• Auteur:Jacques

    jacques LAUPIES

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Poésie pour tous

Ces pages seront consacrées a des textes ou l’auteur se fait plaisir, sans aucune prétention « littéraire » mais  s’il réussit a faire entendre quelques messages à son entourage immédiat il ne cache pas qu’il en sera ravi. Tant pis pour la langue française et le respect de l’orthographe mais l’essentiel est ailleurs…En espérant que le lecteur le trouvera !

Le bel arbre blanc

Vois ce bel arbre blanc
Doué de parole
Il abrite les gens
Même ceux qui volent

Quand il trouve la faim
Les fruits de ses branches
Sont offerts aux vilains
Pour que soif s’étanche

Vois ce bel arbre blanc
Qui donne l’amour
Comme un ciel sur le champ
Eclairant le jour

Quand il trouve détresse
Monte en lui la sève
Et ses feuilles caressent
Pour que la vie s’élève

Vois ce bel arbre blanc
Partageant ses fleurs
Avec tous les passants
Du temps des bonheurs

Ni le vent ni la pluie
N’ébranlent son cœur
Ni les mots pourris
Que sèment les voleurs

Et sa blancheur demeure
Quand il se dévoile
Quand il souffre et pleure
De ces nuits sans étoiles

Ecritures

Les experts diront
Ces quelques écrits
Ne sont pas finis
Et souvent bidons

Les déculturés
Ne comprendront pas
Car ils ont pour loi
Les peurs de parler

Et les culturaux
Qui perdent leur terre
Ne sauront que faire
De mes pauvres mots

Seul l’adolescent
Ouvrant sa fenêtre
Pour enfin paraître
Trouve intéressant
Que l’on puisse dire
Dans ce monde noir
Comme par devoir
Ce qu’il y a de pire

De tous les passés
Surgit un présent
Qui au fil des ans
Est futurisé

Mes mots ne sont rien
Dans l’immense cri
De toutes les vies
Mais me font du bien

Et si se répètent
Les mêmes paroles
Chacun les enrôle
Dans l’unique tête

Chacun doit pouvoir
dans cet hémisphère
Dire à tous ses freres
D’où vient son espoir

Je me souviens

Dans la nuit qui emporte
Les claquements de porte
Entre de longs silences
Ou tout se pense
Je me souviens

De ma poitrine brûlante
Quand dans la cour hurlante
Les câbles distendus
Sifflent sous le vent
Je me souviens

De vos regards lointains
Quand sur mon chemin
D’un escalier à l’autre
Mon pas n’est pas le vôtre
Je me souviens

Des doux visages
Enrageant
Pour les riens
De leur destin
Je me souviens

Des regards fous
Comme des loups
Hurlant des plaintes
Et ravivant les craintes
Je me souviens

Des poètes sans mots
Se croyant sots
Devant les imbéciles
Aux dérobades viles
Je me souviens

De là comme ailleurs
Ou règne la peur
Peur de dehors
Peur de la mort
Je me souviens

D’où se multiplient
Le sens de la vie
Le son d’une cloche
L’amour des proches
Je me souviens

Des punis de la haines
Dans cette foule en chaînes
Ou la solitude
Devient turpitude
Je me souviens

De l’égalité des âmes
Qui comme les flammes
Brûlent de tout
Et s’étend sur nous
Je me souviens

Quand la déliquescence
Des délinquances
Ne se fait pas
Si l’on n’existe pas
Je me souviens

Une plante vit des racines
Du terrain que l’on bine
La mettre en pot
Et la priver d’eau
Ne sert à rien

Et le silence
Ne peut à qui pense
Être sans suite
L’homme a ce mérite
Il se souvient

Si parfois il oublie
Bien malgré lui
L’espoir
D’un trou noir
Vers lui revient

 

PARTI TROP VITE

Je me souviens d’un rendez-vous
Dans la clarté d’avril
Au pays de mon enfance
Ou les montagnes noires
Sont devenues vertes
Et les rivières claires
Devenues brunes
Et de rivières brunes
Redevenues claires

Je me souviens de cette image
De toi vêtu de noir
Dans le rouge du Mac Do
Cherchant mon visage
Parmi les tables
De la terrasse de ce resto

