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Congrès du PCF – Ivry du 23 au 25 novembre : « Porter un projet communiste » Texte : IV. « Un nouvel internationalisme pour relever le défi de la mondialisation capitaliste »

Posté par jacques LAUPIES le 3 novembre 2018

Aucun texte alternatif disponible.

 Oeuvre de Brigitte Bernard

Bien que ma préoccupation, dans la tenue de ce Congrès réside dans la question du relevant des décisions concernant la vie du Parti je ne me prive pas de faire des remarques sur certains points dont je rappelle l’importance et la nouveauté dans la base commune tout en indiquant mon plein accord quand c’est nécessaire !

La base commune évoque notre la nécessité d’être en prise avec l’international. Ne serait ce que par l’impact que nos prises de positions peuvent avoir sur le mouvement progressiste dans le monde mais également pour que les française et les français puissent en bénéficier et se forger une opinion plus juste sur  la conduite que nous préconisons face à des évènements qui mettent en cause la paix dans le monde.

Egalement nous ne devons pas être à la traîne des fausses analyses, des campagnes mensongères à l’encontre de certains pays, et qui évoluent au gré des intérêts du capitalisme international ou national.

Je relève notamment la nécessité de se pencher plus attentivement sur la situation de la Chine avec un parti communiste au pouvoir, nécessairement traversé en tant que parti unique par les pressions libérales et social démocrates mais cependant « historiquement » d’inspiration marxiste !

 

Extrait de la base commune

IV. Un nouvel internationalisme pour relever le défi de la mondialisation capitaliste

Les communistes français ne peuvent penser leur rôle dans la société sans penser les profonds bouleversements vécus par la planète, sans travailler aux liens de solidarité avec les communistes et les forces progressistes, sans inscrire la lutte pour la paix dans l’exigence d’une autre société.

1. De profonds changements du monde

Ce début de XXIe siècle est une époque de bouleversements démographiques, écologiques, technologiques, économiques, géopolitiques. Ainsi par exemple le PIB de la Chine est désormais comparable à celui des États-Unis ; l’Afrique pourrait devenir le continent le plus peuplé d’ici la fin du siècle.

On assiste à la généralisation et à l’exacerbation des fléaux du système mais aussi à l’apparition de nouveautés radicales et de potentielles transformations d’ensemble :

  • généralisation de la salarisation dans tous les pays et concentration de l’humanité dans les villes, mais avec chômage massif, envolée de la précarisation, mise en concurrence des salariés du monde entier, et explosion de nouveaux problèmes écologiques et sanitaires ;
  • industrialisation du monde, mais aussi début de la révolution informationnelle et domination des entreprises réelles par des capitaux financiers de plus en plus monopolistiques et spéculatifs.
  • défi climatique mondial, recul drastique de la biodiversité, déforestations, artificialisation des sols, maladies liées à l’environnement, mais aussi montée d’une conscience mondiale et de potentiels technologiques pour y faire face ;
  • cancérisation financière généralisée mais montée mondiale d’une conscience de la responsabilité des banques, des multinationales, des paradis fiscaux et des organisations mondiales (FMI …) ;
  • montée de l’affirmation d’une volonté d’émancipation des individus, hommes et femmes, mais aussi d’un individualisme destructeur des solidarités traditionnelles ;
  • ouverture aux autres nations, aux aires culturelles et à d’autres règles, mais aussi mise en cause des protections étatiques traditionnelles avec des régressions des droits sociaux acquis ainsi que l’exacerbation des dominations supranationales ;
  • montée d’intégrismes et de conservatismes opposés, occidentaliste et « islamiste », en même temps que montent des mouvements d’émancipation multiformes.
    Après la chute du mur de Berlin et l’échec de l’expérience soviétique, avoir cru qu’il suffisait d’affirmer l’histoire propre du communisme français pour se dégager des conséquences de cet échec était une erreur : un bilan communiste de ce qu’a représenté l’Union soviétique est indispensable pour sortir de la diabolisation construite contre nous par les porte-voix du capital et poursuivre avec ténacité le développement de notre projet original autogestionnaire vers un communisme de notre temps.

2. Affrontement généralisé ou coopération et paix ?

Loin de la « fin de l’histoire », les concurrences inter-impérialistes et les dominations ont été relancées : hyper-marchandisation du monde ; financiarisation massive débouchant sur la domination technologique et commerciale des multinationales ; unilatéralisme américain et renforcement de l’OTAN alors que le monde devenait déjà plus multipolaire.

