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Avocats, magistrats, greffiers, personnels dans la rue pour l’accès à la justice pour tous

Posté par jacques LAUPIES le 10 avril 2018

 

 

Daniel Roucous avec SAF
Lundi, 9 Avril, 2018
Avocats, magistrats, greffiers, personnels dans la rue pour l'accès à la justice pour tous

SAF

Nouvelle Journée « Justice morte » à l’appel de tous les syndicats, mercredi 11 avril. Une manifestation nationale est prévue à 14 heures place du Châtelet à Paris.

Après la Journée Jusrice morte le 30 mars (photo SAF ci-contre), l’ensemble des syndicats des magistrats, greffiers, avocats, personnels appellent à une manifestation nationale le 11 avril voici pourquoi ?

« La ministre de la justice demeure sourde à la large mobilisation des professionnels de la justice contre son projet de « chantiers ».

Elle promet qu’« aucun lieu de justice ne sera supprimé », comme si nous nous battions pour protéger des bâtiments, et non la justice qui se rend en leur sein.

A notre mouvement suivi depuis plusieurs semaines sur l’ensemble du territoire, elle ne répond que par une communication usée : nous n’aurions pas compris ce texte, il faudrait nous l’expliquer.

Nous sommes les professionnels de terrain. Chacun dans nos professions assurons et participons avec dévouement au fonctionnement d’une justice dont nous subissons l’indigence au quotidien. Nous n’avons pas besoin de nous faire expliquer le sens d’un texte que nous avons parfaitement compris.

Nous refusons ce projet dont le véritable objectif est de permettre le maintien de la justice dans son état de misère budgétaire en sacrifiant toute notion de qualité au nom de la productivité.

Nous refusons ce projet d’une justice illisible, déshumanisée et privatisée.

La justice mérite une réforme ambitieuse mue par un idéal à la hauteur des besoins des justiciables et non un simple démantèlement.

Puisque la ministre n’entend pas la mobilisation du terrain, nous viendrons la lui exprimer jusqu’aux portes de la place Vendôme.

Le mercredi 11 avril, nous manifesterons tous ensemble pour une justice de qualité et pour les droits de tous.

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Ils font les canards…

Posté par jacques LAUPIES le 9 avril 2018

Les écolos (enfin certains de plus en vue genre Hulot) font les canards, d’autres sensés adversaires de la pollution routière ne se préoccupent pas des conséquences catastrophiques de la « réforme en reculons » que veut et défend Macron, champion de l’autocar. Tous se cachent derrière la prétention à vouloir détruire ce qui a été et demeure un fleuron de notre économie, a été délaissé par un état désengagé de ses responsabilités d’investisseur public.

Si les transporteurs routiers qui usent et abusent de nos routes et autoroutes avaient été soumis au même régime et dû supporter la construction des infrastructures routières, leur compétitivité, et leurs bénéfices connaitraient sans doute quelques difficultés à se réaliser !

Quant aux « défenseurs » des usagers du rail ils ne semblent pas trop mesurer que leurs meilleurs soutiens sont précisément les travailleurs du rail que l’on appelle « cheminots » tout simplement parce que depuis des décades ces derniers plaident pour des lignes rénovées, plus de  personnel pour les entretenir et faciliter leur usage en toute sécurité. 

En résumé, fermer sa gueule à cause de quelqu’un que l’on craint comme voudrait le dire l’expression  « faire le canard » prend tout son sens si l’on substitue aux canards nombre d’élus du centre, de droite et des commis  genre De Closets et autres volatiles des officines médiatiques  de la bourgeoisie, confrontés à un maitre exigeant : le capitalisme malade de la baisse tendancielle du taux de profit.

Une baisse qu’il veut transformer en hausse en s’en prenant aux cheminots, aux ,,hospitaliers, aux salariés en général, aux retraités et pire que tout, à la jeunesse que l’on prive du droit à apprendre, même lorsque cette dernière, en partie abandonnée à l’ignorance, est condamnée à une soumission inconsciente.

Ne me dites pas que j’exagère, que le monde est truffé de plus pauvres que nous, d’affamés, de sacrifiés, de torturés et d’assassinés. Je le sais mais ce que je sais aussi c’est que nous sommes victimes des mêmes truands que sont tous ceux qui pour le moins entretiennent le mécanisme d’exploitation et pour le plus s’enrichissent inconsidérément sur notre dos.

Alors pas trop envie de jouer au canard. Ni au prophète ! Il ne s’agit que d’exiger la justice sociale…

 

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Que signifie l’expression « faire le canard »?