Nous avons parlé de tes souffrances
Je cherchais une amitié
Je ne fus pas séduit
Et toi non plus
C’était couru d’avance
Pas un malentendu

Nous avons parlé
Plus tard dans les montagnes
J’ai voulu te montrer
Un ruisseau limpide
Ou nos ricochets
Unirent deux rives

Celle ou l’ombre des saules
Attriste l’eau
Et celle ou les rochers
Brûlent au soleil
J’étais sur les galets gris
Tu étais sur les galets blancs
Et nous n’étions pas ensemble

L’après midi fut brève
J’ai écouté ta révolte
Et le bruit de l’eau
Ton besoin d’aimer
Et de plaider
Pour ce que nous sommes
J’ai promis de t’aider

Je t’ai quitté
Tu n’as pas insisté
Le temps a passé
On s’est souvent salué

Et soudain j’apprends
Que tu n’es plus
C’est comme ça que l’on dit
Pour ne pas prononcer
Ce mot cruel

La mort me fait peur
Jamais je ne l’honore
Je ne peux parler
De cette étrange chose
Présente à tous mes jours
Sauf peut être quand elle ose
Frapper des symboles d’amour

Pour moi tu étais
Un petit enfant fragile
Qui essaie de dresser
Un drapeau sur une île
Pour mieux se rassurer
Que son jeu est vrai

Je ne saurais jamais
Si c’est la mer qui gronde
Qui t’a emporté
D’une vie en quelques secondes

La mort épouse le hasard
Cruelle avec ceux qui restent
Mais toi tu ne me laisse
En souvenir que ta détresse
Cachée derrière un beau sourire

 

 C’était le mur
3112009

Tu voulais un monde d’égalité
Le merveilleux rêve de tous les âges
Offrant travail et richesse et partage
Sans te soucier de la liberté

Quand la nuit naissent les brillants espoirs
Viennent vite les temps des sacrifices
Pour que se construisent les édifices
Ami cela était dans ton savoir

Des continents aux survies obsolètes
Fleurissaient l’image des tentations
Te vint l’idée de la séparation
De ces pays lointains où tout s’achète

Ainsi tu érigeas un vaste mur
Disant aux camarades prenez garde
Parole à nous qui sommes l’avant garde

 

J’étais de la France ami et complice
Croyant d’ailleurs que le bonheur existe
Qu’il faut parfois dresser des murs bien triste
Pour abriter une vie de justice

J’aurais du savoir que l’humanité
Est fleurie de toutes sortes d’enceintes
Que dressent les guerres froides ou saintes
Elles n’ont qu’un temps la paix abritée

Et si mon idéal d’amour persiste
Je sais bien qu’il faudra du temps encore
Pour qu’aucun mur ne cache les aurores
De mes espérances de communiste

Mais il est des murs dont on ne soupçonne
Ni la taille ni l’ampleur ni le haut
Ce murs puissants construits avec des mots
Qui nous cernent coupant notre horizon

Jeunes ce sont ces murs qu’il faut abattre
Pour que de vos têtes sortent les armes
Du vrai savoir qui n’est pas ce vacarme
Qui vous empêche de voir et vous battre

 

L’ours

L’ours est seul dans sa tanière
Des autres il n’a que faire
Quand il sort pour un butin
seul il va sur les chemins

 

Des sentiers qu’il s’est tracé
au milieu de la forêt
Les baies sont ses aliments
avec châtaignes et glands

On voudrait faire de lui
un prédateur de la nuit
tuant bovins et caprins
pour apaiser une faim

Certes des ours ravageurs
Aiment la chair des rongeurs
et animaux domestiques
sans états d’âmes bibliques

Quand la faim tenaille fort
ces ours se moquent du sort
Des moutons traînant le soir
Dans le pré pour l’abattoir

Mais morale n’est à faire
par tous ces propriétaires
et bergers des Pyrénées
qui vive mal leurs années

Il leur faut un carnivore
Pour justifier l’aurore
Ou le soleil n’est plus là
Caché par des aigles rois

Ils ne voient que leurs savates
et deviennent cul-de-jatte
impuissants à aider l’ours
Trop près de leur faible bourse

Prétendus écologistes
énarques socialistes
grands bourgeois conservateurs
cultivent ainsi leur peur