La crise de 2007/2008, qui a frappé les seuls pays capitalistes développés, a fragilisé l’image du capitalisme et la position d’hégémonie mondiale des États-Unis.

Face à cela, l’impérialisme américain utilise de façon de plus en plus agressive le dollar, son avance technologique informationnelle, son poids économique et son potentiel militaire pour relancer son hégémonie.

Des phénomènes de fond s’y opposent :

  • la révolution informationnelle qui accentue les contradictions entre développement des forces productives et rapports sociaux de production
  • les institutions politiques, financières et culturelles et politiques qui assuraient jusqu’ici l’hégémonie mondiale du capital sont ébranlées car elles deviennent incapables de canaliser le mécontentement des peuples
  • l’émergence d’organisations cherchant à s’émanciper des tutelles américaine voire occidentale (BRICS – Organisation de coopération de Shanghai – COP, etc …).
  • la recherche d’un nouveau type de multilatéralisme et d’ententes zonales contre l’unilatéralisme et le protectionnisme américain,
  • Avec l’arrivée de Trump au pouvoir, s’est ouverte une nouvelle phase de la contre-offensive des États-Unis. Elle se heurte cependant à des résistances diverses sur tous les continents.
  • Quel avenir pour le monde : affrontement généralisé ou coopération et paix ?
  • La Chine et l’Europe, la Russie, à des titres différents, sont particulièrement mises au défi.
    Pour les communistes, il s’agit de construire un nouvel internationalisme capable d’opposer des réponses de coopération face à ces logiques. Il s’agit de faire vivre en toutes circonstances nos valeurs anti-impérialistes, de paix et de solidarité. Un axe de bataille essentiel est que la France sorte de l’OTAN et qu’elle joue un rôle moteur en Europe et dans le monde pour un rapprochement, une nouvelle alliance, avec les pays en développement et émergents (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud, Mexique, Turquie, etc.)

Il faut donner une place bien plus grande à la dimension internationale de notre action et à notre apport à une autre mondialisation. Le conseil national et les communistes doivent être régulièrement saisis de l’analyse de la situation internationale, informés des débats au sein du PGE, des relations avec les partis communistes et progressistes. Celles-ci doivent être développées dans une démarche d’écoute, de respect mutuel et de solidarité. La situation nécessite une nouvelle capacité d’initiative de notre parti en Europe et dans le monde pour des actions communes.

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Congrès du PCF – Ivry du 23 au 25 novembre : « Porter un projet communiste »

Posté par jacques LAUPIES le 3 novembre 2018

 

 

 

Le chapitre 3-3 de la nouvelle base commune « Le communisme de notre temps  : idéal éthique, visée historique, chemin de lutte » exprime  en définitive le fondement programmatique  du PCF. Nous la reproduisons ci dessous, en marquant en particulier le paragraphe 34 sur les moyens financiers. Un projet communiste ne peut en effet se concevoir sans la maitrise de l’argent.

C’est sans doute la ce qui nous différencie sur l’essentiel des partenariats possibles avec d’autres partis de gauche, d’ou l’intérêt de développer dans les différentes catégories de salariés mais aussi en direction de certaines couches moyennes dont  la classe dominante des grands capitalistes se fait encore des alliés.

EXTRAIT DE LA BASE COMMUNE

3. Porter un projet communiste

Travail, emploi, salaires (marché du travail), services publics et développement humain, rôle de l’entreprise et de la production, pouvoirs, institutions politiques, finance et mondialisation tels sont les chantiers du communisme que nous devons investir immédiatement. Un projet communiste doit comporter des axes de transformation sur tous ces chantiers. Sans constituer un programme, ceux-ci doivent être cohérents pour une transformation effective. Sa configuration doit se modifier au rythme de l’expérience acquise par les luttes pratiques, comme au rythme de l’avancée des connaissances. Il s’agit, au total, d’avancer en pratique en rassemblant largement, malgré les conflits inévitables, les contradictions, les compromis et les incertitudes dans une construction qui puisse changer réellement la société.

