Politique

 

Nous nous proposons  de publier dans cette page les textes qui retiennent notre attention dans notre démarche politique étant entendu qu’ils contribuent souvent à l’enrichir (c’est ce que nous espérons en tous cas)

Et la Burqua ?

Dans une intervention au Senat le Député communiste Alain bocquet cite l’académicien Jean Marie ROUARD dans son explication du vote communiste au Sénat : voilà de quoi donner des arguments à tous ceux qui, comme moi estiment que cette affaire de Burqua est une mascarade à laquelle se laissent prendre beaucoup trop de gens pleins de bonnes intention, mais qui ne voient pas (meme sans Burqua) plus loin que le bout de leur nez !

« Et voilà, c’est reparti. Sous aucun prétexte les Français n’auraient voulu rater cette occasion de s’étriper à propos d’un faux problème hissé à la hauteur d’un drame national (…) A la place des hommes éminents qui nous gouvernent, je me serais posé deux questions.

D’abord, n’est-on pas en train, avec notre trop-plein de réglementations sur les moeurs, sur l’habillement, de ressembler à ceux que nous avons le dessein de combattre, ces extrémistes islamiques qui légifèrent à tire-larigot sur tous les détails de la vie quotidienne ? Ensuite, cette question va-t-elle contribuer à pacifier ou à exciter un débat public déjà électrique, pour ne pas dire explosif ? (…) Alors, qu’on ne nous parle pas de la dignité de la femme ! Les deux milles porteuses de burqa, en France, sont des otages de la politique. Elles ne sont qu’un enjeu dérisoire où les droits de la femme comptent peu, mais où comptent beaucoup, en revanche, les élections de 2012, voire de 2017. »

 

Cette chronique n’est pas parue dans l’Humanité-Dimanche, mais dans Paris-Match sous la plume de Jean-Marie Rouart, de l’Académie française.

Politique et générations

12052010

Toute la génération qui a suivi la mienne - j’ai 74 ans - a souffert durement  du capitalisme (et de  ce qui lui est inhérent, des crises qui ne cessent de se renouveler et de s’aggraver depuis les années 80. Cette génération, je crois la connaitre car je me suis senti en charge d’elle dans bon nombre de domaines. Globalement, ce qui ne veut pas dire que je me sente individuellement responsable ni coupable. Nous n’avons pas pu contenir l’agressivité d’un système qui n’a, au fond, de loi que celle du profit pour ceux qui sont en position de le réaliser. Cela par incapacité à traduire dans les faits une analyse, que je continue à considérer juste, des propositions souvent très pertinentes que nous n’avons pu appliquer vraiment.

Echec stratégique dans une bataille déja inégale contre la force baptisée classe dominante. J’utilise souvent la métaphore militaire car la dureté des affrontements idéologiques, sociaux et culturels y trouve toujours une correspondance.

L’age à au moins un mérite, pour qui sait se servir de sa mémoire, de rappeler que rien de bien neuf n’existe dans les conséquences de cette crise, des phénomènes qui depuis plus d’un siècle l’accompagnent : exploitation accrue du prolétariat (salariés en général) en progression démographique constante dont une partie est maintenue en réserve de main d’oeuvre, au chômage, spoliation et disparition d’une petite bourgeoisie artisanale et commerçante, de la petite paysannerie, le tout se traduisant par des épiphénomènes bien connus :  immigration non maitrisée, violence et insécurité générale dans l’ensemble de la société, tendance au repliement sur soi quand ce n’est pas un soutien au racisme et à la xénophobie dans d’inquiétantes proportions.

 Certains de ceux qui constituent l’intelligentsia de notre pays veulent nous faire croire, à bout d’arguments pour justifier le système, que cela provient de quelques dérapages de banquiers peu scrupuleux et de traders ambitieux, de chefs d’entreprises trop gourmands. Bref que de toutes façons il en sera toujours ainsi à cause de la nature humaine ! Ce qui bien entendu sous tend de mettre en cause les idées républicaines, socialistes et communistes qui par définition ne proposerainet pas mieux, selon eux. La chanson n’est pas nouvelle, de thermidor à aujourd’hui.

Cependant le système capitaliste est le seul responsable, Il est porteur de toutes les guerres, et même des conséquenses dramatiques des révolutions. Il a su s’adapter dans l’échec, il a su s’aménager pour perdurer. Il a récupéré les noms des trois idéologies qui s’entrelacent étroitement pour les séparer : la république n’a de valeur que dans son expression bourgeoise, le socialisme se confond avec social libéralisme ou social démocratie. Ils constituent tous deux les éléments du bipartisme trompeur, axé sur une alternance de mécontentements. Le bipartisme est l’astuce qui tend à créer deux courants politiques qui n’ont plus rien à voir avec leur contenu d’origine en les parant d’appellations prestigieuses : Démocrates et Républicains aux USA, Travaillistes et Conservateurs en Angleterre, Socio-démocrates et Démocrates Chrétiens en Allemagne. Quant à la  troisème “idéologie” : le communisme on s’efforce de lui donner l’image de la pensée totalitaire. il faut toujours diaboliser l’adversaire. surtout quand celui ci détient une réponse crédible.

Ce brin de considérations qui évidemment ne m’appartiennent pas sont pourtant vérifiables et portée par tout ceux qui à sont restés attachés aux valeurs de gauche

Plus même, ce sera notre petite fierté : notre génération de militants communistes avait prédit que si on laissait faire la droite dite traditionnelle, puis la gauche social démocrate à la remorque de laquelle nous n’avons pas tardé à être,  demain nous irions insensiblement mais douloureusement vers un monde inégal. Et chacun sait ou conduit l’inégalité : à la violence dont la guerre est l’expression la plus abjecte.

La jeunesse d’aujourd’hui, autre génération ne demande pas assez des comptes, ou lorsqu’elle le fait, en demande à tout le monde, y compris à nous qui n’avons pas à rougir de notre action passée. Cette jeunesse paie le prix fort et va payer encore plus avec ce que lui préparent les “papas et mamans” qu’ils soient sarkosystement libéraux, royalement ou strausskhaniens socialistes, benditement écologiste, lepenistement de droite extrême. Et parfois je me demande ce que leur prépare tous les “papas et mamans” de ces variantes groupusculaires qui se disputent la gloire de la révolution française à la commune en attendant le temps des cerises.

Mais que l’on se rassure je m’interroge aussi sur les buffettement communiste et les frontistes de gauche qui inquiètent tout ce beau monde avec des projets qui, s’ils étaient médiatisés feraient long feu. Ceux-ci n’arrivent pas à récupérer les nostalgiques du grand Parti de la classe ouvrière qui nichaient au temps des trente glorieuses dans une arrière garde prudente plus soucieuse de la lutte des places que de celle des classes. Beaucoup sont partis peu glorieusement, déçus d’un ratelier peu propice à l’avenir allant chercher une profession incertaine ou pour la plupart une retraite inefficace politiquement. Personne ne les a vraiment retenus ces héritiers juvéniles de la résistance à l’occupation et peu après aux  luttes pour le bien être social et contre les guerres coloniales. Les plus “purs” d’entre eux n’ayant de cesse de trouver des lieux de contestation leur permettant d’exprimer déception, rancune et justification de leur fuite inconsciemment honteuse. Et que dire de ceux souvent sympathisants communistes qui se sont fait piéger par la démagogie (et les mensonges) de l’extrême droite ?