Ah que la montagne est belle
disait le chanteur poète
Il est loin ce temps de fête
des rêveurs de vies nouvelles

 

Actualité-43-2009-3

26102009

3 – L’héritier

La valeur n’attend pas
le nombre des années
Même pour candidat
à une charge clé

De nombreux journalistes
et autres trublions
s’engagent sur les pistes
de la contradiction

Un jeune de talent
a dix sept ans héros
combat les occupants
Ils en font un ego

Un jeune de talent
provoque le haro
car fils de Président
Ils en font un ballot

Dans cette France où pères
D’avocats de docteurs
Et souvent de notaires
Trouvent leur fils meilleurs

Dans cette France ou pères
D’ouvriers, d’ingénieurs
De possédants de terre
Trouvent leur fils meilleurs

On assiste au spectacle
dont Freud se moquerait
en voyant ces oracles
critiquer la curée

La futaie des grands chênes
a ses jeunes chêneaux
et ignore sans peine
les forêts d’arbrisseaux

S’il advient au petit
de vouloir être grand
n’en veuillez pas à lui
Il est comme un enfant

S’il advient que le bois
étouffe les buissons
les roseaux ne sont rois
du conflit en question

Vous pouvez à vingt ans
être fils sans bobo
Vous aurez mal aux dents
si papa est en haut

 

Actualité-43-2009-2

2 – Le découpage

Le fascisme moderne
n’est pas si loin de nous
la république en berne
lui est un bon atout

C’est insidieusement
que l’Élysée remplace
dans les départements
l’élu qui l’embarrasse

Il est bien plus facile
de prendre la hauteur
avec médias dociles
pour millions d’électeurs

Le canton est si peu
dans la vue de ce grand
qu’il n’a besoin des yeux
de ses représentants

Ce n’est pas un caprice
de monarque éclairé
mais un loyal service
aux grandes sociétés

1 – Le fichier

Monsieur Dupont nous dit
Après tout je m’en fiche
que la gendarmerie
m’espionne et me fiche

Monsieur Dupont s’en fout
car son honnêteté
est un mur contre tout
On ne peut l’acheter

Monsieur Dupont ne pense
qu’à la démocratie
qui règne sur la France
à cause des partis

L’élection le rassure
trente pour cent de vote
Avec cette mesure
l’assemblée a ses hôtes

C’est ainsi que les rois
fabriquent des fichiers
et qu’un lambda sur trois
choisit un député

Ce qui revient à dire
que même un judoka
peut bien se faire élire
avec moitié de ça

Et ce champion du monde
qui rejoint l’hémicycle
n’empêchera l’immonde
des lois que l’on recycle

 

Actualité 42 – 2009 – 3

3 – Les récidivistes

Le Président a ordonné
D’abattre quelques dictatures
Au nom de cette liberté
Que donne une législature

Celui qui vise l’ennemi
Doit être de lui menacé
Tel sera l’ultime alibi
De celui qui veut agresser

Et l’on voit poindre chaque jour
Des films et des reportages
Nous montrer avec fort discours
Les futurs acteurs du carnage

Hier l’Irak et demain l’Iran
Suivent la Corée ou la Chine
Pour oublier l’Afghanistan
Et préparer et morts et ruines

Les peuples ont pris des habitudes
Dont se servent quelques puissants
Pour en faire des certitudes
Qui appellent des flots de sang

 

 

Actualité 42-2009-2

2 – Les Agriculteurs

Ici l’on distribue
Des pommes contre rien
La s’arrose la rue
Du lait qui se vend rien

Ailleurs dans les foyers
La télévision dit
Le calcium c’est le lait
Mangez aussi des fruits

Sur le marché le vieux
Cherche dans les étals
Et ne trouve de mieux
Que le prix qui s’emballe

Dans les pays du sud
Comme dans le Darfour
Pour un labeur plus rude
La faim tue chaque jour

Et les cons vont me dire
En parlant des ministres
Qu’il y a chez nous bien pire
Qui peut nous rendre triste

En mélangeant les cas
On nous fait oublier
Que l’important n’est pas
Le jar ou l’héritier

 

Semaine 42 – 2009 – 1

1 – Amadeus

Le génie sur l’écran
Ressurgit et s’élève
La musique et le chant
D’un univers de rêve