Des objectifs sociaux transformateurs

L’emploi au cœur de la transformation sociale : notre proposition de sécurité d’emploi et de formation  :

Cela s’inscrit dans l’avancée vers un système de sécurité d’emploi ou de formation permettant à chacun.e de conjuguer mobilité choisie et sécurité accrue de ses revenus et de ses droits. Ce système, pleinement réalisé permettrait de supprimer le chômage, de révolutionner le contenu du travail, de dépasser l’opposition travail-hors-travail, tout en répondant au besoin de souplesse, de progrès et d’adaptabilité de la production moderne. Progresser dans sa construction est inséparable de la défense et de la promotion d’une protection sociale efficace parce que financée à partir des richesses créées dans les entreprises. Des éléments essentiels d’avancées immédiates vers ce projet ont déjà fait l’objet d’une proposition de loi des députés communistes.

Une nouvelle expansion des services et du secteur publics :

Les services publics doivent être une pierre d’angle angulaire de la construction d’une nouvelle citoyenneté. Il s’agit de contester la domination de l’Union européenne par le marché et la concurrence aveugle, pour promouvoir un système de coopération où les services publics rénovés et de nouvelles entreprises publiques joueraient un rôle décisif d’entraînement.

Il est indispensable de promouvoir des entreprises publiques dans les secteurs de la production et des services, visant la réponse efficace aux besoins populaires et la sécurisation de l’emploi et de la formation. Cela implique une transformation profonde des gestions avec de nouveaux critères, une barrière efficace à l’entrée des capitaux privés, des financements émancipés des marchés financiers, des pouvoirs d’intervention des salariés et de concertation avec les usagers, des coopérations très nombreuses et intimes en France, en Europe, dans le monde.

Des pouvoirs nouveaux :

La conquête d’une démocratie participative et d’intervention :

Elle suppose la création de nouveaux pouvoirs, un essor considérable des libertés et la conquête d’une égalité effective, en faisant en sorte que chacun dispose des moyens nécessaire à son accomplissement. Le rôle des salariés dans l’entreprise et des populations concernées doit prédominer, au lieu du monopole du capital et de ses représentants. Cet enjeu est au cœur de la lutte de classes d’aujourd’hui. Il s’agit de transformer les gestions d’entreprises pour leur faire assumer un but d’efficacité sociale, territoriale et écologique. Il faut aussi de nouvelles institutions pour une nouvelle République allant de pair avec une nouvelle construction européenne.

Des moyens financiers :

Emanciper société et économie des marchés financiers

L’argent et la monnaie sont l’instrument majeur de la domination du capital sur l’économie et la société. Un projet communiste doit promouvoir par la lutte un tout autre système de financement. Les marchés financiers, les grands actionnaires et le grand patronat imposent une logique de financement et de gestion qui soumet les entreprises à la domination du capital. Il faut rompre avec cela pour une tout autre logique. Il faut prendre le pouvoir sur l’utilisation de l’argent des entreprises (profits), de l’État (fond publics), des banques (crédit), des assurances (épargne). Au lieu de servir les profits, le coût du capital, l’évasion fiscale, cet argent doit financer les investissements efficaces, l’emploi, la formation, la recherche, l’écologie, l’égalité femmes-hommes, etc. Il doit aussi financer les services publics dans les territoires au lieu de laisser la dette publique sous la coupe des marchés financiers. Cet axe de transformation concerne tous les niveaux d’intervention : régional, national, européen et mondial.

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Congrès du PCF – Ivry du 23 au 25 novembre : à propos de l’approprition sociale des moyens de production.

Posté par jacques LAUPIES le 1 novembre 2018

  

Hier j’ai reproduit la première partie du  deuxième chapitre du texte de la base commune de discussion, sans faire de commentaire. Le constat y est fait de la « crise du capitalisme financiarisé et mondialisé » avec notamment le rappel de la nécessité d’utiliser « les richesses produites et la monnaie créée, au service non pas de la rentabilité du capital, mais au développement de chacune et de chacun, de toutes et tous, dans le respect de la planète » 

Est évoqué dans ce paragraphe « la domination des idées social-démocrates sur toute la gauche » qui a rejoint « la domination des idées de concurrence pour le profit » et ouvert la voie à  » une réaction néolibérale, ultra réactionnaire, et autoritaire et aux populistes qui ont rajouté au désarroi et à la confusion. »

On ne peut que souscrire à ce constat qui révèle comme l’indique le texte : « Les contradictions entre la logique du capital et les besoins de développement humains nouveaux  ont été ainsi accentuées. »

Peut-être faudrait-il y ajouter que cette contradiction appelle au dépassement, nécessairement progressif et accepté par le peuple,  de cette  contradiction fondamentale entre la propriété privée des moyens de production et le caractère social de cette production qui est à la base de l’aliénation du travail et de sa conséquence que certains appellent « la perte de soi » pour les humains !