Compte tenu des renouvellements procréatifs que j’évalue arbitrairement à 25ans  je considère qu’un siècle comprend 4 générations ce qui me ramene à estimer arbitrairement qu’ à 75 ans j’entre dans la première, que les 50/75 sont de la deuxième, les 25/50 de la troisème et les 0/25 de la quatrième. Pour moi je peux découper ainsi mon siècle passé en quatre périodes : 1935/60 -1960/85 - 1985/2010 et 2010. J’aurais quelque regret à ne pas évoquer 1910/1935 ces années 1910/19358 en avant première, parce qu’après tout elles sont en moi !

(à suivre)

La démocratie locale en danger :

L’opinion de Jean-Marc Coppola

Tête de liste du Front de Gauche en région PACA, Conseiller régional sortant.

Cette réforme des collectivités locales est la réforme la plus dangereuse touchant à l’organisation de la France depuis Pétain. Nourri tout à la fois d’arbitraire et de centralisme, le projet Sarkozy met à mal la démocratie et porte un coup de grâce aux services publics, notamment de proximité. Une nouvelle fois, cette politique aggrave les inégalités déjà si fortes dans notre pays.

Venant après la suppression de la taxe professionnelle qui met en péril les finances locales, cette réforme interdira, en mettant fin au principe de la compétence générale, aux collectivités locales de soutenir l’action des associations, du monde de la culture ou du sport. Nous assisterions à une véritable régression sociale.

L’atteinte à la démocratie est d’autant plus flagrante que le mode de scrutin prévu pour l’élection des conseillers territoriaux [uninominal à un tour] aurait pour conséquence la fin du pluralisme mais aussi de la parité homme-femme. C’est pourquoi, les textes de lois qui sont débattus au Parlement ne touchent pas seulement l’activité des élus. Ils bouleversent la vie quotidienne des citoyens. A ce titre, pendant toute la campagne du Front de Gauche, nous avons l’ambition d’informer la population sur leurs dangers. Nous voulons faire du scrutin du 14 mars une sorte de référendum grandeur nature pour s’opposer au projet et exiger un vaste débat public.

Nous ne sommes pas partisans du statu-quo. Selon nous, il faut au contraire renforcer les compétences des collectivités et remettre à plat l’ensemble de la fiscalité afin qu’elle soit plus juste.

Opinion recueillis par Christian Digne (La Marseillaise, le 20 janvier 2010

DEBAT PUBLIC ORGANISE PAR LE FRONT DE GAUCHE

LE MERCREDI 10 MARS SALLE RICHELIEU A 18 H 30

 Dans le cadre de la campagne pour les éléctions régionales.cette réunion aura lieu le mercredi 10 mars à 18 h 30 dans la salle Richelieu,  Boulevard Victor Hugo à Tarascon en présence de Alain Hayot, Vice-Président du Conseil Régional PACA (PCF) et de Enna Duffour, Conseillère Municipale de Tarascon (Parti de Gauche)

 

Qu’est ce que le Front de Gauche ?

 

Le Font de Gauche est un rassemblement essentiellement composé du¨Parti Communiste, du Parti de Gauche (issue d’un courant du PS) et de la Gauche Unitaire (issue du NPA)

Ce n’est pas un nouveau Parti mais un regroupement qui, dans certaines circonstances (élection notamment) dégage un programme et des candidatures communes. Cela a permis, notamment aux élections européennes une progression du nombre d’élus totalisés par ses composantes. 

Mais le Front de Gauche est ignoré par les grands médias qui contradictoirement en font tantôt un Parti Communiste camouflé et manipulateur ou parfois, à l’inverse, une organisation dont ce parti serait la remorque,

Le Front de Gauche, même si le Parti communiste y joue un rôle à la mesure de son influence et de son organisation (élus, presse, structure militante),  s’inscrit dans une démarche tout autre : retrouver dans la gauche révolutionnaire et républicaine les valeurs dont le sont réclamés depuis 1789 les femmes et les hommes attachés au bien public contre les effets néfastes de ceux qui possèdent en propre les richesses produites et en font l’usage que l’on connait.

La  spéculation financières et l’enrichissement d’une caste de possédants sont bien là pour démontrer.qu’il faut retrouver ces valeurs. Si le Parti communiste Français apporte la preuve tangible qu’il a contribué de manière tres efficace à mettre en oeuvre ces valeurs lorsque le pouvoir lui en a été donné, il n’est pas seul à penser ainsi et donc LA NECESSITE D’UN FRONT COMMUN S’IMPOSE !

Il reste que chacun  conserve dans ce Front sa spécificité qu’il entend au gré de son influence voir prise en compte et agir sur la manière dont la gauche demain va gouverner, à quelque niveau que ce soit : local, régional, national, européen.

Tout est rapport de force pour faire entendre sa voix et il n’est pire danger pour un individu de renoncer à ses idées tant qu’il les considère valable à l’usage du réel.

Tout est affaire de débats de compromis dans la réalistion de la majorité nécessaire. Ceux qui restent isolés ou à l’inverse ceux qui entrent en compromission avec des idées radicalement opposées n’auront aucune efficacité.

Le chemin est donc parfois difficile, les stratégies complexes. Mais aujourd’hui les français et les peuples du monde entier doivent-etre conscients que c’est à eux qu’il convient de se donner ls moyens d’en finir avec les inégalités qui n’ont d’autre fondement que l’exploitation du travail par de grands groupes mondialisés.

Le Front de Gauche peut constituer, en France, un élément du processus de changement de société. Une société ou le mal vivre matériel et psychologique s’installe avec la destruction de notre économie et de nos conquetes sociales. L’une n’allant pas sans l’autre. Les élections régionales dans notre pays sont donc au coeur de cet enjeu : la maitrise sur l’économie et la finance par les populations concernées par une démocratisation accrue et l’extension des libertés.

 

Jacques LAUPIES

Lire entre les lignes pour les Régionales

 La campagne pour les élections régionales semble prendre un départ particulier à Tarascon. Le Parti socialiste ne se manifeste pas par une présence soutenue. La droite toujours divisée semble quant à elle se partager entre trois tendances qui hélas recueillent ensemble plus des deux tiers de voix si l’on s’en réfère aux derniers scrutins des municipales. La tension est forte entre ceux qui se réclament de l’UMP Maire d’une part et Conseiller Général d’autre part. Ce dernier dont la rumeur prétend qu’il se rapprocherait du PS et le premier qui rencontre quelques problèmes dans la gestion municipale (voir la reproduction d’un texte relevé dans le site de La Provence – en précisant qu’une garde à vue n’est pas une inculpation ni une mise en examen - et que la réserve s’imposee)

Tout cela pourrait bien favoriser une campagne du FN qui espère sans doute récupérer les pots cassés et ne se prive pas de se donner une image de sainteté dans l’enfer du conservatisme libéral quand ce n’est pas social libéral. Le FN contrairement à ce que pensent certains, même à gauche, ne se combat pas à coup d’interdits et de stigmatisation. Le mal est assez profond pour que l’on se penche plus sur ses origines tout en combattant se effets pervers. La violence des gestes autant que celle des mots est marque de faiblesse dans le combat politique
Et a gauche me direz-vous ?

Bien à  gauche, nous venons de l’évoquer le Parti Socialiste, probablement victime des secousses qui au plan national marquent ses difficultés à se détacher du social libéralisme et d’un fonctionnement ou les tendances servent plus des individus qu’une politique, ce Parti socialiste à sa base doit-être en souffrance. Cela ne veut pas dire qu’il ne va pas profiter du mécontentement général à l’égard d’une droite sarkozienne destructrice des acquis sociaux et dont l’impopularité grandit.