Mozart dans la folie
Navigue dans la cour
Et affronte le roi
En niant son discours

L’incroyable lumière
Qui jaillit de l’enfant
A pour source le père
Et le monde du temps

J’ai trois fois vu le film
Et jamais ne me rend
Devant l’œuvre sublime
Merci Monsieur Forman

Semaine 39 – 2009 – 2

Hospitalité

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Ministre hué
Par quelques sectaires
N’ayant rien à faire
A l’Humanité

Manipulateurs
Crétins taxés sages
De quel habillage
Doter ces trompeurs

A l’affût la presse
Qu’on sait menacée
Devra rapporter
L’incident qui blesse

Dans tous les partis
Existe des cons
Devenant faucons
Et roi du mépris

L’idée généreuse
Semée par ces fous
Les transforme en loups
D’idées belliqueuses

Quand un Mitterrand
Homme de culture
Et d’un talent sur
Se met dans les rangs

Rejoignant ainsi
Quelques carriéristes
Devenus ministres
Est ce qu’il trahit

Qui peut le savoir
Tant le politique
Est machiavélique
Devant le pouvoir

Mais le respecter
Quand dans ma demeure
Il est visiteur
N’est pas l’approuver

SEMAINE 39-2009-1

1 – C Politique

Un plateau de plus
Pour un journaliste
Qui nous met en piste
Ceux qui lui ont plu

 

Et si par hasard
Donnant la parole
A qui ne la vole
C’est tout un bazar

 

Pour se rattraper
Un « bon » reportage
Permet que sa rage
L’aide à nous tromper

Rien n’est plus facile
Lorsqu’on a l’idée
Bien déterminée
D’oser être vil

Il sait bien cela
Ce média joufflu
Jouant les faux-cul
Avec caméra

Il ne donne à voir
Que les militants
Usés par le temps
Eloignés d’espoir

Et ses commentaires
De belles images
Ou de grandes pages
Sont meurtre de père

 

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Semaine 38-2009

L’été se prolonge
Et le ciel limpide
Eclaire les rides
De tous les mensonges

La vie est si belle
Sous ce bel azur
Que même les murs
Ne coupent mes ailes

Les ministres en cage
Sur une fenêtre
Ne sont plus les maîtres
De leurs bavardages

Le peuple furieux
Ecoute aux portes
Et le vent emporte
Brice Hortefeux

C’est l’anniversaire
De la mort des tours
Et dans des détours
La cause s’enterre

Vingt ans de prison
Pour un assassin
Ne règlera rien
Ou est la raison

Le crime commis
Un infanticide
Est aussi stupide
Car il est folie

La télévision
Et le fait divers
Font monde à l’envers
Et piègent les bons

Combien de prisons
Pour ces millionnaires
Qui tuent sans rien faire
L’enfant par million

La gauche disserte
Et le prolétaire
Aux rougeurs préfère
L’apparence verte

Le train pris à temps
Pour les lendemains
Qui ne changent rien
C’est Jean François Kahn

Les locomotives
Font dans le fertile
Et elles défilent
Dispersées mais vives

La foule regarde
Ce cirque infernal
Ou mènent le bal
Fauves et chacals

Et l’on n’est plus rien
Quand le clown existe
Occupant la piste
Riant des gradins

La fête est la bas
Et je joue des mots
Comme un idiot
Osant un sabbat

 

Actualité semaine 37-2009
 

Un soldat est mort
En Afghanistan
Aura-t-il eu tort
D’un engagement

 

Etre patriote
Et faire la guerre
Est grande faute
En terre étrangère

Sa famille pleure
Le monde rigole
Pendant que le beurre
Se fait en pétrole

Le couche ministre
D’un air désolé
Est devenu cuistre
Dans ses envolées

Un corbeau huppé
Lâche son fromage
Au renard futé
Qui donne des gages

Saint Bertrand fait croire
Que de son avion
Est finie la gloire
De la pollution

La taxe carbone
Fait de l’Elysée
Le lieu ou se donne
De vertes risées

S’enterre Jackson
Un Dieu fabriqué
A coup de millions
Pour un peuple niais

Son talent déborde
Le ragot puant
Que toute une horde
Efface en chantant

Je voulais un monde
Ou l’égalité
Efface l’immonde
Et l’adversité

Advient le contraire
Mais ce que je sais
Aucune barrière
Ne peut l’effacer

 