Bien que  cela soit évoqué dans le troisième chapitre que dont je vous donne à lire un extrait :

III. Le communisme de notre temps : idéal éthique, visée historique, chemin de lutte

La visée communiste est une visée de transformation radicale de notre société pour une société de partage des richesses, mais aussi des pouvoirs, des savoirs et des rôles. C’est la visée d’une société sans classes, sans guerres, dépassant les nations ; une société où exploitation et aliénations sont abolies. En cela le communisme s’oppose radicalement au capitalisme et à son idéologie, le libéralisme.

Le communisme est à la fois la visée et le chemin d’une société dont le but et le moyen deviennent progressivement et par étapes le développement émancipé de chacune et de chacun, comme personne et en société, ou comme disait Marx comme « individu intégral ». Une société où « le libre développement de chacun devient la condition de libre développement de toutes et tous ».

En ce sens les luttes immédiates à organiser et les rassemblements à construire doivent contribuer à ouvrir le chemin vers cette nouvelle société. Le communisme est donc inséparable d’objectifs sociaux ambitieux, de pouvoirs et de moyens financiers nouveaux qui dessinent une étape radicale vers cette visée.

1. Le communisme à l’ordre du jour

La crise du système capitaliste et ses contradictions d’une profondeur inédite ouvre une nouvelle période historique. Avec les débuts de la révolution technologique informationnelle, et ses exigences de partage, la perspective d’aller “au-delà” du marché capitaliste prend un caractère plus concret.

Le développement des capacités de chacun.e devient nécessaire pour le bien commun de toute la société. Cela rencontre les formidables aspirations à l’émancipation personnelle.

Les besoins nouveaux de créativité dans le travail comme dans le débat démocratique poussent en faveur d’une prise de pouvoir par les travailleurs dans l’entreprise et les citoyens dans les institutions.

Tout le système de délégation de pouvoir doit être dépassé, comme y invite la crise profonde de la démocratie parlementaire, mais aussi l’étouffement de la créativité des salariés dans les entreprises par les monopoles de pouvoirs patronaux.

Un dépassement du capitalisme pour l’abolir n’est donc plus seulement une utopie, une idée qu’il s’agirait de formuler sans la mettre en pratique.

C’est un processus de transformation révolutionnaire et démocratique que nous devons chercher à construire par nos propositions et notre projet, et à faire vivre au cœur des luttes sociales et d’idées.

Un effort de renouvellement et de novation est en effet devant nous de même qu’une bataille d’idées est à mener. Car l’idéal communiste, longtemps identifié au grand espoir soulevé dans le monde par la révolution soviétique et l’édification de l’URSS à partir d’une Russie arriérée, a été défiguré par de terribles dérives du système soviétique et a été atteint par son effondrement dans une crise profonde.

2. Un processus révolutionnaire

Le communisme est un processus historique d’abolition réussie du capitalisme, poussant tous les acquis de civilisation de ce système, et supprimant ses maux, vers une nouvelle civilisation. C’est cela le dépassement du capitalisme.

Il s’agit de dépasser l’enfermement de chacun-e dans les aliénations d’un travail, d’une consommation et d’une vie sociale dominées par une production au service de la marchandisation et de l’accumulation. Et, en dépassant la soumission des activités à l’accumulation capitaliste, on ferait avancer une efficacité sociale pour le droit au bonheur de chacun-e.

Cela signifie une révolution des rapports sociaux de production :

- une appropriation sociale des moyens de production, d’échange et de financement, de la gestion des entreprises

- l’avancée d’une sécurité d’emploi ou de formation, avec des activités de développement des capacités de chacun, dépassant le salariat capitaliste, vers une société sans classe.

Au-delà de l’économie, cela signifie aussi une novation institutionnelle continue, avec des pouvoirs d’intervention directe, décentralisés, de tous les acteurs sociaux et des citoyens. Cela permettrait de pousser la démocratie jusqu’au développement de l’autogestion économique et politique.

Dans cette nouvelle civilisation, chacun aurait tous les moyens effectifs de contribuer à son propre bonheur. Forte de nouvelles valeurs cette civilisation permettrait l’épanouissement et la créativité de chaque individu et de tous, ensemble.

L’humanité pourrait mettre un terme à toutes les dominations sociales et à toutes les formes de discrimination, pour une société d’égalité dans la différence. Elle deviendrait capable de transmettre la Terre aux générations futures, en respectant son intégrité, sa diversité, sa beauté.