Faire le canard, c’est fermer sa bouche, ne pas protester… obéir bêtement à sa moitié. En l’occurrence il s’agit bien plus que de la moitié …

 

Les mauvais films de Guillaume Pépy, copies conformes de ceux d’Emmanuel Macron

Gérard Le Puill
Vendredi, 6 Avril, 2018
Humanite.fr
Le PDG de la SNCF Guillaume Pépy en est réduit à motiver les gilets rouges désormais sur les quais de gares sans trains. Photo : Stéphane de Sakutin/AFP

Le PDG de la SNCF Guillaume Pépy en est réduit à motiver les gilets rouges désormais sur les quais de gares sans trains. Photo : Stéphane de Sakutin/AFP

Alors que le second épisode de la grève perlée des cheminots commencera ce samedi soir à 20 heures pour se poursuivre le 8 et le 9 avril, un jeu de rôle assez pervers a été mis en place depuis le sommet de l’Etat. Hier soir, la séquence d’information connue sous le titre « l’œil du 20H » sur France 2 a révélé que la direction de la SNCF empêchait les journalistes de faire leur travail en toute indépendance sur les quais des gares. Ce fut aussi le cas lors du déplacement du chef de l’Etat à Rouen.

Ainsi donc la SNCF veut désormais fournir aux journalistes des images et des commentaires de voyageurs tournés par les communicants de Guillaume Pépy, le patron de la SNCF depuis 2007. L’ancien directeur de cabinet de Martine Aubry voilà un quart de siècle, semble, dans le cadre de la grève en cours, limiter sa fonction de PDG de la SNCF à celle du petit chef des gilets rouges chargés de renseigner les voyageurs sur les rares trains disponibles.

Hier soir aussi, toutes les télévisions ont diffusé la même image d’un dialogue poli entre le président Macron et une soignante qui, à Rouen, se plaignait de manquer de moyens pour travailler convenablement au service des malades. Comme d’habitude désormais à chaque déplacement du chef de l’Etat, ces images préalablement visionnées par le service communication de l’Elysée sont fournies aux médias audiovisuels qui ne sont plus autorisés à produire leurs propres images dans le sillage direct du président de la République.

Lors de ce déplacement, Emmanuel Macron a refusé de répondre à toute question relative à la grève des cheminots et à leurs revendications. Selon les propos d’un communicant de l’Elysée diffusés par le Canard enchaîné de cette semaine, « le Président n’est pas impliqué au quotidien dans la gestion du conflit. Il laisse le Premier ministre en première ligne… ». Mais nous dit le même journal, il « dispose   ’une ligne directe avec le nouveau directeur général,  car il est issu comme lui de la promotion Senghor de l’ENA et est resté l’un de ses bons camarades … ». Voilà probablement pourquoi Guillaume Pépy en réduit à motiver les gilets rouges désormais sur les quais de gares sans trains.

En 2015 déjà, un cheminot sur quatre travaillait pour rembourser la dette

Hier , aucune avancée n’a été constatée hier au terme de la rencontre entre les syndicats de cheminots et la ministre des transports, pas plus sur  la reprise par l’Etat de la dette de 54,5 milliard d’euros que traîne la compagnie ferroviaire que sur les autres revendications des cheminots. Elisabeth Borne, dont la carrière professionnelle est constituée depuis vingt ans d’incessants allers-retours entre des cabinets ministériels occupés par des ministres socialistes et des postes bien payés dans des entreprises publiques et privées n’a visiblement aucun mandat de négociation au point que son argumentaire et se limite à tenter d’opposer les usagers aux cheminots.

Dans une tribune publiée par le Monde daté du 5 avril 2018, Bernard Thibault, secrétaire général des cheminots CGT au moment de la grève des cheminots en 1995,  relève que « la SNCF est curieusement la seule entreprise où l’on demande aux responsables à l’origine des échecs de définir les mesures pour en sortir. La ministre des Transports, pendant des années à la direction de la stratégie de la SNCF, aux côtés de son PDG, a assurément toute l’expertise  pour expliquer pourquoi elle s’est trompée. Le gouvernement, comme d’autres avant lui, fait l’impasse sur l’origine principale des défaillancess et la dégradation du service public : un endettement massif et historique du transport ferroviaire généré par des choix d’investissement contestables et supportés par la seule entreprise publique et ses usagers. Déjà en 1995, le travail d’un cheminot sur quatre servait à payer les intérêts de la dette contractée pour la construction des lignes TGV que l’Etat commandait mais refusait de payer directement ».

Bernard Thibault rappelle aussi que la SNCF n’a cessé de créer des filiales en France et dans le monde, y compris et surtout pour concurrencer le transport ferroviaire par la route. Selon l’ancien secrétaire général de la CGT, ces filiales sont au nombre de 1.300 dont certaines perdent beaucoup d’argent dans des pays lointains comme l’Australie et les Etats-Unis.