Dix sept ans

Encore une fois je pleure
En pensant cette humanité
Évoquant un ange qui meurt
De n’avoir été désespéré

Quand en lui a fleuri
La beauté éphémère
Se mêlant à ses cris
Pour défendre une terre
Tellement sienne
D’une patrie
Saignant sous la haine
Des judas et ennemis

Passant
Regarde cette vie
Rappelle toi qu’a dix sept ans
On est à la merci
De l’indifférence
De la folie
De la jouissance
Et de la barbarie
Qu’il suffit qu’une cause
Paraisse juste
Pour qu’on expose
Au fusil son buste

J’avais sept ans à peine
Et il en aura fallu
Pour que ce héros me parvienne
Vingt de plus.

Le temps a passé
Et dans l’habitude
J’ai pu penser
À la courte solitude
D’un enfant de courage
Arraché aux siens
Par une horde en rage
Contre les nouveaux lendemains

Sept décades
Font que mes larmes
Coulent dans un ciel fade
Ou l’on a pris mes armes.

D’un tombeau
Érigé par la nation
S’élève un drapeau
Dressé par des pions
A dix-sept ans ne laissez
Porter un étendard
Rouge sang de liberté
Par les héritiers des capitulards

ANNEXE

Ridicules partis
Aux couleurs différentes
Cet enfant était de l’un l’esprit
Et si cela vous hante
Parce que ce n’est pas votre bord
Pensez alors français
Mais Faites mieux encore
Car son combat était l’humanité

A mes assassins

L’univers croisé dans la rue
Où je déambule boitant
Rappelle que ma vision du temps
Rapproche de ce que j’ai cru

Les êtres qu’au hasard je croise
Ne sont pour moi que des amis
Et cependant certains me toisent
Pour devenir mes ennemis

D’ou leur vient cette hostilité
Est ce la chapeau que je porte
Ou mon esprit de nudité
Ou encore ma voix trop forte

Serait ce un peu de tout cela
La mode n’est au couvre chef
Et mon âme nie l’au delà
Etrangère à toutes les nefs

La raison en est bien ailleurs
Et ces signes ne sont symboles
Que de ces inquiétantes peurs
Naissant de multiples idoles

Toi qui ose me mépriser
Ose regarder dans ta haine
Trouve le moyen de briser
Ce qui te tourmente et t’enchaîne.

Je ne suis que ton exutoire
Avant que tu ne sois bourreau
Si tes pareils viennent à croire
Que sur moi il faut dire haro

Ainsi naissent les criminels
Qui ne savent point qu’en eux-même
Vivent des craintes éternelles
Que des civilisations sèment

Le  chien de garde

Ou est il ce passé quand offrant son pelage
Les mains se détachaient pour sentir en retour
Sa douce crinière glisser tel du velours
Sous leurs doigts cupides recherchant quelques gages

De l’aube jusqu’au soir ou gambadant joyeux
Il osait provoquer en aboyant les trains
Qui secouaient passant par delà le chemin
Les murs de la demeure aux rires merveilleux

Ou sont ils ces instants ou tout semblait acquis
Dans la tiède niche que l’homme lui donnait
Pourquoi un certain jour s’en était il allé
Au portail grand ouvert chercher d’autres abris

Seul le fou de désir peu savoir à quel point
L’instinct ne résiste aux mystères de la nuit
Quand le sommeil s’en va sous le poids des ennuis
Que dans la forêt vous appellent d’autres chiens

Mais les chiens de garde ne sont pas des chasseurs
Et les chiens de chasse sont souvent des vauriens
Ainsi dans la meute les premiers ne sont rien
A protéger le maître ils ont fait leur malheur

Tous les gibiers ne sont pas une bonne affaire
Quand domine la peur l’ami devient canaille
Puisqu’il faut compenser pauvreté et misère
On le sacrifie et le livre à l’adversaire  

C’est ainsi que le chien roi de la basse cour
Abandonné à la charge d’un sanglier
Se trouva un matin gisant dans la futaie
Sauvé par ceux qu’il n’appelait pas au secours

