartrain et Laurent Mouloud
Mercredi, 11 Avril, 2018
L’Humanité
Les étudiants de Jussieu, à Paris, se sont retrouvés face à un impressionnant déploiement policier aux portes de leur campus.<br /><br /><br /><br />
Benoît Tessieur/Reuters

Les étudiants de Jussieu, à Paris, se sont retrouvés face à un impressionnant déploiement policier aux portes de leur campus. Benoît Tessieur/Reuters
 

L’évacuation musclée, lundi, des étudiants mobilisés à l’université de Nanterre illustre la volonté du gouvernement de gérer le mouvement de contestation par la répression pure et dure. Un choix dangereux qui pourrait se retourner contre l’exécutif.

«Jamais vu ça. » Elle a beau se creuser la tête, mais non. Depuis dix-sept ans qu’elle enseigne la sociologie à l’université de Nanterre, Sabine Fortino n’a pas souvenir d’avoir assisté à un tel déferlement de violences policières au sein de l’établissement. « Lors du mouvement contre le CPE, des CRS étaient venus sur le campus, mais ils n’étaient pas entrés dans les bâtiments, assure-t-elle. À l’époque, on avait déjà trouvé ça choquant. Là, on est passé dans une autre dimension… » Gazage, menottage, garde à vue… ­Depuis lundi, les images de l’intervention musclée des forces de l’ordre contre des étudiants qui occupaient pacifiquement une salle de l’emblématique faculté, berceau de Mai 68, ont fait le tour des réseaux sociaux. Et suscité une vague d’indignation contre cette volonté du gouvernement, aussi affirmée qu’irresponsable, de miser sur la répression pure et dure pour enrayer le mouvement de contestation.

Au fil des semaines, les interventions policières sur les campus pour faire taire les opposants à la loi Vidal sont devenues monnaie courante : Nantes, Bordeaux, Montpellier, Lyon, Paris, Lille, Caen, Dijon, Grenoble, Strasbourg… Et puis Nanterre, ce lundi, où la disproportion des moyens employés a choqué toute la communauté éducative. « On ne comprend toujours pas pourquoi le président a autorisé ça », explique Aurélien Dasré, maître de conférences en démographie.

Troublante, l’affaire s’est déroulée en deux temps. Le matin, alors qu’un conseil d’administration (CA) doit avoir lieu l’après-midi pour entériner Parcoursup, une vingtaine d’étudiants entreprennent d’occuper une salle du rez-de-chaussée. Le président, Jean-François Balaudé, décide aussitôt la fermeture administrative de tout le campus et fait intervenir les CRS. Qui déboulent aussitôt. Comme si l’action avait été préméditée… « Un déploiement de force invraisemblable, il y avait un policier tous les deux mètres », témoigne Sabine Fortino, arrivée sur les lieux à ce moment-là. Quelques dizaines d’étudiants se réfugient sur le toit du bâtiment. Une heure s’écoule. La présidence annule finalement le CA. Les CRS partent. Personnels et étudiants rentrent dans le bâtiment. Environ 150 d’entre eux s’installent dans la salle E pour tenir une assemblée générale. « Tout se passe pacifiquement », soulignent tous les témoins. Mais alors que certains personnels sont sortis dans le hall pour parler des modalités d’une grève, les CRS reviennent en force. « Ils sont arrivés en courant par la porte principale mais aussi par une porte dérobée venant du sous-sol, ce qui laisse penser qu’il y a eu des complicités pour les faire entrer », estime Aurélien Dasré.

« On voulait le dialogue »

S’ensuit plus d’une heure d’évacuation brutale, dans les cris et les gaz lacrymogènes. « J’ai été traîné. On voulait le dialogue et on a été sorti de force », déplore un doctorant en philosophie. Bilan : deux blessés chez les étudiants. Et sept interpellations. Et contrairement à ce que tente de laisser entendre le gouvernement, qui agite l’idée de fauteurs de troubles « extérieurs à l’université », ils semblent bel et bien étudiants à Nanterre. « Ces interpellations ont même été parfaitement ciblées par les policiers puisqu’on y retrouve les principaux meneurs syndicaux de l’université », assure Aurélien Dasré. Tous ont passé la journée de mardi en garde à vue au commissariat de Nanterre, devant lequel un rassemblement de soutien a été organisé. La députée communiste Elsa Faucillon s’y est rendue. « Cette intervention policière revêt un caractère inédit : en plus de la violence réelle, elle est une violence symbolique extrêmement forte. Le fait que les CRS interviennent dans un lieu d’émancipation où se tient un moment démocratique appelle une vive réaction. » L’élue devait interpeller l’exécutif lors de la séance de questions au gouvernement. De leur côté, personnels et étudiants, furieux, ont organisé hier matin une nouvelle assemblée générale. Plus de 600 personnes s’y sont pressées. Le blocage de l’université a été voté jusqu’à jeudi et la démission du président dûment réclamée. « Il est impossible que les CRS soient arrivés aussi vite, souligne Jean-François Le Van, élu CGT au CA. Cette volonté d’évacuer était forcément prévue. » Selon certains, le président aurait même été en visite au ministère de l’Enseignement supérieur samedi dernier. Pour prendre des ordres ?