Notre pays vit trop sur des votes contestataires qui tendent à pieger les électeurs dans l’alternance stérile, et c’est bien là où le bat blesse !

L’autre gauche se RASSEMBLE : celle qu’incarne entre autre un Parti communiste affaibli mais dont la pensée et l’action demeurent crédibles pour qui y regarde de près, un Parti de gauche qui partage avec lui les valeurs républicaines du projet de république sociale et de laicité, un courant d’extrême gauche dissocié de l’attitude improductive du NPA de Besancenot et enfin de Verts que le flirt d’un Cohn Bendit (pseudo révolutionnaire devenu libéral européen convaincu) irrite très justement, cette VRAIE GAUCHE présente un espoir.

L’ignorance que manifestent à l’égard de ce FRONT DE GAUCHE les médias plus enclins à favoriser un duel PS/UMP à l’américaine dont les maitres de la  finance et de l’industrie sortiraient indemnes, est bien sigtnificatif des craintes que  ce FRONT DE GAUCHE leur inspire.  Armé de propositions qui constitueraient si on les appliquait une véritable révolution économique et sociale.

Si les choses nous paraissent claires comment faire partager cette vision à toute une population qui souffre, que la télé et la presse abreuve de faits divers, de scandales souvent fabriqués, à qui l’on impose au nom de la sécurité des contrôles de toutes sortes qui ont pour effet de diaboliser les comportements, de faire naître les peurs tout en donnant l’impression que nous sommes tous égaux devant la loi  (avec des procès retentissants au plus haut niveau)

Certes il y a des journalistes qui font consciencieusement leur travail, certes il y a des juges qui défendent bec et ongle leur indépendance, certes il y a des policiers conscients de leur devoir de protéger la population, certes il y a des politiques qui n’ont pour ambition que de défendre des idées généreuses d’équité et de partage selon le mérite. Tout cela existe, car nous sommes héritiers, conscients ou non, de grandes luttes populaires pour la liberté d’expression. Mais une lourde et sourde menace pèse sur cette conquête qui nous vaut l’admiration du monde entier. Mais en aucun cas il ne faut perdre de vue les enjeux auxquels est confronté un pouvoir qui n’est autre que celui d’une classe dominante soucieuse de maintenir sa domination économique et politique.

Soyons donc vigilants, apprenons comme l’on dit à lire entre les lignes. Toutes les lignes !

 Jacques LAUPIES

jacques.laupies@orange.fr

http://www.dailymotion.com/video/xasbh6

Communiqué dans le site de La Provence

Le maire de Tarascon en garde à vue depuis hier matin

Publié le mardi 09 février 2010 à 13H05

Charles Fabre, maire UMP de Tarascon, est actuellement en garde à vue à Marseille, dans les locaux de la brigade financière de la PJ. Il est entendu depuis hier matin, dans le cadre d’une affaire de « favoritisme » concernant des marchés publics liés au BTP. Plusieurs personnes ont déjà été placées en garde à vue dans cette enquête, dont au moins une a été mise en examen pour « complicité de favoritisme ».

Charles Fabre a été élu maire de Tarascon en 2005, en remplacement de Jean Reynaud. Il a été réélu en 2008 malgré des dissidences internes à la droite, obtenant 42,4% des voix au premier tour. Il participe actuellement à la campagne des élections régionales, figurant en troisième position sur la liste que présente l’UMP dans les Bouches-du-Rhône.

 

Pour un front de gauche et républicain

24092009

On peut comprendre l’hésitation de certaines composantes de la gauche à l’idée d’intégrer le PS dans un front de gauche. Cela est une chose ! Mais de là à ne pas discuter avec le PS qui n’est pas homogène et comprend baucoup de militants attachés à l’Union il y a un pas à ne pas franchir.
Il ne faut pas rêver : la gauche sans le PS ne gagnera pas et le PS sans les autres Partis de gauche est voué à rester un opposant à la droite qui dispose des moyens de perenniser son pouvoir.  La vraie question est celle des contenus et lorsqu’elle sera réglée elle va en appeler une autre : celle du soutien populaire qui peut aller au delà évidemment des électeurs de gauche. Ceux qui voudront s’y rallier fussent ils actuellement électeurs de droite d’extrême droite ou du “centre” pourront toujours le faire. Depuis quand dans une démocratie refuse-t-on qu’un citoyen d’où qu’il vienne apporte son soutien à des réformes répondant à ses intérêts. Cela n’a rien à voir avec l’intégration dans une alliance pour de profondes réformes des leaders politiques qui n’ont qu’un objectif se faire élire pour faire ce que bon mleur semble ensuite (ils sont légion de Bayrou à Royal en passant par tous ces élus à la recherche du discours fumée qui cache leurs veritables intentions.

Alors Messieurs de la gauche, je vous suggère quelques axes de travail :

1) – La maitrise des finances et de l’industrie par les citoyens et leurs élus au niveau de l’état mais aussi des institutions et entreprises  concernées (de la nationalisation – pôle public dit-on actuellement -à la mutualisation avec des règles de fonctionnement démocratiques intégrant les représentants des usagers et des salariés) L’élaboration d’une nouvelle fiscalité en courageant l’investiossement et l’empl0i et taxant les revenus financiers.

2) – Une profonde réforme des institutions confortant le pouvoir des collectivités territoriales mais permettant une véritable représentation proportionnelle des partis politiques tout en garantissant l’efficacité de l’exécutif et son contrôle.

3) – Une grande pôlitique sociale (sécurité sociale restaurée, logement sociaux développés), d’éducation et d’intégration au travail avec formation et garantie de ressources, L’augmentation générale des salaires et retraites et une hierarchisation de revenus de 1 à 6 ( mini 1500 € maxi 9000 €/mois du non qualifié au dirigeant. Eh oui !) Moyen prioritaire pour relancer l’économie et mettre un terme aux économies paralleles et aux problemes de sécurité et d’extension de la délinquance.

4) – Une grande politique internationale excluant notre participation à des interventions militaires hors la défense du territoire avec maintien de notre force de dissuasion. Politique de coopération économique, sociale et culturelle notamment avec les pays francophones  mais sans exclusive avec les autres nations (oeuvrer à la valorisation du travail à l’échelle mondiale avec des garanties sociales appropriées, en discutant avec les pays qui ne s’y soumettent pas : garantie sanitaires et de sécurité sociale, salaires décents, mesures d’urgences pour aider les peuples en souffrance, etrc.) La France doit etre le porte drapeau de la paix dans le monde et agir pour que l’ONU joue véritablement son rôle

C’EST POURTANT SIMPLE MAIS IL FAUT OUBLIER LES AMBITIONS PERSONNELLES ET LES QUERELLES INTERNES OU EXTERNES ! SUBLIMEZ  MESDAMES ET MESSIEURS.

C’est un peu ce que suggère Marie George Buffet mais j’irai un tantinet plus loin qu’elle vu d’en bas ! Créons des cellules de discussion unitaires à tous les niveaux (entreprises, villes, quartiers, immeubles s’il le faut) car bien entendu vos ateliers d’en haut ne suffiront pas à garantir une prise en compte nos seulement des aspirations mais également des soutiens populaires.

Et si parmi mes lecteurs certains sont intéressés par la démarche je vous propose déja la salle de réunion pour en parler.