Hélas incapable de garder la maison
D’offrir son faible cou à des colliers de fer
Il se mit a errer cherchant quelque désert
Loin d’ingratitudes poursuivant sa raison

Les terres arides ont aussi leurs trésor
Leurs oiseaux leurs tigres et la foule d’insectes
Partout il se rampe partout l’on inspecte
Partout l’on domine  partout l’on dévore

Alors autant errer dans la ville perdue
Au risque de croiser quelque piéton sournois
Prêt a lui infliger le regard maladroit
Qu’inspire un chien usé de s’être mal battu

Reconnaissance

Dans l’écran éteint paraît la vieillesse
D’un corps usé par le temps implacable
Qui accentue la terrible détresse
D’un esprit miné de sorts exécrables
Dont la désespérance se mesure
A l’aune des richesses indécentes
Qui écrasent des jeunesses peu sûres
Dans l’océan des voix indifférentes

Dans l’écran éteint de ma solitude
Je vois le visage de dureté
De ce monde ou surgit l’ingratitude
Arme qui tue ma générosité
Et donne à mon visage la laideur
Qui n’a plus d’espoir que dans l’innocence
De ces purs regards qui ne durent qu’heures
Des beautés éphémères de l’enfance

Toi qui dit trouver dans ce laid visage
Une séduction qui parle d’amour
Je crois simplement que tu es dans l’age
Ou l’on s’inquiète d’exister un jour
Et si ma silhouette vieillissante
Devient dans ton inconscient perdu
L’image d’une passion renaissante
C’est parce que j’offre ce qui t’es du

L’indemnité

Tu as vécu comme cette machine
Aux ordres de chefs courbant leurs échines
Comme elle tu as entendu le bruit
Du mécanisme qui lui donne vie

Paroles de fer qu’un bouton commande
Paroles couvrant ce que tu demandes
Celui qui achète et vend ton travail
Au gré des marchés devient ta canaille

Et c’est ainsi qu’il trouve des sueurs
Moins chères que les larmes de tes pleurs
Et soudain t’adresse un recommandé
Pour te dire fini de quémander

Sois heureux avec onze mille euros
Tu vas pouvoir devenir un héros
Et goûter la liberté d’entreprendre
Pour le plaisir d’acheter et de vendre

A moins que fatigué tu ne préfères
Si l’âge est venu de ne plus rien faire
Prétendre à la retraite anticipé
Ou sinon entrer dans la pauvreté

Rien faire n’est pas une sinécure
Cependant rien ne prouve que ça dure
Car sur la planète ils sont des millions
En faim sans emploi et sans protection

Et cette multitude concurrente
Nous rappelle à nos frayeurs récurrentes
Qu’entretiennent les puissants de ce monde
Pour entreprendre des guerres immondes

Et si tu demandes cinquante mille
Dis toi que c’est encore un mauvais deal
Cela me diras-tu vaut mieux que onze
Ce à quoi je réponds sans être un bonze

Pour que l’harmonie règne sur la terre
Il ne reste plus qu’a toi prolétaire
De trouver partout dans cet univers
Les alliées qui seront tes partenaires
Et comme toi demanderons des comptes
A propos de leur salaire de honte

Le caméléon et le Rhinocéros

(Sur des vers de La fontaine))

Un jour allait je ne sais ou
Un rhinocéros au gros cou
Il dégustait une herbe tendre
Et il ne voulait plus entendre
Derrière un mur de protection
Que le bruit de sa digestion

Soudain un hasard bien étrange
Faillit lui accorder le change
Caché dans sa double tenue
Un caméléon tout herbu
Sentit la langue du géant
Raser son échine en broutant

Attention lui dit le reptile
Seriez vous assez imbécile
Pour ne voir aucun horizon
En dégustant votre gazon
Auriez vous perdu votre flair
Vous si réputé sentir l’air

L’accusation fut excessive
Et même un peu agressive
Et le pachyderme offusqué
Doucement lui fit remarquer
Qu’à vouloir se dissimuler
Il y a risque d’être avalé

Mais pour avoir le dernier mot
Le lézard veut changer de peau
Il s’enfonce dans les bosquets
Mais là des chasseurs embusqués
Pour tuer le rhinocéros
Lui disent en baissent leur crosse