« C’est sans précédent »

En tout cas, de Nanterre à la Sorbonne, la succession des interventions policières laisse penser à une action concertée. Camille, sociologue et témoin des événements de lundi à Nanterre, n’en doute pas : « La présence de 2 500 policiers à Notre-Dame-des-Landes comme des CRS dans les universités, avec des effectifs largement disproportionnés en regard de ceux des étudiants “bloqueurs”, est significative de la façon dont le gouvernement entend gérer les rapports sociaux. En même temps, cela peut se retourner contre lui car c’est un bon moyen de renforcer la mobilisation et la détermination des étudiants. »

Historiquement, c’est l’effet des répressions policières sur les mobilisations étudiantes, rappelle Jean-Philippe Legois, historien et vice-président du Germe (Groupe d’études et de recherches sur les mobilisations étudiantes). « Le 3 mai 68, c’est l’appel à la police par le recteur de Paris qui a enclenché la dynamique du mouvement. » Plus récemment, que ce soit la répression des manifestations contre la loi Devaquet en 1986, avec la mort de Malik Oussekine, ou en 2006 avec l’évacuation de la Sorbonne lors du mouvement contre le CPE, le principe « plus de répression entraîne plus de mobilisation » n’a fait que se confirmer.

Mais cette fois, les campus, et même les amphithéâtres, sont livrés aux policiers. Or, depuis le Moyen Âge, les forces de l’ordre ne peuvent pénétrer dans une université qu’avec l’autorisation de son président : c’est ce qu’on appelle la «Franchise_Universitaire« . Autrement dit, à Nanterre comme ailleurs, ce sont les présidents, élus par la communauté universitaire, qui ont décidé de faire donner la troupe sur une partie de ceux qu’ils représentent. « C’est sans précédent, confirme Jean-Philippe Legois. Surtout à Nanterre, qui vient de fêter en grande pompe les 50 ans du “printemps des utopies”. Dans l’université française, faire appel à la police est un terrible constat d’échec, car cela signifie que l’on a été incapable de régler le conflit par l’intelligence, par le dialogue. » D’ailleurs, rappelle non sans malice l’historien, « même Paul Ricœur, sur qui les maoïstes avaient carrément vidé des poubelles en 68, n’avait pas fait appel à la police ! ».

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Nous y voilà bientôt ?

Posté par jacques LAUPIES le 11 avril 2018

Je n’ai pas consulté la presse de ce jour. Comme d’habitude je suis privé de l’Humanité qui  ne me parvient pas ou me parvient avec des retards de plus en plus importants, par paquet de deux ou trois exemplaires.

Le fonctionnement merdique de la poste y est sans doute pour quelque chose. Les facteurs eux mêmes le reconnaissent  et évidemment n’y sont pour rien. Pas plus que les cheminots dans le retard des train et bien d’autres administrations avec lesquelles mieux vaut ne pas avoir un problème, genre renouvellement de carte d’identité ou permis de conduire.

Bref mon propos n’est pas là mais les médias eux aussi et les télés en particulier deviennent toujours plus manipulés. Je ne surprendrai personne du dégout que j’éprouve en entendant la plus part des journalistes et commentateurs traiter, avec une légèreté incroyable la politiques nationale et internationale.

Je disais il y a quelques  jours, dans ce blog,  que visiblement on nous préparait un conflit qui pourrait nous impliquer face à certains pays dont la Russie. L’intention transpirait et transpire dans la plupart des émissions (débats et documentaires à l’appui) C’est gros, grotesque et grossier. L’arrivée soudaine de cet abruti de BHL, guerrier en chemisette blanche qui avec ses airs de dandy nous fait croire qu’il a pris des risques en fréquentant les champs de bataille. 

Après la Bosnie, la Lybie le voila mettant à l’index la Libye, ciblée au prétexte des atrocités commises par Bachar El Hassad et cela avec une pleurnicherie grandiloquente et sélective aux accents humanitaires.

Loin de moi l’idée de vouloir exonérer ce Chef d’Etat, porté au pouvoir par des intérêts de classes, dirigeants et souvent dictateurs,  comme cela se pratique dans la plupart des pays du moyen orient, qui marchandent avec les mieux disant des grandes puissances et exposent leur peuple à la misère et à la guerre. Il n’est pas le seul bandit de la planète et il y a plus crapule que lui.

L’histoire « contemporaine » est là pour le prouver ! Et, le mot de frappe, dont usent nos grosses têtes en ces circonstances, se substitue allègrement à celui d’agression – que l’on réserve sans trop de distinction à la sexualité – par les costume cravate qui hantent les chancelleries et parlements ! 