Faut il  désigner pour cela des “médiateurs” non assoifés de mandats électoraux à n’importe quel prix et s’interdisant de devenir des professionnels de la politique. Il faudait y songer si l’on s’en réfère au rejet de la politique qui hélas concerne une bonne partie de la jeunesse…

Jacques LAUPIES

 

 Pour un Front de gauche durable

Entretien. Marie-George Buffet s’explique sur son appel au débat adressé à toute la gauche. « Nous avons la responsabilité de reconstruire une alternative et beaucoup de celles et ceux qui résistent, qui construisent à gauche comptent sur nous ! »

Lors de la Fête de l’Humanité, vous avez appelé à un grand débat d’idées sur ce que doit être une politique de gauche. Pensez-vous avoir été entendue ?P>

Marie-George Buffet. J’ai le sentiment que l’appel que nous avons lancé a été une initiative politique qui a parcouru les allées de la Fête. Je pense qu’elle correspond très exactement à ce qu’attendent des millions d’hommes et de femmes aujourd’hui. Je participais mercredi au rassemblement des cheminots pour la défense du fret, au Bourget. J’ai été interpellée par plusieurs d’entre eux sur cette question. Dans mon intervention, j’ai parlé du Front de gauche, de l’alternative aux politiques libérales. Je ne supporte plus que la gauche ne soit présentée que dans la rubrique des fraudes, des rivalités entre dirigeants, des clins d’oeil au Modem, alors que nous vivons une crise internationale, sociale, démocratique, écologique. Beaucoup de gens pensent comme moi. Avec cet appel, ils se disent : « Enfin du concret ».

Vous proposez que des ateliers se tiennent à l’initiative du Front de gauche et soient ouverts à toute la gauche. Jean-Luc Mélenchon a exprimé son désaccord avec une présence du PS dans ces ateliers, dans la mesure où le Front de gauche ne saurait comprendre le PS. Un communiqué du Parti de gauche a confirmé cette position. Que lui répondez-vous ?P>

Marie-George Buffet. Il faut que le Front de gauche soit durable. Quand j’ai lancé l’appel à constituer un front de gauche, en octobre 2008, c’était dans la perspective des élections européennes. Le scrutin passé, nous nous sommes dit qu’il fallait continuer. Mais il faut l’élargir. Le Front de gauche a vocation à devenir majoritaire. Mon idée est très claire. Nous proposons aux organisations fondatrices du Front de gauche de se réunir rapidement, dès la semaine prochaine, pour préparer ces ateliers. Travaillons déjà entre membres fondateurs, éventuellement même à une plate-forme partagée pour aller à ces ateliers avec des propositions communes sur les grands sujets. Mais invitons bien toutes les autres organisations à en débattre, et surtout toutes les femmes et les hommes de gauche. Et attachons-nous bien à ancrer cette confrontation d’idées à partir des grandes revendications et des exigences portées par le mouvement social.

Il y a urgence non seulement parce que nous avons l’échéance des élections régionales de 2010, mais aussi parce que les hommes et les femmes qui sont aujourd’hui en lutte, en pleine crise du capitalisme, porteuse de tous les dangers démocratiques, sociaux et écologiques, ont besoin de raisons concrètes d’espérer. S’ils ont l’impression qu’à gauche rien ne bouge, qu’elle ne sortira pas du marasme décrit à la une des médias, qu’elle ne répond pas à leurs revendications et à leurs aspirations, l’horizon est bouché. Je dis à nos amis du Front de gauche : travaillons ensemble et organisons ces ateliers sans tarder. Nous avons la responsabilité de reconstruire une alternative à gauche et beaucoup de celles et de ceux qui résistent, qui construisent à gauche comptent sur nous !

Extrait du manifeste du Parti communiste (Marx et engels : 1847)

Des visionnaires  ? Non tout simplement des précurseurs rigoureux qui sans ont remis la philosophie sur ses pieds ! Ce qui leur a permis d’élaborer il y a plus de 160 ans ce texte si actuel : tout y est dit, expliqué, même l’impuissance nationale au sens noble du terme qui se trouve dépassée par les forces économiques qui transforment le monde irréversiblement. C’est au niveau de ce formidable développement que les peuples seuls peuvent par la socialisation des moyens de production, le contrôle des fabuleux profits réalisés, inverser la tendance à leur spoliation et à leur appauvrissement généralisé sur la planète toute entière. La France, pays de tradition républicaine et socialiste révolutionnaire doit être à la pointe du changement et s’en donner les moyens politiques. Il lui faut pour cela en finir avec la manipulation populaire par une poignée d’accapareurs irresponsables utilisant tour à tour les vieilles recettes du libéralisme politique, de la social démocratie, et du vieux réflexe pétainiste ravivé et qui connait des sursauts dans les milieux populaires les plus exploités.

Combien faudra-t-il de fermetures d’usines, de perte de pouvoir d’achat et de droits sociaux et de services publics pour que l’unité des travailleurs s’exprime et exige des partis politiques  des réformes au niveau suffisant pour renverser la destruction organisée de toute solidarité à laquelle nous assistons en France et sur la planète entière.

L’extrait du manifeste :

 

Par l’exploitation du marché mondial, la bourgeoisie donne un caractère cosmopolite à la production et à la consommation de tous les pays. Au grand désespoir des réactionnaires, elle a enlevé à l’industrie sa base nationale. Les vieilles industries nationales ont été détruites et le sont encore chaque jour. Elles sont supplantées par de nouvelles industries, dont l’adoption devient une question de vie ou de mort pour toutes les nations civilisées, industries qui n’emploient plus des matières premières indigènes, mais des matières premières venues des régions les plus lointaines, et dont les produits se consomment non seulement dans le pays même, mais dans toutes les parties du globe. A la place des anciens besoins, satisfaits par les produits nationaux, naissent des besoins nouveaux, réclamant pour leur satisfaction les produits des contrées et des climats les plus lointains. A la place de l’ancien isolement des provinces et des nations se suffisant à elles-mêmes, se développent des relations universelles, une interdépendance universelle des nations. Et ce qui est vrai de la production matérielle ne l’est pas moins des productions de l’esprit Les oeuvres intellectuelles d’une nation deviennent la propriété commune de toutes. L’étroitesse et l’exclusivisme nationaux deviennent de jour en jour plus impossibles et de la multiplicité des littératures nationales et locales naît une littérature universelle.

Par le rapide perfectionnement des instruments de production et l’amélioration infinie des moyens de communication, la bourgeoisie entraîne dans le courant de la civilisation jusqu’aux nations les plus barbares. Le bon marché de ses produits est la grosse artillerie qui bat en brèche toutes les murailles de Chine et contraint à la capitulation les barbares les plus opiniâtrement hostiles aux étrangers. Sous peine de mort, elle force toutes les nations à adopter le mode bourgeois de production ; elle les force à introduire chez elle la prétendue civilisation, c’est-à-dire à devenir bourgeoises. En un mot, elle se façonne un monde à son image.

La bourgeoisie a soumis la campagne à la ville. Elle a créé d’énormes cités; elle a prodigieusement augmenté la population des villes par rapport à celles des campagnes, et par là, elle a arraché une grande partie de la population à l’abrutissement de la vie des champs. De même qu’elle a soumis la campagne à la ville, les pays barbares ou demi-barbares aux pays civilisés, elle a subordonné les peuples de paysans aux peuples de bourgeois, l’Orient à l’Occident.

La bourgeoisie supprime de plus en plus l’émiettement des moyens de production, de la propriété et de la population. Elle a aggloméré la population, centralisé les moyens de production et concentré la propriété dans un petit nombre de mains. La conséquence totale de ces changements a été la centralisation politique. Des provinces indépendantes, tout juste fédérées entre elles, ayant des intérêts, des lois, des gouvernements, des tarifs douaniers différents, ont été réunies en une seule nation, avec un seul gouvernement, une seule loi, un seul intérêt national de classe, derrière un seul cordon douanier.