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Le PCFa besoin d’une profonde transformation et celle ci ne pourra se faire qu’en le dotant de responsables acquis à cette volonté

Posté par jacques LAUPIES le 31 octobre 2018

PUBLIE SUR LE SITE : http://lepcf.fr/Pour-un-manifeste-du-parti-communiste-du-XXIeme-siecle

Quelle direction nationale pour le PCF ?

Samedi 27 octobre 2018, par  pam , popularité : 100%
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Les médias ont largement repris ce qui a malheureusement été dit par certains au conseil national, le choix d’une base commune qui n’est pas celle proposée par l’exécutif ne serait qu’une question de casting… Et les médias évidemment, qui le plus souvent ne relatent de la vie politique que ces péripéties de casting, cherchent des noms, opposant par exemple Pierre Laurent et André Chassaigne.

Les communistes savent bien que le fonds du choix de la base commune était une question de contenu, d’analyse politique, de choix stratégique, et que le travail sur cette base commune du manifeste les mobilise pour un congrès extraordinaire qui doit d’abord construire, partager et donc adopter une nouvelle orientation politique. C’est sur cette base qu’il faudra aussi discuter et définir une direction nationale pour faire vivre cette orientation dans les années qui viennent.

Cependant, ce choix d’une direction, loin d’un casting, doit être préparé pour réussir le congrès. Il ne s’agit pas de reproduire la technique mensongère du mouvement en marche d’un « appel aux candidatures » dont on sait qu’à la fin, c’est l’Elysée qui décide. Il doit s’agir de répondre d’abord à la question « quel parti pour cette stratégie » et donc « quelle direction pour ce parti ».

De ce point de vue, l’annonce par Pierre Laurent de sa candidature était prématurée et parait ainsi précipitée par un choix de base commune qu’il ne veut ou ne peut pas assumer comme secrétaire national. Elle dit en quelque sorte, « je veux continuer à défendre l’orientation que les communistes ont mis en minorité« .

Il paraissait normal alors de montrer qu’il y aurait bien un débat sur la direction nationale au congrès et on peut comprendre que d’autres responsables du parti communiste fasse connaitre leur « disponibilité ». Cela dit, le débat doit d’abord porter sur le rôle et donc le type de direction qui doit être adoptée par le congrès. Le PCF n’a rien à gagner au « bal des égos » que connaissent tous les autres partis politiques.

La base commune propose « un parti communiste utile, agissant, audacieux et novateur, internationaliste et révolutionnaire » insistant sur son organisation, son retour dans les entreprises, la formation de ses militants, son rôle internationaliste…
L’enjeu du congrès est bien de faire entendre dans l’immense peuple des abstentionnistes que le parti communiste est de retour, que ça vaut le coup de s’organiser pour résister, et pour réouvrir une issue politique qui ne peut exister sans affirmer le besoin de changement de société. Le choix d’une direction sera un des premiers messages pour rendre visible l’ orientation politique construite dans le congrès.

Le PCFa besoin d'une profonde transformation et celle ci ne pourra se faire qu'en le dotant de responsables acquis à cette volonté
Les communistes décideront de leur direction

Quelques idées pour contribuer à ce débat nécessaire.

Un ou une dirigeante pour les communistes, pas pour les médias

Ce serait la première erreur pour les communistes, réfléchir d’abord à leur image, espérer au fonds qu’une « personnalité » suffisamment habile pour passer dans les médias viendrait résoudre, presque par miracle, l’enjeu de la visibilité du parti communiste.

On peut rappeler que le plus haut score du PCF à une élection présidentielle était celui de Duclos en 1969, 21,3%, quelques mois après 68 et son défilé médiatique de jeunes qui deviendront souvent « post-modernes » ! Duclos n’avait rien de l’image qui pouvait sembler « tendance », mais il parlait aux ouvriers, aux paysans, et les communistes se sont mobilisés comme jamais pour faire du vote Duclos une immense affirmation de leur force…

Certains diront que Marchais avait cette force médiatique, mais je fais partie de la génération qui peut témoigner de la violence des campagnes médiatiques contre lui dans les années 70, et de la réalité de la campagne militante de 1981, qui remplissait des stades sans faire appel aux prestataires « évènementiels » qu’on a connu depuis chez tous les candidats, pour un résultat qui nous a fait mal à l’époque, mais dont on mesure à postériori la force ! C’est bien le parti qui est le facteur décisif d’un résultat aux élections présidentielles de demain !