L’étrange silence de Nicolas Hulot à propos des transports

Dans l’intitulé de sa fonction, Elisabeth Borne est « ministre auprès du ministre d’Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire, chargée des Transports ». Nicolas Hulot est donc de ministre de tutelle de la ministre en charge des Transports. Il est étrangement silencieux depuis le début du conflit. Comment se fait-il qu’il n’ait rien à dire sur le sujet alors que le bilan carbone du transport par le rail est de loin le plus faible de tous les modes de transport avec 2%  de CO2 émis pour 11% des voyageurs et marchandises transportés en France ? Nicolas Hulot fut à l’origine du Grenelle de l’environnement en 2007, suite à l’élection de Nicolas Sarkozy. Dans sa tribune du Monde, Bernard Thibault pose à ce propos les questions suivantes : « Les Français sont-ils satisfaits que 9 tonnes de marchandises sur 10 circulent sur les routes ? Sont-ils informés que, si rien ne change, compte tenu des prévisions de trafic marchandises à venir, il faudrait se préparer à un doublement du nombre des camions d’ici 2050?  L’objectif assigné par la loi à la suite du Grenelle de l’environnement de passer de 14% à 25%  de marchandises par fer et voies fluviales est inatteignable si rien de change», pronostique fort justement Bernard Thibault.

La réforme de la SNCF voulue par Emmanuel Macron, défendue bec et ongles par Edouard Philippe et Elisabeth Borne, tourne de dos aux objectifs du Grenelle de l’environnement comme à ceux du texte adopté au Bourget en décembre 2015 en conclusion de la Cop 21. Nicolas Hulot peut-il continuer de se taire face à ce reniement des engagements écologiques alors qu’on nous dit, en même temps, que le prochain « projet de loi constitutionnel inscrira l’impératif de lutte contre le changement climatique à l’article 34 qui définit le domaine de loi », selon le Premier ministre?

Journaliste et auteur

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Convergences, pollution idéologique, conscience de classe et luttes sociales

Posté par jacques LAUPIES le 8 avril 2018

Photo du jour (captée sur télé)

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Nous payons parfois très cher les progrès de l’humanité : dégradation du rapport avec la nature ! Doit-on le regretter ? Surement pas d’autant que nus devrions et pouvons éviter cette dégradation

pollution idéologique, conscience de classe et luttes sociales

L’idée de travailler à une convergence des luttes est évidemment présente dans l’esprit de tous les travailleurs dotés d’une « conscience de classe » c’est à dire mesurant qu’ils sont, avec leur différence, des exploités par un adversaire qui dispose de tous les pouvoirs essentiels : économique; politique, médiatiques.

La grande difficulté des classes salariées est d’identifier cet adversaire de ne pas le confondre avec des catégories particulières dont la position dans la société semble être en concurrence avec celle qu’ils occupent. La notion de revenu, son montant, celle de sécurité sociale (garantie de l’emploi, de déroulement de carrière, de formation, de retraite) font nécessairement l’objet de comparaison.

Les classes dominantes, non salariées,  elles aussi doivent-être repérées mais elles ne manquent pas de diversité et leur revenu varie considérablement. Pour autant elles n’en sont pas moins solidaires entre elles. Ce qui conforte cette solidarité est généralement concrétisé par la propriété de moyens de production, de l’immobilier, du foncier, donc de l’accès à la rente que leur procure directement ou indirectement le capital que cela représente.

Il y a là deux positionnements dans l’économie qui suscitent une contradiction d’intérêt fondamentale entre  ces deux catégories (ou classes). Les salariés ont le nombre mais théoriquement pas les pouvoirs, les non salariés ont le pouvoir mais pas le nombre.

Mais cette séparation n’est pas aussi nette car, rien de bien original à faire ce constat, le positionnement économique dans le système de production génère une grande diversité de couches sociales qui rend moins lisible, si on retient seulement le critère de revenu, l’appartenance de classe.

Ainsi est « polluée » la réalité des  deux classes fondamentales et cette pollution est accélérée et entretenue par une pression idéologique visant précisément à détruire la conscience de classe des victimes du système que les économistes marxistes ont globalisé dans la notion de prolétariat (dont le sens a été largement galvaudé au point que nombre de salariés, et plus particulièrement les plus aisés, ne s’y reconnaissent pas)

Les méfaits de cette pollution idéologique est considérable à tel point que si, de l’avis de la plupart des spécialistes, 1% de la population de notre planète dispose en gros de plus de la moitié de la richesse produite, la moitié de cette population – les 99 % – lorsqu’elle est consultée, adopte des positions et soutien aux « politiques » favorables à cette extrême minorité de 1%.

Les conflits sociaux sont révélateurs d’un manque de conscience de classe des salariés mais en même temps ils permettent de faire progresser celle ci  car ils sont en prise directe avec la réalité sociale et même si se poursuit la pollution idéologique des médias généralement maitrisées par la classe dominante.

Mon commentaire manque d’exemples concrets, vécus et révélateurs, j’y reviendrai.  A demain. J’ai sommeil !

 

Rail. Les cheminots préparent leur résistance « depuis un an et demi »

Sébastien Crépel
Samedi, 7 Avril, 2018
Humanite.fr
Convergences, pollution idéologique, conscience de classe et luttes sociales

AFP

Lors d’un meeting en soutien à leur lutte organisé vendredi soir à Paris par Attac et la fondation Copernic, Laurent Brun, secrétaire général de la CGT cheminots, est revenu sur le sens d’une grève « deux jours sur cinq ». 