La bourgeoisie, au cours de sa domination de classe à peine séculaire, a créé des forces productives plus nombreuses; et plus colossales que l’avaient fait toutes les générations passées prises ensemble. La domestication des forces de la nature, les machines, l’application de la chimie à l’industrie et à l’agriculture, la navigation à vapeur, les chemins de fer, les télégraphes électriques, le défrichement de continents entiers, la régularisation des fleuves, des populations entières jaillies du sol – quel siècle antérieur aurait soupçonné que de pareilles forces productives dorment au sein du travail social ?

Voici donc ce que nous avons vu : les moyens de production et d’échange. sur la base desquels s’est édifiée la bourgeoise, furent créés à l’intérieur de la société féodale. A un certain degré du développement de ces moyens de production et d’échange, les conditions dans lesquelles la société féodale produisait et échangeait, l’organisation féodale de l’agriculture et de la manufacture, en un mot le régime féodal de propriété, cessèrent de correspondre aux forces productives en plein développement. Ils entravaient la production au lieu de la faire progresser. Ils se transformèrent en autant de chaînes. Il fallait les briser. Et on les brisa.

A sa place s’éleva la libre concurrence, avec une constitution sociale et politique appropriée, avec la suprématie économique et politique de la classe bourgeoise.

Nous assistons aujourd’hui à un processus analogue. Les conditions bourgeoises de production et d’échange, le régime bourgeois de la propriété, la société bourgeoise moderne, qui a fait surgir de si puissants moyens de production et d’échange, ressemblent au magicien qui ne sait plus dominer les puissances infernales qu’il a évoquées. Depuis des dizaines d’années, l’histoire de l’industrie et du commerce n’est autre chose que l’histoire de la révolte des forces productives modernes contre les rapports modernes de production, contre le régime de propriété qui conditionnent l’existence de la bourgeoisie et sa domination. Il suffit de mentionner les crises commerciales qui, par leur retour périodique, menacent de plus en plus l’existence de la société bourgeoise. Chaque crise détruit régulièrement non seulement une masse de produits déjà créés, mais encore une grande partie des forces productives déjà existantes elles-mêmes. Une épidémie qui, à toute autre époque, eût semblé une absurdité, s’abat sur la société, – l’épidémie de la surproduction. La société se trouve subitement ramenée à un état de barbarie momentanée; on dirait qu’une famine, une guerre d’extermination lui ont coupé tous ses moyens de subsistance; l’industrie et le commerce semblent anéantis. Et pourquoi ? Parce que la société a trop de civilisation, trop de moyens de subsistance, trop d’industrie, trop de commerce. Les forces productives dont elle dispose ne favorisent plus le régime de la propriété bourgeoise; au contraire, elles sont devenues trop puissantes pour ce régime qui alors leur fait obstacle; et toutes les fois que les forces productives sociales triomphent de cet obstacle, elles précipitent dans le désordre la société bourgeoise tout entière et menacent l’existence de la propriété bourgeoise. Le système bourgeois est devenu trop étroit pour contenir les richesses créées dans son sein. – Comment la bourgeoisie surmonte-t-elle ces crises ? D’un côté, en détruisant par la violence une masse de forces productives; de l’autre, en conquérant de nouveaux marchés et en exploitant plus à fond les anciens. A quoi cela aboutit-il ? A préparer des crises plus générales et plus formidables et à diminuer les moyens de les prévenir. Les armes dont la bourgeoisie s’est servie pour abattre la féodalité se retournent aujourd’hui contre la bourgeoisie elle-même.

 

http://www.dailymotion.com/video/x9qp3a 

Marie-George Buffet répond à la lettre de Martine Aubry

Réponse de Marie-George Buffet suite à la lettre de Martine Aubry :

« Chère Martine,

La situation du pays est grave. C’est par ces mots, que nous ne pouvons que partager, que débute la lettre que tu viens de nous adresser. Mais à ce constat, qui impose effectivement à toutes les forces de gauche des responsabilités particulières, j’en ajoute d’emblée un second : si la situation du pays est grave, celle de la gauche l’est aussi. Et il y a des raisons à l’une et l’autre de ces situations.

 

La crise que connaissent notre pays, l’Europe, le monde n’est pas une crise de plus. Elle est, à nos yeux, une crise globale du système capitaliste mondialisé. Après avoir construit, ces dernières décennies, la domination renforcée des multinationales et des marchés financiers, et la croissance exponentielle des profits sur l’écrasement des revenus salariaux, sur la mise en concurrence systématique des salariés, des peuples et des territoires, sur le recul des protections sociales et des politiques publiques au profit de la marchandisation accrue de toutes les activités humaines et des ressources naturelles, les partisans de ce système cherchent aujourd’hui une sortie de crise dont les salariés paieraient l’addition. C’est inhumain, profondément injuste et totalement inefficace. On ne sortira plus de telles crises sans s’attaquer à la domination de ces logiques. La crise écologique et climatique est d’ailleurs le résultat des ces politiques de profit court-termistes, poussant à un productivisme aveugle, ignorant la nécessité d’apporter des réponses durables aux besoins humains, dans le respect des populations et des éco-systèmes. L’hégémonie capitaliste sur le monde a de surcroît conduit à l’amplification d’une très grave crise démocratique qui met à mal à tous les niveaux la légitimité de choix imposés aux populations contre leurs intérêts et ceux de l’avenir de la planète. C’est particulièrement vrai de la construction européenne actuelle, qui bafouant le « non » des Français en 2005 et exigeant aujourd’hui des Irlandais de revenir sur leur vote, s’acharne à mettre en œuvre le traité de Lisbonne et ses orientations libérales. La France est entrée dans cette crise alors même que la droite au pouvoir, avec à sa tête Nicolas Sarkozy, accélérait la mise en œuvre de toutes les politiques libérales dont la crise manifeste l’échec cinglant. La France et son peuple subissent ainsi, avec la crise capitaliste et la politique de Nicolas Sarkozy, une double peine. Si dans ces conditions le programme de l’UMP était mené à son terme, ce serait catastrophique pour l’avenir de notre pays. La France en sortirait défigurée.

Conscient du danger, notre peuple a clairement manifesté ces derniers mois son opposition à la poursuite de cette politique. Mais sans alternative politique à la hauteur, cette opposition populaire risque d’être condamnée à l’impuissance. Et la droite ne manquerait pas d’exploiter plus encore le désarroi que cela nourrirait.

Il y a donc effectivement urgence à relever le défi de la construction d’une alternative politique à gauche. Mais il ne suffira pas pour cela de lancer des appels miracles au rassemblement, quand à l’évidence l’état actuel de la gauche renvoie à de très sérieux débats sur l’analyse de la crise et sur la nature des ruptures à opérer pour en sortir. Tu invites à défricher les voies d’une « nouvelle démarche de rassemblement à gauche ». Cela passe par une confrontation transparente, associant le débat public populaire, sur ces choix. La gauche est divisée et elle doit s’unir. Oui, mille fois oui, mais seule la clarté des choix et du projet à mettre en œuvre peut l’unir. Cela vaut à nos yeux pour toutes les échéances, sociales ou électorales. C’est d’ailleurs cette double ambition, pour nous indissociable, de la clarté du projet et du rassemblement le plus large jusqu’à constituer une majorité populaire et politique, qui nous conduits à vouloir poursuivre et élargir la démarche du Front de gauche que nous avons initié avec de premiers succès lors de l’élection européenne.