Jamais les médias ne feront la force d’un parti communiste, et il vaut presque mieux se faire taper dessus par les médias que d’en espérer de la visibilité. Le traitement récent des perquisitions de la FI montre que même Jean-Luc Mélenchon, dont tout le monde reconnait l’efficacité médiatique, ne peut rien face à des médias aux ordres et prend même le risque de perdre une part de son aura médiatique, ce qui ne veut d’ailleurs pas dire qu’il perde quoi que ce soit chez ceux qui le soutienne.

Non, nous devrons choisir une direction pour mettre en œuvre une orientation politique, c’est à dire pour faire vivre un conseil national renouvelé, faire progresser l’organisation concrète du parti, remettre en place un suivi régulier, précis, de nos forces, notamment en entreprise, ne pas se contenter de « campagnes » nationales mais construire patiemment, de manière réaliste par rapport à nos forces, leur appropriation par les communistes. L’affaiblissement du parti devrait conduire à mon avis la future direction nationale à une grande tournée de terrain pour animer elle-même la bataille militante de reconstruction du parti, pourquoi pas un programme en un an de 100 rencontres en entreprises, 100 rencontres de quartier, 100 rencontres de pays avec la direction nationale et à chaque fois un programme précis de renforcement en adhésion et en organisation, cellule, animation de section… De ce point de vue, la première qualité des dirigeants que nous devrons choisir, c’est leur caractère de militant de masse, capable de gagner le débat au bugne à bugne devant une entreprise ou un quartier, de gagner un soutien, de transformer un soutien en adhérent, un adhérent en militant, un militant en responsable du parti…

Une ou un dirigeant pour une équipe, pas pour une personnalité

Le deuxième risque dans le choix du secrétaire national, c’est de chercher le « sauveur suprême« , la personnalité incontestable qui résoudrait seule toutes les contradictions entre communistes. La culture communiste est celle du collectif, de l’équipe dans laquelle évidemment chaque personne a une originalité, mais qui place l’équipe au dessus d’elle-même. C’est le contraire d’une organisation en tendance qui personnalise le débat d’idées en les « incarnant » par des dirigeants qui ne sont pas au service de l’équipe, mais au service de leurs idées.

Les communistes se serrent les coudes…

Un communiste sait qu’il peut être en désaccord avec les autres, et que son idée, sa proposition peut ne pas être retenue par le collectif, et que pourtant, c’est bien évidemment la décision du collectif qui est mise en œuvre. Mais il ne cherche alors pas à démontrer que le collectif a tort en espérant rouvrir le débat plus tard ! Non, il contribue à la mise en œuvre, en tenant évidemment compte de sa perception, donc en essayant de prémunir l’action commune de ce qu’il percevait comme une erreur. Et c’est la vie qui tranchera. Et de toute façon, après le retour de l’expérience, la situation ne sera plus tout à fait la même et donc le débat sera différent, et les communistes retrouveront peut-être une autre manière de construire leur unité. Cette dialectique capable de « penser les contradictions » dans leur unité est au cœur de l’originalité communiste.