Au travers des cheminots, le gouvernement d’Emmanuel Macron s’attaque à tous les salariés. C’est la conviction qu’ont voulu faire partager les participants au meeting organisé par Attac et la fondation Copernic, vendredi soir, dans une salle de la Bourse du travail de Paris, en solidarité avec la grève des travailleurs de la SNCF. Economistes, historiens, sociologues (Aurélie Trouvé, Henri Sterdyniak, Michèle Riot-Sarcey, Laurence De Cock, Mathilde Larrère, Frédéric Lebaron, Bernard Friot, Willy Pelletier…) ont apporté leur éclairage sur le conflit en cours et appelé à une convergence des luttes pour faire reculer Emmanuel Macron, aux côtés de représentants syndicaux des cheminots et de la fonction publique. 

« La difficulté à laquelle on s’est heurtée, c’est le fatalisme »

Parmi ces derniers, le secrétaire général de la CGT Cheminots, Laurent Brun, est revenu sur le sens de l’offensive gouvernementale contre le service public ferroviaire et sur la stratégie mise en place par les cheminots pour « tenir » et mener la bataille de l’opinion. La détermination et la combativité des cheminots, qui ont surpris de nombreux observateurs en ce début de conflit, sont le fruit d’un long travail de mûrissement de la lutte, a exposé Laurent Brun. « Il y a un an et demi, nous avons commencé à organiser la résistance », a expliqué le responsable de la CGT, dans la perspective de l’ouverture à la concurrence ferroviaire à laquelle les partis de la droite traditionnelle (LR, UDI) se préparaient en pensant revenir au pouvoir en 2017. Le signal est venu de la proposition de loi Maurey-Nègre, mise en chantier par ses auteurs au mois de février précédant l’élection présidentielle. « La difficulté à laquelle on s’est heurtée, c’est le fatalisme, a poursuivi le syndicaliste. Partout, les cheminots étaient mécontents, mais ils disaient : « On ne nous aime pas, on ne peut rien faire ». Il a fallu casser l’image d’isolement des cheminots en créant des liens avec les usagers, en provoquant des rencontres. » Pour le secrétaire général de la CGT Cheminots, « c’est l’un des enjeux de la bataille avec le gouvernement. L’idée, c’est de ne jamais lui laisser la main ». Les différents sondages parus ces dernières semaines montrent d’ailleurs une opinion publique partagée et non encore cristallisée sur le conflit des cheminots. Et Laurent Brun d’insister sur « l’enjeu de la démocratisation » des transports publics, en encourageant « les usagers à définir leurs besoins de transport ».

« Ils ne pourront pas s’en sortir par le pourrissement »

Les modalités de la grève participent de cette stratégie, avec le choix des « deux jours sur cinq » arrêté par la majorité de l’intersyndicale. Pour le cheminot cégétiste, il s’agit certes de « déstabiliser » le gouvernement et la direction de la SNCF, mais aussi de « faire la démonstration que l’on peut maintenir le rapport de forces et qu’ils ne pourront pas s’en sortir par le pourrissement » du conflit. Pour lui, la durée de trois mois de la grève est donnée à titre d’illustration de la volonté de « tenir » : « La question n’est pas d’aller jusqu’aux trois mois, ni de s’y limiter ». Enfin, souligne Laurent Brun, le fait de se donner les moyens de « tenir » donne la possibilité à d’autres acteurs, dont les mobilisations « ne sont pas toutes au même niveau », de les « raccrocher » à celle des cheminots, car ces derniers « ne peuvent pas se battre tout seuls » contre la remise en cause du service public. 
« On a affaire à un projet global de ce gouvernement, qui s’attaque aux éléments fondamentaux de la cohésion sociale » que sont la fonction publique et le service public, a rappelé à sa suite le délégué général de Solidaires fonction publique, Denis Turbet-Delof. Quant à Didier Bourgoin, secrétaire national de la FSU, il a estimé que la construction d’« un mouvement social large doit être un objectif collectif, avec les usagers ». Même tonalité chez Mathieu Borie, représentant Sud rail, pour qui la « bagarre de l’opinion est importante », et celle-ci implique donc d’associer et d’informer « les usagers et les autres secteurs » professionnels. 