Autant le dire franchement, si des mobilisations sociales ou des batailles parlementaires nous permettent de nous retrouver, et jamais nous ne refuserons les possibles fronts d’action contre la politique de la droite, nous ne percevons pas à l’heure qu’il est la clarté nécessaire dans les positions du Parti socialiste sur l’Europe, le financement des retraites, la réforme des institutions, pour ne prendre que ces exemples d’actualité. Et que dire de la répétition d’alliances locales avec le Modem, en totale contradiction avec les intentions affichées dans ta lettre.

L’état d’esprit constructif qui nous anime face aux dangers de la situation actuelle me conduit évidemment à accepter la proposition de rencontre que tu formules. La situation du pays et celle de la gauche sont suffisamment graves pour ne négliger aucune démarche de dialogue entre forces de gauche. Mais je le répète, c’est un échange sérieux que nous voulons, sur le fond des choix devant lequel se trouve la gauche, et non d’une démarche de façade ou de replâtrage. »

Marie-George Buffet, Secrétaire nationale du PCF

Paris, le 15 juillet 2009.

 

Politique fete-huma-prog-2

Le Front de Gauche à la Mutualité (Paris) : « Trois heures pour une alternative de gauche »

 

Afin de poursuivre et d’amplifier la démarche du Front de Gauche, le Parti Communiste Français, le Parti de Gauche et la Gauche Unitaire organisent :

Le Vendredi 3 juillet 2009 à partir de 18h
A La Mutualité salle Richelieu

Un forum-débat Intitulé « Trois heures pour une alternative de gauche » articulé autour de trois thèmes. Un certain nombre de personnalités, actrices et acteurs de la vie sociale ont accepté-e-s d’ouvrir les trois débats par leurs réflexions :

1. La transformation sociale dans notre société, débat introduit par Annick Coupé (Union syndicale Solidaires- SUD) Maryse Dumas (CGT) et Gérard Aschieri (FSU)

2. Ecologie, un nouveau type de développement, débat introduit notamment par Martine Billlard (Députée L’écologie/Les Verts) et Aurélie Trouvé (Co Présidente d’ATTAC)

3. Droits et libertés, débat introduit par Evelyne Sire-Marin (ancienne présidente du syndicat de la magistrature), Roland Gori (professeur de psychothérapie à l’université, initiateur de « l’Appel des Appels ») et Dominique Noguères (Ligue des droits de l’Homme)

Tous ces débats auront lieu en présence de Marie-George Buffet, Jean-Luc Mélenchon et Christian Picquet qui réagirons sur ces différents thèmes.

L’ensemble de celles et ceux qui se sont réunis dans des comités de soutien au « Front de Gauche » sont invités à participer aux débats.

Parti communiste français

 

Loi Hôpital : la commission mixte paritaire doit renvoyer le texte

 

Le parcours parlementaire du projet de loi « Hôpital, patients, santé et territoire » (HPST) se poursuit le mardi 16 juin avec la commission mixte paritaire.

L’opposition au texte continue à être large, déterminée et combative. Ce projet doit être retiré. Le débat au Sénat a durée deux fois plus longtemps que prévu, la majorité sénatoriale a même mis plusieurs fois la ministre en minorité. Le vote final a été acquis avec une très faible majorité. Il ne saurait être acceptable que ces longues heures de débat soient niées par un groupe de 14 parlementaires sans débat public. Le parlement doit être l’écho de la vie. Il doit respecter le mouvement social.

Le parti communiste français, fidèle à ses engagements et en cohérence avec l’attitude combative de ses parlementaires, demande le retrait de ce projet de loi largement contesté par les professionnels et les usagers.
La mobilisation va se poursuivre pour s’opposer à toutes formes de mise en œuvre de cette loi destructrice et déstructurante, les communistes y prendront toute leur place.

Parti communiste français

 

Nous nous proposons  de publier dans cette page les textes qui retiennent notre attention dans notre démarche politique étant entendu qu’ils contribuent souvent à l’enrichir (c’est ce que nous espérons en tous cas)

 

Hadopi…raté !

Le Conseil Constitutionnel a censuré mercredi le pouvoir, octroyé à une autorité administrative indépendante nouvellement créée, l’Hadopi, de couper l’accès à internet en cas de téléchargements illégaux de fichiers musicaux et de films.

Battue à l’Assemblée Nationale, contredite par le Parlement européen, censurée par le Conseil Constitutionnel et dénoncée par des milliers d’internautes, il est évident que, mise à part Christine Albanel, personne ne veut de la loi Hadopi.

Pourquoi un tel acharnement à vouloir faire passer une loi inutile, dangereuse et inapplicable ? Christine Albanel mène un combat archaique pour maintenir un modèle dépassé. Elle ferait mieux de mettre toute son énergie à travailler sur les nombreuses pistes qui existent aujourd’hui, comme la Taxation des profits des entreprises de télécommunication, la plateforme publique de téléchargement ou encore la licence globale.

Il est temps pour le gouvernement d’arrêter le massacre. Le message du Conseil Constitutionnel est clair : Hadopi… raté !

Parti communiste français

 

Le Front de gauche, et après ? (Humanité du 11/06/2009)

Marie-George Buffet a annoncé des initiatives pour prolonger le rassemblement au-delà des européennes et l’ouvrir aux citoyens et aux forces intéressés pour le rendre majoritaire.

Le Front de gauche, un coup électoral sans lendemain ? Aux sceptiques, Marie-George Buffet a apporté un démenti très clair en annonçant, hier, une série d’initiatives pour « poursuivre et élargir, en plus populaire, en plus citoyen, et à davantage de forces de gauche, le Front de gauche ». Le résultat, qualifié de « satisfaisant pour une démarche naissante, inédite » doit tout à la mobilisation militante dans laquelle les communistes ont joué un « rôle clé » (6,47 % au plan national et 5 élus), incite à « poursuivre la dynamique unitaire » au-delà des européennes, a-t-elle dit. « C’est le seul chemin », a insisté la responsable communiste, pour « créer les conditions d’un rassemblement populaire majoritaire » à cette gauche de changement.

rassemblement populaire et majoritaire

Comment faire ? Pour Marie-George Buffet, « le Front de gauche n’a pas de frontières », il n’entend pas se cantonner à incarner « la gauche de la gauche », mais vise la construction d’un rassemblement populaire et majoritaire pour une gauche de changement ». Fustigeant les combinaisons « pas sérieuses, car prenant trop de raccourcis », imaginées pour repenser la gauche autour de François Bayrou, puis de Daniel Cohn-Bendit depuis dimanche, la secrétaire nationale du PCF estime que « la social-démocratie est apparue sans réponse » à la crise autre que l’antisarkozysme. Lequel, à lui seul, ne permet pas « d’afficher un projet, des propositions et un rassemblement capables de battre la droite ». « Je ne m’en réjouis pas », a-t-elle déclaré, annonçant des initiatives sur plusieurs fronts. « Le PCF va s’adresser à toute la gauche, aux formations politiques mais aussi à l’ensemble des femmes et des hommes de gauche, pour travailler à un projet politique qui réponde aux aspirations populaires », a-t-elle annoncé. « Des électeurs et militants du PS, du NPA qui n’ont pas participé au Front de gauche mais sentent la pertinence d’un tel front de gauche peuvent en être partie prenantes sans se renier », explique-t-elle.