L’équipe de direction est donc essentielle, plus même que la première personnalité !
D’autant qu’il y aura des nombreux chantiers :
- l’enjeu premier de l’organisation, reconstruire le cœur de l’organisation de proximité, pour permettre aux communistes de gérer les cartes, les cotisations, non, pas en revenant au « cahier du trésorier » des années 50, mais en s’appuyant sur des solutions numériques. Il faut un secrétaire national à l’organisation qui soit un champion de l’organisation !
- l’enjeu de l’entreprise, reconstruire le lien prioritaire du parti avec le monde du travail, au coeur de l’affrontement avec le capital. Il nous faut un secrétaire national aux entreprises capable de reconstruire un collectif national des grandes entreprises…celui que Robert Hue avait dissous dès son arrivée !
- l’enjeu de l’Humanité. Ce qui était le journal du parti reste une force médiatique incontournable pour les communistes. Mais qui peut dire que ce journal est toujours le journal des communistes ? Il est tout autant celui des insoumis, de la gauche de la gauche, des frondeurs socialistes, de l’éco-socialisme… Je ne parle pas de ses lecteurs, car l’Humanité vise à être lue le plus largement possible, mais du de son rôle pour faire vivre les batailles communistes. Le journal est, après l’organisation, la deuxième urgence pour les communistes. Il leur faut mener la bataille idéologique au quotidien, construire un « réseau social » militant qui redevienne le premier réflexe matinal de ceux qui contestent l’ordre établi ! Les communistes ont un besoin vital de refaire de l’Humanité leur journal ! Il faudra une direction de l’Humanité qui porte ce défi, dans un contexte de très grande fragilité économique du journal !
- l’enjeu du lien avec les élus
Les élus communistes restent une des forces essentielles du PCF. Dans les villes ouvrières comme à l’assemblée nationale, ils font entendre, malgré les médias, un autre discours, des propositions qui jouent un grand rôle dans les représentations politiques. Mais trop souvent ces dernières années, le message était brouillé par des hésitations politiques répétées, avec des stratégies électorales à géométrie variable, des élections ou le PCF se fondait avec le PS, ou avec les écologistes, ou avec les insoumis, quand d’autres affirmaient leur autonomie… Sur de nombreux dossiers, de la ZAD de Notre Dame des Landes à l’intervention en Libye, les élus communistes ont été divisés, et parfois, ils ont pris des positions institutionnelles contre l’avis des communistes. Dans le respect de leur propre responsabilité, le PCF devra reconstruire un lien fort entre les élus et le parti, un lien de confiance et de solidarité dans l’action. Les élus ont un urgent besoin de luttes sociales et idéologiques pour rendre utile leur action, les militants ont un immense besoin d’élus pour ouvrir les dossiers, accéder aux études et aux données, interpeller les pouvoirs, bousculer le ronron institutionnel… Bien évidemment, cela commence dès les prochaines élections européennes ou nous avons besoin d’une liste dirigée par le PCF porteur de la colère populaire contre l’Europe de la concurrence de tous contre tous, et ce sera un enjeu décisif des élections locales de 2020 qui seront certainement une étape cruciale dans le démontage encours de la république.

Il y a bien sûr d’autres sujets qui nécessiteront un dirigeant national capable d’impulser le redressement communiste nécessaire, la jeunesse, les rapports avec les autres partis communistes, l’internationalisme, l’unité des travailleurs contre le racisme…

Mais tout cela veut dire que le premier dirigeant doit être d’abord celui qui fera vivre une équipe, loin d’un microcosme et de ses conflits d’égos, une équipe porteur de l’ensemble du parti, de ses générations, de ses régions, de ses origines sociales.

Un ou une dirigeante pour le monde du travail, par pour les 99% !

C’est sans doute le critère le plus important, le plus visible, celui qui peut faire causer dans les médias et celui que les communistes pourront utiliser pour le faire grandir là ou nous voulons reconstruire. De qui le secrétaire national sera le représentant, au-delà des communistes ? de quelles forces sociales ? de quelle France ?

Car on ne peut pas se dire le représentant des 99%, cela n’a pas de sens comme le montre la violence des conflits politiques dans le peuple aux USA, au Venezuela, au Brésil, en Italie, en Russie… Malheureusement le discours des 99% repris par un livre oublié de Pierre Laurent nous masque le fonds de nos difficultés, les contradictions dans le peuple !

Nous les connaissons pourtant bien dans les tensions entre urbain et rural, entre urbain et péri-urbain, rural et néo-rural… Nous les connaissons bien entre quartiers populaires et gentrification des cœurs de ville, y compris dans la région parisienne de certaines de nos villes. Un exemple qui m’a toujours frappé, peu de communistes ont pris conscience que le tarif d’achat de l’électricité photovoltaïque sur le toit des maisons particulières, revenait à faire subventionner des classes aisées par les factures de tous, y compris des bénéficiaires des tarifs sociaux ! De fait, il faut toujours revenir à ce qu’on appelait une « lecture de classe », en cherchant qui profite et qui paie…

Le PCF organise une journée populaire à la mer…

De ce point de vue, un enjeu premier du congrès est d’engager le retour du parti communiste dans le monde ouvrier, les quartiers populaires, le monde du travail en général. Ce n’est pas une question de casting, il ne s’agit pas de dire, « on cherche une ouvrière de parents immigrés de 40 ans… » C’est une question politique. Il s’agit de savoir qui peut représenter ce choix stratégique d’un retour vers le monde du travail, d’une décision politique de mener une bataille acharnée pour reconstruire le parti dans le monde du travail, et donc que le monde du travail tel qu’il est, les ouvriers, les employés, les techniciens, les ingénieurs… puissent entendre que le PCF est fait pour leur parler, pour leur donner la parole.