La convergence des luttes en débat 

Reste que, si « le gouvernement craint beaucoup une convergence des luttes », selon le secrétaire général de la CGT service publics Baptiste Talbot, il ne faut « pas sauter d’étape » : « Les organisations syndicales ont un rôle majeur et central » pour « construire un mouvement social puissant » qu’il s’agit de « conforter », avant de prendre des initiatives politiques. De fait, la question de la coordination des actions s’est invitée dans le débat entre les participants, alors que les dates de mobilisation se multiplient (le 10 avril dans les universités, le 14 à Marseille, le 19 avril au niveau interprofessionnel à l’appel de la CGT, le 1er Mai des syndicats, le 5 mai proposé par le député FI François Ruffin). « Les convergences sont difficiles à organiser, il ne faut pas se le cacher, a estimé Pierre Khalfa, de la fonction Copernic. Il faut que tout le monde se réunisse autour d’une table pour discuter, car si les forces se divisent, on aura du mal à gagner. »

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Jacques Higelin : « Je crois, non pas à des lendemains meilleurs, mais à un aujourd’hui meilleur »

Posté par jacques LAUPIES le 7 avril 2018

 

  • Entretien avec Jacques Higelin à l’occasion de son concert à la Fête de l’Humanité en 1999. Rencontre avec un infatigable gamin qui garde la jeunesse au cour. Il ne donne pas de leçon mais en prend même à l’occasion du côté du hip-hop. On n’est jamais trop face aux préjugés.

    Sur le même sujet: 
     
     
     

    Higelin, poète au grand cœur

    Patrick Le Hyaric
    Vendredi, 6 Avril, 2018
    Humanite.fr
    A la Fête de l'Humanité, 1975

    A la Fête de l’Humanité, 1975

    L’hommage de Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité, à l’artiste décédé ce vendredi 6 avril.

    C’est avec une grande tristesse que nous apprenons la disparition de Jacques Higelin. Il disparait au moment du cinquantième anniversaire des mouvements de 1968 alors qu’il fut l’une des figures les plus marquantes de l’élan artistique né de la révolte de la société, de la jeunesse, des femmes. On se souvient de sa collaboration avec Brigitte Fontaine qui marqua l’avant-garde musicale au début des années 1970, tout comme de sa formidable capacité de réinvention pendant toute sa carrière, son talent hybride, sa passion si communicative et les liens intenses qu’il avait noué avec un public fidèle.
    Jacques Higelin aura été l’un des fers de lance du renouvellement de la chanson populaire française dans le pas de Charles Trenet dont il avait perpétué l’allure du « fou chantant » ou de Boris Vian auquel il empruntait l’impertinence et l’humour. Sa chanson mettait en avant la poésie avec des textes qui empruntait à la tradition surréaliste alliés à une musique ouverte sur les nouvelles sonorités. Il était quelque part aussi beau poète que grand musicien, sans oublier ses talents d’acteurs prêtés à de nombreux rôles de cinéma. 
    Homme au grand cœur, engagé à gauche, mobilisé aux cotés de la fondation Abbé Pierre pour le droit au logement, dans les luttes ouvrières, antiracistes, internationalistes ou écologiques, il était en permanence concerné par le sort des plus humbles.
    Jacques Higelin aura enchanté le public fervent de la Fête de l’Humanité à cinq reprises, de 1975 à 1999. Il lègue un héritage musical riche et fécond aux nouvelles générations d’artistes. Il nous laisse une immense œuvre.
    C’est une voix aussi populaire qu’exigeante que nous pleurons aujourd’hui en gardant en tête ses inépuisables mélodies qui appartiennent désormais au bel et grand patrimoine populaire.
    Jacques Higelin :
    Directeur de l’Humanité

    « Après le coup d’Etat au Brésil, la poursuite de la persécution judiciaire de Lula est logique »

    Entretien réalisé par Cathy Dos Santos
    Jeudi, 5 Avril, 2018
    Humanite.fr
    Maud Chirio : « Il n’est pas dit que Lula aille obligatoirement en prison dans les jours à venir. Néanmoins, il n’est plus protégé contre la prison préventive et sa vie publique se trouve fragilisée.» Photo : AFP

    Maud Chirio : « Il n’est pas dit que Lula aille obligatoirement en prison dans les jours à venir. Néanmoins, il n’est plus protégé contre la prison préventive et sa vie publique se trouve fragilisée.» Photo : AFP

    Maud Chirio est historienne et spécialiste du Brésil. Elle estime que la décision de la Cour suprême s’inscrit dans un contexte de démocratie dégradée après le putsch de 2016.

    Le Tribunal suprême de justice a rejeté mercredi, par six voix contre cinq, l’habeas corpus présenté par la défense de l’ex-président de gauche, Lula Da Silva, afin de rester en liberté tant que tous les recours n’ont été épuisés. Comment interprétez-vous cette décision ?

    Maud Chirio. Ce vote est sans grande surprise. Depuis longtemps, la perspective de laisser Lula jouer un rôle sur la scène politique était inacceptable pour une partie des acteurs politiques brésiliens, y compris pour le pouvoir judicaire. Les espoirs de certains reposaient sur des négociations personnelles avec les juges de la Cour suprême afin que Lula soit maintenu en liberté. Mais si l’on se place dans le schéma global des événements en cours au Brésil, à savoir l’organisation d’un coup d’Etat institutionnel (contre la présidente de gauche Dilma Rousseff en 2016, NDLR), la poursuite de la persécution judiciaire contre Lula est totalement logique.