Va donc près de ton compagnon
Sur le mur soit caméléon
Fais lui ainsi lever la tête
Et sortir de sa vrai retraite
Pour qu’une balle bien placée
Achève sa tranquillité

Fier de la mission importante
Donnée par ces pions sur détente
Le reptile manipulé
Pressé de voir se redresser
La tête grise du brouteur
En l’approchant prit sa couleur

N’en fallut pas moins au fusil
Pour les tuer du même coup

Compères, amis ou ennemis
Des durs chasseurs méfiez vous
Pour eux il n’est qu’une vraie loi
Donner au seigneur le bon droit

Grâce au caméléon crédule
Au rhinocéros son émule
Le roi fait perdre des ramures
Et ôte à la terre ses parures

Le coche et la mouche

Dans un chemin montant, sablonneux, malaisé,
Et de tous les côtés au soleil exposé,
Six forts chevaux tiraient un coche.
Femmes, moine, vieillards, tout était descendu.
L’attelage suait, soufflait, était rendu.
Une mouche survient, et des chevaux s’approche,
Prétend les animer par son bourdonnement,
Pique l’un, pique l’autre, et pense à tout moment
Qu’elle fait aller la machine,
S’assied sur le timon, sur le nez du cocher.
Aussitôt que le char chemine,
Et qu’elle voit les gens marcher,
Elle s’en attribue uniquement la gloire,
Va, vient, fait l’empressée: il semble que ce soit
Un sergent de bataille allant en chaque endroit
Faire avancer ses gens et hâter la victoire.
La mouche, en ce commun besoin,
Se plaint qu’elle agit seule, et qu’elle a tout le soin;
Qu’aucun n’aide aux chevaux à se tirer d’affaire.
Le moine disait son bréviaire:
Il prenait bien son temps! Une femme chantait:
C’était bien de chansons qu’alors il s’agissait!
Dame mouche s’en va chanter à leurs oreilles,
Et fait cent sottises pareilles.
Après bien du travail, le coche arrive au haut:
«Respirons maintenant, dit la mouche aussitôt:
J’ai tant fait que nos gens sont enfin dans la plaine.
Cà, Messieurs les Chevaux, payez-moi de ma peine.»

Ainsi certaines gens, faisant les empressés,
S’introduisent dans les affaires:
Ils font partout les nécessaires,
Et, partout importuns, devraient être chassés.

Mon cher Jean

Mon cher Jean permet cette familiarité
Qui ne saurait prétendre à une égalité
Dont je puisse oser de si loin me prévaloir
Mais je suis que tu ne pourrais m’en vouloir
De mettre au milieu de mes pauvres gribouillages
Ce chef d’œuvre qui de ses trois cents ans n’a l’âge

Chaque jour depuis le temps ou je vis la nuit
Dans mes terres et sous mon ciel que cache la pluie
Mes espoirs rencontrent de ces curieux insectes
Qui pérorent comme issus d’une même secte
Me prodiguant conseils emplis de compassion
D’une sagesse d’ou filtrent des intentions

Un peu comme la mouche hardie de ton coche
Trouve à ceux qui luttent de quoi remplir leur poches

 

Partager une vie

Partager avec toi ma vie
Est un destin que j’ai choisi
Mais pourquoi serais tu la seule
Ici-bas dans ce monde veule

Toi dont la pensée innocente
Est sensible au ciel qui t’enchante
Je ne peux oublier l’amour
Que tu donnes dans tes détours

Je sais pourtant que les humains
Ne font jamais le tout pour rien
Mais je sais aussi que s’ils donnent
Sans passion c’est là qu’ils s’étonnent

Quand dans nos étés la chaleur
Fait pâlir nos plus belles fleurs
Il faut de pluie les arroser
Pour qu’un parfum soit respiré

 Mais il est des eaux invisibles
Dont la fraîcheur devient lisible
Quand sous nos yeux naît le délice
Dans le corps ou elle se glisse

Pardonne-moi si je m’éloigne
De toi qui me panse et me soigne
De ces pensées universelles
Pour rendre le peu dont j’excelle

Un demi siècle nous sépare
De ces jours ou l’amour si rare
A scellé dans une vraie danse
Et nos bonheurs et nos souffrances