Elle a également fait la proposition, soumise à ses partenaires du Front de gauche (Parti de gauche, Gauche unitaire, République et socialisme issu du MRC) de « créer des espaces de débat ouverts à l’ensemble des femmes et des hommes de gauche pour qu’ils prennent en main ce Front de gauche ». Des initiatives qui seront déclinées au plan local dans tout le pays, a précisé Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, avec l’objectif de les faire converger à la Fête de l’Humanité, en septembre.

Dans l’immédiat, le PCF va proposer aux forces politiques, intellectuels, syndicalistes, économistes, artistes et créateurs, personnalités et élus engagés dans le Front de gauche de « coorganiser, dès la fin de ce mois, une initiative dans une grande salle parisienne, pour établir le plan de travail d’un projet politique élaboré au coeur des luttes ».

Revenant sur l’abstention qui a marqué les européennes, la députée de Seine-Saint Denis estime que les électeurs ont exprimé « une souffrance sociale » et « un doute sur l’utilité du vote » face à « une Europe qui se fait sans eux et contre eux », comme le montre le fait de n’avoir « pas tenu compte de leur vote de 2005 ». « Depuis dimanche, la droite tente de faire main basse sur le vote, mais le 7 juin n’a pas donné un feu vert aux libéraux », estime Marie-George Buffet, qui appelle à replacer le score de l’UMP dans le contexte d’abstention, avec « moins de sept millions de voix pour ses listes, très loin du score de la présidentielle ».

Enfin, quant au résultat élevé d’Europe Écologie, il témoigne, selon elle, « des aspirations de nos concitoyens à prendre en compte les aspirations environnementales ». Marie-George Buffet a rappelé que le Front de gauche les partage, mais elle appelle à « débattre des choix politiques qui sous-entendent un développement durable », qui exige notamment de combattre les libéralisations comme dans les transports, ou encore de « repenser le développement industriel », et non de l’opposer aux préoccupations écologiques.

Sébastien Crépel

Commentaire à cet article  adressé suite à d’autres lus dans l’humanité

Il me semble à la lecture des réactions à cet article que la discussion n’est pas achevée entre ceux qui seraient tentés de se fondre dans des unions ou le PCF serait utilisé comme tremplin des ambitions de leurs alliés ponctuels et ceux qui sont allergiques à ces Unions réclamant plus d’affirmation de la spécificité communiste.

  J’avoue que je suis, devant la situation ou se trouve le PCF, pour laquelle « certains » dirigeants (au pluriel dans le temps et dans l’espace) doivent bien porter tout de même une bonne part de responsabilité, assez tiraillé entre ces deux conceptions qui relèvent avant tout d’une stratégie qui vise à redonner sinon aux concepts communistes une place dans la société française du moins à élaborer et faire triompher un programme politique capable de sortir notre pays d’un processus de liquidation de son économie et, ce qui lui est inséparable, celle des droits sociaux acquis de longue lutte.

  Comme toujours il faut tirer les enseignements du passé qui confirment sans ambiguïté que les alliances politiques sont faites certes de trahisons mais aussi de fidélité aux engagements (bien que cela soit plus rare). On peut en chercher les causes dans de multiples raisons parmi lesquelles on peut considérer que chacun reste attaché à ses idées et supporte mal les compromis qui le contraignent à renoncer à certaines d’entre elles. Cela dénote une absence de réalisme pour aller de l’avant et le renoncement aux dynamiques unitaires.

  Mais il peut y avoir aussi surtout au plan individuel des petits malins pour qui le discours politique est d’abord un écran de fumée que dissimulent les recherches d’hégémonie. Que des Camarades ou amis, y compris les pseudos martyrs du dévouement à la cause, osent contredire cela et plane un vent d’hypocrisie.

  L’ambition de diriger, le pouvoir est une nécessité et il fait l’objet partout d’âpres conflits dont chaque groupe d’individus nous fait la démonstration.

  En politique, autant qu’ailleurs sans doute, étant donné les enjeux le phénomène trouve son expression quasi quotidienne dans l’actualité. L’économie présente partout n’est pas de nature à en atténuer la dureté

  Donc force est de faire avec, même si l’on aspire a plus de fair-play, de solidarité, de fraternité et donc d’efficacité. Comment s’y prendre ? Car tout de même il y va de notre avenir, du bien être d’un peuple de ceux qui travaillent ou sont au chômage, des jeunes, des vieux ! Et cela même le politique le plus tordu le sait bien. Evidemment de celui qui a choisi le camp des exploiteurs et des fortunes on ne peut attendre grand chose si ce n’est lorsque lui même est victime de sa propre cupidité ou, cela est possible aussi, de son inconscience

  Mais les autres, nous, comment trouver le chemin de l’honneur ? Peut-être avons nous besoin aussi de règles, de lois ! Non pas seulement pour conduire des voitures, pour vivre nos relations intimes pour lire et écrire ou pour nous informer, comme peuvent  le souhaiter les tenants des pouvoirs à tous les niveaux en nous abreuvant de contraintes parfois stupides et déphasées avec notre temps.. Mais des règles  soumise bien sûr à ceux que nous prétendons représenter, mobiliser, entraîner dans des combats électoraux mais aussi sociaux.

  Naïfs et dangereux ceux qui croient à la spontanéité, aux  mots. Car les mots peuvent défaire ce qui se fait. Les individus doivent eux mêmes s’imposer  des principes pour s’affirmer, satisfaire leur désirs, leurs besoins  mais lorsqu’il se regroupent et prétendent agir dans et pour la collectivité ils doivent élaborer et s’approprier ensuite les principes du groupe pour les objectifs qu’ils se fixent pour répondre à des besoins communs.

  Front de Gauche, oui ! Front populaire ce serait mieux ! Mais il faut établir sur quelles bases et les obligations de chacune des composantes. Etre clair et transparent. S’engager devant le peuple. Bref une chartre d’Union s’impose !

 

Le Front de gauche, et après ?

Marie-George Buffet a annoncé des initiatives pour prolonger le rassemblement au-delà des européennes et l’ouvrir aux citoyens et aux forces intéressés pour le rendre majoritaire.

Le Front de gauche, un coup électoral sans lendemain ? Aux sceptiques, Marie-George Buffet a apporté un démenti très clair en annonçant, hier, une série d’initiatives pour « poursuivre et élargir, en plus populaire, en plus citoyen, et à davantage de forces de gauche, le Front de gauche ». Le résultat, qualifié de « satisfaisant pour une démarche naissante, inédite » doit tout à la mobilisation militante dans laquelle les communistes ont joué un « rôle clé » (6,47 % au plan national et 5 élus), incite à « poursuivre la dynamique unitaire » au-delà des européennes, a-t-elle dit. « C’est le seul chemin », a insisté la responsable communiste, pour « créer les conditions d’un rassemblement populaire majoritaire » à cette gauche de changement.

rassemblement populaire et majoritaire

Comment faire ? Pour Marie-George Buffet, « le Front de gauche n’a pas de frontières », il n’entend pas se cantonner à incarner « la gauche de la gauche », mais vise la construction d’un rassemblement populaire et majoritaire pour une gauche de changement ». Fustigeant les combinaisons « pas sérieuses, car prenant trop de raccourcis », imaginées pour repenser la gauche autour de François Bayrou, puis de Daniel Cohn-Bendit depuis dimanche, la secrétaire nationale du PCF estime que « la social-démocratie est apparue sans réponse » à la crise autre que l’antisarkozysme. Lequel, à lui seul, ne permet pas « d’afficher un projet, des propositions et un rassemblement capables de battre la droite ». « Je ne m’en réjouis pas », a-t-elle déclaré, annonçant des initiatives sur plusieurs fronts. « Le PCF va s’adresser à toute la gauche, aux formations politiques mais aussi à l’ensemble des femmes et des hommes de gauche, pour travailler à un projet politique qui réponde aux aspirations populaires », a-t-elle annoncé. « Des électeurs et militants du PS, du NPA qui n’ont pas participé au Front de gauche mais sentent la pertinence d’un tel front de gauche peuvent en être partie prenantes sans se renier », explique-t-elle.