    La prison pour Lula est-elle inéluctable ?

    Maud Chirio. La décision de la Cour suprême n’est pas exécutoire. Ce n’est pas un mandat d’emprisonnement. Il n’est pas dit que Lula aille obligatoirement en prison dans les jours à venir. Néanmoins, il n’est plus protégé contre la prison préventive et sa vie publique se trouve fragilisée. Le mettre  en prison, alors que les preuves à son encontre sont extrêmement légères, constituerait un symbole très fort pour une partie de la population qui continue de le considérer comme son leader politique. D’autre part, une éventuelle détention serait également inquiétante pour toute une partie de la classe politique sur laquelle pèsent des accusations considérablement plus lourdes et qui souhaite que le maintien en liberté demeure la règle.

    Vous dites que cette décision s’inscrit dans un schéma plus global de coup d’Etat institutionnel. N’est-elle pas à rapprocher des récentes déclarations de hauts gardés de l’armée dont certains ont parlé de recours à la force pour faire pression sur la Cour suprême ?

    Maud Chirio. Oui. La caractéristique de ce coup d’Etat est qu’un grand nombre d’institutions y participent, dont des institutions judiciaires et militaires. Ses acteurs, aux intérêts relativement différents, sortent des rails de la démocratie représentative. L’opinion publique internationale et les médias internationaux doivent enfin considérer le caractère inconstitutionnel, illégal, et extra-démocratique de ce qui se passe au Brésil. Lorsque le commandant de l’armée de terre déclare publiquement que si la Cour suprême ne condamne pas Lula, les Forces armées prendront leurs responsabilités, c’est-à-dire qu’elles menacent d’une intervention militaire, nous sommes en dehors de toute forme de démocratie fonctionnant correctement.

    Quels sont justement les acteurs de ce coup d’Etat ?

    Maud Chirio. Il y a d’abord une droite politique qui s’était totalement satisfaite du cadre démocratique qui existait jusqu’alors. Après sa défaite à l’élection présidentielle de 2014, elle a voulu se débarrasser de la cheffe de l’État Dilma Rousseff. Mais elle n’avait pas de motif constitutionnel. Elle craignait de ne pouvoir revenir au pouvoir avant un certain temps puisqu’il existait la possibilité que Lula succède à Dilma Rousseff. Elle s’inquiétait également des enquêtes judiciaires car la cheffe de l’État laissait pleinement agir la justice dans le cadre de l’affaire du « lavage express » (concernant la corruption liée à l’entreprise pétrolière nationale Petrobras, NDLR). L’autre objectif de cette classe politique était d’empêcher le maintien de la propriété nationale sur les richesses pétrolières qui ont été découvertes dans l’Atlantique sud à la fin du gouvernement de Lula (2003-2011) afin de les privatiser. C’est de manière anticonstitutionnelle que cette classe a réussi à reprendre le pouvoir en 2016.

    Il y a également le pouvoir judiciaire…

    Maud Chirio. Ce pouvoir est très conservateur mais il n’est pas complètement inféodé à la classe politique. Il a pour objectif le nettoyage de la classe politique. Les motivations sont réelles car il y un grave problème de corruption. Mais ce pouvoir judicaire devient une force politique. Une force qui n’a aucune légitimité représentative. Elle est issue des classes supérieures de la société. Elle est très privilégiée du fait de ses revenus. Ses conditions de vie sont incroyables si on les compare à une échelle européenne. Cette classe qui est donc devenue une force politique joue à condamner, à ne pas condamner, à relâcher, indépendamment des normes du droit. La troisième grande force politique, ce sont les Forces armées qui sont elles aussi issues des classes sociales très conservatrices. Elles agissent désormais dans le jeu politique et en partie, dans les persécutions judicaires. Elles menacent d’utiliser la force si le cours de la vie politique ne va pas dans le sens qu’elles souhaitent. Enfin, il existe aussi des mouvements populaires d’extrême droite mobilisés depuis 2013/2014. Ils sont très présents sur Internet mais également dans les rues. Ils sont dans une logique de haine politique. Ils désignent la gauche en général comme l’ennemi de l’intérieur, comme la responsable des maux du Brésil : la situation des services publics, la corruption. Leurs ennemis sont animalisés, ils leur nient le droit à la vie. Ce n’est pas le discours de la classe politique de droite ni celui de la population mais il est désormais autorisé sur la scène publique. Ce grand ensemble de pouvoirs est inquiétant.

    Désormais, que peut-il se passer ? Une recrudescence de violences est-elle à craindre ?