Bref, une ou un dirigeant communiste pour le parti du XXIème siècle !

Un dirigeant qui fasse vivre une équipe au travail avec les communistes pour reconstruire le PCF, un dirigeant qui porte la colère populaire, celle de cette France périphérique qui voit le territoire se fracturer, celle de cette France populaire qui ne croie pas au ruissellement des premiers de cordées, celle de cette France du travail qui ne croit pas à la France start-up…

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Congrès du Parti Communiste : Ivry du 23 au 25 novembre

Posté par jacques LAUPIES le 31 octobre 2018

 

Je vous propose  aujourd’hui d’examiner le chapitre intitulé « Relever les défis de la crise »

II. Relever les défis de la crise

1. Rassembler pour une issue à la crise du capitalisme financiarisé et mondialisé

Alors qu’une nouvelle catastrophe s’annonce, la crise du capitalisme nous place au défi de rassembler pour ouvrir une issue.

En 2008, c’est une suraccumulation de capitaux matériels et financiers qui est venue à éclater dans l’ensemble des pays capitalistes développés. Après le krach de 2000-2001, les États et les institutions internationales ont été mobilisés pour sauver le capital et accroître la rentabilité financière : l’argent des profits, des fonds publics et du crédit a servi à alimenter la flambée des cours et des investissements ; les technologies numériques, génératrices d’économies massives de travail humain, ont été monopolisées par les multinationales La suraccumulation des capitaux a ainsi été relancée, et a débouché sur la crise financière de 2008-2009. Résultats : un chômage et une surexploitation des travailleurs fortement aggravés, une insuffisance accrue des débouchés amplifiant la guerre économique mondiale, le prélèvement de monstrueuses rentes néocoloniales sur les peuples des pays les moins développés et des risques multipliés d’affrontements armés.

Cette crise a déstabilisé les schémas intellectuels dominants et mis en cause la légitimité du système capitaliste. L’idée qu’il est nécessaire de rompre avec ce système peut grandir : encore faut-il dessiner les chemins d’une telle rupture.

À droite comme chez les socialistes, la réponse à la crise du système a été d’accroître l’intervention publique en faveur des profits et d’un marché prétendument « régulé ».

Pour sortir de la crise, il aurait fallu au contraire une nouvelle intervention publique pour mettre l’argent, les richesses produites et la monnaie créée, au service non pas de l’augmentation de la rentabilité, mais du développement de chacun et de tous, dans le respect de la planète. L’urgence était de faire reculer la domination du capitalisme mondialisé en faisant progresser, dans les luttes, dans les urnes et dans les institutions, l’exigence d’autres règles, d’autres critères, et en particulier, de pouvoirs décisionnels nouveaux pour les travailleurs sur tous les choix d’investissement.

Ce défi n’a pas été relevé. La domination des idées de concurrence pour le profit a persisté. La domination des idées social-démocrates sur toute la gauche, insuffisamment combattue, a persisté elle aussi. Tout cela a ouvert la voie à une réaction néolibérale, ultra-réactionnaire et autoritaire ainsi qu’aux populistes qui ont rajouté au désarroi et à la confusion.

Les contradictions entre la logique du capital et les besoins de développement humain nouveaux ont ainsi été accentuées.

Avec la révolution numérique et informationnelle, une nouvelle efficacité économique, fondée sur le partage des informations, devient possible. Les aspirations aux savoirs et à la créativité sont de plus en plus vives et partagées ; la place nouvelle des connaissances dans la société ouvre des possibilités inédites d’émancipation ; mais les multinationales utilisent les gains de productivité pour faire baisser le « coût du travail », précariser les emplois, soumettre les formations à leurs exigences de rentabilité. Les salariés dont l’emploi est supprimé sont rejetés dans le chômage.

La révolution démographique, avec l’augmentation de l’espérance de vie, la possibilité pour les femmes de maîtriser la procréation, les nouvelles relations qui s’instaurent dans les couples et dans les familles, est porteuse de libertés nouvelles, mais le capitalisme l’utilise pour marchandiser l’ensemble des temps de la vie.

Enfin, l’humanité a aujourd’hui le pouvoir de menacer sa niche écologique : la planète. L’exigence d’expansion du capital ne permet plus de préserver notre environnement et met en danger l’espèce humaine.

Nous devons développer en grand le chantier de la compréhension marxiste de ces transformations et de la conquête par les travailleurs et les peuples de leur maîtrise sociale et démocratique

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