Mais je ne peux me résigner
Quand je vois au loin s’éloigner
L’animal chassé qui a faim
Fut il rapace ou fut il daim

Il est la proie de l’ignorance
Je suis la proie de sa malchance
Et des prédateurs sans scrupules
Nous sommes les proies incrédules

Les vrais amours ne durent guère
Pourquoi les finir par des guerres
Quand des routes s’offrent à nous
Pour les garder parmi les loups

Nos amitiés comme des fleuves
Traversent les terres ou se meuvent
Des ruisseaux descendant des serres
Nourrissant toutes les rivières

Riche des flots venus d’ailleurs
Bigarrés ou bien sans couleur
Ces amitiés d’espoir s’abreuvent
D’amours divers comme le fleuve

Laissons à ceux qui ne voient clair
Qu’au soleil brillant dans les airs
Ou dans de mornes eaux dormantes
La peur de nos vie éclatantes.

Le vieux chêne et l’arbrisseau 

De la forêt j’étais un roi
Dit le vieux chêne au petit buis
Qui grandit à côté de lui
Dans le parc d’un homme de loi

Tous les arbres qui m’entouraient
Sont devenus poutres et planches
Couvertes de peintures blanches
Et ont disparu les fourrés

Mais heureusement tu es là
Jeune arbrisseau plein de vigueur
Cherchant l’ombre de ma hauteur
Te protégeant des faux éclats

Dans ce jardin de solitude
Tu me fais oublier le temps
Ou je résistais à des vents
Qui étaient ceux de l’habitude

Petit arbre loin des futaies
Ton destin est d’être clôture
Mais dans cette vaste nature
Il existe de grandes haies

Entrelacé avec des arbres
Résistant aux pires tempêtes
Tu connaîtras les jours de fêtes
Loin des maisons remplies de marbres

Le chant de tes brillants feuillages
Lorsque souffle quelque zéphyr
Bercera ceux qui viendront lire
En écoutant tous tes ramages

Et si inspiré de rancune
Ou d’une pauvre compassion
L’on vient chasser mes illusions
En toi j’espère une fortune

PIPE INTERDITE

Une pipe allumée
Dans un lieu interdit
Dégageait sa fumée
Qu’un gendarme surprit

Elle ne cachait point
Ses bouffées de chaleur
En allant très au loin
Disperser ses odeurs

Ainsi se disait elle
J’apporte à ces fumeurs
Tous ces parfums rebelles
Qui les rendent meilleurs

Avec délicatesse
Ils goûtent mon tuyau
Pendant que je les laisse
Caresser mon fourneau

C’était faire peu cas
De passants allergiques
Qui ne supportaient pas
Les fumées exotiques

S’adressant sans égards
A celui qui tirait
Sur la noble bouffarde
On lui fit un procès

A cause d’une pipe
Se voir punir d’argent
Sacré nom d’une pipe
C’est un peu désolant

DE COCTEAU

RIEN NE SERT A RIEN (de Jean Cocteau)

Rien ne sert à rien mais il faut le faire
Et sans être là je suis ou je suis
Préférer je dois ce que je préfère
M’ennuyer je dois avoir des ennuis.

Je dois voir le temps plier sa seconde
Pour l’autre seconde après déplier
Et le sable emplir de sa fuite blonde
L’inverse cristal de mon sablier

L’étudiant

Avec toi seuls les mots explosent
Avec toi les plus simples choses
Deviennent un vent dans les branches
Qui dans la poésie s’épanche

Ton visage s’efface au temps
Ou tes paroles comme un chant
Pénètrent tous les orifices
De mon esprit ou ils se glissent

Et cependant j’ai mille craintes
De voir s’effacer tes empreintes
De ce lendemain que désire
Tout ce que nous avons a dire

Un soleil perce les nuages
Il prétend effacer l’orage
Mais il ne sait pas d’où lui vient
Ce désir profond qui le tient

Trouver dans une loi l’extase
Quand celui qui la fait se base
Sur le moment déjà perdu
De vérités qui ne sont plus

Voila un sinistre destin
Que la beauté de tes desseins
Empêcherait de pouvoir être
Si pour toi s’ouvraient des fenêtres

Ah je ne peux me satisfaire
De laisser les loups de toi faire
Un misérable exécutant
De leurs cupides hurlements

 

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