    Maud Chirio. Prévoir l’avenir est une terre peu familière pour les historiens. Le futur a un degré d’imprévisibilité très important. Si j’applique un raisonnement d’historienne, je dirai qu’il n’y a pas un grand complot totalement maîtrisé par des acteurs politiques. Certains pensent que des forces seraient parfaitement articulées dans le but de poursuivre une certaine politique économique et que la perpétuation de la droite classique au pouvoir à partir de 2018 est actée. Une partie de la classe politique l’espère. Je pense que les portes du glissement autoritaire sont ouvertes. Mais, les différents acteurs politiques ne se contrôlent pas les uns les autres. Personne ne contrôle les Forces armées. Personne ne contrôle le pouvoir judicaire comme acteur politique. Personne ne contrôle l’extrême droite dans sa version politique ou dans la rue. À partir du moment où l’on s’assoit sur la Constitution, où l’on sort des rails de la démocratie, on entre dans une période d’incertitude qui peut durer et qui n’est plus du tout maîtrisée par les acteurs qui ont ouvert la boîte de Pandore.

    lire aussi : Brésil. Coup de force judiciaire et militaire contre Lula

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Soutenir les cheminots c’est préparer un autre avenir

Posté par jacques LAUPIES le 6 avril 2018

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Les cheminots en menant le combat de la défense de l’entreprise publique et de leur statut sont au cœur des problèmes qui frappent les français et aggravent leur mécontentement.

Car ce mécontentement existe, il est profond même si encore il ne s’exprime pas suffisamment fort et de manière unitaire. Il atteint cependant une dimension remarquable, prometteuse face à une attaque gouvernementale de grande envergure.

Ne nous y trompons pas l’objectif du pouvoir revêt deux aspects  :un aspect économique qui consiste à installer une privatisation  permettant de s’octroyer les profits réalisables dans le secteur des transports ferroviaires ce qui peut conduire à prendre appui sur des financement sur le dos du contribuable et des usagers. L’autre aspect est plus « politique ». Il consiste à créer de meilleures conditions pour ce pouvoir en exploitant le personnel et en même temps en tentant d’affaiblir un syndicalisme de lutte et de classe qui prévaut dans cette entreprise avec l’influence prépondérante de la CGT.

Mais en tout état de cause ces deux questions sont fondamentales et nous interpellent pour définir de quelle société nous avons besoin.

Toutes les attaques actuelles du pouvoir orientent vers un libéralisme accru, exigé par l’Europe et le capitalisme mondial en général ou l’intérêt d’une poignée d’oligarchies financières et industrielles les conduit à accroitre l’exploitation du travail et la marginalisation et le maintien en pauvreté du plus grand nombre.

Le combat des cheminots est le nôtre car il met en péril notre jeunesse.

Universités. Le mouvement des étudiants est parti pour durer

Laurent Mouloud
Vendredi, 6 Avril, 2018
L’Humanité
Assemblée générale des étudiants, le 4 avril 2018, à Saint-Denis. Magali Bragard<br /><br />

Assemblée générale des étudiants, le 4 avril 2018, à Saint-Denis. Magali Bragard
 

La contestation de la réforme de l’accès à l’université, qui ne cesse de prendre de l’ampleur, commence à inquiéter sérieusement le gouvernement. D’autant que ce mouvement, où se mêlent étudiants et enseignants, a de bonnes raisons de s’amplifier.

Le gouvernement pensait que l’affaire de la sélection à la fac était pliée, que sa stratégie du fait accompli avait, une nouvelle fois, parfaitement fonctionné. Mal lui en a pris. Depuis deux semaines, la contestation de Parcoursup et de la réforme de l’accès à l’enseignement supérieur, votée en février et difficilement mise en place dans les universités, ne cesse de prendre de l’ampleur. Occupations d’amphithéâtre et autres blocages « illimités » se multiplient comme des petits pains. À Montpellier, Toulouse, Nancy, Paris-I ou encore Nantes, les assemblées générales ont rassemblé cette semaine plus d’un millier d’étudiants chacune. Le tout au grand dam de l’exécutif, bien obligé désormais de prendre la situation au sérieux. Il aurait tort de ne pas le faire. Car, même s’il est impossible d’en imaginer la future ampleur, le mouvement dans les facs, qui mêle étudiants et personnels, n’est pas près de s’éteindre.

À l’évidence, l’évacuation ultraviolente, le 22 mars au soir, des étudiants de la faculté de droit de Montpellier, à laquelle seraient mêlés le doyen et certains enseignants (lire page 6), a fait l’effet d’un électrochoc. Tout comme les attaques de groupuscules d’extrême droite à Lille ou à Paris-I. Depuis, le mouvement qui dénonçait Parcoursup et l’instauration de la sélection à l’entrée en licence, avec notamment la mise en place « d’attendus » dans chaque filière, a pris, sans conteste, une nouvelle vigueur. Pour l’Unef, cette dynamique repose sur plusieurs facteurs. « Il y a désormais, chez les étudiants, une prise de conscience plus aiguë de la logique sélective de Parcoursup, et il y a le désir de se mobiliser contre toute forme de violence qui voudrait les empêcher de manifester pacifiquement leur opposition », souligne Lilâ Le Bas, la présidente du syndicat. La situation sociale, avec la grève des cheminots et les luttes pour la défense du service public, dope évidemment la mobilisation estudiantine. Tout comme, a contrario, l’intransigeance du gouvernement qui ne fait qu’exacerber les tensions.