Mais qui va trinquer, aujourd’hui quelques militaires de carrière (trop hélas) des victime « innocentes » d’attentat et demain, si le conflit s’étend ?

N’oublions pas cette phrase célèbre d’Anatole France : « On croit mourir pour la patrie ; on meurt pour des industriels. » (1)

 

Texte d’Anatole France très actuel !

L’Humanité,
18 Juillet 1922

Anatole France

On croit mourir pour la patrie…

 

Cher citoyen Cachin,
Je vous prie de signaler à vos lecteurs le récent livre de Michel Corday, les Hauts Fourneaux[1], qu’il importe de connaître. On y trouvera sur les origines de la conduite de la guerre des idées que vous partagerez et qu’on connaît encore trop mal en France ; on y verra notamment (ce dont nous avions déjà tous deux quelque soupçon) que la guerre mondiale fut essentiellement l’œuvre des hommes d’argent, que ce sont les hauts industriels des différents États de l’Europe qui, tout d’abord, la voulurent, la rendirent nécessaire, la firent, la prolongèrent. Ils en firent leur état, mirent en jeu leur fortune, en tirèrent d’immenses bénéfices et s’y livrèrent avec tant d’ardeur, qu’ils ruinèrent l’Europe, se ruinèrent eux-même et disloquèrent le monde. Écoutez Corday, sur le sujet qu’il traite avec toute la force de sa conviction et toute la puissance de son talent.  » Ces hommes-là, ils ressemblent à leurs hauts fourneaux, à ces tours féodales dressées face à face le long des frontières, et dont il faut sans cesse, le jour, la nuit, emplir les entrailles dévorantes de minerai, de charbon, afin que ruisselle au bas la coulée du métal. Eux aussi, leur insatiable appétit exige qu’on jette au feu, sans relâche, dans la paix, dans la guerre, et toutes les richesses du sol, et tous les fruits du travail, et les hommes, oui, les hommes mêmes, par troupeaux, par armées, tous précipités pêle-mêle dans la fournaise béante, afin que s’amasse à leurs pieds les lingots, encore plus de lingots, toujours plus de lingots… Oui, voilà bien leur emblème, leurs armes parlantes, à leur image. Ce sont eux les vrais hauts fourneaux. » Ainsi, ceux qui moururent dans cette guerre ne surent pas pourquoi ils mourraient. Ils en est de même dans toutes les guerres. Mais non pas au même degré. Ceux qui tombèrent à Jemmapes ne se trompaient pas à ce point sur la cause à laquelle ils se dévouaient. Cette fois, l’ignorance des victimes est tragique. On croit mourir pour la patrie ; on meurt pour des industriels. Ces maîtres de l’heure possédaient les trois choses nécessaires aux grandes entreprises modernes : des usines, des banques, des journaux. Michel Corday nous montre comment ils usèrent de ces trois machines à broyer le monde. Il me donna, notamment, l’explication d’un phénomène qui m’avait surpris non par lui-même, mais par son excessive intensité, et dont l’histoire ne m’avait pas fourni un semblable exemple : c’est comment la haine d’un peuple, de tout un peuple, s’étendit en France avec une violence inouïe et hors de toute proportion avec les haines soulevées dans ce même pays par les guerre de la Révolution et de l’Empire. Je ne parle pas des guerres de l’ancien régime qui ne faisaient pas haïr aux français les peuples ennemis. Ce fut cette fois, chez nous, une haine qui ne s’éteignit pas avec la paix, nous fit oublier nos propres intérêts et perdre tout sens des réalités, sans même que nous sentions cette passion qui nous possédait, sinon parfois pour la trouver trop faible. Michel Corday montre très bien que cette haine a été forgée par les grands journaux, qui restent coupables, encore à cette heure, d’un état d’esprit qui conduit la France, avec l’Europe entière, à sa ruine totale. « L’esprit de vengeance et de haine, dit Michel Corday, est entretenu par les journaux. Et cette orthodoxie farouche ne tolère pas la dissidence ni même la tiédeur. Hors d’elle, innocente en a souffert mort et passion. Haïr un peuple, mais c’est haïr les contraires, le bien et le mal, la beauté et la laideur ». Quelle étrange manie! Je ne sais pas trop si nous commençons à en guérir. Je l’espère. Il le faut. Le livre de Michel Corday vient à temps pour nous inspirer des idées salutaires. Puisse-t-il être entendu! L’Europe n’est pas faite d’États isolés, indépendants les uns des autres. Elle forme un tout harmonieux. En détruire une partie, c’est offenser les autres. Notre salut c’est d’être bons Européens. Hors de là, toute est ruine et misère.

Salut et Fraternité

Anatole FRANCE

 

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Qui sont les voyous, qui sont les imbéciles ?

Posté par jacques LAUPIES le 10 avril 2018

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