Elle a également fait la proposition, soumise à ses partenaires du Front de gauche (Parti de gauche, Gauche unitaire, République et socialisme issu du MRC) de « créer des espaces de débat ouverts à l’ensemble des femmes et des hommes de gauche pour qu’ils prennent en main ce Front de gauche ». Des initiatives qui seront déclinées au plan local dans tout le pays, a précisé Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, avec l’objectif de les faire converger à la Fête de l’Humanité, en septembre.

Dans l’immédiat, le PCF va proposer aux forces politiques, intellectuels, syndicalistes, économistes, artistes et créateurs, personnalités et élus engagés dans le Front de gauche de « coorganiser, dès la fin de ce mois, une initiative dans une grande salle parisienne, pour établir le plan de travail d’un projet politique élaboré au coeur des luttes ».

Revenant sur l’abstention qui a marqué les européennes, la députée de Seine-Saint Denis estime que les électeurs ont exprimé « une souffrance sociale » et « un doute sur l’utilité du vote » face à « une Europe qui se fait sans eux et contre eux », comme le montre le fait de n’avoir « pas tenu compte de leur vote de 2005 ». « Depuis dimanche, la droite tente de faire main basse sur le vote, mais le 7 juin n’a pas donné un feu vert aux libéraux », estime Marie-George Buffet, qui appelle à replacer le score de l’UMP dans le contexte d’abstention, avec « moins de sept millions de voix pour ses listes, très loin du score de la présidentielle ».

Enfin, quant au résultat élevé d’Europe Écologie, il témoigne, selon elle, « des aspirations de nos concitoyens à prendre en compte les aspirations environnementales ». Marie-George Buffet a rappelé que le Front de gauche les partage, mais elle appelle à « débattre des choix politiques qui sous-entendent un développement durable », qui exige notamment de combattre les libéralisations comme dans les transports, ou encore de « repenser le développement industriel », et non de l’opposer aux préoccupations écologiques.

Sébastien Crépel

 

L’espoir porté par le Front de gauche

Le score national obtenu par le Front de gauche est de 6,47% (6,17% en métropole) soit un résultat en progression de 0,6 points par rapport aux européennes de 2004. Les scores progressent dans l’ensemble des circonscriptions.

Le Front de gauche dispose depuis hier de 5 élus (3 sortants) :
- Jacky Hénin est élu dans la circonscription du Nord-Ouest (6,84%)
- Patrick Le Hyaric est élu dans la circonscription d’Ile de France (6,32%)
- Marie-Christine Vergiat est élue dans la circonscription du Sud-Est (5,90%)
- Jean-Luc Mélenchon est élue dans la circonscription du Sud-Ouest (8,15%)
- Elie Hoareau est élu dans la circonscription des DOM

 

Front de gauche : ce qui germe

Cette campagne serait bien morne et son résultat écrit d’avance, si le Front de gauche n’avait semé une graine d’espoir en offrant à ceux qui luttent pied à pied contre l’offensive libérale de Nicolas Sarkozy, la perspective d’une gauche combative…
L’éditorial de Patrick Apel-Muller.

La droite n’est pas guérie du grand frisson qui lui a parcouru l’échine, au soir du référendum sur le traité constitutionnel. Elle a donc décidé de décliner toute la gamme des coups politiciens pour s’éviter un nouveau cauchemar. Elle a d’abord tout fait pour retarder l’ouverture d’un débat public sur la nature de la construction européenne, puis elle a tiré les fils d’opérations en cascade, un jour mettant François Bayrou sur un piédestal médiatique, puis l’en délogeant pour une promotion de Daniel Cohn-Bendit, favorisant la présence d’Olivier Besancenot et censurant l’expression du Front de gauche, comme c’est le cas presque sans exception dans l’audiovisuel public ou privé, l’Élysée agitant avec constance l’épouvantail de l’insécurité… Des jeux dans lesquels nos concitoyens ne peuvent se reconnaître et qui visent à détourner les colères vers l’abstention, quitte à décrédibiliser la République même et le suffrage universel. « De ces secrets, Madame, on saura vous instruire, vous n’avez seulement qu’à vous laisser conduire », susurrait Tartuffe, qu’évoque irrésistiblement l’appel à voter finalement lancé hier par Nicolas Sarkozy. N’est-il pas l’auteur de ce traité de Lisbonne qui nie le « non » des Français au référendum en leur opposant un copié-collé du projet de constitution ?

L’inquiétude a aussi tenu lieu de conseillère dans les rangs du PS, écartelé entre la revendication croissante d’une Europe sociale parmi les salariés et son engagement dans la construction d’une l’Europe libérale, pilotée par Manuel Barroso. Martine Aubry en est réduite à des acrobaties arithmétiques pour justifier un « vote utile », que contredit cette élection à la proportionnelle. À l’aune de la résistance au libéralisme, un député PS ne fait pas le poids par rapport à un député du Front de gauche, comme l’a montré l’enquête concernant les votes des différentes forces politiques sur les grands dossiers soumis au Parlement de Strasbourg.

Cette campagne serait bien morne et son résultat écrit d’avance, si le Front de gauche n’avait semé une graine d’espoir en offrant à ceux qui luttent pied à pied contre l’offensive libérale de Nicolas Sarkozy, la perspective d’une gauche combative, résolue à rassembler une majorité sur des contenus anticapitalistes, dans la rue comme dans les urnes. Aux côtés du Parti communiste, du Parti de gauche, des unitaires du NP, des syndicalistes, des militants associatifs ou d’autres formations de gauche se sont engagés. Des intellectuels y ont décelé un signe d’espérance. Là, germe de quoi rompre le cycle infernal des promesses oubliées et des défaites annoncées. Le 7 juin en sera le baptême, républicain.

Les heures qui viennent vont être décisives pour que ces élections ne soient pas un coup pour rien, une occasion manquée de freiner les entreprises de la droite et du patronat, de dessiner un autre avenir que celui de l’envolée du chômage et des dividendes. Chacun peut mettre du sien dans la balance, convaincre des proches, des collègues, des voisins. C’est ainsi que le « non » l’avait emporté, il y a quatre ans. La recette est d’une redoutable efficacité.

http://www.dailymotion.com/video/x9fj18

HADOPI : les Sages infligent un camouflet au gouvernement

Le Conseil constitutionnel a censuré mercredi les pouvoirs de sanction de la Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur internet, qui ne pourra qu’envoyer des messages d’avertissement aux internautes.

Le texte prévoit la création de l’Hadopi qui est chargée de la mise en oeuvre d’une « riposte graduée » « pouvant aller jusqu’à la suspension de l’abonnement en cas de récidive pour les auteurs de téléchargements illégaux.

C’est ce volet qu’a invalidé le Conseil constitutionnel, saisi par les députés socialistes opposés au projet.

Considérant qu’ »Internet est une composante de la liberté d’expression et de consommation », et qu’ »en droit français c’est la présomption d’innocence qui prime », le Conseil précise que « c’est à la justice de prononcer une sanction lorsqu’il est établi qu’il y a des téléchargements illégaux ».

En revanche, il a validé la partie du dispositif qui permet à l’Hadopi d’envoyer des messages d’avertissement aux fraudeurs.

 

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