L’inquiétude du gouvernement

Officiellement, la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a condamné les violences de Montpellier et appelé, d’une manière générale, à « l’apaisement ». Mais dans les faits, aucune place au dialogue n’est donnée. Au contraire. Plusieurs interventions policières ont été autorisées ces derniers jours, comme à Bordeaux et Dijon. Ou encore Strasbourg où, mercredi soir, une centaine d’étudiants qui occupaient un amphithéâtre du palais universitaire ont été évacués manu militari par les forces de l’ordre. Vous avez dit « apaisement » ? Dans les mots, le gouvernement tente également de disqualifier le mouvement, taxé régulièrement d’être « ultra-minoritaire » ou manipulé par « l’extrême gauche », comme l’a laissé entendre, jeudi, le premier ministre Édouard Philippe sur France Inter, évoquant, histoire de noircir le tableau, des « photos d’amphis dévastés, tagués »… Bref, la bataille de l’opinion publique bat son plein.

Cette attitude révèle l’inquiétude grandissante du gouvernement. Voire un brin de fébrilité. « Il sait que la mobilisation mêlée des cheminots et des universités peut produire un rapport de forces important, surtout avec des étudiants qui ont des modes d’action plus radicaux et avec qui le maintien de l’ordre est plus compliqué », analyse Julie Le Mazier, chargée de cours à Paris-XIII et spécialiste des mouvements étudiants. Selon elle, parler de mouvement « minoritaire » ne tient plus debout. « Les étudiants n’ont pas le droit de grève, donc difficile de faire le pourcentage de ceux qui soutiennent la contestation et de ceux qui s’y opposent… Mais, ce qui est sûr, c’est que le nombre de participants dans les AG, qui a atteint 3 000 à Montpellier, est très élevé, proche des niveaux observés lors du conflit sur le CPE. La différence, pour l’instant, c’est qu’il n’y a pas encore de manifestations monstres dans les rues. » Pour bientôt ? Voire. En tout cas, rien n’indique que le mouvement va faiblir dans les semaines qui viennent. Loin de là.

Les enseignants refusent de trier

L’intersyndicale réunissant les opposants à la loi Vidal devrait organiser une nouvelle journée de mobilisation, mardi prochain. Avant de participer à celle, interprofessionnelle, du 19 avril. Pendant ce temps, estiment certains, l’application chaotique du processus Parcoursup dans les facs va continuer de produire ses effets repoussoirs. Notamment chez les profs. « Si le mouvement dans les universités progresse, c’est aussi parce que les enseignants constatent concrètement les biais de cette réforme », souligne Hervé Christofol, secrétaire général du Snesup-FSU.

Alors qu’ils doivent, depuis mercredi, classer les dossiers de terminales souhaitant intégrer leur faculté, nombreux sont les profs qui refusent de participer à ce tri imposé par la plateforme Parcoursup. Comment ? Soit en ne constituant pas les commissions des vœux. Soit en répondant « oui » à toutes les candidatures et en les classant premières ex æquo… «Le gouvernement nous demande de faire le sale boulot pour lui, en choisissant ceux qui vont rester sur le carreau, et ça, ce n’est pas possible ! » a réagi sur France Info, Sophie Jallais, maître de conférences à Paris-I Panthéon-Sorbonne. Face aux dizaines de milliers de candidatures, la réalisation d’un classement manuel, affiné, comme le promet le gouvernement, relève également de l’enfumage. « Au final, ce sont des logiciels, des algorithmes qui vont faire ces classements, sur la base de notes qui ne donnent qu’une illusion d’objectivité, relève Hervé Christofol. Ce système sera profondément inégalitaire et inéquitable. » Raison pour laquelle ce mouvement de refus, auquel a appelé le Snesup-FSU, se répand comme une traînée de poudre. Le syndicat dénombrait, mercredi dernier, 70 départements ou UFR (unités de formation et de recherche) s’opposant à cette sélection déguisée, ainsi que deux universités : Bordeaux-Montaigne et Pau.

Pour le syndicaliste, la colère des lycéens, étudiants et de leurs familles pourrait bien continuer de s’accroître. Le processus Parcoursup va s’étaler jusqu’en septembre. « Or, l’enseignement supérieur doit accueillir 40 000 lycéens supplémentaires à la rentrée prochaine et le gouvernement ne crée que 20 000 places. Il n’y aura pas de miracle. Il y aura autant, si ce n’est plus, d’étudiants mal orientés que l’année dernière. » Et une raison de nourrir dans le temps le mouvement dans les facs.

Soutenir les cheminots c'est préparer un autre avenir
Chef de la rubrique société

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